Cet article a été publié il y a 4 ans 5 mois 7 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.Dans beaucoup de médiathèques, les postes en consultation sont interdit au "Chat" = messagerie instantannée (ou au "clavardage" comme disent nos amis canadiens, souvnet mieux inspirés que nous).
Voici comment contourner en quelques clics cette interdiction (une interdiction très 1.0 i.e obsolète). Concrètement, il suffit de se rendre sur Meboo, service en ligne qui permet, sans rien installer sur le PC de la bibliothèque, d’accéder, même à partir d’un navigateur sécurisé, à son compte MSN! (et cie!)
Au fond, pourquoi cherche-t-on à interdire cet usage du web dans les bibliothèques? Réponse: en vertu d’une vision "documentaire" d’internet. En réalité, c’est la diversité des usages du web qui en fait la richesse. Si l’on envisage le web d’un point de vue documentaire, en cataloguant des sites comme des livres, force est de constater que lesdits usages sont pourtant très divers…et vont bien au delà de l’acquisition d’informations…(jeter un oeil sur ce que les gens cosultent dans les espaces suffit à s’en persuader…)
Reste bien sûr à répondre à l’éternelle question : mais pourquoi offrir des accès internet en bibliothèque si c’est pour les voir squatter par des ados chatteurs (pardon clavardeurs).
D’abord, est-ce vraiment le cas? L’équation chat = ados = glandouille-dérangeante-dans-un-lieu-de-culture est-elle véridique? Et puis en favorisant des usages uniquement documentaires à l’exclusion d’autres (hormis les illicites bien entendu), surtout de manière aussi imparfaite, à l’heure du tout-en-ligne, ne risque-t-on pas de scier la branche sur laquelle nous sommes assis? La bibliothèque ne doit-elle pas faire autre chose que d’exclure des usages comme le chat ou, pire, l’email?
Remarquons que de nombreux services, à commencer par les bibliothèques (Outre-Atlantique) ont compris l’usage communicationnel des logiciels de messagerie instantannées devenues un moyen comme un autre de contacter les bibliothécaires.
Voilà, c’était juste pour dire ça, en passant (et fournir le mode d’emploi pour chatter peinard dans sa médiathèque à tous ceux qui arriveront ici par hasard…gnark, gnark…;-)
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