Cet article a été publié il y a 5 ans 2 mois 24 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées..gif)
Comme je le mentionnais dans mon intervention sur la démarche "Bibliothèques 2.0"; Il semble bel et bien exister une attente pour la qualification de nos ressources (avec toutes les précautions d’usage, sans généraliser facilement un résultat d’enquête). Il peut s’agir de coups de coeurs, de critiques, de résumés, de premières de couv, de recommandations, etc. C’est en tout cas de que suggèrent les répondants à l’enquête menée par le réseau des Bibliothèques municipales de Lyon et dont le compte rendu de Delphine Coudrin est disponible dans cet article du BBF.
En substance:
"Les suggestions des répondants permettent également d’envisager des pistes pour améliorer ou accroître les autres services proposés sur le site. Les internautes souhaitent ainsi trouver sur le site des conseils de lecture, la liste des dernières acquisitions, une rubrique suggestion d’achat, une rubrique dédiée aux professionnels, une newsletter personnalisée, « des choses pour les enfants », la possibilité de flâner dans des rayons thématiques virtuels, un forum des lecteurs."
J’en profite pour exprimer toute mon admiration au positionnement de Point d’actus qui me semble contribuer à répondre de belle manière à cette trendance ! J’attend d’ailleurs avec impatience le rendu de l’enquête réalisée actuellement…
On peut peut-être relier cette volonté de "qualification" à ce qu’expriment les répondants de l’étude Ipsos/Livres Hebdo sur les comportement d’achats en librairies, et notamment à ce résultat (pdf)
Il y apparaît que 29% du panel interrogé souhaite pouvoir consulter une base bibliographique de référence à l’intérieur même de la librairie et que ce résultat monte à 39% pour les gros acheteurs de livres, paralèllement, on peut observer que 58% des personnes interrogées rentrent dans la librarie avec l’idée d’acheter un titre précis. C’est donc qu’une bonne part du public est allé cherché l’information ailleurs que dans la boutique, mais que les clients souhaitent malgré tout retrouver une base d’information dans la librairie.
La question aurait pu être approfondie en demandant à ces 58% où ils ont trouvé la référence qu’ils souhaitent acheter? Cela permettrait de mesurer le rôle prescripteur des sites web (et lesquels) sur les achats en librairies….Malheureusement, l’enquête ne le dit pas…
On peut aussi se demander pourquoi l’information sur les titres est considérée comme nécessaire au sein même de la librairie (volonté d’autonomie du client par rapport aux conseils du libraire?, mauvaise lisibilité de l’offre?, volonté de rechercher les titres et d’avoir des informations sur leur contenu, puis de les voir physiquement en magasin? les trois? d’autres raisons?)
En tout état de cause, le succès de sites communautaires comme Librarything ou de l’Agora des Livres
ou encore de zazieweb montre pour une large part l’appétence "des internautes" (mais desquels, de qui? et pourquoi? et comment?) à des échanges sur leurs lectures…
Bref, encore de nombreuses pistes restent à explorer pour comprendre les attentes et les comportements des usagers dans nos établissements, en adoptant le salutaire double point vue assumé de l’équipe des Bml et exprimé par Bertrand Calenge :
Nous nous positionnons délibérément sur un double point de vue : une approche marketing qui conduit l’étude hors la bibliothèque pour mettre au jour les pratiques des publics concernés dans la vie et la ville, et un point de vue complémentaire, peut-être plus « bibliothécaire », qui apporte en contrepoint l’analyse des pratiques et usages constatés au sein de la bibliothèque. L’objectif étant bien sûr de s’interroger sur les décalages entre les deux et sur les perspectives possibles à imaginer.
(double point de vue qui devrait être adopté pour réfléchir à l’offre musicale des bibliothèques…)








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