fév
09
2010
1

Des différents usages des vidéos courtes au service des livres

Clap-cine-C3Chacun connait les incontournables bandes-annonces pour les films qui ont d’ailleurs, je trouve, une fâcheuse tendance à s’allonger pour exister dans la masse des sorties ce qui donne parfois l’impression de voir tous les rebondissements d’un film avant même d’aller le voir ! (dans ces cas là j’y vais pas. ). Les bandes annonces existent aussi pour les livres. On apprend dans cet article du Soir que :

Aux Etats-Unis, le phénomène n’est pas nouveau. Des sociétés se sont spécialisées dans le book trailer depuis 2002, comme COS Productions. Les éditeurs européens s’y mettent tout doucement : ils se montrent assez frileux en raison des coûts engendrés.

De fait, une société s’est lancée en France récemment sur ce créneau, comme le résume ce billet du blog des éditeurs :

Liwreo s’inspire des bandes-annonces de films pour faire la promotion de livres. La société crée et diffuse de courts films publicitaires pour de nombreux éditeurs.ScreenShot005

Tous les livres référencés sur le site ne correspondent pas à des bandes-annonces. Ils sont classés par genre (romans, polars et thrillers, science-fiction, jeunesse, etc.) ou encore par ordre alphabétique de titre, d’auteur, et d’éditeur. Pour chaque titre, il y a une fiche qui décrit l’ouvrage de manière détaillée et un lien vers un site marchand qui permet de se le procurer.

Si les clips y sont plus ou moins réussis, ils restent un moyen innovant de faire découvrir des livres. Si les bandes-annonces ne donnent pas forcément plus envie de lire que les quatrièmes de couverture, il s’agit d’outils de communication marketing intéressants pour le milieu de l’édition.

L’exploitation des vidéos peut prendre d’autres formes :

Liwreo s’est entendu avec Cultura pour diffuser des vidéos dans ses 44 points de vente. Pendant toute la période des fêtes, les clients de l’enseigne pourront découvrir sur les écrans de leur magasin une dizaine de bandes-annonces de livres, également diffusées sur le site de Liwreo. Une expérience qui pourrait bientôt s’étendre à d’autres enseignes, très intéressées par la diffusion de ce type de contenu dans leurs points de vente et sur leur site web.

On aura compris qu’il s’agit de marketing, ni plus ni moins qu’une 4e de couverture en vidéo, format court il est vrai très adapté au web. A voir la catégorie livres à l’affiche et coups de coeurs du site Liwreo, on s’aperçoit très vite que les éditeurs et les auteurs concernés, sont aussi ceux qui bénéficient d’une large couverture médiatique, la vidéo n’est dans ce cas qu’un outil marketing parmi d’autres.

Quand ce n’est pas le cas, ici par exemple, la forme est tellement convenue que personnellement j’ai plus envie de fuir que d’acheter le livre… C’est un peu mieux je trouve sur le site d’Hachette qui propose pas mal de vidéos de rencontres avec ses auteurs, avec des interviews bien montées, pas très originales dans la forme, mais agréables à regarder.


Ceci dit, la vidéo courte d’annonce d’un livre est à mon avis intéressante si elle est employée de manière plus créative par des d’éditeurs. La question est aussi : sont-ils les mieux placés pour ça ? Clément d’Actualitté rapporte que certains éditeurs ont compris la force de la communauté (qui n’est pas la panacée, entendons nous) :

HarperCollins a décidé de mettre à contribution les lecteurs amateurs de traitement vidéo en lançant un concours. «L’astuce consiste à transmettre un sentiment sur ce que peut dire le livre sans trop en dire et en invitant le public à vouloir en savoir plus », confie l’éditeur sur la page de son concours.

Ceci dit, certaines bandes-annonces très classiques dans la forme sont aussi de vraies réussites qui peuvent vraiment donner envie d’aller lire un livre ! C’est le cas par exemple des Editions milan pour ce livre, dont la Bande-annonce a visiblement séduit son (jeune) public (voir les commentaires).


Du côté des libraires, je trouve très intéressant le format adopté par La librairie Dialogues sur son site qui propose un format d’environ 5 minutes sous la forme “5 questions à”. De son côté, Bernard Strainchamps de Bibliosurf réalise lui-même des interviews d’auteurs qu’il diffuse ensuite sur son site.


Les amateurs proposent aussi plein de choses, comme cette curieuse vidéo-livre issue du blog Blogolibre qui consiste en un plan à peu près fixe sur un livre accompagné d’un discours de l’auteur du blog qui le recommande… autant dire que l’image n’apporte pas grand chose !


Il n’en reste pas moins qu’au delà du calque de la Bande-Annonce cinéma, j’ai l’impression que l’imagination manque parfois pour présenter un livre en vidéo, celles de Liwreo me semblent assez pauvres… et il y a peu de créativité en dehors de la sacro-sainte interview de l’auteur ou de la BA type cinéma-hollywood. On pourrait trouver des extraits de textes lus, des citations de phrases, des extraits courts sur le modèle du micro-trottoir, des micro-bibliothèques ou des micro-librairies avec des avis de lecteurs ? En un mot il faudrait s’écarter d’une vision homothétique livre/cinéma… ;-) .


