Décalog propose une solution d’espace public multimédia fondé sur la distribution open source Ubuntu

J’évoquais dernièrement la possibilité de modifier firefox pour le proposer dans les bibliothèques. L’idée était à la fois d’utiliser un logiciel Open source, mais aussi de proposer un environnement qui soit facile d’utilisation. Je ne croyais pas si bien dire puisque la société Décalog propose une solution utilisant très largement des outils open source : SéZhame E.P.M (EPM = espace public multimédia). Il s’agit d’installer sur des postes publics Ubuntu, distribution libre de Linux accompagné de l’inévitable firefox.

Il me semble que c’est là une excellente idée ! Je n’ai pas réussi à en savoir plus de la part de la société Décalog qui après un premier contact a coupé tout lien… Qu’à cela ne tienne, si vous utilisez cette solution, il serait bienvenu de donner votre avis ici-même. Voici la présentation de la solution à l’issue du site de Décalog :


Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

14 réponses

  1. nicomo dit :

    « SéZhame Suite 2.0 est entièrement basée sur des solutions OpenSource », dit la page, mais n’est pas OpenSource. Du commercial, grimé en open source. Mais si demain Decalog fait vraiment de l’open source, donnant le code source de son produit, permettant le téléchargement du logiciel et la contribution d’autres acteurs, j’en serais le premier ravi. Pour l’instant, ça n’est pas le cas, semble-t-il.
    Il y a d’ailleurs un bon premier test pour ce genre de question: où peut-on télécharger le logiciel?
    Et je trouve le billet, qui laisse à penser que Décalog fait de l’open source, extrêment naïf.

  2. @ Nicomo : Décalog utilise Ubuntu pour sa solution EPM, ce qui est rare en bibliothèque non ? Nicomo, je suis ni journaliste ni technicien, merci de ton éclairage, comme je le dis dans le billet j’ai essayé d’en savoir plus sans succès, j’envoie ce billet à quelqu’un de décalog, en espérant une réaction officielle…

  3. nicomo dit :

    @bibliobsession : oui, oui, mon commentaire n’était nullement un reproche. Mais je trouve que la situation, en attendant plus d’informations, illustre parfaitement les ambiguités que l’émergence du libre en bibliothèque fait apparaître.
    On peut être « ouvert » sans être un libre, on peut être « basé sur du libre » sans être libre, etc.
    Personnellement, je prends plutôt ça comme un compliment pour le libre: tout le monde veut désormais se réclamer du libre.
    Et certainement, je préfère que Décalog utilise Ubuntu que Vista. C’est un pas dans la bonne direction, nul doute. Mais on a envie de dire: encore un effort, camarades.

  4. Davidolib dit :

    Je ne vois pas où est le progrès par rapport à Archimed. Utiliser du libre pour faire du commercial est tout sauf un progrès. Le vrai progrès serait que ces solutions tournent sous n’importe quel OS, sans rien imposer au client, mais au contraire en s’adaptant à la demande. On ne va tout de même pas empêcher le gens de travailler sous Vista si ça leur chante.
    Le vrai progrès serait l’émergence d’une solution libre et Open-source, attachée à une communauté type Esup

  5. Biblioroots dit :

    Nicomo a raison, il est intéressante de montrer qu’il est possible « d’utiliser du libre en bibliothèque ». (OS, logiciels, SIGB, Portail…).

    Par contre, on se demande bien ce qu’on paye dans sézahme et surtout le montant de la facture ??????

    Parce que facturer Ubuntu firefox et drupal ou joomla ça ressemblerait juste à de l’arnaque ( à mon goût ) !!!!

    Donc ce qu’il doivent vendre c’est un service (install, maintenance).

    Comme dit Nicomo si c’est du libre alors on peut le télécharger et disposer du code source en tout cas ubuntu et firefox ne sont pas payant ! Nous sommes donc quasiment déjà certain que l’offre sézhame bien que basée sur des logiciels libres soit elle même propriétaire (car elle doit intégrer du code source « décalog »).

    Je trouve celà un peu limite … voire plus. Si vous comptez vous lancer dans l’install d’ubuntu et firefox aucune compétence n’est requise, les live cd bootable gratuits ubuntu font ca très bien et vous permettent même de faire tourner la machine en mode multiboot (choix de l’OS au démarrage).

    Mieux on peut utiliser ubuntu sans même l’installer directement du CD.

