(Presque) tous au Stade de France !

stadeBon ce blog va prendre ses quartiers d’été. Peut-être quelques billets d’ici septembre mais le retour à la normale, soit un billet par jour ouvrable (en gros) sera pour septembre.

Le temps pour moi de respirer et de me consacrer à d’autres embryons d’obsessions. En attendant, je ne pars pas 2 mois en vacances hein, je reste connecté sur Twitter, entre autres.

Tiens c’est l’occasion de faire un point statistique sur Bibliobsession. Dans les 12 derniers mois, selon Google Analytics, hors abonnés au fil rss :

capture001

Bon ces chiffres sont un peu abstraits, mais songez que si tous ceux qui sont passés sur ce site une fois dans les 12 derniers mois se réunissaient au Stade de France… ben j’aurai dû refuser plus de 7 000 personnes ! (ah là c’est moins abstrait hein, Johnny n’a qu’à bien se tenir ! optiiiiic 7000 !). 8-)

Bon, là c’est juste pour crâner, comme on disait au collège, en fait je suis juste content que des gens lisent ce que j’ai à dire et commentent des fois.

Reste que la magie du web c’est que plus on donne et plus on reçoit… Merci à vous !

Abonnés au Bouillon du Bibliobsédé; sachez que lui aussi va connaître un ralentissement estival. Sachez aussi que la formule évoluera en septembre. Si êtes abonnés par email et que vous ne souhaitez pas recevoir le Bouillon pendant votre absence, le mieux c’est de vous désabonner et de ne pas oublier de vous réabonner à votre retour… :-)

Bon été bande d’internautes !

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Tranches de vie à la bibliothèque

me-betterUn billet rigolo (merci Fabien) intitulé : Médiathèque, ton univers impitoyable sur le blog Simone de Bougeoir.

Vous avez déjà fréquenté une bibliothèque ? Alors cette tranche de vie vous plaira ! Voilà le début :

Dimanche, je suis allée à la Médiathèque. Je voulais juste rendre un DVD pour en emprunter un autre (un Cronenberg, ma nouvelle obsession). J’avais fait un pacte avec moi-même : je m’étais promis-juré-craché que je n’irais pas à l’étage des livres parce que j’en ai déjà beaucoup trop à lire chez moi.

C’était sans compter sur la table des nouveautés.

lisez la suite sur son blog !

L’occasion de râler de la fréquence irrégulière des billets de Marion du blog Sometimes, you’re the salt in my coffee. (le dernier date d’avril…), notre dessinatrice préférée à nous la secte des bibliothécaires sado-maso (parce qu’elle nous épargne pas, d’ailleurs, elle épargne personne et c’est très bien !). Bon en même temps elle avait prévenu :

Donc, je disais. Il n’est pas question de fermer ce blog, ni de ne plus rien y poster (mon addiction à la consultation des statistiques s’en trouverait fort meurtrie). Je vous demande juste d’essayer - je sais, cela risque d’être douloureux et déchirant- de ne pas guetter de nouveau billet de façon trop régulière. Je SAIS que vous en êtres capables.

Capable ? Ben moi non. Alors Marion ? A quand les prochaines billets ? :-)


Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Et si la meilleure des archives ouvertes c’était Wikisource ?

screenshot0031C’est Timothy K. Armstrong de l’Université de Cincinnati qui pose cette question. Dans cet article de Open Access news, il dresse tout simplement une liste des avantages de Wikisource par rapport à un entrepôt OAI. Notons qu’il parle du point de vue d’un juriste qui a besoin de nombreuses références légistalives dans l’exercice de ses fonctions. Deux rappels quand même avant de traduire rapidement cette liste :

Wikisource c’est quoi ? c’est d’abord : 51 973 pages représentent plus de 10 000 textes de plus de 2 000 auteurs.

