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Services web 2.0 dans les bibliothèques : vers des bibliothèques 2.0?

[mise à jour : J'ai publié une version reloaded de ce diaporama mis à jour le 14/04/2008]


J’ai le plaisir de vous présenter dans ce billet le fruit d’un travail assez long…mais passionnant. :-)

Il y a quelques semaines, il m’a été demandé, par Diane Le Hénaff que je remercie ici pour la pertinence de sa veille ;-), de présenter une synthèse des réflexions et repérages que j’effectue pour ce blog à l’occasion de la journée d’étude Nouveaux usages d’accès et de diffusion de l’information le 6 novembre 2006, organisée par le groupe recherche de l’ADBS

Lorsque j’ai crée ce blog octobre 2005, je me suis vite rendu compte en effet que l’émergence du web 2.0 représentait (et représente toujours) une évolution majeure, plus qu’un effet de mode. Les bibliothèques ne peuvent rester à l’écart de ce phénomène.

De fil (rss) en aiguille (dans une botte de foin), vous le savez bien si vous êtes abonnés au fil rss de Bibliobsession, les réflexions autour des services web qu’ils soient 2.0 ou non mais toujours liés aux bibliothèques, sont devenues un des axes des billets que je publie ici.

Grâce à la communauté des biblio-blogueurs qui met en oeuvre la sérendipité dans notre domaine et grâce à cette chouette invitation, voilà donc une pette synthèse de l’activité principale de ce blog depuis sa création!

J’ai choisi de partir de la notion de « Bibliothèque 2.0″. Il va sans dire qu’il ne s’agit pas de promouvoir un nouveau paradigme idéal, mais de présenter ce que pourrait signifier ce concept, via plein d’exemples, histoire de donner un aperçu des tendances actuelles.

Voici la présentation effectuée à cette journée d’étude sous plusieurs formes :

  • Vous êtes pressés? Juste en dessous vous pouvez faire défiler manuellement le diaporama, grâce à SlideShare. Il est possible de cliquer sur certaines copies d’écran pour visiter les sites d’où j’ai tiré les exemples. Vous pouvez également visualiser le diaporama avec mes commentaires écrits sur chaque diapo sur le site de Slideshare
  • Vous avez un peu de temps? vous pouvez voir la vidéo du diaporama ci-dessous avec mes commentaires audio, grâce à Dailymotion….(si si la voix de Bibliobsession pour la première fois sur le web!) (environ quarante-cinq minutes)
  • Vous voulez le fichier? Je vous propose de le télécharger dans la colonne ci-contre (format pps) NB : ce document est sous licence creative commons by-nc-sa

Comme toujours, n »hésitez pas à réagir! En plus, vous pouvez désormais être informés par mail des réponses à vos commentaires…à vos claviers donc!

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This work, unless otherwise expressly stated, is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 France License.

Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

39 Responses

  1. JM Salaun dit :

    Félicitations pour ce remarquable travail, que je me suis empressé de faire connaitre aux Ebsiens.

  2. Thilas dit :

    Bravo pour ce travail d’une part et pour nous en avoir fait part aussi rapidement d’autre part. J’espère que ça te donnera envie de continuer et de nous proposer d’autres présentations du même genre et aussi bien construites.

    Merci à toi.

  3. B&C dit :

    J’y serais bien allé mais c’est 75€ l’adhésion à l’ADBS. :p

  4. Merci pour vos commentaires ça me fait vraiment très plaisir!

    Je reviens tout juste de la journée d’étude, tout c’est super bien passé; interventions très intéressantes, en partiulier celle de Gauthier Poupeau sur les web services. 150 personnes, 1 heure d’intervention…et un micro-cravate sans cravate….ça y est mon baptème de journée d’étude est fait!! ;-) @ B&C : cette journée était effectivement gratuite pour les adhérents de l’ADBS…mais que demande le peuple puisque non seulement vous avez l’intervention (en ce qui me concerne mais les autres sur le site de l’adbs dans quelques jours) mais en plus vous pouvez commenter ici même…;-)(à quand la journée d’étude par visio-conférence?)

