sept
02
2010
0

Naissance du Phare : un bouillon de veille en psycho/socio/éducation

Très fier de constater aujourd’hui que le Bouillon a encore fait un petit ! Après les archiveilleurs, veille collaborative des archivistes et Fluxeum pour les musées, cette fois c’est dans le domaine de la recherche que le Bouillon est imité, en particulier grâce à l’indispensable Lully !

Alors de quoi s’agit-il ? Comme le souligne cet article de Collaboratif.info :

Le CCDSHS (Centre commun de documentation en sciences humaines et sociales de l’université de Nancy 2) lance Le Phare, une plate-forme de veille collaborative sur la recherche et les enjeux contemporains en sociologie, éducation et psychologie. L’idée du centre de documentation est de mobiliser des « veilleurs », étudiants, doctorants ou enseignants-chercheurs de ces disciplines afin de capitaliser sur leurs travaux de veille et les mettre en interaction.

Le Phare propose des articles en français et en anglais issus de revues ou de sites spécialisés, des résumés de nouveaux ouvrages, des analyses détaillées d’événements, des comptes-rendus d’expériences novatrices. Il compte également présenter des outils informatiques utiles à ces disciplines avec des tutoriels.

Les digital humanities sont en marche ! La référence au Bouillon originel ;-) est explicite et le site est particulièrement clair, grand bravo aux concepteurs de ce projet et bonne veille aux veilleurs ! Suivez le phare et/ou participez !

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Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie |
août
30
2010
14

l’Ipad, ce pharmakon

Cet été, j’ai acheté un Ipad, si, si. Déjà, on ne manque pas de me demander pourquoi. Alors voici quelques points de vues, l’occasion de mettre mes idées au clair, de m’agacer de certains raccourcis et de prôner une approche complexe sans pour autant défendre Apple ! (sacré programme, article nécessairement long!)

J’ai souvent pris des positions dans ce blog contre les DRM, pour l’open source, l’open access, pour la défense des libertés numériques. Rassurez vous je n’ai pas changé d’avis. Le choix d’un Ipad peut donc sembler paradoxal, voire contradictoire puisqu’il s’accompagne de l’écosystème fermé et propriétaire que propose Apple. Mais les choses sont plus complexes, en réalité je n’ai pas acheté un Ipad, j’ai acheté une tablette tactile, des interfaces. J’ai acheté un appareil à partir duquel on peut accéder à des informations de manière ergonomique, j’ai acheté la possibilité de m’informer, d’échanger, d’apprendre sur un appareil personnalisé.

De la diversité des outils et des usages

Une des critiques portée vers cet appareil et l’écosystème qu’il propose est la suivante : l’Ipad est un “Minitel 2.0″ comme l’écrit Marin Dacos dans cet article de Libération.

“Pour entrer dans le système, dans l’iPhone en particulier, l’utilisateur est obligé de devenir un consommateur abonné. Ce système induit une verticalité, un contrôle, alors que le Web est très horizontal, sans centre. L’iPad est un peu le minitel 2.0… qui fait enfin miroiter un retour financier. Chaque organe de presse peut fabriquer ses propres applications, encore plus performantes, et entrer dans une logique de navigation qui permet de fermer sur le contenu qu’il veut vendre. Pour garder le lecteur chez soi.”

Olivier Ertzscheid aussi dans ce billet, à propos de l’écosystème Apple :

Le choix à faire est binaire. Ouvert contre fermé. Interopérable contre propriétaire. Le coeur stratégique du web est celui de l’interopérabilité. Le rêve fondateur du client-serveur contre le modèle économique d’Apple, celui du client-captif. Le rêve fondateur du web : permettre à chacun, indépendamment de son équipement logiciel ou matériel d’accéder à l’ensemble des ressources disponibles. A l’exact inverse, le paradigme de la boutique Apple : permettre à ses seuls clients (= acheteurs du hardware / matériel) d’accéder aux seules ressources disponibles chez les seuls fournisseurs de sa boutique, et seulement consommables sur son matériel. Idem, mais à une autre échelle pour le Kindle d’Amazon : le kindle c’est comme le caddy ; ça ne va qu’avec un seul magasin et on ne part pas avec.

Devenir un consommateur abonné ? Faire un choix binaire ? Et si on changeait de point de vue ? Et si pour une fois on partait du point de vue de l’expérience-utilisateur et non du point de vue de l’adhésion supposée d’un utilisateur (supposé sans libre-arbitre, j’y reviendrai) à un système (vertical, fermé, c’est absolument vrai) du simple fait qu’il utilise un appareil et y développe des usages ? En premier lieu, ce qui me gêne (bien au delà de l’Ipad), c’est que cette critique suppose un lien logique très puissant (dans l’argumentation) entre utiliser une technologie et cautionner l’ensemble de la philosophie de l’entreprise qui la crée, sans prendre en compte que la réalité des usages est bien plus complexe. Il faut être Linux, ou Mac, ou Windows, sans même parler de Facebook. Moi je les utilise tous les trois, depuis des années, tous les jours, j’apprends à m’en servir j’expérimente, je teste des outils, je développe des usages qui me conviennent et si ce n’est pas le cas, j’en change (ou pas). L’informatique est un outil, ce qui est le moteur de mon action, c’est bien plus son efficacité que l’adhésion ou non à une démarche commerciale ou à une philosophie. Attention, cela n’empêche pas d’avoir des positions critiques. Par exemple, il est clairement insupportable de ne pas pouvoir exporter et manipuler mes propres données d’annotation des livres numériques de l’ibookstore (imposé par Apple) ni de pouvoir partager un livre acheté à cause des DRM (imposées par les éditeurs) !

Ce que je veux souligner ici, c’est que l’ipad est un objet technique. Dans le vocabulaire d’Ars indutrialis (inspiré d’Heidegger) il est un pharmakon :

En Grèce ancienne, ce mot désigne à la fois un remède, un poison, et un bouc-émissaire. Tout objet technique est pharmacologique, à la fois poison et remède. C’est une autre manière de dire avec Hölderlin que là où croit le danger, croit aussi ce qui sauve. Toute technique, originairement, est ambivalente : l’écriture alphabétique, par exemple, a pu et peut encore être aussi bien un instrument d’émancipation que d’aliénation. Raisonner pharmacologiquement c’est, autre exemple, comprendre que pour lutter contre les effets néfaste du web, il convient non pas de ne plus se servir du web (ce qui n’aurait pas de sens) mais de s’en servir autrement. Si le web peut être dit pharmacologique c’est qu’il est à la fois un dispositif technologique associé permettant la participationi et un système industriel dépossédant les internautes de leurs données pour les soumettre à un marketing omniprésent et individuellement ciblé (user profiling)

A la fois poison et remède, j’aime cette complexité là. Ce qui frappe quand même depuis deux années que l’Iphone est arrivé c’est la manière dont les utilisateurs n’ont de cesse de détourner les usages officiels autorisés de l’Ipad ou de l’Iphone pour les adapter à leurs propres pratiques en faire ce qu’ils veulent! A voir les chiffres du téléchargement, j’ai la faiblesse de penser que les films visionnés sur l’Ipad ne sont pas tous achetés sur itunes avec DRM, tout comme les livres sur l’ibookstore… Songez aussi à l’impressionnant jeu du chat et de la souris entre Apple et les hackers créateurs du jailbreak, cela suffit à démontrer que la fermeture d’un système entraîne AUSSI toute une série d’innovations à la fois interne (la créativité des créateurs d’application) et externe, pour le contourner (je pense à cydia). C’est bien ça qui est fascinant, c’est ce que système produit d’innovations en terme d’interfaces et d’outils de manipulation des informations.