    Installer ubuntu est un jeu d’enfant !!!!!!!!!!!! Grace à ses live cd vous pouvez même sauver miraculeusement des PC que certains allaient jeter à la poubelle (je l’ai fait plusieurs fois ce qui a prouvé à certains amis que windows xp était bel et bien un logiciel perfectionnable, pour être gentil et sans parler de vista qui est carrément du foutage de gueule)…

    Mais ça aucun vendeur ni fournisseur ne vous le dira !

    Revenons à Sézhame, la vraie question est le cout, pour 100 euros je prends pour mille je jette (c’est volontairement caricaturé).

    J’aie bien peur que sécuriser ubuntu ne demande pas grand chose !!!

    Je l’ai dit dans un précédent commentaire même sous Windows mais avec DES COMPÉTENCES (internes ou externes) on peut se passer de ces achats lourds !!!!!!! Les postes se sécurisent par routeur (firewall matériel et logiciel) et un système de proxy par IP COP (je sais c’est technique…), je ne redétaille pas mais c’est faisable.

    L’esprit du libre n’est pas « faire des sous facile sur le dos de la communauté », mais bel et bien partager des compétences des savoirs faire pour pouvoir produire du meilleur et améliorer l’ensemble. Ce que les bibliothécaires doivent exiger c’est une solution libre ouverte et gratuite. Ou alors s’approprier au plus vite les outils déjà existants. Se faire vendre des solutions libres ça fait pigeon !!!!

    Maintenant , si decalog vendent explicitement un service et que tout ceci est facturé de façon claire et à un tarif raisonnable pourquoi pas.

    PS : Concernant linux en bib celà fait des années que les médiathèques de pessac proposent linux sur leurs postes (ubuntu et mandriva), ainsi que des initiations, ils organisent mensuellement des journées « à libre ouvert » ,j’ai fait des stage là bas. Le responsable de L’ECM benoit roudaut est un véritable informaticien « non bibliothécaire » et je vous assure que ça leur est utile.

    plus d’infos ici : http://mediatheque.mairie-pessac.fr/pageEdito.asp?IDPAGE=50

  6. Aymeric dit :

    Je suis désolé de poster mon message ici mais je n’ai pas trouvé le moyen de le mettre autre part. Pouvez-vous, pour faciliter l’accès à votre site mobile, mettre un QR Code avec le lien ?
    Excusez-moi de ce non commentaire.

  7. @ Aymeric : pas grave hein, mais quelle étrange requête ! le QR code est un code barre 2d, mais a quoi servirait-il sur la version mobile de mon blog ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Code_QR

  8. Fabien dit :

    Si ça peut aider Aymeric :

    L’image résultante de cette requête devrait aider :
    http://chart.apis.google.com/chart?chs=250×250&choe=UTF-8&cht=qr&chl=http://ipheeds.org/?ipheed=http%3A%2F%2Ffeeds.feedburner.com%2Fbibliobsession%2FTKHz#_ipheed
    Il s’agit de la version « iphonisée »

    Ou pour la version standard :
    http://chart.apis.google.com/chart?chs=250×250&choe=UTF-8&cht=qr&chl=http://www.bibliobsession.net/

    En général, c’est à l’auteur d’ajouter cette image sur la page d’accueil. 😉

    Pour les curieux, cela nécessite une applet sur le mobile à récupérer (par exemple) sur ce site: http://www.y01.fr/

  9. @ Fabien : oui mais qu’elle utilité sur un support numérique ? bibliobsession n’existe pas sur papier et ce type d’outil est fait pour ça non ?

  10. biblioroots dit :

    Qui dit troll ???

  11. Didier PIED dit :

    Tout d’abord je tiens à dire que je suis tout à fait à la disposition des administrateurs de ce site pour apporter tout complément d’information. Dans cet esprit j’avais envoyé un mail en proposant de se mettre en contact, à l’aide d’un dispositif analogique bien connu : le téléphone. Non que je sois rétif au mail mais simplement parce que je sais que toute approche intégrant de l’Open source, qui plus est de la part d’un éditeur ‘historique’, est particulièrement sensible et mérite d’être largement commentée et expliquée.
    Je vais donc m’employer à répondre à vos questions et interrogations légitimes, de la manière la plus claire et précise possible, sans langue de bois. Même si Noël approche, il n’est pas question de vous parler de la marmotte qui emballe le chocolat….

    Pour information, jusqu’alors nous nous sommes volontairement abstenus de publier toute information sur Bibliobsession, biblio.fr ou bien encore la liste de diffusion des EPN. Ces sites ne me semblent pas destinés à assurer la communication de sociétés qui produisent des services marchands, fussent-ils basés sur des solutions Open Source. Mais revenons à vos questions.

