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Les services web ou l’espéranto numérique

Voici un texte que j’ai rédigé à la demande de l’ADBS, (que je remercie pour sa demande).

Il s’agissait de faire le point sur les web services à destination de non spécialistes, dans l’oeil de l’ADBS, la lettre d’info accessible aux adhérents de l’association. Voici donc ce texte en intégralité. Vous pourrez retrouver d’autres articles et analyses dans l’oeil de l’ADBS de Juin à laquelle vous avez accès librement pour cette fois seulement même si vous n’êtes pas adhérent de l’Association en cliquant ici! (c’est une exclusivité bibliobsessionelle, profitez-en! ;-)

Les services web ou l’espéranto numérique


Un service web, sans entrer dans des détails techniques, est un "mécanisme de communication standard fondé sur xml pour faire dialoguer deux applications basées sur des technologies hétérogènes".

Libérer les données

Soit, mais à quoi cela sert-il ? Pour le comprendre, il faut revenir aux fondamentaux. Avec l’interconnexion des ordinateurs en réseau et en particulier à travers Internet, il devient possible de faire fonctionner des applications sur des machines distantes.

Si l’on prend l’exemple d’un moteur de recherche, dans la plupart des cas, celui-ci est intégré à l’application qui gère mes données (un moteur de recherche sur un blog). Mais la fonction de recherche peut être externalisée et Google, par exemple, va indexer mes données selon une périodicité qui lui est propre et afficher les résultats dans son environnement. J’utilise bien une ressource externe sur mes données mais les deux systèmes ne sont pas intégrés. Avec un service web, j’intègre dans mon propre environnement un programme qui tourne ailleurs et je le paramètre pour qu’il fonctionne selon les critères que je lui indique (affichage, périodicité, etc.).

Cela a plusieurs avantages :
– les données peuvent être présentes uniquement sur le serveur distant (par exemple un catalogue, un classement en temps réel, etc.) ;
– le serveur distant peut disposer d’une puissance de calcul ou de capacités de stockage dont l’utilisateur local ne dispose pas ;
– l’application distante peut être utilisée simultanément par un grand nombre d’utilisateurs et sa mise à jour n’intervient qu’à un seul endroit.

Un exemple bien connu d’application distante ? Le catalogue d’une bibliothèque ! Pourtant, on s’est vite rendu compte que sans un langage commun, il est impossible de mutualiser des données bibliographiques avec d’autres bases. Prisonnières, il faut donc libérer les données

On aura reconnu là un problème bien connu des bibliothécaires et la fameuse norme Z39/50 qui permet d’échanger des données entre plusieurs catalogues. Z39/50 est un peu l’ancêtre des services web pour les bibliothèques, à la différence près que ceux-ci sont généralisables à l’ensemble des énormes bases de données du web, par exemple Google maps, Amazon, Flickr, Del.icio.us, etc.

Combiner les données au service de l’utilisateur

Car l’avènement du web 2.0 c’est l’idée, là encore loin d’être étrangère aux bibliothécaires, de pouvoir proposer à l’usager l’information dont il a besoin au bon moment, au sein d’une interface attractive, indépendamment des contraintes liées à l’hétérogénéité des sources de ces données. Pour atteindre cette ambition, il faut non seulement un mécanisme commun : les services web, mais aussi des données échangeables représentant un intérêt pour les utilisateurs. L’ensemble forme un service dit 2.0 qui peut combiner des sources de données (on parle de mashup) au sein d’une seule et même interface.

Au final, la notion qui sous-tend toutes ces technologies porte un nom : il s’agit de l’interopérabilité qui est à l’informatique ce que l’espéranto est aux langues humaines : le rêve d’un langage commun au monde entier…

cil

Exemples :
Amaznode, carte des produits recommandés à partir de la base Amazon
Pergame-en-ligne, prestataire informatique pour les bibliothèques proposant d’intégrer des données Amazon dans un catalogue de bibliothèque
Trivop, guide vidéo sur des hôtels à partir de Google maps

cil Sources et compléments d’information :
Web services et bibliothèques (billet de Figoblog)
Article de Wikipédia sur l’interopérabilité
Les services web, dossier sur les technologies xml, 01.net
Dossier sur les services web sur Comment ça marche ?

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Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

2 Responses

  1. 15 avril 2008

    […] votre catalogue et librarything) puissent “converser” automatiquement via des web services. Mais avec Librarything c’est encore peu intéressant pour nous car la communauté […]

  2. 11 juin 2008

    […] un comparatif des possibilités de récupérer des données enrichies dans nos catalogues via des web services. Bien sûr ce type de données n’est intéressant à exploiter qu’à partir d’une […]

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