Et puis, aujourd’hui, est-ce encore juste de dire qu’Apple propose un système de lecture verrouillé quand vous pouvez acheter et lire sur ces appareils des contenus aux formats pas forcément libres, mais devenus standards, (mp3, pdf, doc, divx, etc.), à l’exception (temporaire) du flash en les y transférant sans passer par itunes sans même jailbreaker votre appareil ? Contrairement à ce que déclare Olivier Ertzscheid ci-dessus, L’Ipad est bel et bien un outil qui permet de lire et de manipuler une multitude de formats et de contenus protégés ET non protégés, bien au delà de ceux fournis par Apple.

Il s’agit d’un outil éminemment personnalisable, adaptable, transformable et c’est ça, bien au delà du hardware, qui est le cœur de l’écosystème. Et puis, cette vision du Minitel 2.0 oublie aussi une chose : il s’inscrit dans un ensemble d’appareils numériques connectés, il n’est pas conçu pour un usage exclusif, mais il s’inscrit dans un environnement où ses acheteurs sont déjà connectés avec d’autres appareils. Dès lors, on assène que parce que l’outil n’est pas un outil de “production d’information” que ses utilisateurs sont des “consommateurs” ? C’est oublier que, si le clavier tactile ne permet pas d’écrire de longs textes, encore faut-il croire qu’écrire est la seule manière de produire une information. Le nombre d’applications dédiées à la retouche d’images, à la construction de film ou de Bd, suffit à le démontrer. C’est oublier aussi que sur internet, alors que les gens sont massivement usagers d’outils qui permettent cette production d’information (le fameux crowdsourcing) 90% des gens ne sont pas producteurs d’informations. Ceux qui souhaitent l’être le seront, Ipad ou pas.

Diversité des usages, des stratégies d’appropriation. L’ipad peut tout à fait être un excellent outil de lecture, ou pas. Encore faut-il savoir que quelle lecture on parle, pour qui et pour quoi. Mais que sait-on au juste des pratiques ? A lire l’excellent article d’Hubert, on se rend vite compte que le sujet est émergent, le recul manque, les usages sont très différents d’un groupe à l’autre, sans même parler du fait que les études portent bien trop souvent sur des usages universitaires liés à la recherche. En fait, tout le monde a un avis sur la lecture numérique, mais rares sont ceux qui ont observé la réelle diversité des usages (et ceux-là même sont perplexes!).

Quant au web, les sociologues qui se sont penchés sur les pratiques d’usagers face à l’information démontrent que l’audience est fragmentée. Par exemple, l’étude sur « les usages sociaux de l’actualité » (lien payant), de Fabien Granjon et Aurélien Le Foulgoc, (cité par Narvic ici) montre que :

« L’écosystème médiatique et informationnel se complexifie ainsi notoirement, tant en amont (production diffusion), qu’en aval (réception) et se trouve structurellement fragmenté. A la profusion des programmes et des contenus mis à disposition, viennent se greffer de nouveaux usages (multi-écrans, délinéarisation, agrégation de contenus, etc.) qui tendent à déplacer les routines et les expériences informationnelles et à faire bifurquer les trajectoires d’usage des individus. »

C’est bien ce qui permet de dire que la condamnation d’UN outil (l’Ipad) au nom d’UN usage (celui de la consommation d’information supposée passive) manque singulièrement de complexité.

L’ipad = interfaces

Qu’est-ce qui change vraiment alors avec l’Ipad ? Josselin Raguenet de Saint Albin dans l’article pré-cité :

Actuellement, les versions web des journaux par exemple n’apportent que peu en terme d’ergonomie du contenu, certes on y a gagné en transversalité de l’information, mais les moyens d’interagir restent basiques. Les pages d’accueil sont d’immenses fourre-tout où chaque section bataille pour des pouces carré de pixels à l’écran, il semble qu’il soit impossible de voir tous les contenus produits, sans parler des bannières Flash qui viennent littéralement polluer la lecture… comptez avec ça qu’il faut naviguer à la souris, passer son temps sur les boutons “précédent”/”suivant” du navigateur, ajuster la taille des polices (par défaut basée sur une résolution de fenêtre de 800×600 ce qui correspond aux écrans du millénaire précédent !), jouer de l’ascenseur constamment… (…)

Si l’engouement Internet a fait exploser les embauches d’informaticiens — à tort et à travers, chaque journal, entreprise, association, personnalité… avait son site web et ses défauts — demain ce sont surtout les interface designers qui seront prisés pour leur expertise dans la conception d’univers manipulables cohérents où l’agencement de l’information et des données devra plus que jamais faire sens

Pour moi le vrai point important est celui-ci, c’est ce déplacement, ce besoin d’interfaces, d’ergonomies, de graphismes. On commence à peine à imaginer ce qu’on peut faire avec une tablette tactile capable de reconnaître de la matière et du papier en particulier.

Dans une économie de l’attention ce qui compte c’est la liberté d’interagir des données dans l’ensemble des écosystèmes et d’y organiser des contre-pouvoirs. Ce qui importe c’est la liberté de construire la qualité de ma relation aux informations. C’est de liberté d’expression et d’utilisabilité dont on parle. Je crois que le “journalisme de données” a un avenir très prometteur, qui ne se limitera pas aux journalistes…(heureusement).

Outils libres ou idées libres ?

De ce point de vue la critique d’un Cory Doctorow devient risible :

Je suis intimement convaincu de la pertinence du Manifeste du constructeur (NdT : Maker Manifesto) : « Si vous ne pouvez pas l’ouvrir, alors ce n’est pas à vous ». Il faut préférer les vis à la colle. Le Apple ][+ d’origine était fourni avec le plan schématique des circuits imprimés, et a donné naissance à une génération de hackers qui bidouillaient leur matériel informatique ou leurs logiciels et ont bousculé le monde dans le bon sens. Mais, avec l’iPad, il semblerait que pour Apple le client type soit la maman technophobe et simplette, celle-là même dont on parle si souvent dans l’expression « c’est trop compliqué pour ma mère ».

Je ne relève pas la "maman technophobe", mais voilà typiquement le genre d'argument agaçant d'un prosélyte du logiciel libre qui veut transformer la terre entière en développeurs informatiques. Je déteste cette vision parce qu'elle présuppose que l'épanouissement de tous les utilisateurs d'un appareil passe d'abord par la maitrise des méandres du code ou des circuits imprimés et non pas ce que l'outil permet en terme de rapidité d'accès, d'appropriation, de découvertes et de partage de l'information. Oui le logiciel libre porte une philosophie très intéressante et utile, mais faut-il affirmer que c'est l'efficacité qui prime lorsqu'il s'agit d'outils ? Oui on peut avoir des chocs esthétiques, déplacer ses horizons d'attentes, accéder au "dévoilement de l'être" (Heidegger), rencontrer des gens importants, échanger et s'épanouir, s'engager politiquement dans des activités déconnectées au moyen de dispositifs techniques, que ce soient Ipad, Ubuntu, Mac, Windows !

