Le guide de voyage du point de vue du voyageur : une forme à renouveler

tour_du_mondeSi vous êtes parti à l’étranger cet été, vous avez surement emmené avec vous, par réflexe, un bon vieux guide de voyage imprimé. Personnellement, ce « réflexe » m’apparait de plus en plus comme une contrainte !

A quoi sert un guide de voyage ? Du point de vue du voyageur (bon ok c’est moi le voyageur et je suis bibliothécaire, ça doit jouer aussi), le guide répond à un faisceau de besoins d’informations qui s’expriment « en situation ». Ces informations doivent être fiables, contextualisées, abondantes, précises et récentes.

Aujourd’hui, le livre est un support d’information parmi d’autres. Il est de plus en plus naturel de le percevoir d’abord comme la matérialisation imprimée d’un ensemble de données qui peuvent très bien exister d’une autre manière, sur un écran en particulier. Songez en effet qu’une information, c’est d’abord une donnée à laquelle on attribue une forme (étymologie du mot information). Plus la forme est adéquate à la manière dont s’exprime le besoin d’information, plus celui-ci est susceptible d’être satisfait.

Pourquoi donc, partant ces besoins d’informations très forts qui surgissent en situation de voyage à l’étranger devrais-je me contenter d’une forme imprimée ? Quel objet technique pourrait mieux correspondre à mes besoins ? Mais tout d’abord : pourquoi le guide de voyage imprimé est-il inadéquat pour combler efficacement mes besoins d’informations ?

  • Le guide de voyage imprimé est linéaire, or mon besoin d’information s’exprime de manière non linéaire = je suis sans arrêt en train de tourner les pages. Le guide de voyage me fait retourner à la préhistoire de l’hypertexte : l’index et la table des matières avec le numéro de page en guise de lien.
  • Le guide de voyage imprimé est déconnecté, or mon besoin d’information est contextuel et localisé = je suis sans cesse obligé de faire l’effort de me localiser sur la carte imprimée en repérant les noms des rues, en orientant le plan, puis en déterminant moi-même l’itinéraire pour accéder à un point d’intérêt, que j’ai préalablement repéré sur la carte à partir d’une autre page…
  • Le guide de voyage imprimé est déconnecté, or j’ai besoin d’informations très récentes = je suis obligé d’acheter une version récente du guide, à la mise à jour annuelle, dans le meilleur des cas.
  • Le guide de voyage imprimé est l’expression d’un petit groupe d’auteurs mandatés par un éditeur, or j’ai besoin d’informations de qualité depuis des sources variées = je suis obligé d’emmener 2 guides complémentaires (Routard + Guide vert) pour croiser les informations et de compléter l’ensemble en me rendant à des guichets d’information. Par exemple, le Routard est très bien pour les informations pratiques, mais le Guide Vert est bien meilleur pour fournir des informations historiques sur un lieu, j’ai aussi besoin de plans pour les transports en communs dans une ville, des horaires de bus, des stations d’essence…, voire de recommandations touristiques locales = j’ai de très larges besoins d’informations à la fois d’ordre pratiques, culturelles, et l’on pourrait ajouter communautaires, comme celle qui figurent sur le forum du Routard, pour bénéficier de l’expérience d’autres internautes, le guide imprimé ne m’en apporte qu’une part minime.

On aura compris qu’une forme connecté, hypertextuelle, communautaire et géolocalisée est la mieux à même de répondre à mes besoins. Comment imaginer un tel guide ? L’interface pourrait être cartographique, ou pas. Dans tous les cas, avant même de parler de la représentation de données, trois  obstacles majeurs empêchent de répondre mieux à mes besoins d’information.

En situation de voyage à l’étranger, pour répondre aux besoins évoqués ci-dessus :

  • Il faut de l’énergie ;
  • Il faut échanger des données en temps réel dans un réseau ;
  • Il faut pouvoir croiser différents types de données.

Reprenons, en essayant ayant à l’esprit les supports nomades existants : GPS, liseuses, tablettes tactiles, netbook, ou encore téléphone portable évolué type Iphone.

Il faut de l’énergie. C’est le principal avantage de la forme imprimée : pas de batterie, pas de chargeur ! Toute forme qui requiert une connexion suppose une alimentation, ce qui n’est pas idéal en voyage. De ce point de vue, il est clair que les liseuses sont les plus adaptées, les autres support étant moins performants de ce point de vue, voire carrément inadaptés. Par exemple je n’ai jamais compris comment on pouvait vendre des GPS spécifiquement conçus pour la randonnée dans la nature, dont la batterie ne tient que quelques heures, alors qu’on aurait besoin de jours entiers… Gageons que cette question technique sera résolue dans l’avenir avec un coût environnemental faible, tout le monde y a intérêt.