  5. PS : dit :

    Chapeau.

    Très impressionné par l’efficacité du dispositif (j’ai choisi le diaporama sonorisé de 45 minutes, mais c’est plus qu’ «un peu de temps», 45 minutes :o)

    Un mot sur ladite ‘sérendipité’ (dur de m’y faire à ce mot-là, faut toujours vérifier qu’on n’a pas mélangé deux consommes…) : peut-on parler de la fameuse ‘sérenpidité’ quand on est dans une logique de recommandation ?

    Voilà, c’est juste pour y mettre mon grain de sel, encore bravo.

  6. DocteurNet dit :

    Bravo pour la clarté des explications et de la présentation.
    Je ne manquerais pas de la faire suivre à mes collègues… De plus, je suis moins déçu que la batterie de mon MD m’ait lâché au 1/4 de l’intervention.

    Je retiens l’idée pour lister sur Bibliopedia les SIGB compatibles avec un "plugin de recherche" Firefox.

    Merci aussi à l’ADBS pour cette journée.

  7. Merci!

    la batterie de ton MD? Ben ça aurait constitué un screener ou un enregistrement sauvage de mon intervention de la part d’un méchant pirate ;-)

    Heureusement que je l’ai placée sous le signe creative commons by-nc-sa, là pas de problème pour la copier, et sans drm!

  8. Nicolas dit :

    J’avais laissé un commentaire dans Slideshare, mais à la demande de bibliobsession, je le remets ici. Le commentaire se rapportait à la slide 3 qu définissait la "démarche bibliothèque 2.0" de la façon suivante: "faire se rencontrer une offre et une demande de contenus dans le cadre d’une politique documentaire".

    Mon commentaire était le suivant.

    Je ne suis pas entièrement OK avec cette définition. Elle minimise, à mon sens, l’impact de l’usager. Vous parlez d’offre et de demande, on peut imaginer que la demande c’est l’usager; mais cela reste "ds le cadre d’une politique documentaire". C’est-à -dire qu’on reste qd même dans un cadre défini par le bibliothécaire, qui joue selon ses propres règles. Or il me semble qu’une authentique application web2 est une appli qui donne vraiment une place primordiale à l’usager. Pour blaguer on pourrait presque dire "Power to the People". Ce n’est pas juste une méthode commerciale pour faire se rencontrer de façon plus efficace l’offre et la demande, c’est donner au moins en partie la main à l’utilisateur pour réellement modifier l’offre!

  9. bibliobsession dit :

    voici donc la réponse proposée à Nicolas Morin. La participation de l’usager est ambigue en bibliothèque par rapport à « power to the people » caractéristique du web 2.0, précisément parce que nous agisssons dans le cadre de nos politiques documentaires et que le rôle du bibliothécaire c’est de sélectionner des ressources et d’orienter dans des contenus en fonction des objectifs et des enjeux auxquels il est « missionné » pour répondre.
    Ces objectifs sont évidemment concordant avec les besoins de ses usagers, tels qu’ils sont perçus par l’institution. « Power to the people » de manière totale en bibliothèque c’est impossible parce que cela nie l’existence même du rôle de nos établissements, et que cela entraîne une politique de la demande qui ne garantie pas la présence dans nos établissements de corpus peu diffusés et néammoins essentiels, de la partie longue de la longue traîne en fait.
    Mais ce n’est pas pour autant que les suggestions d’acquisitions des usagers sur l’offre ne sont pas prises en compte, au contraire elles enrichissent le travail des professionnels, mais à la marge de la collection et dans le cadre de nos objectifs. Ça peut sembler insitutionnel mais c’est très cohérent et nécessaire.
    Tous les SIGB aujourd’hui donnent la possibilité aux lecteurs de faire des suggestions directement auprès des bibliothécaires qui leur répondent. Je ne connais pas une bibliothèque où le fameux « cahier des suggestions » n’est pas complété, entretenu et épais… Par rapport à la participation des usagers je crois que l’on peut difficilement aller plus loin en ce qui concerne les bibliothèques physiques. Par contre, et ce que j’ai bien précisé dans mon intervention, rien n’empêche d’aller plus loin dans la stratégie de service pour faire naître cette rencontre entre l’offre et la demande, à partir du moment où la constitution de l’offre, c’est le rôle de la bibliothèque et qu’elle assure un corpus encyclopédique et à jour.
    Méthode commerciale non, mais méthode marketing appliquée aux objectifs des politiques publiques que nous poursuivons alors là oui, pour moi c’est dans ce cadre que l’on peut parler de « bibliothèques 2.0″. c’est aussi une occasion de faire comprendre que les services tournés vers l’utilisateur ne sont pas la même chose que l’offre faite par l’utilisateur. (quitte c’est vrai à faire naître cette ambiguité, mais le risque est calculé)

