A qui appartiennent les sites web 2.0? Les bibliothécaires envahissent les sites de questions/réponses!
sept 16

Dans beaucoup de médiathèques, les postes en consultation sont interdit au "Chat" = messagerie instantannée (ou au "clavardage" comme disent nos amis canadiens, souvnet mieux inspirés que nous).

Voici comment contourner en quelques clics cette interdiction (une interdiction très 1.0 i.e obsolète). Concrètement, il suffit de se rendre sur Meboo, service en ligne qui permet, sans rien installer sur le PC de la bibliothèque, d’accéder, même à partir d’un navigateur sécurisé, à son compte MSN! (et cie!)



Au fond, pourquoi cherche-t-on à interdire cet usage du web dans les bibliothèques? Réponse: en vertu d’une vision "documentaire" d’internet. En réalité, c’est la diversité des usages du web qui en fait la richesse. Si l’on envisage le web d’un point de vue documentaire, en cataloguant des sites comme des livres, force est de constater que lesdits usages sont pourtant très divers…et vont bien au delà de l’acquisition d’informations…(jeter un oeil sur ce que les gens cosultent dans les espaces suffit à s’en persuader…)

Reste bien sûr à répondre à l’éternelle question : mais pourquoi offrir des accès internet en bibliothèque si c’est pour les voir squatter par des ados chatteurs (pardon clavardeurs).

D’abord, est-ce vraiment le cas? L’équation chat = ados = glandouille-dérangeante-dans-un-lieu-de-culture est-elle véridique? Et puis en favorisant des usages uniquement documentaires à l’exclusion d’autres
(hormis les illicites bien entendu), surtout de manière aussi imparfaite, à l’heure du tout-en-ligne, ne risque-t-on pas de scier la branche sur laquelle nous sommes assis? La bibliothèque ne doit-elle pas faire autre chose que d’exclure des usages comme le chat ou, pire, l’email?

Remarquons que de nombreux services, à commencer par les bibliothèques (Outre-Atlantique) ont compris l’usage communicationnel des logiciels de messagerie instantannées devenues un moyen comme un autre de contacter les bibliothécaires.

Voilà, c’était juste pour dire ça, en passant (et fournir le mode d’emploi pour chatter peinard dans sa médiathèque à tous ceux qui arriveront ici par hasard…gnark, gnark…;-)

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12 Responses to “Clavarder en bibliothèque? Enfantin!”

  1. DL Says:

    Les gamins de 10 ans n’ont pas eu besoin de bibliothécaire pour trouver l’application en ligne webmessenger.msn.com.

  2. Pitseleh Says:

    Pour ma part je ne connais rien de plus amusant (ou irritant, selon l’humeur) que de tenter de déloger un(e) accro à Meetic au moment de la fermeture. Par chance, après quelques coups de semonce je dispose d’une arme fatale : l’interrupteur de la multi-prises.

  3. Sophie Says:

    Tout a fait ! Pourquoi interdire une pratique que nos usagers savent détourner bien mieux que nous et que nous sommes dans l’impossibilité technique d’empêcher (quand on le souhaite)
    Autant on s’apitoiera sur une mamie qui voudra chatter avec ses petits enfants à l’autre bout du monde autant on s’offusquera de ces pervers car hommes et adultes (2 qualités suffisantes pour éveiller le soupçon de la -thécaire vigilante ;-) qui souhaitent chatter.

  4. Clément Says:

    D’accord sur le principe (internet ne sert pas juste à consulter wikipédia^^), et pour les grandes bibliothèques, mais c’est complètement l’inverse de ce que je conseille dans les petites biblio dont je forme les personnels à l’usage et utilisation des postes multimédias… Pourquoi? Parce quand on a un seul ordinateur, ou même deux, qu’on a pas les horaires d’ouverture qu’on mérite, qu’on est seul pour toute la permanence au public et qu’il y a un grand nombre d’usagers, on ne peut pas faire la police en disant: ça fait une heure que tu t’chatte sur msn avec ta copine qui habite la rue d’à côté, il y a trois personnes qui attendent, pourrais-tu dégager merci? (surtout qu’on ne veut pas fâcher les rares jeunes qui osent entrer dans la très fermée bibliothèque!).
    Clavardage ok, mais sous conditions ;)

    P.S: et puis effectivemment, le jour ou un/une bénévole ou même un professionnel affairé empêchera un utilisateur de faire ce qu’il veut… Un accord tacite entre l’usager et le bibliothécaire qui signifie: tu sais que tu n’as pas le droit, c’est pour ça que quand quelqu’un viendra utiliser l’ordinateur qu’il a réservé, tu n’argumenteras pas vingt minutes^^, sachant que c’est ouvert une heure…

  5. ConstantinoplE Says:

    gnark gnark héhéhé…
    tout à fait d’accord la bibliothèque est un concept qui DOIT changer