Le plus intéressant je trouve, c’est la BD ! Évidemment, on est là dans un univers très visuel qui passe très bien en vidéo. Certaines bandes-annonces sont excellentes, on se rapproche dans certains cas du cinéma d’animation ! (tant qu’à faire je suis fan de cette série : De capes de Crocs, voyez la bande -annonce !)


Quant aux bibliothèques, voilà une forme qu’elle peuvent aussi exploiter comme outil de médiation avec leurs publics. Soit en produisant elles-même des vidéos (hum compliqué à gérer, mais faisable!) soit, en faisant participer les lecteurs. C’est le cas par exemple de la bibliothèque de Toowoomba (en Australie) qui a eu la chouette idée d’organiser un concours de “Book trailer”! Vous pouvez voir les résultats ici. Voilà une idée très sympathique dans la même veine que l’édition 2010 du Biblioclip initié par la Bfm de Limoges !

D’autre part, la vidéo représente un élément d’intérêt pour enrichir des notices des catalogues des bibliothèques. Nous insérons bien des quatrièmes de couverture achetées à prix d’or :twisted: chez Electre, pourquoi ne pas tenter d’enrichir les notices avec des vidéos trouvées sur le web ? C’est ce que propose le catalogue Calice68 dans le Haut-Rhin présenté par Xavier Galaup :

Dans son OPAC 2.0, AFI utilise l’API Google Search pour intégrer directement dans Calice68 des vidéos en se basant sur le nom de l’auteur. Cela marche assez bien pour la musique et la vidéo mais aussi pour les écrivains quand une interview existe. Voir ici un exemple (cliquez sur l’onglet Vidéo) http://www.calice68.fr/calice68.fr/recherche/viewnotice/id/65798. Nous avons fait le choix de laisser ouvert au risque d’avoir quelques contenus “hors sujet”

Il manque en effet des réservoirs de données pertinentes et faciles à interroger… La question qui se pose alors est toujours la même : quels modèles, quels circuits, quels algorithmes, quels dispositifs pour agréger ce type de données enrichies en masse et les redistribuer dans les catalogues des libraires des bibliothécaires, des éditeurs, tout reste à faire ! Ce qui n’empêche en rien, pour l’heure, une action concrète de médiation pour telle ou telle notice. La bibliothèque municipale d’Angers fait un tel travail, en se servant de ce champ béni qu’est le 856$u, trouvé dans ce billet de Daniel Bourrion :

Je suis convaincu que c’est en effet une évolution intéressante que nous pouvons donner à notre cataloguage. A la BM d’Angers, nous avons le champ unimarc 856 qui nous permet de faire le lien vers le site concerné.

2 exemples que je vous, invite à regarder sur notre catalogue de notre “très beau” site :
- la notice de L’élégance du hérisson qui renvoie vers un site où l’on peut écouter Muriel Barbery
lire le début de son roman
- Pour le film Champion, il y a le renvoie vers la vidéo sur Youtube du combat véritable qui finit tragiquement par
la mort de Kim Duk-koo
- Nous le faisons aussi de plus en plus pour des livres de nos collections anciennes numérisées par d’autres institutions en particulier Gallica. Pour le fonds local pour lequel nous avons une responsabilité d’exhaustivité, nous avons même en germe l’idée d’une bibliothèque virtuelle de notices concernant l’Anjou, dont nous n’aurions les documents physiques mais que nous pourrions repérer numérisés.

J’engage vraiment mes collègues de la BM à user de plus en plus de ce champ 856 chaque fois qu’ils trouvent un site intéressant pour compléter le cataloguage et à ne pas se limiter à la barrière de langue (par exemple lien vers IMDB pour avoir tout le détail en langue anglaise des épisodes d’une série télévisée que nous devons cataloguer : Envahisseurs, Mission impossible, etc.)

Bien sûr le temps nous manque car nous voulons que les documents arrivent vite dans les rayons mais je pense que c’est une vraie valeur ajoutée pour une notice quand elle contient un tel lien.

Quoi qu’il en soit si vous trouvez des réalisations intéressantes de vidéos courtes, qu’importe que vous soyez libraire, bibliothécaires, enseignant, ou amateur, je vous propose de les partager sur delicious avec le tag vidéolivre, j’ai commencé avec quelques sources ici, et voilà le fil rss pour suivre les mise à jour.



