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Billet très pertinent sur Blogo Numéricus. L’auteur y évoque la perte de l’habitude d’un certain type de lecture causé par la lecture fragmentée et interactive que demande le web.
Aujourd’hui, je m’auto-administre un programme de rééducation, en me contraignant tous les jours, sur un créneau horaire précis, à fermer mon ordinateur pour me consacrer à la lecture sur support papier. ; le papier, support matériel passif, qui, du fait même de ses limitations, parce qu’il ne permet de faire rien d’autre que lire, m’intéresse tout spécialement. C’est une rééducation qui est loin d’être désagréable d’ailleurs et s’accompagne de la redécouverte d’une véritable plaisir : non pas le soi-disant plaisir charnel du contact du papier et du vieux cuir, largement fantasmatique pour quelqu’un de ma génération qui a davantage connu la piètre qualité des éditions de poche, et même maintenant des éditions brochées, que les somptueuses reliures d’éditions numérotées, mais bien plutôt le plaisir de la lecture sans action, sans tension, temporairement abandonnée au pouvoir de celui que l’on lit.
Il est intéressant de voir que ces rermarques sont également reprises par Lorenzo Scavo de Nouvolivreactu le spécialiste du livre électronique, de l’encre électronique et des nouvelles pratiques de lectures…
J’ai souvent vu des stages de lecture à voix haute mais rarement des stages de "prise de conscience de ses pratiques de lectures" ça doit bien exister et ce serait intéressant de mener ce type de formation auprès des publics et des professionnels aussi, d’ailleurs…mais au fait : Et vous, bibliothécaires, vous en êtes où avec vos pratiques de lectures?