  10. Nicolas dit :

    le rôle du bibliothécaire c’est de sélectionner des ressources et d’orienter dans des contenus en fonction des objectifs et des enjeux auxquels il est « missionné » pour répondre.

    Ces objectifs sont évidemment concordant avec les besoins de ses "usagers, tels qu’ils sont perçus par l’institution."

    L’évidence, ici, n’est pas évidente pour moi… sauf à ajouter le qualificatif « tels qu’ils sont perçus par l’institution »: ce qui ne signifie pas du coup pas du tout qu’ils soient concordant avec les besoins réels des usagers. Dans ma pratique concrète, je constate que cela revient souvent à dire que le bibliothécaire fait ce qu’il veut, mais que c’est OK parce que c’est « pour le bien de l’usager ».

    "les suggestions [...] des usagers [...] enrichissent le travail des professionnels, mais à la marge"

    Je ne vous le fais pas dire: c’est que je constate le plus souvent, en effet.

    "Par rapport à la participation des usagers je crois que l’on peut difficilement aller plus loin"

    Je suis en désaccord avec ce point. Je ne veux pas peindre une opposition en noir et blanc sur ce débat, et je ne revendique pas l’idée d’un « power to the people » total. Je suis tout prêt à admettre qu’il s’agit d’un rapport, de toute façon, entre des individus et une institution publique. Pour autant je pense d’une part qu’il est possible d’aller beaucoup plus loin, et d’autre part que suis réticent à ce qu’on utilise une terminologie de type Bib 2.0 dans ces conditions.

    Aller plus loin? On peut tout à fait imaginer, par ex., qu’un certain nombre d’animations soient décidées par les usagers. La bibliothèque propose un choix de 5 animations et les usagers en choisissent une. Et pour le web, quelque chose comme: les usagers votent pour des bouquins, et ce st ceux qui ont le plus de votes qui sont en page d’accueil du site web, avec les commentaires des usagers, que d’ailleurs ils peuvent exporter dans leur blog, etc. Je dis n’importe quoi mais vous voyez l’idée: l’action des usagers change l’offre elle-même. Ca, c’est web 2.0.

    Terminologie? Web 2.0 implique un certain degré d’appropriation de l’outil, et de ses données!, par l’usager. Sinon on a juste un site web cool, avec des technologies « nouvelles », ajax, rss et compagnie, plus ergonomique, de meilleure qualité, certes, mais pas web 2.0. Web 1.2.

    Bref, je pense qu’il est dommage, et un peu trompeur, d’utiliser une terminologie autour du web 2.0 en évacuant l’aspect de « démocratie participative » qu’il contient à mes yeux nécessairement.

  11. bibliobsession dit :

    Par rapport aux « besoins des usagers tels qu’ils sont perçus par l’institution ». Je pense que nous avons nous professionnels des bibliothèques à améliorer nos pratiques dans ce domaine. (enquêtes de publics, ciblages spécifiques dans la communication, meilleures connaissance de nos environements et des flux de transports ou des migrations sur les territoires par exemple). Nous sommes donc d’accord sur ce point, seule la manière de le dire change.