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fév
05
2010
1

Gommer l’œuvre de Marcel Proust est ma démarche artistique, par Jérémie Bennequin

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Très original, voire complètement barré ! 8-O

Jérémie Bennequin, jeune artiste français, développe un travail centré sur la question de la trace et du vestige ; ainsi s’explique-t-il dans son engagement (à lire intégralement ici) : “Gommer l’œuvre de Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, selon un protocole rigoureux, est ma démarche artistique…”

Dans la collection de photos qui illustre cette démarche, il note : “c’est un travail minutieux, obsessionnel, absurde. Une pure perte de temps.” Ce travail me plaît doublement, d’une part pour la mise en scène du rapport au temps, surtout à notre époque empreinte d’immédiateté, mais aussi pour la réflexion à laquelle elle invite sur les concepts de livre, de texte, et de document. Le travail de Jérémie Bennequin est à découvrir sur son blog, “A la page“, ou prochainement à la librairie Yvon Lambert à Paris.

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(via C. E. sur FB, merci !)

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fév
04
2010
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Stratégies des bibliothèques américaines pour conquérir des usagers

newsweblogoVia Marc Maisonneuve, très actif sur Facebook où il propose une veille efficace autour des bibliothèques. Il y commentait récemment ce sondage proposé par la Library Journal. Rien de foncièrement original dans ces stratégies, on parle de marketing public, de proximité et de TIC. Nonobstant c’est toujours bon de jeter un oeil de ce côté de l’Atlantique… ;-)

Le Library Journal rend compte d’un sondage effectué auprès d’une centaine de bibliothèques parmi les plus dynamiques. Trois stratégies se dégagent.

1. Mieux connaître les modes de vie, les habitudes, les préférences de ces usagers potentiels et pour cela acheter les données et les études nécessaires. Résultat : les acquisitions sont réorientées sur quelques thématiques fortes (voyages, santé, recherche d’emploi….).

2. Engager un travail avec les responsables d’association, créer des groupes d’usagers et les interroger sur leurs besoins, sur leurs attentes

3. Investir les réseaux sociaux, utiliser les nouvelles technologies pour proposer des services innovants notamment dans des collectivités.

Tous les exemples sont là !

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fév
02
2010
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Bibliothécaires, archivistes, documentalistes tous contre ACTA !

ACTA_attacks_InternetIl y a des moments où le système déséquilibré et uniquement répressif qu’on essaie de mettre en place au niveau international autour des droits d’auteurs devient vraiment insupportable !

Le dire dans son coin n’est pas suffisant, c’est pourquoi j’ai proposé le texte qui suit à l’Interassociation Archives, bibliothèque documentation (IABD). Ce texte reprend pour partie le billet de Calimaq sur le sujet.

Le texte ci-dessous vient d’être publié sur le site de l’IABD, qui regroupe 17 associations représentatives de la profession en France. Plus précisément, voici les associations signataires :

- AAF (Association des archivistes français)
- ABF (Associatiton des bibliothécaires de France)
- ACIM (Association de coopération des professionnels de l’information musicale)
- ADBDP (Association des directeurs de bibliothèques départementales de prêt)
- ADBS (Association des professionnels de l’information et de la documentation)
- ADBU (Association des directeurs et des personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation)
- ADDNB (Association pour le développement des documents numériques en bibliothèque)
- ADRA (Association de développement et de recherche sur les artothèques)
- AIBM-France (Association internationale des bibliothèques, archives et centres de documentation musicaux. Groupe français)
- Interdoc (Association des documentalistes de collectivités territoriales)