    Premier élément : il semble y avoir confusion dans la lecture de notre offre. On ne doit pas parler d’un produit mais de 2. Nous proposons en effet 1)une solution de portail (multi plateforme) et 2)une solution de gestion des espaces multimédia en environnement Linux.
    Nous proposons aussi un troisième élément qui a trait à la sécurisation des postes Windows, mais qui ne fait pas l’objet du présent échange.

    Notre solution Sézhame EPM (gestion des espaces multimédia) est apparue en réponse à la constatation évidente de l’émergence d’une forte demande en terme de plateforme Linux. Pour autant il est important de ne pas faire un raccourci: notre approche n’est pas de répondre (même si nous les prenons vraiment en compte) aux considérations gouvernementales, vertueuses, sur le constat d’une nécessaire indépendance vis à vis des éditeurs de la côte ouest des Etats Unis, mais surtout répondre à une vraie demande Linux, motivée par la qualité de l’OS, sa sécurisation, ses performances, et non pas uniquement son modèle économique.

    D’autre part, je rappelle aussi que ce n’est pas parce que un produit est porté sous Linux qu’il est libre. Séquence « vieux c. » : il y a 20 ans j’intervenais dans une entreprise qui proposait des solutions sous Unix (Xenix SCO pour ceux qui se souviennent) et les produits étaient pour le moins payants…

    Bref …ceci étant posé, revenons plus en détail sur les différentes briques et sur les questions posées et commentaires proposés :

     » Maintenant , si decalog vendent explicitement un service et que tout ceci est facturé de façon claire et à un tarif raisonnable pourquoi pas… Donc ce qu’il doivent vendre c’est un service (install, maintenance).  »

    Tout à fait d’accord. Sézhame Portail est une solution de portail basée sur un CMS Open Source, en l’occurrence Drupal, solution que nous proposons dans un cadre strictement conforme aux principes du libre, à savoir que nous ne facturons que de l’intervention, configuration, adaptation et formation, mais en aucun cas de licence. L’établissement de ce type de devis est basé sur la valorisation de prestations très précises, et le nombre de jours proposé est très rigoureusement détaillé et argumenté.

    Les premières briques développées par Décalog ont évidemment eu comme objet de permettre une interaction entre le portail et nos SIGB (identification des usagers avec, intégration de la recherche documentaire) , une deuxième phase de développement propose des modules plus génériques. Tous les Webservices et développements réalisés respectent le principe du libre et sont mis à disposition de la communauté. De manière pratique nous ne revendiquons pas la propriété de ces développements et ils pourront tout à fait être utilisés par d’autres.
    Nous n’avons pas arrêté (voir plus loin) le choix de la plateforme sur laquelle héberger ces sources. En pratique nous souhaitons les présenter sur une forge classique, précisément pour ne pas être pris en défaut sur une quelconque présomption de captation de droits sur des outils Open Source.

    2 – Sezhame EPM : Il s’agit d’une solution de gestion des accès multimédia, qui est une solution propriétaire, pour lequel il existe donc un prix de licence. Aucun logiciel libre n’est phagocyté par ce produit: il s’agit d’un développement propriétaire qui n’a intégré aucun élément externe (le puriste qui veut avoir raison m’opposera peut être qu’il utilise le langage Java !o) ) Sachez qu’il serait totalement déraisonnable de notre part de proposer un coût de licence en utilisant des briques libres. Au-delà des principes, la jurisprudence valide, à juste titre, le caractère délictuel de cette approche et le principe de contagion de la licence GPL est indiscutable.

     » J’ai bien peur que sécuriser ubuntu ne demande pas grand chose !!!  »

    Sur un plan purement fonctionnel, si quelqu’un peut me préciser comment on active les fonctions cachées de Ubuntu nécessaires en bibliothèque je suis preneur : fonctions de contrôle du temps passé, filtrage de contenu éditorial, des listes blanches, affectation des postes ou groupes de poste par fonction, gestion payante des impressions etc. C’est à cette demande que répond le produit. Je comprends votre souci légitime, et si nous n’avions que proposé une distrib. de Ubuntu j’aurais été tout à fait d’accord avec vous.