    Je revendique quant à moi l’aspect 2.0 parce qu’il « représente » (au même titre que web 2.0 marque une évolution historique liée à l’usage que de techniques pas forcément nouvelles mais de manière innovante comme l’a rapellé clairement Gauthier Poupeau hier)

    Bibliothèque 2.0 représente donc une « démarche » qui fait souvent défaut à nos stratégies de services.

    Les bibliothèques françaises sont les moins ouvertes d’europe (en heures d’ouvertures) ! nos catalogues sont tristes et moches, nous permettons la consultation d’internet mais interdisons l’email dans plein de bibliothèques ! Nous ne mettons pas en valeur numériquement nos collections, nous ne valorisons pas suffisamment nos compétences, nos choix ! (je parle principalement pour les bibliothèques territoriales): ça c’est de la stratégie de service (ou de l’absence de stratégie) qui n’est pas cohérente avec nos missions, au delà du web

    Le web 2.0 c’est l’occasion de remettre tout ça sur le tapis, en partant de l’espace central qu’est l’opac et en tirant tous les fils (rss ;-)) liés. C’est pour cela que c’est précieux et que ce n’est pas usurper le concept à condition de le replacer dans un contexte de politique documentaire, disons le aussi pour être clair, à la française.

    Mea culpa ce n’est peut être pas assez clair dans mon intervention, mais bon c’était une synthèse aussi.

    Je maintiens aussi qu‘aujourd’hui, on en est aux balbutiements et que tout l’enjeu est « d’aller vers », les bibliothèques 2.0. A nous (et à nos prestataires informatiques pour les outils, à bon entendeur…) de bien cerner les enjeux ; notamment le fait que l’on peut tendre vers un catalogue qui ne soit pas une simple interface de recherche mais bien un portail au sens « écosystème » avec des allers retours vers l’usager, et un renouvellement de ses modes de participation, d’intervention à condition que chacun reste à sa place, c’est indispensable à préciser aussi.

    Soit dit en passant tu as cité la démocratie participative, qu’elle soit 2.0 ou pas, c’est aussi l’une des ambiguités qui brouille les débats : il ne s’agit pas de donner le pouvoir au citoyen en torpillant la représentativité des élus, mais de prendre en compte la parole des représentés pour nourrir les choix des représentants, ce qui est très différent.

    Par rapport aux exemples que tu proposes, ils sont très intéressants (belle idée du vote pour acheter un ouvrage ou exporter les blogs, ou aller loin dans le partage des données de la bibliothèque, avec des web services) je suis d’accord et à fond pour tout ça. Mais ces modes d’échanges ne font qu’améliorer et renouveler des stratégies de services et viennent à la marge, j’insiste encore, par rapport à nos stratégies de constitution de collection. La collection étant pour moi un équilibre nécessaire entre offre et demande et médiation de cette équilibre avec des moyens techniques et des services.

    Si, par exemple, on organise des votes pour sélectionner des livres à l’achat pour la bibliothèque, à grande échelle, si on reprend cette idée, on constitue une collection qui ne représentera forcément que la partie haute de la longue traîne, ce qui n’est pas inintéressant loin de là mais ne suffit pas à constituer une collection de bibliothèque.

    Je dis que la compétence d’acquisition du bibliothécaire est garante, je crois qu’il faut vraiment le faire comprendre, de la qualité de la collection étant entendu que ces compétences intègrent la prise en compte des besoins documentaires exprimés ou non exprimé issu de son analyse de la demande, mais qu’il garde en tête les impératifs de l’offre.

    Pardon d’insister lourdement mais merci pour ces remarques.

  12. Pierre dit :

    Moi, je pense que l’expression "bibliothèque 2.0" est une expression marketing aussi absconse que "web 2.0".

    Mais puisque le ‘web 2.0′ (dont nous assomment tous les blogs de la terre), est une expression valise vide de sens ou plus exactement, une expression où chacun voit ce qu’il veut bien y voir (c’est d’ailleurs son intérêt majeur aux yeux des des marketeur qui ont pondu la chose), puisque tout ça et plus donc, à quoi bon se crêper le chignon sur la bibliothèque 2.0, hein ?