Les bibliothécaires, archivistes, documentalistes contre l’ACTA !
Acta c’est quoi ?
Acta signifie Anti Counterfeintig Trade Agreement – Accords de Commerce Anti Contrefaçon, il s’agit d’un projet de traité international. Négocié dans le plus grand secret depuis le printemps 2008 par l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, l’Australie et plusieurs autres pays, cet accord entendait à l’origine promouvoir de nouveaux moyens de lutte contre la contrefaçon, tant sous forme physique que numérique. Au fil des discussions, le chapitre d’ACTA consacré à internet s’est étoffé d’une batterie de dispositions, qui bouleverseraient en profondeur l’équilibre de la propriété intellectuelle dans le sens d’une aggravation du dispositif répressif destiné à protéger les droits d’auteur. En tant que tel, Acta risque d’aggraver le déséquilibre entre les ayants droits et les usages des publics et risque d’empêcher la créativité, l’innovation, la recherche, l’éducation et la formation.
Quel est le problème ?
Pour lutter contre le téléchargement illégal, l’ACTA prévoirait d’imposer à tous les pays signataires d’engager la responsabilité des FAI (Fournisseurs d’Accès Internet), de mettre en place de manière systématique des mesures de filtrage du réseau et de blocage de l’accès aux sites et d’organiser un dispositif de riposte graduée sans passer par le recours au juge afin de couper l’accès à internet des contrevenants. L’ACTA consacre par ailleurs à nouveau la notion de DRM (Digital Right Management – Mesures Techniques de Protection) et renforce les moyens de lutte contre leur contournement. Cette menace n’a à présent plus rien d’hypothétique, puisque les parties ambitionnent de clore les négociations au cours de l’année 2010. En ce mois de janvier, les pays négociateur se réunissent au Mexique, pour un septième round de discussions. Une huitième rencontre est prévue pour le mois d’avril, vraisemblablement en Nouvelle-Zélande.
Quelle est la position de l’IABD ?
L’IABD défend naturellement le droit d’auteur et de la création sur Internet et s’oppose à toute forme de contrefaçon. Pour autant, l’Interassociation ne considère pas que le droit d’auteur et les droits voisins doivent être dotés d’une portée si absolue que leur défense viendrait à remettre en cause les libertés fondamentales par un système déséquilibré et uniquement répressif. Le respect du droit d’auteur composante du droit de propriété doit être concilié avec les autres libertés fondamentales reconnues par notre constitution et par les grands textes internationaux auxquels la France est partie prenante.
Les bibliothèques, archives, et centres de documentation en tant que lieux d’accès à l’information à la culture et au savoir, en tant qu’espaces de citoyenneté sont porteur d’une idée d’un droit d’auteur équilibré radicalement incompatible avec le projet ACTA tel qu’il s’annonce.
L’IABD s’oppose fermement à l’ACTA dans un contexte où l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) a décidé de lancer à l’été 2009 de nouvelles négociations en vue d’un traité sur les exceptions et limitations au droit d’auteur, afin de rééquilibrer le système qui a été mis en place depuis 1996 à partir des deux grands Traités sur le droit d’auteur. Cette réflexion porterait dans un premier temps sur les exceptions en faveur des handicapés visuels, mais elle pourrait être élargie à l’enseignement et aux bibliothèques, à propos desquelles l’OMPI a conduit d’importants travaux de recherche. Au niveau européen également, la Commission à travers la démarche du Livre vert « Le Droit d’Auteur dans l’économie de la Connaissance » appelle à une refonte de la propriété intellectuelle au niveau européen qui accorderait une plus large place à la liberté d’accéder et de faire circuler l’information. Dans toutes ces communications, la Commission fait un lien entre cet objectif et le rôle central que pourraient jouer les bibliothèques et cette position s’est encore affermie avec le grand débat sur la numérisation du patrimoine.
Ce sont ces potentialités et ces espoirs auxquels l’ACTA, dans la plus grande opacité et en dehors de toute lumière démocratique, pourrait porter un coup mortel en verrouillant le système au plus haut niveau. Il deviendra tout simplement inutile de demander au législateur français  ou européen d’opérer des réformes en vue d’un meilleur équilibre si notre pays ou l’Union s’engagent à mettre en oeuvre cet accord.
L’IABD s’associe à la coalition mondiale d’organisations non-gouvernementales, d’associations de consommateurs et de fournisseurs de services en ligne qui publie une lettre ouverte adressée aux institutions européennes. Ces organisations appellent le Parlement européen et les négociateurs de l’UE à établir la transparence du processus de négociation et à s’opposer à toute mesure dans l’accord multilatéral qui porterait atteinte aux droits et libertés fondamentaux des citoyens en Europe et à travers le monde.

ACTA c’est quoi ?

ACTA signifie Anti Counterfeiting Trade Agreement – Accord commercial de lutte contre la contrefaçon. Il s’agit d’un projet de traité international. Négocié dans le plus grand secret depuis le printemps 2008 par l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, l’Australie et plusieurs autres pays, cet accord entendait à l’origine promouvoir de nouveaux moyens de lutte contre la contrefaçon, tant sous forme physique que numérique. Au fil des discussions, le chapitre d’ACTA consacré à Internet s’est étoffé d’une batterie de dispositions qui bouleverseraient en profondeur l’équilibre de la propriété intellectuelle dans le sens d’une aggravation du dispositif répressif destiné à protéger les droits d’auteur. ACTA risque d’amplifier le déséquilibre entre les ayants droits et les usagers des oeuvres et de faire obstacle à la créativité, l’innovation, la recherche, l’éducation et la formation.

Quel est le problème ?

Pour lutter contre le téléchargement illégal, l’ACTA imposerait à tous les pays signataires d’engager la responsabilité des FAI (Fournisseurs d’accès à Internet), de mettre en place de manière systématique des mesures de filtrage du réseau et de blocage de l’accès aux sites et d’organiser un dispositif de riposte graduée sans passer par le recours au juge afin de couper l’accès à Internet des contrevenants. L’ACTA consacre par ailleurs à nouveau la notion de DRM (Digital Rights Management – gestion des droits numériques) et renforce les moyens de lutte contre leur contournement. Cette menace n’a plus rien d’hypothétique à présent, puisque les parties ambitionnent de clore les négociations au cours de l’année 2010. En ce mois de janvier, les pays négociateurs se réunissent au Mexique, pour un septième round de discussions. Une huitième rencontre est prévue pour le mois d’avril, vraisemblablement en Nouvelle-Zélande.

Quelle est la position de l’IABD ?

