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Lutter contre les sales cons dans les bibliothèques

Le titre du billet vous intrigue hein…et ben je précise qu’il ne s’agit pas de "sales con’s", abréviation de conservateurs, très usitée semble-t-il du côté de l’ENSSIB. Non, il s’agit bien de sales cons, des cons quoi. Il ne s’agit pas non plus des lecteurs…( = spéciale dédicace à notre aigrie préférée)

Et c’est en référence à ce livre Objectif zéro-sale-con au titre tellement bien trouvé qu’il nous rapelle tous quelqu’un! (tant il est vrai aussi qu’on est tous le sale con de quelqu’un…)



Bref la question n’en serait qu’anecdotique si les sales cons ne représentaient une dépense considérable d’énergie pour les organisations, y compris dans les bibliothèques. Notre charge de travail est souvent forte, mais imaginez 2 minutes un monde sans sales cons! (le rêve!). Tout ça rapelle aussi le fameux Principe de Peter que connaissent bien tout ceux qui ont un jour travaillé dans l’administration…

Cette interview de Robert Sutton, l’auteur du livre qui est est professeur de management à la Stanford Engineering School, montre bien qu’il s’agit d’un enjeu managérial et économique majeur pour les entreprises. (et un enjeu de politique publique pour nous autres, du secteur public)
 

Comment définissez-vous un "sale con" ? Comment distinguer un sale con chronique de quelqu’un qui est simplement de mauvaise humeur ?

Un "sale con" se reconnaît aux effets qu’il produit sur autrui : on se sent méprisé, humilié, agressé, ou au moins pas reconnu… Et celui qui produit cet effet souvent, de manière répétée, est un sale con "certifié". Sinon, bien sûr, ça arrive à tout le monde de mal se comporter.

A quels comportements quotidiens les reconnaît-on ?

Ils manquent de considération pour les autres, ne les écoutent pas, se montrent péremptoires, agressifs, intolérants, ne sont pas ouverts aux idées et suggestions, imposent leurs avis, les expriment comme des évidences, méprisent les objections… et puis éventuellement pire : ils profèrent des remarques agressives, des insultes, des allusions déplacées…

En quoi sont-ils nocifs pour l’entreprise ?

Ils engendrent des coûts cachés, sous forme de démotivation, retrait, voire absentéisme ou maladie pour les employés. Mais également des effets collectifs : manque de coopération entre les individus, manque de créativité, etc. Et encore : temps perdu à réparer leurs dégâts et éventuellement leurs erreurs.

Y a-t-il des façons de calculer le coût pour l’entreprise de ces personnalités nuisibles ? Y a-t-il des études qui le font ?

Il y a un exemple de calcul dans le livre de Sutton à propos d’un vendeur, excellent professionnel mais "sale con" patenté. Le principal poste à identifier, c’est le temps passé à gérer le sale con. C’est peut-être une première approximation facile à faire : compter combien d’heures on a passé à s’occuper de cette personne et des gens auxquels elle a fait du mal, puis le valoriser en terme de salaire. Ensuite, il y a d’autres postes, mais ça dépend des situations. Il y a une méthode générale donnée dans le livre, mais à ma connaissance elle n’est pas encore intégrée dans les ERP !


Allez je résiste pas à vous montrer la couverture de l’édition canadienne du livre:




car : En effet, au Québec, on ne dit pas :

Peut-être utilisez-vous un autre qualificatif – connard, abruti, peau de vache, salaud, enflure, dictateur, trou du cul, sadique, despote, pervers – mais, pour moi, "sale con" est celui qui exprime le mieux la crainte et le mépris que m’inspire ce genre d’individu.


(Objectif Zéro-sale-con, p. 1)


Mais :

Peut-être utilisez-vous un autre qualificatif – salaud, twit, écœurant, tata, trou de cul… quand ce n’est pas un mot tiré du vocabulaire religieux – mais, pour moi, "chien sale" est celui qui exprime le mieux la crainte et le mépris que m’inspire ce genre d’individu.


(Objectif Zéro chien sale, p. 7)

(spéciale dédicace à I. qui m’a filé le lien, et dieu sait qu’elle en connait des sales cons…)

Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

2 réponses

  1. DL dit :

    Donc si je comprends bien c’est un livre qui dénonce l’agressivité et le manque de considération… et dont le titre est "Objectif zéro sale con"… okay…

  2. anne dit :

    je te conseil également celui ci : "travailler avec des cons" le site de cet auteur est iciµ, son livre, un vrai chef d’oeuvre http://www.travailleravecdescons...

    Anne

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