Principes de réalisation : Trois principes peuvent être retenus pour définir la réalisation de ce projet :

  1. Les documents placés sur Wikisource doivent avoir été déjà publiés ailleurs, sur papier ; Deux exceptions au critère de l’édition sur papier :
    a. Les publications uniquement électroniques ne sont autorisées que si elles proviennent de sites officiels ou d’éditeurs en ligne reconnus (c’est-à-dire qui ont une obligation de dépôt légal auprès de la bibliothèque nationale de leur pays).
    b. Les traductions (voir Cas des traductions)
  2. Les documents placés sur Wikisource doivent être dans le domaine public ou sous une licence libre compatible avec la licence GFDL
  3. Les documents placés sur Wikisource doivent être objectivement identiques à une édition de référence.
Or un entrepôt OAI c’est quoi ? Mais d’abord :
Définition d’Archive ouverte : le terme archive ouverte désigne un réservoir où sont déposées des données issues de la recherche scientifique et de l’enseignement et dont l’accès se veut ouvert c’est-à-dire sans barrière. Cette ouverture est rendue possible par l’utilisation de protocoles communs qui facilitent l’accessibilité de contenus provenant de plusieurs entrepôts maintenus par différents fournisseurs de données.Définition : Un entrepôt OAI est une base de données qui supporte le protocole OAI-PMH et est constituée par un fournisseur de données. Elle contient des métadonnées qui sont disponibles dans différents formats afin de répondre à différents types de demandes.

Soit, on aura compris qu’il s’agit dans les deux cas de rendre des informations largement accessibles et bien référencées. Or l’auteur de l’article pointe les avantages de Wikisource par rapport à un entrepôt OAI (traduction rapide, par mes soins).

  • Wikisource propose un texte intégral sur lequel on peut faire des recherches, des copier-coller sur une seule page web. (…) Le texte est indexé par google.
  • Wikisource facilite les liens vers les sources. Si des caractères manquent comme par exemple, pour le fameux cas c. Universal City Studios Reimerdes DeCSS, vous pouvez trouver facilement, parce que Reimerdes est également sur Wikisource, il suffit d’un clic. La plupart des lois citées dans un texte sont également disponibles ce qui n’est pas le cas pour un entrepôt qui archive des informations.
  • Il est également aisé d’authentifier et d’identifier une citation parce que la page originale scannée de la version publiée, sont conservés aux côtés du texte numérisé, il suffit d’un clic à l’aide du numéro de page de liens qui apparaissent dans la marge gauche du site. (Les numéros de page sont les ancres, ce qui le rend également facile de créer des liens externes qui pointent directement vers une page d’un article.

Voilà qui interroge, précisément parce que, selon l’auteur, Wikisource se positionne non pas comme une archive institutionnelle, mais comme une bibliothèque numérique (ou plutôt un réservoir de textes). Les archives ouvertes sont interopérables en terme de métadonnées mais elles sont d’abord faites avant tout pour stocker et référencer des articles et informations scientifiques avant de les diffuser sur une interface unique en plein texte… c’est dommage non ?

Attention, je suis loin d’être un spécialiste de ces questions, je pose vraiment la question. Est-ce vraiment comparable ? Peut-on extrapoler au-delà du domaine juridique ?

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Le collaboratif et la médiation se développent dans les catalogues des bibliothèques

Signe des temps, deux nouveaux catalogues de bibliothèque ont fait leur apparition. Il me semble intéressant de vous les signaler car ils montrent bien les évolutions en cours. Xavier Galaup, fait lui-même la présentation du nouveau portail Calice68 dans son blog :

bandeaucalice68-2jpgDepuis quelques semaines, la nouvelle version du portail des bibliothèques du Haut-Rhin est en en ligne grâce à l’excellent travail d’AFI et à la collaboration des prestataires des SIGB de notre réseau en particulier Décalog, C3rb et Opsys. Nous avons accueillis plus d’une vingtaine de bibliothèques supplémentaires, ce qui porte à 40 le nombre de structures participants à Calice68 (détail ici).

La grande évolution de cette nouvelle mouture est l’entrée du portail dans le web participatif ou encore web 2.0. Les bibliothécaires et sous réserve d’une inscription préalable les internautes peuvent désormais ajouter des avis sur un livre, un disque ou un film à côté de commentaires importés d’une source externe. L’ensemble des avis es rassemblé sous forme d’un blog permettant ainsi une discussion à plusieurs sur une œuvre. De même vous pouvez proposer des tags ou mots-clés en plus de ceux existants sur le site. Il s’agit d’enrichir les possibilités de découvrir des livres, disques et vidéos à travers ces tags.

xfbddb6Second catalogue à plus petite échelle, lui aussi significatif d’une évolution, celui de la bibliothèque de Fresnes qui vient de proposer un site entièrement fait-maison, en l’occurrence par Pierre, bibliothécaire-développeur à la Quentin Chevillon.

