Babelio invente l’office pour les blogueurs!

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Annoncé sur le très connu Tech crunch et le non moins connu la Feuille, Babelio, le réseau social francophone autour des livres vient d’innover en lançant le service de presse pour les blogueurs :

 

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Recevez chez vous gracieusement des livres et faites en votre critique publique lapidaire ou dithyrambique comme bon vous semblera. Il n’y a rien d’autre à comprendre : un livre en l’échange d’une critique, c’est aussi simple que ça. Comment ça marche précisément?

1- Nous recevons tous les mois une sélection de livres mis à disposition par les éditeurs partenaires (pour cette première édition XO , Univers Poche, Place des éditeurs, et Oh ! Editions, d’autres devraient les rejoindre très vite), sélection que nous publions sur notre blog et en vous en avertissant sur la page d’accueil de Babelio. Ce mois ci les livres sélectionnés se trouvent à la fin de ce billet.
 
2- Les internautes désirant participer à l’opération doivent être membres de Babelio et tenir un blog (Masse Critique est un pilote pour l’instant limité aux blogueurs. Vous n’avez pas de blog ? C’est la meilleure occasion d’ouvrir celui auquel vous pensiez depuis des mois ! Il n’y a rien de plus facile, sur wordpress.com, over-blog.com, typepad.com et surtout, si vous êtes enseignant, sur lewebpedagogique.com

Babelio se fonde sur le système des Early reviewer mis en place par Librarything. L’idée me semble très bonne et même si elle peut au premier regard être assimilée à des billets sponsorisés, en réalité il est évident que les critiques peuvent être négatives…raison de plus pour qu’on puisse nous aussi en faire des critiques négatives non? 🙂

En tout cas, cela a le mérite de souligner combien il pourrait être intéressant mutualiser à grande échelle nos avis côté bibliothécaires. En effet, nombreux sont les établissements qui reçoivent des offices (équivalent des services de presse pour les éditeurs, pour aller vite, pour les non initiés) et les bibliothécaires de France et de Navarre lisent chacun, dans leur coin les mêmes livres à leur parution pour choisir ou non de les acheter ensuite pour les mettre dans la bibliothèque.

Au final on doit bien lire au moins une fois toute la prution française annuelle (au moins en fiction), et en discuter avec les collègues. Outre le fait qu’il y a là un travail considérable assez peu (voire pas du tout) mis en valeur pour le public (les critiques de livres réalisées pour l’office sont très souvent, même couchées sur le papier, rangées dans un tiroir après la « réunion d’office »…soupir.), on pourrait imaginer de mettre en commun sur une plateforme ces critiques de livres, base d’une sorte de label « conseillé par des bibliothécaires » qui pourrait constituer une vraie valeur ajoutée et changer un peu l’image du métier non?

J’ai ouï-dire d’un certain projet de la BPI à cet égard, mais je ne peux vous en dire plus, en l’absence d’annonce officielle…le buzzz est lancé!

Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

5 réponses

  1. Alain Pierrot dit :

    Excellente idée, cela fait des années que je milite pour que les «acteurs du livre» s’identifient au-delà de leur nom ou pseudo dès qu’ils publient un compte-rendu, une opinion.

    Du point de vue des lecteurs, ou en cette saison de potlatch généralisé, de donateurs, obtenir une opinion qualifiée est un réel service : si j’ai à choisir un cadeau, à conseiller une tierce personne, je ne peux matériellement pas investir beaucoup de temps à me documenter et vérifier la pertinence de mon choix.

    L’opinion d’un bibliothécaire, d’un libraire, d’un responsable de collection chez un éditeur revient à me faire don du temps (et de l’«expertise») dont je manque.

  2. BS dit :

    On pourrait imaginer…
    Un temps, il y eut Mauvais genres… qui bénéficia d’aucun soutien public…
    Ce site avait des centaines de chroniqueurs – professionnels et lecteurs – et un réseau de bibliothécaires (je n’ai pas dit bibliothèque, notez la différence !) d’associations et de festivals très resserré. Et 5000 visiteurs par jour.
    Aujourd’hui, il reste Zazieweb dont l’avenir ne semble pas plus garanti.
    Il est temps que le mot mutualisation devienne une réalité. Stop au blabla.

    Perso, je n’ai jamais pratiqué le service de presse du temps de Mauvais genres… sauf quand j’organisais des rencontres avec des auteurs. J’ai essayé sur Bibliosurf et cela a confirmé mes réticences.

    Je pense que les bibliothécaires doivent mouiller leur chemise. La BPI a lancé un blog dans le cadre du festival du premier roman. Il n’y a jusque ce jour aucun commentaire sur les billets. Tout simplement, parce qu’il faut donner avant.. Il ne suffit pas d’ouvrir des forums et d’offrir des services de presse.

  3. Aldus dit :

    Bonjour
    Excellent idée en effet que cette idée de critiques de bibliothécaires, moi j’ai tendance à aimer les critiques qualifiées.
    Deux idées à ce sujet :
    soit la voie d’un site choix des bibliothécaires, du type http://www.lechoixdeslibraires.com/page-index.htm
    soit (et je préférerais celle-ci)
    le bon boulot qu’à fait Camille à partir de Google où elle a répertorié 155 blogs à ce jour où le grand Google scrolle à volonté
    http://www.google.com/coop/cse?cx=010780639852783955575%3A7nekw17zxie
    ne peut-on imaginer un tel répertoire avec des blogs de bibliothécaires?

  4. bibliobsession dit :

    Merci pour ces sources, effectivement excellente idée d’un moteur spécialisé sur le sujet. A quand une grande campagne de publicité sur notre métier?

  1. 16 janvier 2008

    […] votre bibliothèque personnelle et de l’enrichir avec des critiques. Dernièrement Babelio à crée l’évènement en proposant un système équivalent aux offices de livres pour ses contributeurs les plus actifs […]

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