Quelle est la taille de la longue traîne pour le marché du livre?

Quelle est la taille de la longue traîne pour le marché du livre?

c’est la question que s’est posée Chris Anderson dans cet article. Il a cherché également à savoir combien la longue queue représente en % de la totalité des ventes de livres.

L’idée sous-jacente à la longue traîne étant pour faire très vite que le marché qu’elle représente est en pleine expansion grâce aux outils de recherche qui sont disponibles sur Internet. Si vous ignorez tout de la théorie de la longue traîne: voir la traduction française de l’article de Chrid Anderson par Internet Actu

J’ai d’ailleurs lancé quelques idées d’exploitation de ce contexte pour les bibliothèques dans un précédent article.

Pour définir la taille de la longue traîne, Chris Anderson s’appuie sur ce chiffre donné par Nat Torkington at O’Reilly dans cet article:

93% de tous les ISBN sont vendus à moins de 1000 exemplaires et représentent 13% des ventes.

ce chiffre porte je pense sur le marché des Etats-unis, mais ce n’est pas précisé.

Si l’on prend en compte les livres d’occasion, on arrive selon lui à un chiffre de 15 à 16% de livres. Ces 15 à 16% sont la longue traîne pour le marché du livre aux Etats-Unis.

Il précise également que 1,2 millions de titres se sont vendus l’année dernière. Or une librairie comme Barnes & Noble met à disposition physiquement 100 000 titres chaque année ce qui représente 8% de ce marché total de 1.2 millions de titres. Le reste, soit 92% représente la masse des livres qui se vendent à moins de 1000 exemplaires et qui étaient donc difficiles à trouver.

Je dis étaient car avec des services comme le Publieur ou Libris Zone ou encore Librissimo (pour ne citer que des francophones) pour la réimpression à la demande, et les efforts de  Google et d’autres pour la numérisation des livres, le concept même de "livre épuisé" tend selon lui à disparaître. Le marché du livre à la demande est donc potentiellement énorme puisque son taux de croissance est théoriquement de…..80%!

D’autant plus que comme le précise O’Reilly, seuls 4% des livres publiés sont encore commercialement exploités; c’est à dire disponibles et imprimés…Je trouve ces chiffres incroyables.

Il serait intéressant de tenter de faire le même calcul pour la France, j’essaierai de le faire…plus tard

Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

1 réponse

  1. 9 octobre 2013

    […] à cibler plus finement le client, d’autant plus qu’ils évoluent sur un marché littéraire dont le modèle principale reste encore la longue traîne. La compagnie Amazon s’intéresse par exemple de très près à ces données d’usage : les […]

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