C’est d’ailleurs très intéressant de confronter ces deux réalisations avec quelques retours d’usagers, publiés sur le blog de (l’unique) Benoît Risu : 5 étudiants, 5 OPAC, des avis

Dans un cas un prestataire qui propose un catalogue open source enrichi par des usagers et dans l’autre un site entièrement construit pas des bibliothécaires qui mettent en avant des contenus… d’un côté le collaboratif et de l’autre la maîtrise des outils et des contenus, on avance, on avance !


Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Les libraires et les bibliothécaires créent un groupe de travail commun sur les bases bibliographiques

Je relaie et je soutiens à titre privessionnel ;-) le texte suivant :

coqelibbib

Les libraires et les bibliothécaires représentés par le Syndicat de la librairie française (SLF), l‘Association des librairies informatisées et utilisatrices de réseaux électroniques (ALIRE), l’Association des bibliothécaires de France (ABF), l’Association des Directeurs de bibliothèques départementales de prêt (ADBDP), l’Association des Directeurs des bibliothèques municipales et intercommunales des grandes villes de France (ADBGV) l’Association des professionnels de l’information et de la documentation (ADBS) et la  Fédération des utilisateurs de logiciels pour bibliothèques, documentation, information (FULBI), annoncent la création d’un groupe de travail commun sur l’accès des professionnels et la mise à disposition auprès du public des outils d’information et de recherche bibliographiques. Ce groupe, destiné à s’ouvrir à toute organisation professionnelle concernée et aux fournisseurs de données, souhaite élaborer des propositions concrètes sur l’évolution des outils bibliographiques afin qu’ils répondent mieux aux besoins et aux contraintes des auteurs, éditeurs, bibliothécaires et libraires, ainsi qu’aux attentes du public.

CONTEXTE ET ENJEUX


Alors qu’Internet est devenu un relais incontournable dans le domaine du livre, la question de l’accès aux informations bibliographiques et aux outils de recherche est plus que jamais un enjeu majeur pour la diffusion du livre, c’est-à-dire pour les libraires,  les bibliothèques et leurs publics mais également, en amont, pour les éditeurs et les auteurs.Or, malgré l’existence de deux bases bibliographiques complémentaires, de qualité et de nature « interprofessionnelle », Electre et le Catalogue général de la BNF, il n’existe toujours pas de base complète aisément exploitable par les professionnels et accessible au grand public. L’existence d’une telle base permettrait d’éviter que les outils mis en oeuvre par des acteurs extérieurs aux professions du livre et aux visées exclusivement commerciales ne deviennent les seules références sur Internet. Elle favoriserait l’ouverture du marché de la vente de livres sur Internet et, demain, de contenus numériques, à un plus grand nombre d’acteurs, particulièrement des libraires.Aujourd’hui, les ressources bibliographiques sont dispersées, ce qui entraîne des protocoles d’enrichissement des notices redondants et des coûts inutiles pour les professionnels sans qu’ils puissent disposer d’une offre cohérente à un prix raisonnable. La compilation de bases partielles devient la norme, ce qui entraînera une désaffection croissante de bibliothèques et de librairies à l’égard d’Electre.

OBJECTIFS


Les objectifs poursuivis par les signataires sont :

  • la mise à disposition au niveau national d’une base bibliographique de référence accessible gratuitement au grand public et gérée par les professions du livre.
  • l’engagement d’une véritable réflexion interprofessionnelle, associant les utilisateurs et financeurs d’Electre, sur un modèle économique et un mode de gouvernance, inspiré, par exemple, de celui de Dilicom qui gère le fichier exhaustif du livre (FEL), permettant à cette base de conserver sa qualité et ses capacités de développement, tout en étant pleinement au service des professionnels du livre.