L’IABD défend naturellement le droit d’auteur et de la création sur Internet et s’oppose à toute forme de contrefaçon. Pour autant, l’Interassociation ne considère pas que le droit d’auteur et les droits voisins doivent être dotés d’une portée si absolue que leur défense viendrait à remettre en cause les libertés fondamentales par un système déséquilibré et uniquement répressif. Le respect du droit d’auteur, composante du droit de propriété, doit être concilié avec les autres libertés fondamentales reconnues par notre Constitution et par les grands textes internationaux que la France a signés.

En tant que lieux d’accès à l’information, à la culture et au savoir, en tant qu’espaces de citoyenneté, les bibliothèques, services d’archives et centres de documentation sont porteurs d’une idée d’un droit d’auteur équilibré totalement incompatible avec le projet ACTA tel qu’il s’annonce.

L’IABD s’oppose fermement à l’ACTA dans un contexte où l’OMPI (Organisation mondiale de la propriété intellectuelle) a décidé de lancer à l’été 2009 de nouvelles négociations en vue d’un traité sur les exceptions et limitations au droit d’auteur, afin de rééquilibrer le système qui a été mis en place depuis 1996 à partir des deux grands traités sur le droit d’auteur. Cette réflexion porterait dans un premier temps sur les exceptions en faveur des personnes ayant des déficiences visuelles, mais elle pourrait être élargie à l’enseignement et aux bibliothèques, thèmes à propos desquelles l’OMPI a conduit d’importants travaux de recherche. Au niveau européen également, la Commission, à travers la démarche du Livre vert « Le droit d’auteur dans l’économie de la connaissance », appelle à une refonte de la propriété intellectuelle au niveau européen qui accorderait une plus large place à la liberté d’accéder à l’information et de la faire circuler. Dans toutes ces communications, la Commission fait un lien entre cet objectif et le rôle central que pourraient jouer les bibliothèques, et cette position s’est encore affermie avec le grand débat sur la numérisation du patrimoine.

Ce sont ces potentialités et ces espoirs auxquels l’ACTA, dans la plus grande opacité et en dehors de toute transparence démocratique, pourrait porter un coup mortel en verrouillant le système au plus haut niveau. Il deviendra tout simplement inutile de demander au législateur français ou européen d’opérer des réformes en vue d’un meilleur équilibre si notre pays ou l’Union s’engagent à mettre en oeuvre cet accord.

L’IABD s’associe à la coalition mondiale d’organisations non-gouvernementales, d’associations de consommateurs et de fournisseurs de services en ligne qui publie une lettre ouverte adressée aux institutions européennes. Ces organisations appellent le Parlement européen et les négociateurs de l’Union européenne à établir la transparence du processus de négociation et à s’opposer à toute mesure qui, dans l’accord multilatéral, porterait atteinte aux droits et libertés fondamentaux des citoyens en Europe et à travers le monde.

Notez que la mobilisation ne cesse de s’élargir comme le précise Lionel Maurel :

Dans plusieurs pays anglo-saxons, les associations de bibliothécaires se sont joints aux actions de lutte contre l’ACTA (c’est le cas en Australie et au Canada – voir ici). Mais c’est surtout aux Etats-Unis que les bibliothécaires se sont engagés le plus fortement, au nom de la défense des libertés dans l’environnement numérique et en faisant un lien direct avec le but de leur missions.

Très récemment les québécois viennent de prendre position contre ACTA et l’IABD a été contactée par des bibliothécaires espagnols pour adapter et proposer ce texte aux bibliothécaires locaux, l’IFLA quant à elle devrait prendre position très bientôt.

Je pense qu’il est essentiel que les professionnels de l’information-documentation restent mobilisés et très vigilants sur ces questions. Il s’agit de s’inscrire dans un combat indispensable et très actuel à propos des libertés fondamentales sur le web et ailleurs, dans la grande tradition humaniste des bibliothécaires !

J’appelle ainsi tous les biblioblogueurs et les professionnels de l’info-doc qui se sentent concernés par ces questions à diffuser ce texte, et plus largement à prendre position contre ce projet liberticide !

Vous pouvez par exemple générer un bandeau à insérer dans votre site ou blog :

<script type=”text/javascript” src=”http://services.supportduweb.com/ribbons/ribbon.js?texte=Mobilis%E9%20contre%20ACTA%20%21&lien=http%3A//www.bibliobsession.net/2010/02/02/bibliothecaires-archivistes-documentalistes-tous-contre-acta/&color=FFFFFF&type=a&pos=d&size=20&font=arial&style=11″></script>

ou créez le votre ici !

Je vous invite également à insérer dans vos site, blog la bannière de la Quadrature du Net, l’association qui mène le combat en France. Je vous invite aussi à les soutenir financièrement, pour que ce combat puisse continuer à être efficace !



