Depuis quelques temps déjà, Elisabeth Bourdet et moi-même animons des stages de politique documentaire. Généralement pour le CNFPT, nous enseignons aux stagiaires à appréhender la bibliothèque comme un outil de politique publique, à analyser la bibliothèque dans son environnement, à formaliser ses choix, à construire une collection, à la gérer, et à en assurer une fonction de plus en plus importante aujourd’hui : la médiation, notamment numérique.
Je rends ici hommage à Elisabeth Bourdet, directrice de la bibliothèque municipale de Chaville (92) et formatrice expérimentée en poldoc qui a bien voulu me faire confiance pour devenir son partenaire privilégié (et m’initier en douceur à l’activité de formateur) sur un contenu qu’elle a d’abord élaboré et testé, auquel je m’efforce d’apporter une valeur ajoutée, notamment avec ma propre expérience en politique documentaire et sur les questions numériques (d’où le 2.0 dans le titre). En tout cas, animer une formation à 2 est un exercice très enrichissant, moins stressant et plus dynamique, notamment lors des nombreux TD.
Je suis convaincu que mettre en œuvre des politiques documentaires bien au delà d’un travail de gestion des acquisitions est un processus d’ensemble : un projet de service qui concerne tous les aspects de la gestion du projet-bibliothèque (comme le rappelle d’ailleurs Bertrand Calenge dans son dernier livre). J’ai déjà eu l’occasion de le dire ici, il reste essentiel que les politiques documentaires soient mises en oeuvre aujourd’hui, pour au moins 5 raisons.
Je vous livre donc le support d’intervention qui m’a servi à Nantes grâce à Slideshare (exceptionnellement, j’étais seul formateur) pour un stage de 4 jours en juin 2008. Attention, le fichier est assez volumineux puisqu’il comporte plus de 300 slides, correspondant à 4 fois 6 heures de formation, vous pouvez télécharger le fichier directement depuis slideshare. Vous pouvez aussi télécharger ici en fichier compressé les documents complémentaires que nous distribuons aux stagiaires, il s’agit d’articles de référence et de supports de TD.
Ce support est publié sous licence creative commons avec des droits spécifiques. Si vous connaissez déjà mes supports de formation vous n’apprendrez pas grand chose de plus, mais il me semble très important de resituer les réflexions sur le numérique dans les bibliothèques dans un contexte de politique documentaire (en tout cas moi, j’ai toujours ça en tête). Nous avons choisi de publier ce support pour inciter d’une part à mettre en oeuvre des politiques documentaires, mais aussi parce que nous manquons en France de formateurs dans ce domaine. Attention, il s’agit d’un contenu qui va évoluer, comme toujours : un work in progress. Vos réactions sont les bienvenues! Attention, il vaut mieux télécharger le fichier sur slideshare pour le visionner sur powerpoint, parce que sur slideshare certains effets désactivés masquent de l’information;
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juillet 15th, 2008 at 10:21
merci pour ce diapo !!!
très bonne initiative !!!
juillet 15th, 2008 at 12:36
Ravie d’avoir indirectement des nouvelles d’Elisabeth, collègue et (néanmoins) amie que je vois moins depuis qu’elle a quitté les Yvelines pour les Hauts de Seine…
Et je vais regarder avec attention ton support de cours !
juillet 15th, 2008 at 13:34
P.S. : Chaville c’est dans le 92 …
juillet 15th, 2008 at 13:36
oups, je modifie, merci!
juillet 15th, 2008 at 22:41
[...] bibliobsessionel Mettre en place une politique documentaire (2.0) en bibliothèque de lecture publique juil [...]
juillet 30th, 2008 at 19:56
Merci pour ce support! Cela m’est bien utile, juste avant de me jeter à l’eau à mon tour!
Je suis moi-aussi convaincue du fait qu’une politique documentaire va bien au-delà de la gestion des collections. Une politique documentaire touche à bien d’autres aspects, y compris organisationnels. On touche aussi à l’identité même des bibliothécaires, qui ne sont pas toujours prêts à remettre en cause leur façon de travailler. Une politique documentaire représente bien plus que des outils, c’est presque une philosophie! Cela explique peut-être aussi le nombre, finalement assez restreint, de bibliothèques qui décident de sauter le pas. Peut-être faudra-t-il un renouvellement complet de génération avant d’arriver à une généralisation de cette manière de procéder…