Hypothèse : dans le web des nuages, la bataille pour des logiciels libres s'atténue et se confond avec celle pour la liberté d'expression et l'accès libre au savoir. Je sais que cela peut sembler paradoxal, mais il faut se rappeler que dans la définition d'un logiciel libre donnée par le Free software fondation, lorsqu'on parle de la liberté de l'utilisateur, c'est celle qui fait référence à sa liberté d'utiliser un programme. La nuance est essentielle par rapport à la liberté d'expression qui a pour objet non pas l'outil mais l'information, les données, les pensées, les œuvres. Attention, je sais bien que la libération du code est une libération de données, fruit d'un travail intellectuel de codage, mais l'essentiel pour moi ce sont bien les informations créent à partir des logiciels. Une partie du mouvement du logiciel libre a tendance à oublier que c'est de biens informationnels dont on parle, pas seulement d'outils. Je m'inquiète plus, au final, des brevets sur le vivant ou sur les œuvres que ceux sur le code des logiciels. Je suis contre les restrictions techniques et juridiques à la circulation des œuvres, contre les DRM et contre les logiques propriétaires d'accès aux données. Ce qui m'importe, c'est que les œuvres circulent et qu'elles puissent être lues, disséminées, recommandées. Les bibliothécaires sont très bien placés pour connaître le danger des monopoles des fournisseurs de contenus. Ce combat là (open access notamment) prend une importance toute particulière quand tout passe par le navigateur, quand on passe des logiciels aux services comme c'est le cas dans le web d'aujourd'hui. Au fond, est-ce important qu'une œuvre ou une idée soit crée ou reçue à partir d'un outil comme l'Ipad à partir du moment où elle existe et qu'elle peut circuler ? C'est peut-être ça finalement le changement, dans le web dans les nuages, à l'exception cruciale du navigateur, nous avons besoin de données libres, ET de logiciels ou d'outils libres.

Si l'on essaie d'avoir une vision globale, très loin de la défense d'un appareil d'une marque, ou de la généralisation de mes pratiques à l'ensemble du monde, la question est : que cherche donc à faire Apple ? Dans un article intitulé Digital Media : La Guerre des Trois a déjà Lieu…, Josselin Raguenet de Saint Albin propose cette réponse. Apple tout comme Amazon et Google cherchent à résoudre rien de moins que :

"La quadrature du cercle qui veut rendre la consultation des contenus agréable, charnelle et mobile comme peut l’être le papier, offrir un mode de partage, d’interactivité, de transversalité propre au monde de l’information du XXIème siècle, tout en restant viable financièrement"

Quelle ambition et quel magnifique projet pharmacologique ! Dès lors, jouer, comme souvent, le libre contre le propriétaire, le méchant Apple fermé contre les gentils développeurs Linux n'est pas sérieux. Rappelons que les engagements pro-libres d'un Google avec son Android market n'ont rien de philanthropique. Comme le rappelle le même dans ce commentaire du billet d'Olivier :
Google comme Apple soutiennent plus qu’activement le développement des nouveaux standards et investissent dans l’open-source (HTML 5, OpenCL... et consort). Pourquoi ? parce que les “bonnes pratiques” du développement communautaire (décrites dans l’analyse de Linux par E.S. Raymond) sont la souche de leur viabilité et vitalité technologiques, les grandes sociétés privées doivent beaucoup au monde du libre et ne cherchent pas à s’en “affranchir”, elles continueront à en tirer le suc parce que c’est un régime d’excellence, et elles continueront à y injecter des millions.

Bien sûr, cela ne règle en rien la question suivante : "Pourquoi alors Apple souhaite-t-elle faire des profits dans une logique “propriétaire” et contrôler drastiquement les applications ? Le même Josselin Raguenet de Saint Albin propose une réponse que je ne trouve pas convaincante, mais qui a le mérite de souligner le projet d'Apple.

Aussi incongrue que ça puisse sembler Apple le fait pour ses consommateurs. Le développement des nouveaux terminaux nécessitait cet “enfermement”, ce contrôle, parce que ces nouvelles machines ont besoin d’être appréhendées de façon optimale par le développeur qui souhaitera proposer son contenu : adieu les dispersions de mémoire, bannis les process énergivores, haro sur les interfaces inadaptées. La documentation fournie avec le SDK iPhone OS (téléchargement gratuit, certes nécessite Mac OS X) insiste constamment sur ce point, et de façon litanique ! Les “Big Brothers” de l’App Store qui valident les applications ont pour objectif premier de renvoyer aux développeurs les appli plantogènes, buggées, inutilement lourdes, à la sécurité de passoire... bien avant de traquer du mamelon. Le souci est avant tout de ne délivrer que du contenu “qualifié”, sur des critères techniques et non pas moraux. Toute entreprise responsable rompt ses contrats avec un fournisseur peu fiable, il n’y a pas de raisons que ça change sous prétexte qu’on est connecté au nuage. Les nouvelles “gated communities” du web ne sont qu’une version “safe” d’accès à un contenu (ouvert ou fermé) motivée par un souci d’adéquation optimale entre les applications pour l’afficher et les spécificités du terminal sur lequel tournent ces applications. C’est la philosophie d’Apple depuis le début, lier le hardware et le software pour une meilleure expérience utilisateur (/consommateur).

On pourrait lui opposer que l'app store n'a pas besoin d'être fermé pour être efficace, le modèle ouvert de google et l'Android Market suffit à le démontrer. C'est d'ailleurs souvent l'ouverture du code source qui favorise l'efficacité des applications, sans que ce soit pour autant automatique. Non, la stratégie commerciale d'Apple est incontestablement celle de l'articulation de la vente d'appareils et de softwares proposant des interfaces ergonomiques, il ne fait aucun doute que la valeur de l'innovation produite dans cet écosystème revient à Apple. Soit.

Mais pourquoi la stratégie d'Apple est-elle efficace, en particulier auprès des étudiants ? Du point de vue de l'utilisateur, le web dans les nuages abaisse considérablement le degré d'exigence sur les performances hardware des ordinateurs. Pour une majorité de gens, ce qui est essentiel, c'est que l'ordinateur me permette de développer des usages sur le web à travers un navigateur et/ou depuis des bases de données de contenus stockées dans les nuages. Ce qui compte ce n'est plus la taille du disque dur ou la richesse des logiciels, mais l'efficacité de mes interactions avec le meilleur des interfaces à partir de contenus web (l'utilisabilité en fait). Bon nombre des applications de l'App store n'ont AUCUNE utilité sans les contenus ou services issus du web qu'il soit ouvert ou pas (que l'on songe à des Drop box, des googles docs, des IMDB, Wikipédia, etc.). Rappelons que la licence d'utilisation d'un des symboles du web ouvert, Wikipédia, permet les usages commerciaux, donc la réalisation d'interfaces d'accès innovantes à son contenu, donc son intégration dans ce genre d'écosystème au bénéfice de l'utilisateur, faut-il s'en plaindre ? En fait un Ipad déconnecté, c'est un ipad presque inutile, sauf à en faire une console de jeux ! L'écosystème vertical d'Apple est en réalité consubstantiel aux contenus et services du web dans les nuages. Dès lors, l'opposer au "web ouvert" au nom de sa défense ne me semble pas pertinent sauf à penser que le potentiel d'innovation des sociétés occidentales existe en quantité limitée, ce qui ne me semble pas crédible un instant.

Vigilance, contres-pouvoir et viralité

Pour autant, tout cela pose AUSSI la question de censures de nature clairement politiques comme celle qui a récemment touché le Prix Pulitzer dans cet article du Monde :

Mark Fiore, caricaturiste américain, a beau avoir remporté le prix Pulitzer du dessin de presse, Apple lui interdit de mettre ses animations sur l'Apple Store. Certaines de ses réalisations multimédias entreraient en violation avec les conditions d'utilisation de la plate-forme.