Les deux conditions présentées ci-dessus permettront d’assurer la maîtrise de l’information et des outils de recherche bibliographique sur Internet ainsi que la pérennité de l’accès à cette information.

La prise en compte des besoins croissants des professionnels et du public, notamment en matière d’exploitation et d’enrichissement des informations ou des outils de recherche, dans un cadre juridique qui doit être sécurisé en tenant compte des contraintes des fournisseurs et des besoins des utilisateurs.

L’abaissement des coûts par la possible réalisation d’économies d’échelle pour l’ensemble des utilisateurs des bases (bibliothèques, collectivités publiques, librairies, SSII), notamment en intensifiant la coopération entre les principales bases interprofessionnelles existantes d’Electre, de la BNF (Catalogue général), de Dilicom (FEL) et de l’ABES (SUDOC).


Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Aucun tag pour cet article.
Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie |

Biblio-fr est mort, pour les petites annonces emploi, il y a toujours Bibliofrance

screenshot0021Bon ben je crois que mon titre est assez clair ! En cette période post-mortem où le risque est grand d’un éparpillement des initiatives, il me semble utilise de rappeler qu’une des fonctions essentielle de Biblio-fr est assurée par un site qui s’appelle Bibliofrance et qui propose (entre autres), un espace dédié aux petites annonces pour les bibliothèques.

Vous allez me dire, oui mais pourquoi celui-là plutôt qu’un autre ? Ben parce qu’il fonctionne déjà, et même plutôt bien. Ceux qui demandent et ceux qui proposent des emplois n’ont objectivement pas le temps d’attendre qu’une institution/association fasse émerger un projet, encore moins que ledit projet acquière suffisamment de visibilité pour devenir un réflexe pour les demandeurs et les recruteurs. Attention je ne dis pas qu’il n’y a pas d’autres initiatives possibles ou à construire, mais qu’en l’état actuel, celle-ci semble la meilleure.

Selon Eric Durel, webmaster de ce site très complet, qui propose aussi des articles, et d’autres rubriques (fil rss) :

A ce jour 974 offres d’emplois !! (essentiellement FPT) ….

  • Présence des offres d’emploi sur Bibliofrance depuis mars 2007, au départ relais de biblio.fr, puis rapidement les collectivités ont publiposté avec biblio.fr
  • Possibilité de recherche (c’est en fait une petite base de données)
  • Bon référencement sur google : numéro 1 et 2 sur les requêtes
    offre emplois en bibliothèque
    emploi en bibliothèque
  • Depuis l’arrêt de biblio-fr, augmentation des visiteurs (essentiellement emploi) en moyenne 881 visiteurs jours en mai, 1172 en moyenne pour juin

[Edit : Lully vient de proposer sur twitter une géolocalisation des annonces de cette base de données, grâce à Yahoo Pipes. Merci à lui !]

Précisons que je n’ai pas le même avis pour les débats professionnels qui sont déjà (et resteront) disséminés. La mort de biblio-fr n’empêche en rien chacun de s’exprimer où bon lui semble. J’avoue être avec d’autres assez agacé (voir les débats dans ce billet) par l’assimilation pénible entre outils d’expression et sujets dont traitent ces outils, surtout par ce que ça comporte de sous-entendus “communautaires” (au mauvais sens du terme). Bref.

En revanche, il me semble que nous avons une sorte de responsabilité que de s’organiser pour contribuer à rendre visibles des débats/idées/bonnes pratiques auprès du plus grand nombre. C’est d’ailleurs pour ça que j’avais, il y a presque un an crée le Bouillon du Bibliobsédé dont le succès ne se dément pas (plus de 1 200 abonnés au total à ce jour, 640 par fil RSS, 420 par mail, 235 sur twitter…). Bien sûr, Ce contexte appelle une évolution du Bouillon à laquelle nous travaillons. Plus d’infos dans les prochaines semaines, suspens ! ;-)



Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Des chouettes bibliothèques en Europe

NAPLE (National Authorities on public Libraries in Europe) est une ONG dédiée à faire connaître les politiques publiques liées aux bibliothèques en Europe. Elle compte 18 pays membres et propose une base de donnée qui propose des informations sur les plus belles bibliothèques d’Europe, proposées par chaque pays : Librarybuildings.info