    Et la bibliothèque 3.1, vous y avez pensé déjà ???

  13. Nicolas dit :

    "Si, par exemple, on organise des votes pour sélectionner des livres à l’achat pour la bibliothèque, à grande échelle, si on reprend cette idée, on constitue une collection qui ne représentera forcément que la partie haute de la longue traîne, ce qui n’est pas inintéressant loin de là mais ne suffit pas à constituer une collection de bibliothèque."

    Je pense qu’au fond on est d’accord mais qu’on insiste pas exactement sur les mêmes choses. Dans le cas de la phrase ci-dessus: il est certain que si tt achat est soumis au vote des usagers, on aura la partie haute de la longue traîne, et un déni du rôle du bibliothécaire. Mais ce n’est pas ce dont on parle. Plutôt: soumettre 15% des achats au vote, ou quelque chose comme ça.

    Je n’ai jamais été très convaincu par les arguments du type: si on suit cette pente x, alors les conséquences ultimes sont immanquablement y; si on commence à faire voter les usagers, alors le bibliothécaire n’existe plus.
    D’abord, il est tout à fait possible d’avoir des positions équilibrées, mais selon un équilibre nouveau, où on fait voter (participer) l’usager sans nier le rôle du bibliothécaire.
    Ensuite, dans les faits, ce genre d’argument a toujours été utilisé pour *ne rien faire*.

    Encore une fois, je pense qu’on est assez proches, sur le fond: vous dites "à la marge", je dis "15%"… Mais le discours, ici, est important: il s’agit pour vous de rester dans un cadre intellectuel, professionnel classique; il s’agit pour moi de proposer un cadre nouveau.

    Dans les faits, tactiquement, il se peut tout à fait que ce soit vous qui ayez raison: c’est sûrement moins effrayant pour la profession de rester dans un cadre connu. Et du coup peut-être cela marchera-t-il mieux.

    Oh, et je n’ai pas commencé par ça mais j’aurais dû, dans mon premier commentaire: excellente présentation!

  14. bibliobsession dit :

    Merci! :-) oui au fond on est sur la même longueur d’onde, je présente juste les choses c’est sous un angle (stratégique) un peu différent…

  15. Isabelle dit :

    Merci à vous pour cet exposé à la fois militant et concret, illustré et étayé. La salle était un peu silencieuse, il est vrai, mais je pense très à l’écoute et interessée.
    Sur l’aspect évolution du métier et des compétences, l’opportunité des démarches 2.0 est réelle. Je pense que nos métiers et nos institutions ont aussi besoin de se positionner fortement ces notions de service, de partage et contribution et co-construction pour et avec l’usager. J’ai bien aimé les notions de qualification de l’information et de valorisation des compétences. Je pense que l’idée de construire un observatoire des produits et services de bibliothèques 2.0 serait interessante. A voir cela peut interesser un programme de formation de type master en sciences de l’info, ou ensibb ou une association professionnelle. Merci à vous pour le support dont je recommanderai vivement la lecture aux étudiants du programme gestion de l’information (EBD paris).

  16. ln dit :

    Très ineteressant édifiant
    Travail de dcouverte et de synthèse bien enrichissant et clairement exposé.
    Traitement de toutes les questions polémico-juridico-commercialo- je ne sais quoi prises en compte et ttraitées soit directement soit en creux
    on se sent vraiment stimulé par les perspectives et les questions
    A réécouter, surement mais première réaction : BRAVO !

    Bon y a des moments où le rire pointe… ca humanise, surmeent… ;-)

  17. DocteurNet dit :

    "Power to the People" oui ! mais aussi "Power to the Librarian" ! Damned !

    Sans rire, il est tard mais les commentaires sont très instructifs et j’avoue que j’ai été personnellement amené à réorienter une politique documentaire suite à une suggestion d’achat "à la marge" suivie une discussion intense avec un usager ; ça s’est avéré plutôt bien vu et plus cohérent sur le long terme (à mon sens).