Sur Rue89 on apprend que :

Aux Etats-Unis (pas en France), cette nouvelle a déclenché une fronde contre Apple. L'entreprise s'est donc sentie obligée de proposer à Mark Fiore de soumettre à nouveau son application [Steve Jobs lui a même, fait rare, présenté des excuses,ndlr].

A la censure doit répondre la mobilisation, d’autant plus facilitée par la nature virale de la circulation des informations dans l’immense communauté des utilisateurs des produits Apple. Oui mais en dehors de cette communauté ? Concrètement ? Récemment, est apparue une extension firefox (prochainement disponible sur d’autre navigateurs) CensorCheap. L’idée est de détecter (automatiquement) de répertorier et de dénoncer les sites bloqués par les fournisseurs d’accès : La sagesse des foules au service de la lutte contre la censure. C’est un paradoxe contemporain : l’atteinte à l’image d’une entreprise a une efficacité proportionnelle à sa taille et c’est un levier de changement bien plus efficace que la mobilisation pour une régulation de nature politique surtout lorsqu’elle se situe à l’échelle mondiale… Belle illustration : “Là où croit le danger, croit aussi ce qui sauve.” (Hölderlin)

De la nécessaire dissémination des contenus

Parlons des contenus et de la presse en particulier : la vision Minitel 2.0 présuppose que les usagers de l’Ipad utiliseront massivement les applications presse dédiées payées à prix d’or. Les producteurs de contenus ont identifié l’Ipad comme une machine de guerre contre la diffusion gratuite de leurs contenus sur le web. Je pense au contraire comme Narvic que l’intérêt de beaucoup d’utilisateurs va se tourner vers des agrégateurs :

Ce que n’ont pas compris non plus les éditeurs de presse, c’est que si leurs applications iPhone (puis iPad) ne donnaient accès qu’à leur seul site, labellisé sous leur propre marque (reconstituant la formule du « paquet » qui avait fait leur succès dans l’univers du papier), d’autres applications ne manqueraient pas, également, de permettre la consultation de leurs sites de manière transversale et fragmentée, comme le permettent les agrégateurs de toutes sortes sur le web. Je citais déjà, en février, l’application LeNewz, « un GoogleNews pour mobiles », en imaginant que d’autres, plus ergonomiques, plus sociales, plus personnalisables, etc., ne manqueraient pas d’arriver avec l’iPad. Et bien ça y est, elles arrivent ! Pulse News etFlipboard, pour commencer. On attend déjà la suite.

Narvic sera content d’apprendre que depuis la sortie de l’Ipad en avril, selon cette étude menée en aout en Australie, sur les 6 premières applications payantes pour la presse sur l’Ipad, 5 sont des agrégateurs ! L’Ipad est d’abord une révolution en terme d’interface homme-machine, c’est bien en cela que c’est un objet attractif, nouveau, fascinant. Ce que propose Apple ne sauvera pas les producteurs de contenus (y compris les éditeurs) qui n’accepteront pas d’y disséminer leur valeur ajoutée et qui continueront à jouer le contenu contre l’interface, le contenu contre l’expérience-utilisateur exactement comme l’exprime Narvic. C’est bien tout le problème des éditeurs et des patrons de presse qui n’ont pas compris qu’ils devaient libérer leurs contenus pour tirer plein avantage du potentiel d’innovation des interfaces. Il est certain qu’il ne pourront le faire qu’à condition d’expérimenter de nouveaux modes de financement de la création. C’est la quadrature du cercle du web d’aujourd’hui. Des pistes existent, comme le souligne Lionel Maurel qui en détaille quelques unes dans ce billet.

Le danger est bien entendu qu’Apple contrôle les contenus, exerce une censure de nature politique, et AUSSI que les contre-pouvoirs ne soient pas à la hauteur. Je ne nie pas une seconde que le contrôle de l’offre soit d’inquiétant, mais, au fond, dans un modèle qui est celui de la longue traîne, Apple n’a-t-il pas plutôt un intérêt commercial à ce qu’un maximum de contenus se disséminent pour voir éclore des interfaces d’accès rentables à ces contenus ? Dans ce modèle, les fournisseurs de contenus ont intérêt à proposer une masse de contenus la plus large possible. Les contenus académiques gratuits présents en masse sur Itunes U ne sont-ils pas aussi présents sur internet ? De plus, le danger de monopole repose sur le présupposé d’un guichet unique qui nie la diversité des offres et des pratiques considérant le fournisseur de contenus comme exclusif alors que dans les faits, à l’échelle micro-sociale, à l’échelle des croisements entre des pratiques connectées et déconnectées, c’est loin d’être aussi évident !

Force est de constater qu’aujourd’hui, sur le web comme sur l’appstore, ce ne sont pas les moyens de diffusion qui manquent à quiconque souhaite s’exprimer… Entendez-moi bien, je ne nie pas les dangers d’une transformation de l’idée d’une licence globale en licences privées, mais je ne peux me résoudre à y voir le même danger qu’avant le web social. Je n’arrive pas à me dire qu’avec de telles tailles de catalogues, un internet qui permet à bas coûts de produire et de diffuser de l’information l’utilisateur va être muselé, perdant, formaté par une offre contrôlée.

Alors on va me dire que l’enjeu ne semble plus tant être au niveau du contrôle de l’offre que de celle de l’influence des marchands à attirer notre attention sur tel ou tel contenu. Là aussi il y a des peurs excessives.

En finir avec la seringue hypodermique !

Jean-Marc Manach (qu’on ne peux décemment pas accuser d’optimiste ni de naïf) dans Place de la Toile affirme avec raison beaucoup plus s’inquiéter de l’explosion des fichiers nominatifs mis en oeuvre par le pouvoir politique et du développement de la vidéo-surveillance que du marketing d’un facebook, d’un google ou d’un Apple. Cela ne veut absolument pas dire qu’il ne faille pas s’en préoccuper. J’ai moi aussi tendance à vraiment m’inquiéter des (més)usages politiques des informations personnelles et définitivement du mal à croire aux effets surpuissants du marketing au sens où l’entend Olivier :

In fine, c’est le contrôle et l’instrumentation totale de la part de pulsionnel et d’impulsivité (au sens d’achat impulsif en sciences de gestion : voir cet article .pdf) de chaque comportement connecté qui sous-tend l’ensemble de l’offre aujourd’hui disponible dans les boutiques du web : nous dire quoi acheter, quoi aimer, contre quoi se révolter, nous dire ce qui est bien ou mal, ce qui est moral ou ne l’est pas.

La dénonciation de la captation marchande de la libido et de l’aliénation par la consommation s’inscrit dans la tradition critique issue de l’Ecole de Francfort. Pour les médias, elle s’incarne dans la théorie de « la seringue hypodermique », qui postule que le comportement des humains répond aux stimuli informationnels. Il suffirait donc d’injecter une bonne dose d’information, de communication, de propagande ou de séduction pour obtenir l’effet recherché par le locuteur. En réalité, cette théorie a été remise en cause dès les années 50 par les travaux de Paul Lazarsfeld sur les leaders d’opinion et la two step flow theory, et bien d’autres ensuite. Les travaux de MacLuhan, en particulier l’adage “le médium c’est le message” ont parfois été compris comme un déterminisme de l’outil qui déplace l’influence du côté des appareils. C’est bien là ce qui me gêne : les médias, comme le marketing, comme les outils N’ONT PAS une influence directe et massive sur les individus. Si j’admire beaucoup les brillantes analyses d’Olivier sur les rapports de forces globaux qui se dessinent aujourd’hui, il me semble qu’on ne peut se contenter de dénoncer l’aliénation produite par des systèmes techniques en dehors de leur contexte de réception.

