Cet article a été publié il y a 5 ans 11 mois 20 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.Voici un texte que j’ai rédigé à la demande de l’ADBS, (que je remercie pour sa demande).
Il s’agissait de faire le point sur les web services à destination de non spécialistes, dans l’oeil de l’ADBS, la lettre d’info accessible aux adhérents de l’association. Voici donc ce texte en intégralité. Vous pourrez retrouver d’autres articles et analyses dans l’oeil de l’ADBS de Juin à laquelle vous avez accès librement pour cette fois seulement même si vous n’êtes pas adhérent de l’Association en cliquant ici! (c’est une exclusivité bibliobsessionelle, profitez-en!
Les services web ou l’espéranto numérique
Un service web, sans entrer dans des détails techniques, est un "mécanisme de communication standard fondé sur xml pour faire dialoguer deux applications basées sur des technologies hétérogènes".
Libérer les données
Soit, mais à quoi cela sert-il ? Pour le comprendre, il faut revenir aux fondamentaux. Avec l’interconnexion des ordinateurs en réseau et en particulier à travers Internet, il devient possible de faire fonctionner des applications sur des machines distantes.
Si l’on prend l’exemple d’un moteur de recherche, dans la plupart des cas, celui-ci est intégré à l’application qui gère mes données (un moteur de recherche sur un blog). Mais la fonction de recherche peut être externalisée et Google, par exemple, va indexer mes données selon une périodicité qui lui est propre et afficher les résultats dans son environnement. J’utilise bien une ressource externe sur mes données mais les deux systèmes ne sont pas intégrés. Avec un service web, j’intègre dans mon propre environnement un programme qui tourne ailleurs et je le paramètre pour qu’il fonctionne selon les critères que je lui indique (affichage, périodicité, etc.).
Cela a plusieurs avantages :
– les données peuvent être présentes uniquement sur le serveur distant (par exemple un catalogue, un classement en temps réel, etc.) ;
– le serveur distant peut disposer d’une puissance de calcul ou de capacités de stockage dont l’utilisateur local ne dispose pas ;
– l’application distante peut être utilisée simultanément par un grand nombre d’utilisateurs et sa mise à jour n’intervient qu’à un seul endroit.
Un exemple bien connu d’application distante ? Le catalogue d’une bibliothèque ! Pourtant, on s’est vite rendu compte que sans un langage commun, il est impossible de mutualiser des données bibliographiques avec d’autres bases. Prisonnières, il faut donc libérer les données…
On aura reconnu là un problème bien connu des bibliothécaires et la fameuse norme Z39/50 qui permet d’échanger des données entre plusieurs catalogues. Z39/50 est un peu l’ancêtre des services web pour les bibliothèques, à la différence près que ceux-ci sont généralisables à l’ensemble des énormes bases de données du web, par exemple Google maps, Amazon, Flickr, Del.icio.us, etc.
Combiner les données au service de l’utilisateur
Car l’avènement du web 2.0 c’est l’idée, là encore loin d’être étrangère aux bibliothécaires, de pouvoir proposer à l’usager l’information dont il a besoin au bon moment, au sein d’une interface attractive, indépendamment des contraintes liées à l’hétérogénéité des sources de ces données. Pour atteindre cette ambition, il faut non seulement un mécanisme commun : les services web, mais aussi des données échangeables représentant un intérêt pour les utilisateurs. L’ensemble forme un service dit 2.0 qui peut combiner des sources de données (on parle de mashup) au sein d’une seule et même interface.
Au final, la notion qui sous-tend toutes ces technologies porte un nom : il s’agit de l’interopérabilité qui est à l’informatique ce que l’espéranto est aux langues humaines : le rêve d’un langage commun au monde entier…
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Exemples : |
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| Sources et compléments d’information : Web services et bibliothèques (billet de Figoblog) Article de Wikipédia sur l’interopérabilité Les services web, dossier sur les technologies xml, 01.net Dossier sur les services web sur Comment ça marche ? |
(ce texte, indiqué sous copyright dans "l’oeil de l’ADBS" est diffusé ici sous licence creative commons, by-nc-sa, comme l’ensemble de mon blog par ailleurs.)
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Tags:Découvrir le web 2.0



















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