    Pour aller plus loin…

    Pour aller plus loin et évoquer mon approche plus personnelle du libre je pense que l’évolution du libre est inéluctable quand on considère la qualité de certains projets. Des projets importants d’ERP deviennent mûrs , et je ne vois pas pourquoi des applications plus sectorielles ne parviendraient pas au même niveau de complétude. La vraie difficulté est de définir ce que sont les bonnes pratiques, de savoir comment passer d’un modèle entrepreunarial classique de SSII à un modèle SSLL. Je suis allé régulièrement dans les différents salons ou journées du libre, j’ai interrogé l’Adullact, l’APRIL, autant de démarches pour essayer de tracer les bonnes pratiques à moyen terme pour proposer une offre claire et en aucun cas tomber dans des approches libres ‘à deux balles’.
    Je pense que réduire la réflexion actuelle des sociétés autour du libre à un simple opportunisme est aussi manichéen que de d’associer à Linux l’image d’étudiants chevelus développant la nuit en quête de reconnaissance…

    Je ne doute pas que l’on verra bientôt exploser le nombre de sociétés proposant des prestations médiocres de déploiements standards d’un produit libre, sans personnalisation, sans adaptation, mais avec une facturation discutable de prestations de suivi de projet peu ou mal réalisées. Aussi gardons nous de réduire le débat à un simple clivage entre les gentils et les méchants. Les SSII sont pleines de personnes très soucieuses de l’intérêt client qui cogitent très sérieusement sur le modèle SSLL, avec une grande sérénité liée à l’expérience de nombreuses années de connaissance des bibliothèques et sachant que la différence se fait autant sur l’accompagnement que sur les produits. Il faut impérativement séparer ce qui est du simple modèle économique, de l’opportunisme, dans ce qu’il a de plus négatif, et ce qui est du domaine d’une vraie démarche. Votre interrogation est donc totalement légitime et je pense très utile d’éclairer cet aspect des choses.

    En final l’état des lieux actuel est intéressant : des solutions libres qui souvent sont encore un peu vertes, de l’autre côté des solutions propriétaires heureuses d’utiliser des briques libres pour des éléments plus ou moins structurants de leur offre, briques qui vont de YAZ à Joomla.

    De toutes façons de la diversité nait la créativité et le choix, et je pense que plus il y aura de solutions, le mieux ce sera pour les clients. Le pire étant de réécrire le film qu’avaient imaginé les initiateurs de Libra, expérience malheureuse s’il en est: l’état providence créant le produit idéal pour tout le monde, pour le bien commun… avec un sous-titre : le retour de la marmotte pour Noël …

  12. biblioroots dit :

    Très bon com’

    Je le confesse, je n’en attendais pas moins de Décalog et la situation est bien éclaircie !

    L’esprit semble y être et pour moi c’est vraiment ce qui compte le plus …

    A bientôt

  13. @ M. Didier Pied : Je ne suis pas rétif au téléphone hein, simplement nous n’avons pas réussi à nous joindre et ce malgré plusieurs relances par mail de ma part pour fixer un rdv téléphonique, vous n’avez donné aucun retour. j’ai donc attendu un peu puis je me suis dit que vous ne souhaitiez pas donner des informations. soit.

    Quand vous dites : « Pour information, jusqu’alors nous nous sommes volontairement abstenus de publier toute information sur Bibliobsession, biblio.fr ou bien encore la liste de diffusion des EPN. Ces sites ne me semblent pas destinés à assurer la communication de sociétés qui produisent des services marchands, fussent-ils basés sur des solutions Open Source »

    Les blogs dédiés aux bibliothèques ne sont pas des listes de diffusion et pour ma part je ne publie pas des informations commerciale brutes. Il y a donc une différence fondamentale entre refuser de spamer les listes professionnelles, ce qui est tout à votre honneur, et refuser de prendre contact avec les professionnels qui tiennent des blogs, en l’occurrence le mien. Pour ma part il ne s’agit pas de relayer une information commerciale mais de présenter, mettre en perspective et favoriser les retours d’expériences par rapport à des projets ou des offres innovantes pour contribuer à informer la communauté professionnelles à laquelle nous nous adressons. Il me semble que ce type d’échange est susceptible d’être fructueux dans la mesure où ces échanges peuvent vous conduire à mieux comprendre nos besoins pour y répondre.

    Ceci dit bienvenue dans cet espace d’échanges, merci pour les précisions apportées sur votre offre, le contact que je souhaitais prendre avec vous était précisément destiné à obtenir des informations de votre part pour ne pas en rester à la présentation de votre site mais obtenir des précisions de votre part. C’est chose faite et j’en suis ravi !

  14. Didier PIED dit :

    Je suis très heureux de ce contact, je reste à votre disposition pour apporter tout complément.