J’aime beaucoup la métaphore de Kim Christian Schröder dans cet article de 1990 de la revue Réseaux : intitulé : Vers une convergence de traditions antagonistes ? Le cas de la recherche sur le public :

“Si le contenu des productions des médias commerciaux peut-être un “aliment pour l’esprit”, il nous faut alors penser l’étape de la réception comme une étape de digestion progressive plutôt que d’injection instantanée. Et, pour rester dans la métaphore, les prédispositions psychologiques de chaque spectateur individuel font qu’il est susceptible de métaboliser la nourriture, de même, d’ailleurs, et, différemment, les stimulants les plus équivoques. En allant toujours plus loin, le téléspectateur ne peut désormais plus être considéré comme une cible atomisée et sans défense devant l’arsenal des médias mais doit être appréhendé comme un être social pourvu d’une identité culturelle spécifique formée par les relations interpersonnelles de la communauté ou des communautés dont il relève.

Passionnant article qui retrace l’opposition, le rapprochement et l’imbrication des deux paradigmes opposés de la recherche sur les mass-médias (la télévision en particulier). D’un côté le paradigme sociologique empirique (effets mesurables des médias) et de l’autre le paradigme critique (inspiré de l’Ecole de Francfort). La recherche sociologique sur les médias et la publicité s’est orientée depuis 1980, dans une voie mixte qui s’efforce de limiter le réductionnisme de l’effet mesurable quantitativement par l’usage des appareils interprétatifs issus de la linguistique et de la sémiologie. L’ensemble permet de redonner du sens aux pratiques individuelles sans nier pour autant l’influence réelle globale des messages des médias. Un monde complexe nécessite une approche complexe, on parle de sociologie pragmatique.

Alors bien sûr on pourra m’objecter que la critique est plus subtile en convoquant Foucault et Deleuze : les dispositifs de contrôle sont insidieux.

Ce qui se joue aujourd’hui avec tout ce maillage systémique planétaire, ce déploiement du méga-réseau matriciel à vocation ubiquitaire, c’est un processus de globalisation des « sociétés de Contrôle » , fluides, ouvertes, modulaires, multipolaires et à géométrie variable comme installation d’un nouveau régime de domination qui remplacent peu à peu les « sociétés disciplinaires » (Foucault) avec la crise généralisée des milieux d’enfermement en système clos (familles, écoles, armée, usines, prisons, hôpitaux, etc.) ainsi que l’avait bien vu à la même époque Gilles Deleuze, et où, entre autres choses, les individus deviennent peu à peu des entités « dividuelles » encodées comme multiplicité de données dans un macro-système d’information. « Ce sont les sociétés de contrôle qui sont en train de remplacer les sociétés disciplinaires. (..) On ne se trouve plus devant le couple masse-individu. Les individus sont devenus des « dividuels », et les masses, des échantillons, des données, des marchés ou des « banques ». (..) les sociétés de contrôle opèrent par machines de troisième espèce, machines informatiques et ordinateurs (..). Ce n’est pas une évolution technologique sans être plus profondément une mutation du capitalisme. » plus loin :

“Le marketing est maintenant l’instrument du contrôle social, et forme la race impudente de nos maîtres » affirmera ainsi sans détours Gilles Deleuze.”

Franchement, je reste perplexe devant ceux qui d’un côté déclarent l’éclatement du sujet et donc sa soumission pieds et points liés à des forces incontrôlables (on est pas si loin de la seringue non ?) et de l’autre glorifient le pouvoir des individus en réseaux, des hackers-bidouilleurs comme chevaliers de ces temps post-modernes. Et les auteurs de cet article paru sur Framablog de dénoncer le web 2.0 comme une ruse du capitalisme, au lieu d’y voir un facilitateur d’expression et d’exercice de la liberté de parole des individus… La question est à la fois philosophique et politique, est-ce qu’on considère que le sujet atomisé se décompose en “dividuels” sous contrôles ou est-ce qu’on pense que le sujet a une autonomie (et laquelle?) par rapport aux influences culturelles économiques et sociales ? Grande question, qui est une question d’équilibre !

En somme, il me semble qu’il ne faut pas se tromper de combat. Dénoncer le “consumérisme” des acheteurs d’Ipad au nom de la défense d’un “web ouvert” est une manière pratique de nier la complexité des usages, une manière de trouver dans Apple un coupable idéal qui n’est, au fond qu’un producteur d’interfaces, un diffuseur de contenus et l’architecte d’un écosystème très rentable basé sur l’innovation à partir de contenus de ce même web !

L’Ipad, c’est un bout de tuyau ergonomique, le vrai enjeu, il me semble, c’est celui de la possibilité d’y mettre tous les contenus que l’on veut. Force est de constater qu’aujourd’hui c’est politiquement et concrètement possible. Demain ? Nous avons besoin d’une libre circulation de données, de contenus accessibles et d’un Internet neutre, conditions de possibilités de la libre expression de chacun et de la construction de la connaissance. L’Ipad, ce pharmakon.


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Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie |
août
30
2010
1

Un nectar hebdo sur Bibliobsession

Ce blog est officiellement réactivé ! J’espère que vous avez passé de bonnes vacances (moi oui, merci). La saga bibliobsession continue avec cette 6e saison (mon dieu plus de 750 billets, 3 400 commentaires, c’est presque Dallas), équipé de wordpress 3.0, de l’envie d’écrire des billets, d’échanger avec vous et de relayer des trouvailles! Bon il est possible que ce blog connaîsse un ralentissement du rythme de publication en fonction de ma charge de travail… (l’impression de dire ça tous les ans sans rien que ça change !).

En revanche, nouveauté de la rentrée, vous trouverez désormais toutes les semaines un billet synthétique généré automatiquement grâce à Rss digest et publié le dimanche matin : Le Nectar du Bouillon des Bibliobsédés hebdo.

Il s’agira d’une courte série de liens (10 maximum) particulièrement recommandés par les veilleurs du Bouillon chaque semaine. L’idée est de contribuer à donner une réponse à la question : Que ne fallait-il pas rater dans le monde de l’info-doc cette semaine ? :-)

Pour toutes les questions relatives au Bouillon et au Nectar (Késako, mais qui sont-ils ?) c’est là qu’il faut aller.

Pour le reste, ça se passe sur l’un de ces deux vieux services en suivant @silvae (mes recommandations) ou @bouillon (celles des veilleurs avec les miennes dedans)

ou alors sur la page facebook du Bouillon ou de Calendoc


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juil
02
2010
4

Are you happy ?

Je déconnecte ce blog du Flux pour l’été, comme tous les ans, retour début septembre ! En attendant, réfléchissez au Bookcamp3… Nous ferons aussi en septembre une grande enquête en ligne sur les usages et les usagers du Bouillon et du Nectar qui continue à vous être cuisiné tout l’été !

Merci à vous d’être toujours là pour lire mes bibliobsessions, passez un bon été et continuez à trouver des réponses :

source

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juil
01
2010
3

Librarian styles

Vu sur ce biblioblog du Maine et loire une ligne de vêtements pour nous les… bibliothécaires !

Celui que je préfère, c’est vraiment celui-ci qui fait partie du librarian style tout simplement parce que je l’ai déjà vu porté par une collègue qui l’avait trouvé en Suède !


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juin
30
2010
1

Présence web du SCD de Nancy : comment ça marche ?