    Quant aux réticences qu’évoque Nicolas Morin sur certaines pratiques vues comme dépossédantes par les bibliothécaires et la perception du public comme le "public enemy" de la collection, c’est vrai que c’est souvent le moyen "de ne rien faire" et de rester coupé de ce que les usagers peuvent apporter à la politique documentaire, que ça passe par un OPAC, des commentaires, des votes, un cahier de suggestions ou une simple discussion.

    Je suis assez confiant et j’ose espérer que des réalisations concrètes du niveau de celles présentées dans le diapo se multiplieront dans les bibliothèques francophones. Pour le bien de la politique documentaire et pourquoi pas de la vie dans la cité tout court.

  18. andras dit :

    Pardonnez-moi de réagir avec retard à cet excellent diaporama commenté qui pour ma part m’a beaucoup appris alors même je baigne dans la mise en oeuvre de ces techniques dites "Web2.0" depuis plus d’un an maintenant. Ce billet m’a aussi appris que je lisais régulièrement ce blog sans savoir que j’en connaissais l’auteur avec qui j’avais échangé quelques mails en février/mars dernier.

    Pardonnez-moi aussi de vous rappeller et peut-être par cette occasion d’informer quelques lecteurs de ce blog qu’il existe un site francophone, conçu et réalisé par un français qui propose des fonctionnalités très proches de celles de Librarything. Il s’agit de L’agora des livres (www.agoradeslivres.com), un site "Web2.0" pour les lecteurs francophones que j’ai présenté il y a quelques semaines sur la liste biblio-fr.

    Certes il n’a pas actuellement (loin s’en faut !) l’audience (vraiment remarquable) de LibraryThing. Certes il n’a pas non plus aujourd’hui toutes les fonctionnalités de "croisement" entre lecteurs, livres et auteurs dont dispose Librarything, mais il en a un certain nombre et la navigation par nuage de tags, d’auteurs ou par "proximité de lectures", l’affichage de toutes les notes de lecture concernant une même "oeuvre" ou un même auteur, etc. existent déjà bel et bien sur l’Agora des livres. De plus l’Agora dispose d’autres fonctionnalités absentes à ce jour de Librarything : la possibilité de spécifier le statut de lecture d’un livre (lu, à lire, en cours de lecture), la possibilité d’entamer une discussion publique en réponse à une note de lecture, celle d’attraper le livre d’un autre pour le mettre dans sa liste de souhaits, l’intégration de sa bibliothèque virtuelle dans sa "bookshelf" du bookcrossing ainsi que d’autres facilités pour les bookcrosseurs, sans compter des services annexes mais très appréciés des lecteurs comme un fil de news des nouvelles littéraires du monde entier (en français), un accès aux dictionnaires Atilf (Trésor de la langue française) ou Wiktionnaire, des ajouts contextuels de liens vers les pages Wikipedia, et j’en passe.

    Bien sûr, l’herbe est toujours plus verte ailleurs, mais si on ne l’arrose pas un peu, il ne faut pas s’en étonner !

    Sans rancune … et toujours joignable, mais attention, j’ai changé d’adresse mail (celle indiquée avec ce commentaire est la bonne)

  19. bibliobsession dit :

    Oui je connais l’Agora des livres, j’avais fait quelques remarques sur ce site qui s’est pas mal amélioré depuis sa création! Le projet est intéressant, mais quelle conccurence en face! (librarything est en français désormais). Sans rancunes non plus, je vais faire connaître ce site auprès des bibliothécaires qui pourront participer s’il le souhaitent (un compte pour les nouveautés/coups de coeur par exemples

  20. andras dit :

    Merci de votre réponse, bibliobsession et de vos intentions au sujet de l’Agora ! Certes Librarything est en français (il reste encore des pages à traduire, mais ça avance bien). Toutefois si des bibliothécaires français ont envie d’expérimenter certaines fonctionnalités (par exemple un accès contextuel à leur catalogue, mais il y a surement d’autres idées à creuser, je vous fais confiance ;-)) je pense que ce sera plus facile de le faire avec moi qu’avec Tim Spaddle aux USA. En tout cas, je suis prêt à rencontrer les bibliothécaires ou les bibliothéconomes qui le souhaiteraient.