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fév
01
2010
0

WidgetOlab le point sur les widgets embarquables

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Très intéressant site qui permet de faire le point sur les widgets, vous savez ces petits objets numériques que l’on peut afficher sur un site et qui diffusent de l’information depuis un autre site. Le mot vient de la contraction de window et gadget et il en existe de toutes sortes associé à chaque service en ligne. Concrètement, il suffit de récupérer un petit code informatique proposé par exemple pour chaque vidéo sur youtube ou daylimotion et de l’insérer dans l’éditeur html de son site ou blog. Ce n’est d’ailleurs pas toujours facile de savoir à quoi le widget ressemble une fois inséré sans prendre le temps de créer un compte sur tel ou tel service en ligne et d’en explorer les possibilités…

Ces widgets sont très important puisqu’ils permettent de faire un lien dynamique entre la présence de la bibliothèque sur un réseau social et le site principal de celle-ci, tant il est vrai qu’il faut trouver le bon équilibre entre une logique de type portail = je fédère sur mon sites les différents accès à mes données et une logique de dissémination = je vais là où sont déjà les internautes en utilisant les médias sociaux.

Widgetolab répond à ce besoin en proposant une sélection qualitative de widgets embarquables, classés par catégorie.

widgetOlab est un site-outil mis en place par ARTESI Ile-de-France pour servir de support pédagogique et démontrer le potentiel d’usage des modules embarquables ou widgets aujourd’hui disponibles en ligne.

L’objectif est de rechercher des pistes concrètes et directement opérationnelles pour répondre à la question suivante : comment améliorer et enrichir l’offre de mon site dans le contexte du web 2.0 ?

Ce site a été crée par Artesi Ile de France, il est animé par Loïc Hay, qui s’occupe aussi duwebpass, dispositif exemplaire qui gagnerait à être copié par les bibliothèques !

Notez enfin qu’il existe d’autres annuaires de widgets, référencés sur cet article de wikipédia.

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jan
29
2010
1

Renouveler le marque-page : le marque-ligne

Les marques pages, c’est bien, mais ça manque de précision !

A l’heure où on met des favoris partout pour se repérer dans l’environnement numérique, il fallait renouveler le concept de marque-page pour les livres. C’est chose faite avec celui-ci qui en plus de marquer la page, descend d’un niveau de granularité et indique la ligne et le paragraphe. Il fallait juste y penser !

La fiche technique est là issue de ce site de design, l’objet ne semble pas en vente, mais si des revendeurs souhaitent le distribuer, il faut contacter : info[at]25togo[dot]com (je dis ça parce que je suis assez fier d’avoir rendu possible l’arrivée des thumbthings en France, grâce à ce blog !)

ScreenShot002

ScreenShot001via ce site

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jan
28
2010
0

Déclaration pour des relations textuelles saines et sécuritaires

1001educationtextuelle.1264426480Vu sur Bug brother :

Le XXe siècle fut celui de l’éducation sexuelle. Et si le XXIe était celui de l’éducation textuelle ? C’est le pari lancé par le Centre canadien de protection de l’enfance, une ONG caritative vouée à la sécurité des enfants, qui vient d’inaugurer, en partenariat avec l’Association canadienne des télécommunications sans fil (ACTS),EDUCATIONtextuelle.ca (voir le communiqué).

Tout comme Jean-Marc Manach, je trouve le site assez bien fait, plus particulièrement cette très belle Déclaration pour des relations textuelles saines et sécuritaires. La voici in extenso :

Cette déclaration constitue un engagement à promouvoir le respect dans les relations textuelles. En signant cette déclaration, tu annonces au monde entier que tu es pour des relations textuelles saines et sécuritaires et que, par conséquent, tu as le pouvoir de faire tes propres choix dans la vie.

Je choisis qu’on me respecte!

J’ai le droit d’avoir du temps pour moi. Je n’ai pas à tenir tout le monde au courant de mes activités en permanence. Si j’ai envie de regarder la télé ou de lire tranquille, je le ferai.

Je choisis de protéger ma vie privée!

Je n’ai pas à publier tout ce qui se passe dans ma vie et toutes les photos de moi sur Internet. Si certains veulent le faire, c’est leur choix. Mais je ne me sens aucune obligation de faire des choses avec lesquelles je ne me sens pas à l’aise. Et puis ce n’est pas rassurant de savoir que des gens peuvent fouiner dans mon profil et tout savoir sur moi!

Je choisis de protéger les informations personnelles de mes amis!

Si mes amis me font assez confiance pour me dire des choses personnelles, je choisis de ne pas dévoiler ces choses à d’autres personnes. La confiance, c’est précieux et ça ne se regagne pas facilement. Je choisis d’être une personne digne de confiance et j’espère que mes amis feront de même.

Je choisis de faire mes propres choix!

Je n’ai pas à m’expliquer ou à justifier mes choix à mes camarades. J’ai le droit d’éteindre mon téléphone si j’en ai envie. J’ai le droit de disparaître des radars si j’ai besoin d’un répit. Je ne répondrai jamais au harcèlement textuel. C’est bien que les autres se soucient de moi, mais nous n’avons pas à être en contact permanent.

Je choisis d’avoir des relations saines!