J’avais signalé dans ce billet l’excellente initiative du SCD (Service commun de la documentation= bibliothèques universitaires) de Nancy qui a crée un ensemble de blogs thématiques destinés à ses étudiants. Voyez plutôt :

- blog “Publications des enseignants-chercheurs de l’UHP” :
- blog
Nouveautés du SCD (acquisitions récentes) :

Ensuite, nous avons essayé de construire notre offre de blogs autour des publics qui nous semblaient demandeurs. La section Santé du SCD dessert des populations d’étudiants en écoles paramédicales qui sont très friands d’informations sur la recherche d’information et l’accès aux ressources. Nous avons donc ouvert des blogs qui sont plus récents et qui “font la veille documentaire” pour nos usagers :
-
Orthophonie@UHP pour les étudiants en Ortho. Le blog connait un franc succès !

-
IFSI@UHP pour les étudiants infirmiers

-
Sages-femmes@UHP pour les étudiants sages-femmes

-
Nutrition@UHP pour les inscrits aux DUs Diététique et Diététique de l’Enfant

J’ai voulu en savoir plus sur l’organisation interne de ce projet, j’ai donc proposé une petite interview à Julie Mistral, webmestre du site web et responsable des ces bogs. J’ai souligné certains passages qui me semblent importants. Bravo pour cette démarche, et merci à elle pour ces réponses et pour les documents complémentaires, notamment les statistiques que vous trouverez dans ce billet ! ;-)

Vous êtes responsable de ces blogs thématiques, pouvez vous préciser en quoi consiste cette fonction? Avez vous des collaborateurs ?
Dans le cadre de la mission que j’assume pour le SCD de l’Université Henri Poincaré (Nancy 1) et qui s’intitule “Présence du SCD sur le Web”, je suis webmestre du site Web du SCD, de la coordination des blogs thématiques et de réfléchir à d’autres lieux virtuels où l’usager pourra retrouver notre réseau de BU : page Facebook, univers Netvibes, application pour smartphones, etc.

La responsabilité de cette fonction sous-entend :
- d’une façon générale, la coordination et l’animation des blogs thématiques et de l’équipe des collègues en charge des blogs ;
- l’animation d’un blog thématique ;
- l’aide technique et rédactionnelle aux collègues en charge d’un blog thématique ;
- l’harmonisation des règles d’écriture ;
- la sensibilisation au principe du référencement et comment l’améliorer ;
- l’harmonisation de l’indexation (tags ou catégories) choisie pour l’ensemble des blogs ;
- un contrôle léger et a posteriori du contenu des blogs ;
- la prospection pour estimer si d’autres blogs pourraient être lancés ;
- les mesures de communication ;
- la publicité et l’explicitation de la démarche “à l’externe” comme “à l’interne”.
Comment est organisée précisément la chaîne de publication : de l’idée à la publication en passant par les étapes de validation ?
Les premiers blogs thématiques, qui ont 2 ans, ont été imaginés et lancés par mon supérieur (Jean-Charles Houpier) et mon prédécesseur (Jean-Christophe Brochard). Depuis, près de 10 blogs ont été lancés.
La chaîne de publication n’est pas identique pour tous les blogs :
- certains blogs sont alimentés par une seule personne, chargée de la veille documentaire, de la validation et de la publication (statut d’administrateur) ;
- d’autres blogs sont alimentés (veille, validation, publication) par 2 administrateurs ;
- certains collègues sont administrateurs et rédacteurs sur plusieurs blogs ;
- d’autres blogs enfin sont soumis à une chaîne de publication plus contrôlée : le collègue chargé de la veille documentaire soumet des propositions à l’administrateur (en général, moi-même) qui valide et corrige le cas échéant puis publie. Cette forme un peu plus contraignante est utilisée en général dans les premiers temps de la vie du blog, quand les collègues manquent un peu d’assurance, afin de les accompagner dans la démarche d’écriture et de publication sur le Web, qui n’est pas chose aisée.
A terme, il s’agit que chaque responsable de blog (qu’il soit conservateur, bibliothécaire, bibliothécaire adjoint spécialisé ou autre) devienne autonome dans la publication. J’exerce de toute manière et pour chaque blog, un contrôle léger et a posteriori pour vérifier que les règles d’écriture sont respectées, que l’indexation est correcte, que le contenu est cohérent avec l’objectif que l’on se donne : celui de proposer une veille documentaire pour chaque thématique.
Qui sont les rédacteurs des différents billets, comment ont-ils été formés à l’outil et à la démarche ?
Chaque blog possède son responsable, qui est le rédacteur principal des billets. J’assure la formation individuelle de chaque responsable et rédacteur à l’outil (WordPress) et à la démarche. D’autres personnes peuvent intervenir en plus du responsable du blog et sous son “autorité” : ils sont appelés “contributeurs”. Il peut s’agir d’autres collègues intéressés par le blog ou sa thématique mais n’osant pas prendre en main l’outil ou contribuant de façon très ponctuelle. Il peut s’agir d’enseignants, d’enseignants chercheurs, de directeurs d’écoles, etc. n’ayant pas le temps de rédiger un article mais qui font de la veille et sont au courant d’évènements intéressant la thématique du blog.

Le principe de base est le suivant : le collègue intéressé par la thématique du blog et possédant la compétence disciplinaire est responsable de la veille documentaire sur le sujet, de l’alimentation du blog, des formations en lien avec la thématique (nos blogs sont vus également comme supports pour les formation, moyens de transmettre, de valoriser et de conserver une veille disciplinaire).

Les fiches de postes n’ont pas encore toutes été modifiées mais l’inscription de la fonction “médiation/valorisation des collections” sera effectuée, l’alimentation d’un blog ressortant de cette fonction. Les agents qui alimentent un blog se rendent assez vite compte que cela peut être très prenant (gros travail de veille à fournir) mais cela n’occasionne pas vraiment de travail en plus : avec la mutation du métier de bibliothécaire, nous nous orientons de plus en plus vers la médiation, qu’elle soit virtuelle (blogs) ou plus concrète (expositions, etc), avec d’autres tâches qui tendent à disparaître ou diminuer. Les rédacteurs sont très enthousiastes et passionnés par “leur” blog et la thématique sur laquelle ils portent…
Concrètement comment cela se passe-t-il pour assurer une régularité de publication ?
Il a été déterminé en réunion des responsables de blogs que la régularité souhaité est de 2 articles par semaine en moyenne. Pour certaines thématique, cela n’est pas possible. La régularité est d’autant plus facile qu’il est possible de programmer des articles pour les publier même pendant les vacances…
Quels sont les retours des internautes ou des usagers des bibliothèques ? pouvez vous nous livrer quelques chiffres de fréquentation par blog ?
Nous n’avons pas encore réellement communiqué sur ces blogs. Les quelques retours d’usagers ou des institutions sont très favorables. Chaque blog est analysé par Google Analytics, nous devons travailler plus finement sur les statistiques obtenues avant de faire un bilan complet. Dans l’ensemble, les blogs sont très bien référencés par les moteurs de recherche. Les fréquentation sont bonnes.
[Envoyées par Julie Mistral vous trouverez ici des statistiques pour les blogs thématique]
Envisagez vous de disséminer ces contenus au delà des blogs, au sein de réseaux sociaux ?
Pour le moment, cela n’est pas envisagé, mais c’est une bonne idée ! De manière générale, nous souhaitons “profiler” nos services, c’est à dire personnaliser les services offerts (notamment sur notre site web) afin que dès son arrivée sur le site, l’utilisateur soit reconnu et accède à une page d’accueil, des services, un nuage de blogs individualisés susceptibles de l’intéresser. A terme, l’idée est de proposer une page d’accueil “à facettes” (accès catalogue, bases de données, blogs, actus, etc.) et plusieurs pages d’accueil après authentification : des espaces web personnalisés pour gérer ses emprunts, accéder à des blogs thématiques choisis. cela entre tout à fait dans cette volonté. Nous n’avons pas encore investi les réseaux sociaux mais c’est ma prochaine mission…