Vous noterez en regardant la carte des ces bibliothèques que la France n’en compte aucune…. normale, elle n’est tout simplement pas membre de NAPLE. (mais pourquoi donc ?)

xfbddb4

Outre la carte ci-dessus, les données sont accessibles par architecte, par pays ou, peut-être encore plus intéressant, par zone de la bibliothèque. Très belle source d’inspiration (anglophone) pour ceux qui ont des projets de construction ou d’aménagements de bibliothèques ! Bonne exploration !

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Le e-Scan, scanner grand public pour les bibliothèques

escan_lowresIl y a quelques temps déjà j’avais relayé le développement des scanners aux côtés des photocopieuse. Il s’agit de proposer aux usagers des machines permettant de scanner puis de s’envoyer des documents par mail, les télécharger sur une clé USB ou encore se les envoyer par ftp.

En France, L’entreprise i2s, où travaille un des meilleurs spécialistes de l’édition numérique, j’ai nommé Alain Pierrot (qu’on supplie tous de réouvrir un blog, après la fermeture d’APSED) propose aujourd’hui le e-scan (sorti en février 2009) :

Première station de numérisation compacte et autonome destinée à un usage du libre service, parfaitement adaptée aux besoins grand public, Bibliothèques, Centres administratifs, Entreprises, etc. Doté d’une interface graphique particulièrement intuitive et conviviale, le e-Scan regroupe sur un écran tactile 15″ toutes les commandes de fonctionnement du scanner, la prévisualisation en temps réel et laffichage des scans effectués. Le e-Scan permet ainsi dobtenir instantanément l’accès aux services « scan to web », « scan to USB », « scan to network », « scan to print », de livres ou documents reliés (épaisseur 10 cm maximum, jusquau format A3++).

Bon je ne suis pas sûr du tout que cet engin soit le premier ni le seul sur ce marché, mais voyez plutôt la vidéo de présentation, l’interface à l’air plutôt claire et bien pensée, (interface en anglais dans la vidéo, mais en français sur le site). Ce scanner a ceci d’original que les documents sont numérisés face vers l’utilisateur !

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette page contacter Alain Pierrot, alain.pierrot[AT]i2s.fr tel :

+33140279977 +33607627588 ou alors Aurélie BARONNET e-mail : a.baronnet[AT]i2s.fr +33 524 077 430

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Us Now, un documentaire sur les usages participatifs du web

xfbddb5Merci à Laurent de m’avoir fait découvrir ce film sur les usages du numérique ! Hubert Guillaud le présente comme suit sur le site de la 27e Région :

“Plus qu’un documentaire sur le web 2.0, UsNow est surtout une réflexion sur la confiance qui s’instaure entre les internautes, et comment celle-ci transforme les relations entre le gens. Un film qui regarde la collaboration de masse non pas sous l’angle d’une simple participation agrégative, mais sous celle de collaborations profondes et transformatives. Tiens, le web 2.0 n’est toujours pas mort !”


Pour les parisiens, à l’invitation de la 27e Région, Ivo Gormley, vidéaste et anthropologue, présentera son film UsNow en avant-première parisienne le 22 juin à 17h à l’Assemblée Nationale (Inscription en ligne préalable indispensable avant le 19 juin).

Ce documentaire est proposé sous licence creative commons, il a été entièrement sous-titré de manière collaborative à partir de Dotsub. Il vous faut avoir un peu de temps devant vous, puisque le film dure 1h.


Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Des licences “glocales” publiques dans les bibliothèques en attendant une licence globale ?

fraboni-glocal-2Contexte, extrait d’un excellent billet de Lionel Maurel sur son blog : Si.LEX

En amont, pendant et à l’issue du débat sur la loi Hadopi, plusieurs bibliothécaires (…) ont publié des billets ou des interviews dans lesquelles ils tendent à faire une analogie entre le système du droit de prêt en bibliothèque et celui de la licence globale

Effectivement : j’avais publié un billet intitulé : Licence globale et droit de prêt en bibliothèque : même combat ! dans lequel je faisais un rapprochement entre ces deux systèmes. Lionel Maurel rappelle avec raison que dans les détails ces systèmes sont différents. Il a bien compris qu’il ne s’agissait pas pour moi de les assimiler stricto sensu mais d’en souligner la proximité.