  21. Mercure dit :

    "Par rapport à la participation des usagers je crois que l’on peut difficilement aller plus loin en ce qui concerne les bibliothèques physiques" : je partage la position de Nicolas. On peut aller BEAUCOUP plus loin dans cette voie : grâce à la bib 2.0 et parce qu’elle est possible, les démarches participatives (ne riez pas !) peuvent se mettre en place plus facilement, plus vite ; cette réactivité avec l’usager combinée à une écoute active et mutuelle est le sens de l’engagement vers un partage intelligent. Parce que l’usager, il sait lire aussi Livres Hebdo (joke, quoique …) ; mais ce que le bibliothécaire peut (peut) lui apporter, c’est un autre rapport au document : développer des curiosités nouvelles, des connexions impertinentes. Si vous avez essayé de prêter des estampes d’art contemporain dans une BM, vous m’avez compris …
    Bib 2.0 = un fabuleux raccourci …

  22. bibliobsession dit :

    C’est bien ce que je voulais dire; aller très loin dans la participation des usagers à la création de métadonnées sur les collections et d’autres idées autour de la mise en valeur, oui 1000 fois oui, mais pas forcément dans la participation des usagers à la constitution de collections, ou alors de manière mesurée, en renouvellant la pratique des cahiers des suggestion. On pourra toujours faire participer plein de gens, celui qui aura le dernier mot et la responsabilité scientifique et celle de l’équilibre des thèmes et domaines de la collection c’est le bibliothécaire…

  23. AF dit :

    Bravo bibliobsession pour la restitution de votre intervention, par ailleurs passionnante, par DailyMotion : enfin on arrive à la téléconférence dans le monde des bibliothèques, bien utile pour ceux et celles qui ne peuvent se déplacer.

  24. Badre dit :

    Bravo et felictation pour cette presentation.
    Merci de nous avoir partager une partie "fort interssante" de cette journee d’etude gratuitement, je ne parle pas de l’adhesion,mais des frais du voyage Maroc-France ;-)

  25. Anne-Françoise dit :

    Bravo pour cette présentation
    Notre OPAC s’appelle "web2" tout simplement…..Il est au coeur de nos préoccupations de l’enrichir pour un service centré sur l’usager.
    Toutes ces idées et remarques sont les bienvenues dans cette réflexion.
    Merci de les avoir partagées sur le web et de les partager, peut-être dans un avenir proche, avec les collègues de notre département.

  26. Tania dit :

    Merci pour ces contributions – ce débat reste d’actualités en raison des élections présidentielles – et par conséquent du dilemne qui interroge nos collègues entre d’une part leur mission d’information et d’autre part le pluralisme recommandé par nos chartes (avec la restriction apportée par les lois). Certains s’accordent à penser que nous n’avons pas à intervenir dans la lecture de nos usagers et de faire confiance à leur esprit critique dans la lecture des programmes contrevenant à la loi. La pression existe de la même manière pour les biographies. Alors que faire ?

  27. Olivier dit :

    Bonjour

    Je viens de découvrir avec grand retard ce magnifique rapport vidéo. ET j’avoue être très content de trouver un très bonne explication suffisamment simple pour être comprise par tous, mais aussi suffisamment poussé pour être entendu du métier.

    Je suis documentaliste d’entreprise de formation et bien que votre étude se rapporte aux bibliothèque, un lien est plus que nécessaire. Certes dans le milieu de l’entreprise le "public" est restreint, mais tout retour peu valider des documents. Je pense qu’il y a matière à rechercher ici aussi.

