Comment rendre sa bibliothèque accessible dans Google maps? Miss Zambie 2008 est bibliothécaire!
juin 13

Excellent texte que propose François Bon sur le Tiers Livre. A l’occasion d’une consultation officielle dans le cadre de la mission confiée à M. Patino par Mme Albanel sur le livre numérique FBon a mis en ligne une synthèse intéressante, qui regroupe des idées pas assez prises en compte par les oreilles officielles (qui l’écoutent pourtant, comme quoi y a de l’espoir). Pour ma part, j’en retiens :

1 Constat:

les auteurs considérant en masse que c’est au site de l’éditeur à constituer leur présence numérique, et tout démunis quand ils nous arrivent, constant que l’éditeur a réduit son volant de production et qu’ils ont leur manuscrit sous le bras – un seul slogan : prenez-vous-même possession de votre identité numérique.… on en est loin

1 Enjeu:

l’enjeu central : retrouver ou construire sur Internet les processus de validation symbolique dont l’édition traditionnelle est encore le principal dépositaire, dans son lien organique avec critique littéraire en pleine crise (régression des pages de Libé Livres ou Monde des Livres, people-isation de la réception, tout le monde parlant de la même quantité restreinte de livres, supports qui n’ont pas su articuler présence web et diffusion papier : la régulation critique s’effectue désormais principalement depuis le web, et via des sites et blogs qui n’ont pas d’existence papier préalable

2 Propositions:

l’obligation de pensée complexe pour ce qui est des modèles économiques liés à la nouvelle importance d’Internet - pour nous, l’idée de pub est absurde mais, depuis 10 ans, une poignée de sites littéraires accomplissent une mission de service public, assumée bénévolement – les pouvoirs publics devraient y contribuer, comme le bientôt défunt CNL contribuait au soutien des revues papier, voire à leur numérisation – il y aurait des mini-processus à installer, agrégateurs visibles et valorisés, via Cultures France ou cultures.fr (il y a bien un très discret agrégateur CNL) pour lesquels le fait d’être présent assurerait rémunération symbolique aux sites – idem pour le choix des sites dans les banques de consultation des bibliothèques et universités – oublions le droit de copie, de plus en plus obsolète à mesure qu’on imprime moins de papier, mais inaugurons ces aides souples, qui aideront aussi le monde Internet à trouver ses processus de validation –

questions de formation : le personnel éditorial, qui vient des facs DEA, n’est pas préparé à l’utilisation des techniques et logiciels qui conditionnent la totalité de la chaîne de préparation et diffusion du texte numérique – de leur côté les formations spécialisées (IUT métiers du livre), commencent leur mutation, parfois en avance (Clermont-Ferrand), parfois bien mixé (Bordeaux) mais pour le reste du temps encore quasi vierges – non seulement il faudrait accélérer ou imposer cette ouverture aux nouveaux outils, PAO, mise en ligne, php, css, mais faire en sorte qu’ils puissent proposer formations brèves aux étudiants qui arrivent par formations classiques et non techniques : il n’est pas concevable qu’elles restent séparées – les écoles de journalisme et d’arts déco ont fait cette mutation, mais pas sur notre terrain du livre

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