La licence globale converge certainement avec les valeurs fondamentales de la profession de bibliothécaire, à savoir favoriser un accès le plus large possible des biens culturels pour les citoyens.

Reprenons un point de l’argumentation pour creuser :

1) Les actes de partage en ligne que la licence globale légaliserait ne sont pas assimilables à des formes de prêt

Je passe sur l’argument qui est justifié. C’est vrai, la bibliothèque prête des objets tangibles et la loi porte sur ces objets l’ère du numérique est celle de l’abondance et surtout des biens non rivaux.

En fait le rapprochement (pas analogie, mais rapprochement) était aussi un peu provocateur : alors que les bibliothécaires se sont largement mobilisés lors de ces débats, nos associations professionnelles ont très rarement pris position pour une licence globale. Seule l’ABF a signé l’appel qu’avait lancé le magazine SVM au tout début de la triste aventure Hadopi.

Lionel Maurel de constate :

Si l’on veut comparer des choses comparables, la contrepartie numérique du droit de prêt en bibliothèque ne peut être qu’un droit de prêt en ligne de documents à destination des usagers des bibliothèques.

Certes, et c’est précisément ce point qui m’intéressera aujourd’hui. Car voilà ce que les bibliothèques ont obtenu, après beaucoup d’efforts de l’Interassociation IABD, qu’il faut saluer :

Mission accomplie pour l’Inter-association archives, bibliothèques et documentation (IABD). L’amendement qu’elle a porté tout au long du débat sur le projet de loi «création et internet» a passé l’ultime épreuve parlementaire le 13 mai 2009, dans le cadre du vote définitif du texte par les sénateurs, en seconde lecture. Les bibliothèques publiques, les musées et les services d’archives vont pouvoir communiquer au public, sans autorisation préalable, les copies des documents numérisés par leurs soins, à des fins de conservation ou pour préserver les conditions de leur consultation. Cette communication pourra se faire sur place et sur des terminaux dédiés, à des fins de recherche ou d’études privées par des particuliers.

La loi Hadopi dans laquelle cet amendement a été inséré a donc été vidée de sa substance par le Conseil constitutionnel mais elle a été promulguée. Cet amendement est donc dans la loi. Il n’aborde PAS l’accès A DISTANCE à des ressources numériques proposées par les bibliothèques.

Et pour cause. Rêvons un instant : si on enlève le mot “sur place” dans le texte ci-dessus pour le remplacer par “à distance” et qu’on prend acte que fait que si ça passe par une bibliothèque, le financement est assuré  sur fonds publics, la rémunération des ayant-droits aussi, bref on retombe exactement sur un dispositif  proche d’une licence globale, mais publique, financée par les bibliothèques (donc les contribuables). Cette licence renoue d’ailleurs avec l’idée d’une exception culturelle, même si, c’est vrai la licence globale souvent envisagée n’est pas forcément publique (rappel de Lionel Maurel), mais plutôt une manière de réguler un marché, au même titre que le prix unique du livre.

Le cadre législatif avance pas à pas et les bibliothécaires ont bien compris qu’ils ne pouvaient se tenir à l’écart de ces questions. La bonne nouvelle, c’est qu’il semble que nous soyons entendus pris en compte dans les négociations du futur traité de l’OMPI (OMPI dont le travail médiocre est la source de ces lois qui se finissent en iiiiii, merciiiiii les gars!).

les futures négociations ne portent que sur les exceptions en faveur des handicapés visuels, mais le communiqué final va plus loin et englobe les questions liées aux bibliothèques et à l’enseignement.