  6. francis verger Says:

    c’est bien gentil tout ça, mais il existe, le savez-vous, des villes qui interdisent l’accès à tous ces sites, et qu’un étudiant ou une mamie qui souhaite s’envoyer par mail le fruit de sa recherche (longuement aidée par le bibliothécaire) ne peut pas le faire. C’est une interdiction municipale et la technique suit, je peux vous le dire. du gâchis ? oui et alors, ça n’est pas notre problème. nous on n’est pas seulement contre la "glandouille- dérangeante- dans-un-lieu-de-culture", on est aussi contre le travail productif… On a suffisamment lutté contre les photocopies, vous ne voulez tout de même pas qu’on favorise les scans, les liens, les mails, les chats, tout ce qui peut rendre service quoi ? Y compris pour les bibliothécaire. Par pitié, arrêtez de mettre des outils de formation sur vos blogs, les vidéos, podcast, diaporamas, photos,… sont tentants mais nous sont interdits pendant le travail.

  7. Bakelith Says:

    Soyons optimistes, c’est aux bibliothèques de susciter de nouvelles pratiques culturelles et créatives et pas de les imposer. Personnellement j’ai déjà vu une mamie chatter avec ses petits enfants à l’autre bout … de la salle !

  8. Pedro Says:

    Responsable d’un espace multimedia, je ne peux qu’être d’accord avec ce qui est dit. Pour ma part dès ma prise de poste, j’ai installé msn messenger, google talk, yahoo messenger sur les 15 postes et mis au budget prochain l’achat de webcams (ça favorise justement la sécurité). Si nous ne sommes pas là pour favoriser l’échange et le dialogue, quelle est notre mission dans les espaces multimédia ? la censure ? très peu pour moi. Je ne retiens absolument aucun des arguments que j’ai entendus jusqu’à présent contre le chat en biblio comme valide. Y’a-t-il un empêcheur de tchatter en rond qui veuille bien argumenter svp ? :-)

  9. Toto Says:

    J’appuie le commentaire de Francis Verger : ce qu’il décrit n’est pas faux.

    img215.imageshack.us/img2…

  10. Joëlle Says:

    nous interdisons de chatter aux enfants, théoriquement, car dans la pratique tout est accessible sur les postes. C’est surtout pour éviter aux enfants d’être contacté par des pédophiles. Il faut dire que les enfants ne savent pas avec qui ils discutent. Il faut leur expliquer de ne jamais donner leur adresse…
    Mais je suis tout à fait d’accord, il faut laisser les utilisateurs (majeurs) d’Internet en bibliothèque faire ce qu’ils veulent : chat, mails…

  11. Mireille Says:

    D’accord avec Clément. C’est bien une question de moyens. Et de respect de tous les publics. Internet tous accès , OK, mais pour tout le monde !

    Que les bienheureux qui peuvent proposer 15 postes et des webcams (bonjour Pedro) arrêtent de jouer les moralisateurs. Ce n’est evidemment pas par plaisir ou par esprit de regression que certains d’entre nous restreignent les accès et les temps d’utilisation. On dirait que certains ne savent pas ce que représentent les accrochages au quotidien avec des ados vissés à leurs jeux en ligne.

    Franchement, une fois que tu as déterminé une charte de l’utilisateur (que tu fais signer) collecté tes autorisations parentales pour les mineurs (et pour te couvrir), installé un système de securité (alibi malheureusement, car peu efficace) et que tu as l’aval de tes élus, le seul vrai probleme c’est bien une question de materiel et de creneaux d’accès, non ?

    D’un autre côté, arrêtez avec vos " petites mamies chatteuses" balancées comme argument massue. On n’a quand mème pas besoin de ce type d’argument pour justifier l’accès au chat ! La mamie me donne une légitimité, l’ado non ? Et le comble de l’argument-zéro est atteint quand on nous fait le coup du pédophile !

    Chat et mails sont la substance même du Net . J’ai parfois l’impression qu’il existe deux races de bibliothécaires face à la toile, ceux qui considèrent toujours ça, inconsciemment peut-être, comme une extension de la recherche encyclopedique et sont peut-être à la recherche d’une sitothèque idéale (controlée et culturelle, forcément), et ceux qui y voient un instrument de communication immediate. Et non culturel à priori.

    Internet est rentré dans les bibliothèques. Pas dans nos têtes.

    Et puis, oui, il faut aussi garder nos publics. De toutes façons les lieux "cyber" se multiplient ailleurs. Et puis ce n’est pas en réduisant les accès qu’on réduira la fracture numérique non plus.

    Comme disait je ne sais plus qui "Laisse pas tes gamins chatter, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres".

    Ben, justement !

  12. Bibliobsession 2.0 » Les bureaux virtuels et web OS en bibliothèques : l’avenir? Says:

    [...] qui soit purement documentaire. J’avais abordé la question en évoquant le clavardage ou chat dans les bibliothèques, qui loin d’être une nuisance est un véritable outil de communication pour beaucoup. [...]

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