Nos blogs nous servent également à alimenter la page d’accueil de notre site web (version 2 du site qui n’est pas encore lancée) grâce à la fonctionnalité RSS (alimentation automatique d’une rubrique). De la même manière, les blogs pourront également alimenter une page Netvibes.
La syntaxe de recherche est créée dans la base Eric, elle est sauvegardée comme alerte dont est issu un fil RSS que l’on “colle” ensuite dans le blog Orthophonie (colonne de gauche) pour une alimentation automatique (il y a des widgets dans wordpress qui permettent de faire ça). Il est possible de faire la même chose avec la veille thématique que mon collègue effectue sur différentes bases et pour laquelle il a créé cette page Netvibes avec un onglet par veille
. On pourrait tout à fait alimenter certaines rubriques du blog Ortho avec les RSS de chaque onglet. Mais mon collègue doit encore affiner ses syntaxes – m’a-t-il dit – pour proposer une veille automatique précise. Nous irons je pense de plus en plus vers l’interopérabilité des outils et l’alimentationn automatique, afin que les internautes, selon leur profil, trouvent l’information à différents endroits du Web.


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juin
23
2010
4

Bookcamp 3 c’est parti !

C’est parti pour la troisième édition du Bookcamp ! Vous trouverez ci-dessous toutes les infos nécessaires.  Comme chaque année, nous voulons que les ateliers soient des moments de partages entre métiers (bibliothécaires, libraires, auteurs, éditeurs, lecteurs) et aussi entre porteurs de projets ou d’idées autour de même thématiques (afin que l’on n’ait pas une succession de projets/discours individuels, mais des moments d’échanges et d’enrichissements mutuels).

Réservez la date, proposez des ateliers, venez participer ! Nous cherchons aussi des GS, des généreux sponsors afin d’offrir un pot et un petit cadeau (tee-shirt traditionnel, casquette….) aux gens qui sacrifient un samedi après-midi pour venir partager avec tous. (contactez-les organisateurs dont la liste est ci-dessous)

Quand ?

Samedi 25 septembre 2010 -  13h – 20h

Où ?

La Cantine, 151 rue Montmartre, 12 passage des Panoramas, 75002 Paris, métro Grand Boulevard (Plan).

Un Bookcamp pour quoi ?

L’idée de cette journée est de proposer une demi-journée d’expérimentations et de réflexions autour du livre et du numérique. Une série d’ateliers “main à la pâte” pour mieux partager les impacts de l’innovation numérique sur la chaine du livre. Une occasion de rencontre et d’échanges entre bibliothécaires, libraires, éditeurs, auteurs, critiques et lecteurs avec pour mot d’ordre, “tous participants”.

Programme de la journée

13h : accueil

13h30 : présentation

14h-15h : 4-5 ateliers

16h-17h : 4-5 ateliers

18h-19h : 4-5 ateliers

19h-20h : pot.

Nous pouvons accueillir 12 à 15 ateliers dans la journée en 3 séries successives d’une heure. Pour chaque série, nous aurons :

- 3 ateliers pouvant accueillir 15-25 personnes

- et 1 à 2 autres plus petits (5-10 personnes).

Organisateurs

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juin
22
2010
2

Comment utiliser les licences creative commons pour diffuser les archives sonores des bibliothèques ?

Alors que beaucoup de bibliothécaires enregistrent (en audio et/ou en vidéo) des évènements qui ont eu lieu dans les  bibliothèques, se pose l’épineuse question des droits associés. A cet égard, il m’a semblé intéressant de mettre en avant les pratiques de la Bibliothèque Publique d’Information, la Bpi (où je travaille). J’ai donc proposé une interview à Nathalie Nosny responsable des archives sonores de la Bpi. (merci pour les réponses !)

La base des archives sonores diffuse les enregistrements des événements organisés par la Bpi, pouvez vous nous présenter ce service ? Depuis quand existe-t-il ?

La base des archives sonores a été mise en ligne en juin 2007. Ce projet a été conçu dès 2005 dans le cadre de la mission Bibliothèque numérique de la Bpi afin de valoriser et de péréniser l’action culturelle de l’établissement tout en la rapprochant des collections de la bibliothèque. Dès la conception du projet, il était en effet impératif de relier au plus près le catalogue de la Bpi et la base des archives sonores : en exportant les notices de la base dans le catalogue d’une part, en favorisant une recherche étendue au catalogue de la Bpi dans la recherche dans la base archives sonores d’autre part. En outre, paradoxalement, la Bpi n’étant pas une bibliothèque patrimoniale, les archives sonores sont devenues une collection patrimoniale à part entière de l’établissement… La base des archives sonores propose à l’internaute et au lecteur de la Bpi :
  • un accès à des notices descriptives de toutes les manifestations orales organisées par la Bpi depuis son ouverture (toutes ne sont pas encore accessibles aujourd’hui : on trouve actuellement 1500 notices pour 700 manifestations, principalement de 1995 à aujourd’hui). Ces notices sont organisées selon une arborescence simple : les notices des séances sont elles-mêmes parfois séquencées en interventions (pour une meilleure indexation), ou regroupées au sein de cycles (lorsque la manifestation s’insère dans un cycle de programmation), ou d’une collection (pour proposer des pistes de découvertes au sein du fonds : il en existe 7 actuellement). Elles comportent également un renvoi sur une notice biographique des intervenants et vers des documents attachés (programme de la manifestation en pdf, sites web ressources, diaporamas d’accompagnement…).
  • un accès, selon les autorisations obtenues, aux enregistrements (environ 900 fichiers audio ou vidéo, selon les cas) de ces manifestations en streaming ou en téléchargement (depuis 2008, selon les autorisations).

La base des archives sonores de la Bpi est accessible par une adresse directe ou par le site de la Bpi. Un fil rss et un podcast sont disponibles pour être tenu au courant et accéder aux dernières mises en ligne : des entretiens avec Emmanuel Carrère ou Sylvie Germain, des rencontres autour du conte, des débats sur les cultures urbaines, des séminaires ouverts sur le cinéma documentaire ou des rencontres autour de la bande dessinée… Un accès à une programmation encyclopédique et d’actualité !