Revenons à la réalité. Hadopi est passée, amputée comme l’on sait par le Conseil Constitutionnel. Le temps que le cadre législatif évolue, c’est pas demain la veille documentaire. Soit. L’offre de contenus numériques proposée par les bibliothèques n’est pas régulée par une loi ni une exception mais dépendante du marché et de prestataires qui proposent des offres aux bibliothèques locales. Les tarifs de ces prestataires sont proposés à chaque médiathèque, ou alors mutualisés et négociés au sein du consortium de la BPI : CAREL pour les bibliothèques publiques et COUPERIN pour les BU.

Dans ce contexte, la question est la suivante : comment une mutualisation des forces des bibliothèques peut-elle faire émerger une licence “Glocale” publique (glocal = global + local, c’est pas de moi). Globale car des contenus sont négociés en amont, locale parce que interfacée localement et publique parce que financée par de l’argent public.

Cette licence Glocale publique pourrait-elle être un avant-goût d’une licence globale qui reste dans tous les cas la solution la plus satisfaisante ?

Mettons de côté un modèle restrictif qui ne fonctionne pas : celui de Bibliomédias et de ses fichiers chronodégarables. Je l’ai déjà dit et répété, ce modèle est inadapté aux attentes des usagers, parce que précisément il calque le modèle de la rareté sur celui de l’abondance à coups de DRM. En revanche, la solution qui s’impose petit à petit est celle du streaming de la lecture en continu qui intéresse d’autres prestataires s’adressant aux bibliothèques.

Pour ce modèle, qui n’est qu’un modèle parmi d’autres possibles, (notamment expérimenté chez CVS via Franck Gabriel avec qui j’ai pas mal discuté sur le salon de l’ABF) l’idée est la suivante : le prestataire achète des droits sur des contenus, construit et commercialise une plateforme numérique de mise à disposition et la commercialise auprès des bibliothèques. Un abonnement est proposé aux usagers de ladite bibliothèque. Ces contenus sont accessibles sur place ET à emporter (sic) via une interface souvent distincte du site de la médiathèque. Il me semble en effet, que le “à distance” est indispensable.

Malheureusement, certains titulaires des droits (en particulier pour la musique et le cinéma) entendent revenir à une forme de rareté en faisant payer aux bibliothèques un abonnement + une tarification au volume de consultation : plus les gens écoutent ou regardent et plus c’est cher pour la bibliothèque ! Soit, c’est moins pire que des DRM, mais admettons :-( A partir de là, deux cas existent :

  1. soit la bibliothèque va répartir ces droits achetés par adhérent sous la forme : votre inscription vous permet de consulter 100 titres en streaming dans le mois, par exemple;
  2. soit la bibliothèque achète un paquet de droits de consultation qu’elle propose à tous ses adhérents : ils peuvent ainsi avoir une illusion de l’illimité (tout est ensuite affaire de négociation et de volume).

On voit très vite que le modèle le plus proche des pratiques installées des usagers et de l’idée d’une licence est le second car il correspond à une abondance financée en amont. Si ces offres se développent comme c’est le cas actuellement, il suffit donc d’être adhérent à une bibliothèque pour une somme modique ou même inexistante pour avoir (potentiellement) accès à une très large base de contenus. C’est la voie que prennent, parmi d’autres, les bibliothèques de la Roche-Sur-Yon et très récemment la Bibliothèque Nationale de France, excusez du peu ! (Les accès à distances à des ressources sont très développés dans les BU via les ENT, bien plus que dans les Bibliothèques municipales et intercommunales).

D’ailleurs, concernant l’information scientifique et technique, je ne croyais pas si bien dire en écrivant ce billet puisque je viens de lire que le consortium Couperin,  l’Adbu, et l’Aura viennent de proposer des Licences Nationales

Les licences nationales permettraient l’accès aux ressources de manière pérenne à tous les établissements qu’ils soient grands ou petits et ceci dans de multiples disciplines.
Elles nécessitent pour chaque produit à acquérir le recours à un opérateur unique.
Cette mutualisation des achats s’adosserait à la politique des établissements, qui permettrait ainsi une “optimisation des politiques publiques“.

Il s’agit bien d’une forme de licence publique. Je me dis que les bibliothèques publiques feraient bien de s’inspirer de l’expérience des bibliothèques universitaires…en particulier pour l’accès à des données audiovisuelles en streaming (mais pas que).