Je n’accepterai pas que quelqu’un me maltraite, me manque de respect ou essaie de me contrôler. Je mérite d’avoir des relations saines, constructives, agréables et stimulantes. Mes relations ne doivent pas augmenter mon stress.

Je choisis de faire mes propres choix!

Je ne veux me pas me sentir comme une personne surmenée, surstressée, submergée ou vulnérable. C’est à moi de régir mon avenir, mes sentiments, mon niveau de stress et le volume d’information accessible à mon sujet par voie électronique.

Je trouve très habile d’avoir lié dans cette déclaration la problématique de l’identité numérique (la sienne et celle des autres) celle de la présence/absence en ligne : J’ai le droit d’éteindre mon téléphone si j’en ai envie et celle de l’infobésité : C’est à moi de régir mon avenir, mes sentiments, mon niveau de stress et le volume d’information accessible à mon sujet par voie électronique.

Voilà qui est valable bien au delà des jeunes et qui donnerait presque un coup de vieux à Pennac et ses droits du lecteur ! (j’ai dit presque !)

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jan
26
2010
1

Le collaboratif dans les bibliothèques ou la tentation du mot-valise

valiseUne impression personnelle : le mot collaboratif résonne comme un mot-valise (j’ai hésité avec mot magique) dans les bibliothèques.

Ce mot recouvre à la fois le désir d’un intérêt actif et visible des usagers pour nos services et les contenus proposés, mâtiné d’un souhait de reconnaissance de notre utilité sociale et de nos compétences (résiiiste, prouve que tu exiiistes) et d’une nécessaire valorisation des montagnes de ressources que nous mettons à disposition

Ces aspirations sont toutes légitimes, à condition de ne pas tout mélanger…

Gilles Balmisse propose à cet égard une très intéressante distinction entre participation et collaboration. A partir des activités et des outils numériques internes en entreprise :

Alors que les outils classiques soutiennent une collaboration formelle dans un cadre bien établi, les outils sociaux quant à eux se positionnent sur un registre beaucoup plus social et moins collaboratif. Ces outils reposent en effet plus sur la participation que sur la collaboration.

Et de distinguer :

Une collaboration formelle pour la rédaction d’un document nécessite une définition des rôles, des tâches de chacun ainsi que les délais y afférents . Les collaborateurs sont nécessairement impliqués du fait de la définition claire de leurs tâches et de leurs responsabilités.

Autrement dit, une bibliothèque qui propose des procédures et des outils pour créer des contenus en commun sur un site ou un blog fait déjà du collaboratif comme M. Jourdain ! Pour autant, elle n’est pas forcément dans une démarche participative… Une bibliothèque peut donc tout à fait avoir une page ou un profil facebook, un univers Netvibes, etc. sans pour autant développer une quelconque interaction avec le moindre usager…

Dans le cadre de la participation, ce sont des premiers collaborateurs qui vont initier le travail, de manière plus ou moins formelle et généralement sur la base du volontariat, et inciter d’autres rédacteurs à venir s’ils le souhaitent apporter leurs contributions, sans contraintes sur le périmètre et le volume de production. C’est la combinaison progressive de l’ensemble des contributions et des échanges réalisés autour de ces contributions qui va permettre d’aboutir au final au document qui va constituer une véritable œuvre collective. Il faut toutefois noter que dans une approche de participation pour obtenir un travail de qualité, une animation des contributeurs et un encadrement des productions sont nécessaires.

(…) Les outils sociaux offrent une meilleure accessibilité à l’information qui devient plus ouverte et plus vivante mais ils ne sont pas forcément les mieux adaptés ou les plus efficaces pour répondre à des besoins très précis et particuliers de collaboration.

Je partage cette approche. Le paradoxe est le suivant : nous avons dans les bibliothèques une gigantesque masse d’informations à proposer et nous sommes (globalement, d’après moi, en humant l’air du temps bibliothéconomique, sniiirfl) en déficit de données de médiation et d’outils de participation non pas pour les organiser et y donner accès (ça on sait le faire) mais pour les rendre lisibles sur le web et dans les espaces des bibliothèques. Cela plaide à mon sens pour une éditorialisation des bibliothèques. Lionel Dujol utilise quant à lui cette belle formule : il nous faut devenir, toute proportion gardée, les journalistes de nos collections (on pourrait ajouter que les journalistes doivent quant à eux devenir les bibliothécaires de leurs contenus… ;-) .

Pour clarifier, j’ai l’impression qu’on projette sur le mot collaboratif A LA FOIS la participation des usagers ET les moyens qui leur sont donnés pour s’approprier des contenus ET l’activité de concevoir des contenus de manière collaborative entre bibliothécaires… ou plus largement (forcément, dès qu’on est plus d’un, comme disait l’autre, il faut s’organiser). Soit dit en passant, ce que j’appelle médiation numérique est l’ensemble de cette démarche, à la fois collaborative et participative, ensuite.