Beaucoup de bibliothèques publiques se posent la question de la complexité de gestion les droits pour de telles diffusions, concrètement comment cela se passe-t-il à la Bpi ?
Depuis 1996, la Bpi passe systématiquement un contrat avec chaque intervenant aux manifestations qu’elle organise. La diffusion sur Internet n’a cependant été prévue qu’en 2001. Pour les enregistrements antérieurs, il nous faut donc retrouver les coordonnées des intervenants et leur adresser une nouvelle demande d’autorisation de diffusion.
A partir de 2001, lorsque les intervenants ont signé leur contrat, la diffusion de leur intervention est donc possible mais uniquement en streaming car la Bpi a négocié un accord avec le SESAM, regroupement de sociétés d’auteurs pour la diffusion multimédia. Or le SESAM ne gère pas la diffusion en téléchargement, mais renvoie vers les différentes sociétés d’auteur pour une négociation bilatérale basée sur une estimation de ces téléchargements.
Cette procédure est très difficile et très lourde à mettre en oeuvre et nous avons donc introduit fin 2007 un nouveau type de contrat avec nos intervenants afin de permettre aux internautes de télécharger les fichiers audiovisuels et de pouvoir les écouter plus facilement, sur leurs lecteurs mp3 par exemple. En effet, les manifestations durent souvent plus d’une heure et une écoute en streaming sur l’ordinateur est très contraignante. Le séquençage indexé des séances, qui pourrait permettre d’améliorer l’ergonomie de l’écoute, est également une procédure très longue à réaliser et donc coûteuse.
Nous avons donc, avec le juriste de l’établissement, étudié les
licences creative commons et introduit dans nos contrats la mise sous licence creative commons la plus restrictive (mention de paternité, pas de modification, pas d’utilisation commerciale) de l’intervention par son auteur. La Bpi n’est donc plus détentrice des droits - c’est l’intervenant qui les conserve – mais elle est son premier canal de diffusion, en creative commons. Cette licence nous semble parfaitement correspondre à notre mission de diffusion large et gratuite du savoir et les intervenants y sont, dans l’ensemble, très favorables. Grâce à ces licences, les fichiers audios ou vidéos peuvent donc être téléchargés librement et cités, par exemple dans des blogs.
Les émissions sont diffusées dans un podcast lui même diffusé sur itunes, comment avez vous mis en oeuvre un tel service ?
Le podcast (ou abonnement au téléchargement d’un fichier multimédia) a donc été rendu possible d’un point de vue juridique par les licences Creative commons. Le prestataire qui a développé l’outil de gestion et de diffusion de la base, la société Opsomai, a développé une application permettant le téléchargement de ces fichiers et le podcasting. Il suffit donc de copier l’adresse url du podcast et de la coller dans un outil capable de traiter cette information pour charger les différents fichiers au fur et à mesure de leur mise en ligne. Itunes étant l’un des outils de lecture les plus utilisés aujourd’hui pour le podcast, nous avons fait développer une application directe afin de faire gérer l’abonnement directement dans Itunes sur le poste de l’utilisateur. Cette application utilise notamment des métadonnées liées au fichier (des tags id3) qui permettent d’afficher clairement le titre de la manifestation, les intervenants, le résumé, la durée et un visuel de la manifestation. En plus du lien podcast dans Itunes, j’ai également référencé nos podcasts dans le répertoire de podcasts du Itune Store. C’est une procédure assez simple et gratuite qu’il faut effectuer directement sur le Itunes store. Il faut créer un compte Apple (qui vous demande un numéro de carte bleue, mais vous n’aurez rien à payer si vous n’achetez rien sur le ItunesStore !). Il existe aussi d’autres répertoires de podcasts (Podemus, Tous les podcasts, etc.) sur lesquels il peut également être intéressant de s’inscrire afin de donner plus de visibilité aux archives.
Quelles sont les perspectives de ce service ?
Outre la mise à disposition de l’ensemble des notices descriptives des manifestations depuis l’ouverture de la Bpi, nous avons entrepris une numérisation massive des enregistrements analogiques que nous possédons. Nous souhaitons pouvoir, dans la mesure du possible, rendre l’ensemble de ce fonds disponible à nos usagers et aux internautes. Nous travaillons également à une organisation pérenne de la sauvegarde de ces fichiers et données numériques ce qui est un chantier complexe et qui demande un investissement conséquent de l’établissement. Pour garantir la pérénité de ces données et de ces fichiers, nous avons choisi, lorsqu’elles existaient, des normes aussi bien pour la description des métadonnées (schéma Xml, normalisé en Dublin Core) que pour la création des fichiers audiovisuels (conservation en wav, diffusion en mp3 pour le son ; conservation en dv ou mpeg2, diffusion en mpeg4 h264 pour la vidéo). Nous avons récemment mis en place en interne un matériel de captation et de postproduction vidéo afin de proposer plus de vidéos aux internautes et envisageons une diffusion en web direct pour certaines manifestations, peut-être d’ici la fin de l’année 2010.

Enfin, la base s’enrichit continuellement des nouvelles manifestations et nous essayons d’améliorer constamment l’interface en nous basant notamment sur les enquêtes d’usagers réalisées par le service Etudes et recherche de la Bpi.


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juin
21
2010
4

La recherche documentaire : une sélection critique et 4 recommandations

Après ce billet sur la catastrophe éditoriale du livre la Recherche Documentaire chez Nathan, il s’imposait de rebondir et de proposer une sélection de ressources sur les méthodes de recherche documentaire… voici donc une sélection incomplète (c’est un pléonasme volontaire).

Attention il ne s’agit pas de recommandations dans un premier temps mais bien d’une sélection critique dans une offre assez… pauvre. Je me suis limité à un (rapide) examen de l’offre pour les adultes. Libre à vous de compléter cette sélection sur Librarything en utilisant ce tag : recherchedoc


Pour compléter je vous propose aussi une petite sélection de liens sur Pearltrees, libre à vous de l’enrichir vous connectant sur ce chouette service !

Au final, on peut quand même noter que l’offre de tutoriels clairs, complets, agréables, en français et à jour sur ce sujet est assez limitée…

Je vous recommande au final 4 ressources sur le sujet :

Ces ressources sont plutôt à destination d’étudiants mais peuvent tout à fait intéresser des citoyens adultes souhaitant de former sur le sujet !

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juin
17
2010
1

Le bouillon des bibliobsédés accueille trois nouveaux veilleurs !

Une question se pose très souvent aujourd’hui : comment veiller à plusieurs au sein d’une communauté d’intérêt ? La réponse que nous proposons dans le domaine de l’information documentation s’appelle le Bouillon, elle est déclinée en Nectar (version allégée), elle est gratuite, associe 25 veilleurs qui propulseront tous les jours leurs trouvailles auprès de vous autour de ces 9 enjeux pour l’info-doc.

Au lieu de développer de nouvelles pratiques de veilles autour d’un outil ou d’une plateforme, nous avons choisi de nous appuyer sur de bonnes habitudes, c’est pourquoi les veilleurs du bouillon ont des fils rss de veille de provenance diverses (google reader, delicious, diigo, etc.) dont l’agrégation constitue le Bouillon. Nous avons le plaisir d’accueillir à partir aujourd’hui trois nouveaux veilleurs repérés et sélectionnés pour la qualité de leur veille et leur proximité avec les centres d’intérêts de la communauté de l’information documentation. Il s’agit de :

Les fils rss de ces veilleurs, aux côtés des autres veilleurs du Bouillon sont dès aujourd’hui intégrés au Bouillon. Chaque veilleur qui partage une information via le bouillon est identifié pour chaque chaque item partagé et ceux qui le sont plus de 2 fois sont automatiquement sélectionnés pour le Nectar. Tous les items sont dédoublonnés. L’ensemble ne constitue pas un site, mais un service, un flux qualifié accessible via fils rss, email, twitter ou facebook, le tout propulsé par le YahooPipes crée par Lully.

Nous faisons notre la devise inscrite sur le compte twitter de Christophe Deschamps : Un jour sans veille est un jour sans lendemain ! :-D Actuellement, plus de 1 300 personnes s’informent grâce au Bouillon, et vous ?

Au fait, vous avez identifié une communauté d’intérêt ? Vous êtes intéressés pour mettre en œuvre une démarche de veille collaborative similaire, tout comme les archiveilleurs l’ont fait ? Toutes les infos ici !

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