Ces licences locales d’accès à des contenus numériques posent aussi le problème suivant : il s’agit de garantir la jouissance des contenus uniquement aux abonnés et d’éviter une circulation des mots de passe ou des IP permettant d’accéder aux contenus… mais c’est un risque inévitable sur internet.

Pour les bibliothèques municipales et intercommunales, nous sommes face à des moyens publics investi de manière très éparpillée avec des tarifs, notamment pour la musique et les contenus vidéos qui sont prohibitifs pour la bonne raison que ces offres émergent. Le risque est réel de voir s’imposer par le couple ayants-droits/prestataires des tarifs élevés du fait de volumes de consultation qui sont localement bas, même si les accès sont mutualisés.

Rêvons encore un peu. (soyons des professionnels du rêve!) Et si les bibliothécaires arrivaient à négocier ensemble, massivement, des licences d’accès à une énorme base de contenus, cette fois-ci  non pas au niveau local du territoire de la bibliothèque, mais au niveau global des territoires desservis par les bibliothèques en France ? Et si, par cette mutualisation on pouvait obtenir un volume de consultations qui tende vers un abonnement illimité, qui soit un modèle rentable pour des plateformes commerciales ET des tarifs acceptables par les bibliothèques ?

Et si nous suivions le conseil d’Olivier Ertzscheid évoqué ici et développé lors du congrès de l’ABF de porter une grande attention à la différence entre contenus et interfaces ?

Vous allez me dire oui, ça existe déjà y a CAREL. Sauf que CAREL ne peut fonctionner que si les bibliothécaires l’utilisent :

  • Pour faire émerger une demande bien identifiée
  • Pour peser dans les négociations

Force est de constater que les accès à distance depuis des sites de bibliothèques ne sont pas légion… Alors bibliothécaires, il est temps de jouer collectif ! Il est difficile de faire comprendre 36 000 fois (autant que de communes françaises, pour aller vitre hein) que la bibliothèque est dans le territoire local et dans le web global. Mais c’est en revanche plus facile efficace de jouer sur des effets de réseaux territoriaux, à la plus grande échelle possible en proposant des interfaces locales déclinant des masses de contenus négociés globalement sur la base de nombres d’inscrits à des bibliothèques… locales.

Oui nous avons tous intérêt à faire émerger un “biblio-deezer” et un portail de “biblio-VOD” en marque blanche financé par nous et pour nos adhérents, via un prestataire (bon, je sais aussi que plein de gens viennent dans les bibliothèques sans adhérer mais alors là c’est compliqué à faire valoir dans une négociation chiffrée, par définition).

Oui nous avons tout intérêt à passer par quelques prestataires capables de s’adapter à nos besoins en contenus plus qu’en interfaces tout en nous laissant jouer notre rôle de médiateurs pour contribuer à orienter dans l’abondance.

Oui l’abonnement à une bibliothèque est un droit d’accès à un LIEU, a des SERVICES et à des CONTENUS (les trois mon capitaine, on pourrait même ajouter à une expérience).

Nous avons besoin de licences glocales publiques. CQFD ;-)

Bien sûr, il s’agit là d’hypothèses nécessairement imparfaites par rapport à une licence globale pour tous les citoyens, inscrite dans la loi que j’appelle avec d’autres de mes vœux et qui arrivera un jour, Mulder me l’a dit.

Mon petit doigt me dit qu’en attendant, d’échec législatifs en modèles économiques non trouvés (introuvables ?), Deezer et cie finiront par susciter l’attention des politiques publiques. Lionel Maurel a encore une fois raison : plus les bibliothécaires auront expérimenté ENSEMBLE, plus ils apparaitront comme des interlocuteurs crédibles.

En attendant, le développement d’accès A DISTANCE à des contenus depuis les sites des bibliothèques ne peut, me semble-t-il que contribuer à la reconnaissance d’un rôle de diffuseur du savoir, parmi d’autres, plein d’autres, dans un secteur culturel public reconnu.

Hé les gens, c’est ouvert hein, c’est des pistes, qu’en pensez-vous ?

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:,

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Powered by WordPress. Theme: TheBuckmaker. Vergleich Kredit, Johann Fischler