Ainsi, si l’on essaie de remettre les choses dans un ordre chronologique possible du point de vue du bibliothécaire :

1. Définir une identité numérique : Qui parle ? A Qui ? Avec Qui ?

2. Définir des processus de collaboration et déterminer des outils et des formes : Qu’est-ce qu’on valorise comme contenus, comme services et/ou comme compétences et comment ?

3. Essayer de fédérer des communautés autour de contenus (ou de services) et de faire naître des effets de réseau.

C’est au point 3 que l’intérêt d’une mutualisation entre bibliothèques prend sens : plus on est de fous et plus les fous s’agrègent et se mettent à s’envoyer des boules de neige en visant la bouche et l’oreille ! Encore une fois, c’est Olivier Tacheau qui met le doigt au bon endroit (en plus c’est fort bien formulé !) :

Il y a peu de chance pour que les usagers fassent salon dans nos modestes portails et autres sites web. Même si ces derniers deviennent vertueusement tagables, commentables, réorientables, s’ils ne proposent pas de valeur ajoutée, de contenus originaux attractifs ou d’assemblages documentaires particuliers en ligne, s’ils demeurent exempts de toute matière « vivante », singulière et visible sur le net, nous périrons… par le vide.

Nous devons comprendre et faire comprendre la valorisation comme un aboutissement qui requalifie les stocks et les flux dont nous avons la charge et remédiatise les services que nous offrons et (ré)inventons. Il est donc fondamental de former les collègues à l’individualisation et à l’expression de leurs choix professionnels, non pour s’afficher ou prendre position individuellement (soit dit en passant, il y aura aussi un moment où il faudra former les nouvelles générations à passer de la personnalisation à la personnification), mais pour créer et participer à une « position » tout à la fois commune et plurielle de la bibliothèque dans le paysage documentaire.

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Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
jan
25
2010
0

Une très belle collection de photos de Learning Centers

learningAménageur de bibliothèques, architectes, bibliothécaires, enseignants, étudiants, voici une ressource qui peut s’avérer très très précieuse !

Alors que j’évoquais la semaine dernière mon opinion mitigée sur le concept de Learning center, il est clairement apparu notamment dans les commentaires que l’enjeu est dans le rapprochement des services traditionnels des BU avec les services informatiques, notamment à propos des technologies appliquées à l’enseignementL’heure est aux décloisonnements et aux espaces de travail répondant aux usages des étudiants !

Tous ceux qui réfléchissent à l’aménagement et qui plus est à la construction de bibliothèques ont un énorme besoin d’exemples de mobiliers et de conception d’espaces innovants, attractifs, bien pensés. Qu’importe au fond, si on ne parle plus forcément de bibliothèques, mais d’espaces d’apprentissages, de learning center… Quel que soit le nom, l’important est l’objectif sur lequel on s’accorde : favoriser à la réussite des étudiants dans un domaine du savoir.

JISC infoNet est un service de conseil dans le domaine de la gestion de l’apprentissage et des technologies situé en Grande-Bretagne, dans l’Université de Northumbria à Newcastle, leur mission est de concevoir des espaces d’apprentissage innovants et de diffuser informations et expertises  sur le sujet.

Ils ont eu l’excellente idée de proposer tous leurs exemples commentés directement sur Flickr ! Issues d’universités de Grande-Bretagne, les photos sont datées entre 2002 et 2008 et cette chouette colelction est proposé en trois grandes approches :

ScreenShot002

Voici le lien vers le diaporama général, bonne visite !

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Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
jan
21
2010
0

Portraits de lecteurs de la bibliothèque, par Michel Heffe

ScreenShot001

J’ai eu le plaisir d’être contacté par Michel Heffe, auteur du blog d’Heffe et ses balivernes.

Qui est-il ? Voici comment il se présente lui-même :

Michel Heffe a été lecteur professionnel. Désormais il ne lit plus. Il observe les lecteurs, ceux de la salle de lecture publique de la bibliothèque de son quartier. Un court texte, un dessin : aucun lecteur n’échappe à son regard malicieux . L’homme y fait souvent la bête. C’est pourquoi Michel Heffe a intitulé cette revue humoristique : Le petit bestiaire des bibliothèques.

Je vous recommande chaudement la découverte de ces très savoureux portraits de lecteurs, vous y retrouverez plus particulièrement la fugace Evelyne Braquetout ou Les incontournables prédateurs ou encore Jessica Gruyère, le pilier de salle de lecture… Michel ne s’interdit pas pour autant de croquer (si j’ose dire) Madame la conservatrice et son vélo ! Comme on dit, toute ressemblance… gna gna gna… fortuite !

Tiens l’occasion de rappeler que je vous propose le tag #breve2bib (sans accent) sur twitter si vous voulez partager en 140 caractères des anecdotes croustillantes vécues en service public, n’hésitez pas à l’utiliser ! :-)

Ses talents ne s’arrêtent pas à cette rubrique ! Par exemple, inspiré par mon billet de la semaine dernière à propos de twitter, il a proposé les dessins suivants :

Bref un blog à mettre d’urgence dans votre agrégateur !

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