Le massacre des livres, cd, dvd, etc. dans les bibliothèques…

Bon je vais (pour une fois) faire mon bibliothécaire castrateur avec cette spectaculaire image diffusée par la Gloucester County public Library qui illustre l’état déplorable dans lequel on peut nous rendre des documents. Là c’est visiblement le chien de la maison qui a le plus apprécié ce CD en l’entourant d’un amour tout… canin.

Voilà une catégorie d’usagers à laquelle on ne pense pas assez nous autres : les clebs ! (A quand la ludothèque pour chiens, avec tout plein de dogtoys ?)

drop

A propos j’ai un jour vu une bibliothèque avec bien en évidence dans le hall d’entrée une vitrine présentant le best-of des documents les mieux massacrés par les lecteurs ! (genre le livre qui servi de tartine de petit déjeuner ou le livre d’art à 200€ sur lequel on a pris des notes au stylo rouge, j’invente rien, je me rappelle…). A la fois rigolo et dissuasif (on peut rêver), je trouve l’idée très bonne ! On pourrait même faire une galerie avec les photos de ces massacres documentaires sur Flickr non ? 🙂

Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

5 réponses

  1. Rincevent dit :

    Mmmm… Ça sera jamais pire que les gamins qui ont utilisé une revue comme PQ pendant des vacances d’été, hein… (Ô chouette, ô joie !)

    De toute façon, c’est bien connu « vous n’avez que ça à faire d’embêter les gens », surtout que « il peut encore être lu ! »

  2. B. Majour dit :

    Hum, moi ce n’est pas le chien, c’est le bébé !

    Et j’ai plusieurs livres cartonnés qui portent les dents de l' »amour du livre ».
    La littérature se dévore à pleines dents ! :-))

    A la réflexion, j’ai aussi eu mon chien.

    Souvent, le lecteur rafistole lui-même le livre, et là le gamin avait corrigé la couverture avec un collant gris bien massif, du plus bel effet et qui tenait bien en main. (sans doute un futur médecin, prêt pour les emplâtres 🙂 )

    Mais bon, je ne leur en veux pas, au moins ils lisent avec une passion dévorante…

    Et je repère ceux et celles qui changent les couvertures avec art. Le plastique couvrant n’est pas le même, et il y a du scotch, mais ça reste bien fait !

    Chapeau bas. 🙂
    B. Majour

  3. B. Majour dit :

    Ah oui, je viens de revoir la pochette croquée.

    « Music to calm your canine companion »

    Ces anglais ont un humour impayable.
    Excellent !!!
    B. Majour

  4. Morgane dit :

    nous avons fait à une époque « la galerie des horreurs » de notre médiathèque. C’était assez drôle de voir la réaction des lecteurs. Ca été un autre moyen de sensibiliser à la fragilité des documents. Le « joyaux » de la galerie était un roman qui dans son état original, ne faisait pas plus de deux centimètres d’épaisseur. Il avait servi d’éponge. Résultat, on avait un vrai petit matelas à la place du livre : il avait gonflé.

  1. 24 janvier 2009

    […] dans la boite à livres de la bibliothèque de Gloucester, et repéré par l’incontournable bibliosession et relayé par […]

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