    Votre approche de la bibliothèque 2.0 se fait par le biais du réseau voire de l’internet. Normal me direz vous, le "2.0" provient de là. Mais comme l’a fait remarquer un personne avant moi, une bibliothèque est un lieu physique et qui même aujourd’hui n’a que peu de mien avec le net. J’ai visité plusieurs bibliothèque et médiathèque autour de chez moi, et je n’ai vu aucun poste relié au net. Eventuellement il y a des postes de recherches de références, mais c’est tout. Ces bibliothèques / médiathèques n’ont pas de site propre visible par un public potentiel. La médiathèque de ma ville s’est ouverte début de cette année, et il n’y a pas un soupçon de communication externe. Alors comment ouvrir de tel service plus qu’intéressant pour le public et les bibliothécaires ? Une partie de la réponse revient aux mairies qui chapeautent ces établissements publics.

    Ensuite, il y a la peur évidente des bibliothécaires de voir leur métier leur "filer entre les doigts", au profit des usagers. Personnellement je ne trouve pas celà si dangereux même si c’est angoissant au départ. Au contraire, le métier se voit rafraîchit par de nouvelles données partagées par le public ! Grâce au public, les bibliothécaires peuvent mieux apprécier l’intérêt de tel ou tel ouvrage par le public et y ajouter une valeur ajoutée, une approche professionnelle.

    Mais sommes toutes, ce que vous proposez, la bibliothèque 2.0, n’est ce pas une évolution de l’existant ? A savoir : "avant", l’usager disait à sa/son bibliothécaire, ce qu’il pensait de tel ou tel ouvrage, et ce dernier lui proposait de nouveau. Avec la bibliothèque 2.0, n’est-ce pas la même chose, mais partagé par et pour tous ? Finalement, si l’exemple reste commercial avec Amazon, n’est ce pas une démarche citoyenne, ce qui est un des but de la bibliothèque, non ?

  28. bibliobsession dit :

    @ Olivier, Merci pour ce long commentaire. Vous avez tout à fait raison sur le dernier point. La bibliothèque 2.0 c’est juste une manière de renouveller notre métier et de passer du bouche à oreille physique au bouche à oreille numérique…

  29. flora dit :

    bonjour, j’essaie de de consulter le dossier en entier mais je n’y arrive pas ça me renvoie sur une page avec plein de code??? c’est normal ??? aidez moi s’il vous plait ??!!! merci d’avance

  30. @ Isa : merci pour l’info et ravi que vous ayez apprécié! :-)

  31. Djime Conde dit :

    Peus tu me faire la difference entre l’Internet 2.0 et le web 2.0 ?.

  32. Personnellement je ne trouve pas celà si dangereux même si c’est angoissant au départ. Baskets Femme, une approche professionnelle.

  33. savez bien dit :

    On pourra toujours faire participer plein de gens nike blazer pas cher mais sommes toutes, ce que vous proposez

  34. Faire évoluer la formation professionnelle est un projet extrêmement ambitieux, Vetements Femme, restent des sujets dont très peu se préoccupent dans notre métier.

  35. thehorde dit :

    Bravo pour ce travail d’une part et pour nous en avoir fait part aussi rapidement d’autre part. http://www.thehorde.fr J’espère que ça te donnera envie de continuer et de nous proposer d’autres présentations du même genre et aussi bien construites.

  36. dadicar dit :

    The fungal disease that infects nails is Onychomycosis, and it accounts for over 50% of nail deformities and problems. It’s http://www.dadicar.fr/Nike-Tn-Requin-Pas-Cher-s1959.html generally considered difficult to treat as it embeds in the nail.

  37. Heureusement que je l’ai placée sous le signe creative http://www.lagarenne-dulac.fr/timberland-pas-cher-soldes-timberland-rouge.html
    commons by-nc-sa, là pas de problème pour la copier, et sans drm!

  38. It will bring a link between http://www.lavilledesamoureux.fr/jordanpascher/nike-air-max-pas-cher-chine/ your responsibility and your contribution to the firm.

  1. 14 avril 2008

    [...] novembre 2006, j’avais eu le plaisir de présenter une synthèse sur les impacts du web 2.0 sur les bibliothèques…j’avais essayé d’interroger la notion de bibliothèque 2.0. J’ai eu depuis [...]

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