De la granularité de l’information Etes-vous déjà tombé amoureux dans une bibliothèque?
fév 13

En ce moment je suis en stage dans le déjà mythique service lyonnais du Guichet du savoir, service de questions- réponses ouvert à tous dont les principes fondateurs sont très bien expliqués dans cet article du BBF Si vous soulez encore en savoir encore plus c’est dans cet article de Savoirs CDI. Plus largement sur les services de référence en ligne voir ce billet de Vagabondages
 


J’ai donc la chance de répondre à quelques questions, dont quelques unes bien gratinées, voire particulièrement kitsh, pour pas dire débilesl

par exemple :

Question :

Bonjour,
Lorsque l’on est invité ou que l’on déjeune au restaurant, comment laisse-t-on sa serviette de table, à la fin du repas ? Certains la replie alors que d’autres la laisse en ‘vrac’, c’est à dire non pliée puisqu’elle doit aller directement au lavage.
Merci pour votre réponse.


Réponse du service Guichet du savoir (votre serviteur en l’occurence, notez le ton neutre de circonstance, alors que ce genre de truc n’est pas ma tasse de thé (avec petit doigt levé à la nadine de Rotschild…;-) )

Il semble que la question fasse débat, les réponses varient selon nos sources.

François Darbonneau dans cette page du site officiel du dandysme et du savoir-vivre masculin
préconise: A la fin du repas, ne repliez pas votre serviette mais posez-la à droite de votre assiette.

Par contre dans Manières de table il est préconisé page 29:
Après le repas, la serviette devra être pliée dans le sens inverse afin de cacher les tâches, puis posée à gauche de l’assiette. Il serait peu délicat de la laisser sur votre assiette vide ou sur les restes.

Mais dans Le savoir vivre d’aujourd’hui il est indiqué avec une pointe d’humour page 135-138
La serviette se pose à la fin du repas repliée sur le côté s’il s’agit du repas familial, mais dépliée sur la table (non bouchonnée), à droite de l’assiette, si vous êtes invité: la replier semblerait suggérer que vous vous attendez à participer au repas suivant!

Mon programme de demain? La réponse à cette question particulièrement vicieuse sur l’origine de la Trignolette! (Mathieu j’ai presque trouvé)

Sans rire c’est un travail passionnant qui nous fait mesurer le désarroi de beaucoup fasse à la jungle des informations à notre disposition….et parfois les questions débiles sont les plus intéressantes et les plus difficiles à résoudre!

En tant que professionnel de l’information, le guichet du savoir c’est aussi se confronter à sa capacité à informer et à orienter, ce qui peut être un test assez violent si on a pas un minimum de pratique de la recherche sur internet. Par exemple ce bibliothécaire perdu qui étale au grand jour ses besoins de formation continue…et ce n’est pas un phénomène isolé…à tel point que le mode d’emploi du guichet précise :

Les questions des professionnels des bibliothèques ne font pas l’objet de ce service qui est réservé au grand public.

Heureusement que l’ENSSIB  a annoncé un projet de questions-réponses pour les professionnels de l’information (mais je ne retrouve pas de traces sur le web ni d’annonce officielle…). Quelqu’un en sait plus?

Enfin tout ça me rapelle l’époque où, vacataire à la BPI j’alternais les réponses aux étudiants BAC+67 comme au psychopathe du coin obsédé par un point obscur d’ésotérisme….quel éclectisme dans notre métier!


Pour finir je vous conseille pour égayer vos moments de veille de jeter un oeil au guichet via le fil rss des questions, sérendipité garantie!!

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4 Responses to “Bibliobsession derrière le Guichet du savoir!”

  1. B&C Says:

    "l’ENSSIB a annoncé un projet de questions-réponses"
    Est-ce que c’est du wishful thinking où tu as vraiment entendu quelqu’un parler de ça ? Et est-ce que ce serait 2.0 (questions publiques ou privées ; réponses ouvertes ou fermées) ?

    Le bibliothécaire perdu ça me semble être une blague.
    Inversement : "Je viens de recevoir un compte-rendu de l’ABF, pourriez-vous m’expliquer plusieurs mots de vocabulaire qui me sont étrangers : catalogage, opac, livreshebdo, CAFB, coups-de-coeurs".

  2. bibliobsession Says:

    En fait c’est frustrant parce que j’ai entendu cette info de plusieurs personnes sans arriver à remettre le main sur le Livres Hebdo qui l’évoquait…c’est le problème de livres hebdo qui contrairement au BBF n’est pas en ligne… Sinon le bibliothécaire perdu c’est peut-être une blague ou un test mais vraiment c’est impressionnant de voir le nombre de questions de la part de professionnels de l’info/doc adressées au Gds…

  3. DTomes Says:

    Marrant de consulter la liste des questions. On se croirait dans un univers surréaliste où une machine à coudre côtoie sans souci un parapluie… Reste à savoir si la bibliothèque moderne peut être comparée à une table de dissection. Vraisemblablement. La fragmentation généralisée n’épargne pas les bibliothéques. C’est dire qu’il reste peu de chose du "Texte", de la possibilité d’un Texte. Aujourd’hui l’Interrogation relève du domaine de la documentation et le documentaliste subit la Question. Nous devons nous interroger sur le nouveau sens que nous donnons au Texte, à son récit. Bibliothécaires, vous êtes des conteurs à votre manère. En tout cas, bravo pour la débauche d’énergie consacrée aux réponses ! Bravo pour la pertinence de ces réponses ! Le guichet du savoir est véritablement la poésie du 21e siècle.

  4. Bibliobsession 2.0 » L’enssib lance son service de questions-réponses spécial info/doc Says:

    [...] quelques mois déjà, d’autant que j’en avais vraiment constaté le besoin lors de mon récent stage au Gds! D’ailleurs, le Guichet du savoir (Gds pour les intimes) avait affiché sa volonté de ne pas [...]

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