Il faut échanger des données en temps réel dans un réseau. Là, on peut facilement dire que tous les supports ci-dessus sont inadaptés. A moins d’avoir un forfait « données à l’étranger » à un prix prohibitif surtout quand le besoin d’information est très fort pendant une période limitée dans le temps. Seul peut-être le GPS rend possible les connexions à l’étranger, mais s’il ne répond à mon besoin de géolocalisation, même doté de fonctionnalités relatives aux « points d’intérêts », et reste bien insuffisant en informations pratiques par rapport à un guide de voyage. Encore en 2009, pour le meilleur comme pour le pire, le voyage est synonyme déconnexion. Il est cocasse de constater que nous vivons dans une mondialisation des échanges de données, alors que les personnes ne peuvent sortir de leur territoire national sans perdre la faculté de participer à ces échanges… Là encore, gageons que la situation est transitoire, mais je suis moins optimiste sur le délai étant donné le combat acharné mené par les pouvoirs publics européens pour imposer aux opérateurs français des tarifs de communication à l’étranger qui soient acceptables.

Il faut pouvoir croiser différents types de données. C’est le problème le plus épineux. Je l’ai dit, le guide de voyage qui répond à mes besoins est une combinaison de données en provenance de sources diverses. Le Routard pour la qualité de ses informations pratiques, les bases de données communautaires pour les avis sur les restaurants et les hôtels, etc. Or, si des sites de recommandations et des forums peuvent bien être accessibles depuis un terminal nomade relié à internet (à supposer que l’on soit connecté, et alimenté…), force est de constater qu’il est impossible de trouver aujourd’hui les informations des guides d’éditeurs sous forme de données ouvertes et réutilisables. N’oublions pas que ce que je cherche n’est pas une collection de signets, mais une seule interface ergonomique, sous peine de se révéler plus difficile encore à utiliser que la forme imprimée.

Je ne doute pas un instant que les éditeurs vont rapidement et massivement mettre en ligne leur guides, c’est déjà le cas pour les Guides Michelin sur Google Books. Il est clair que le mode d’accès à ces données pourra se faire sous forme d’abonnement, d’achat ou de location de fichier. C’est déjà le cas pour les guides Lonely Planet sur Iphone (en anglais).

Le droit d’auteur et la forme livre imprimé sont conçus pour protéger les données et leur accès. Le voyageur est dans une logique inverse du fait même de ses besoins d’informations. Je suis peut-être un voyageur exigeant, mais je ne peux me contenter d’un routard officiel rédigé par quelques auteurs, même en forme numérique quand des centaines de voyageurs partagent leur expériences sur le web. En tant que voyageur, j’ai besoin de ces deux types d’informations. Là où la la chaîne éditoriale et la forme livre cloisonne et même parfois duplique (voir la très grande proximité de la collection « voyager pratique » de Michelin et du Routard) les mêmes informations dans des collections de guides, le voyageur à besoin de croisements et de complémentarités indépendamment des sources d’information.

Ce qui est à remettre en cause n’est pas à mon sens ces différentes approches éditoriales mais le fait qu’elles soient proposées en ligne sous forme de silos d’informations fermés, reproduisant par là même un des inconvénients majeurs de la forme imprimée : sa finitude. Si l’on a pu croire un moment que les fameuses « données générées par les utilisateurs » pouvaient suffire à créer des guides de voyage collaboratifs autonomes, pour moi la formidable force des communautés accompagne l’action d’équipes professionnelles,  rémunérées par un éditeur pour écrire des contenus. Un bon exemple pourrait être le Routard avec l’existence parallèle (c’est le problème) d’une communauté en ligne sous forme de forum indexé dans google d’un côté et de contenus imprimés offline de l’autre côté.

Le guide de voyage m’apparait donc non pas comme une forme achevée, mais comme un ensemble de besoins documentaires pouvant être satisfaits par un remix qui doit s’adapter à chaque voyageur. Or ce qui semble se mettre en œuvre est une logique d’accès à des silos d’informations indépendants les uns des autres.

Et si, au lieu de créer de la valeur à partir d’un silo d’information fermé, en faisant payer l’utilisateur final, l’éditeur de guide de voyage misait sur la monétisation de l’accès à sa base de donnée en échange d’une libre réutilisation de ces données ? L’ensemble des données des Guides du Routard constitue, au même titre que les autres guides, un formidable gisement de données à la fiabilité issue de leur appartenance à la Marque. Une interface combinant des recommandations estampillées « Routard » à des recommandations d’internautes sur des sites communautaires me semble une piste intéressante. Au fond, il s’agit de reproduire en ligne ce que propose le Routard in situ en aposant les plaques sur les établissement recommandés : « recommandé par le Routard ». Je n’ai pas la solution miracle au nouveau modèle économique qui est ici nécessaire, mais je reste convaincu que pour répondre aux besoins d’informations du voyageur, il faut un maximum de données fiables, c’est à-dire avec une réputation et une valeur ajoutée, ce qui est précisément l’atout des éditeurs.

Nonobstant l’inadéquation du livre imprimé, aucun des objets techniques évoqués ci-dessus n’est à ce jour à même de répondre de manière plus satisfaisante à mes besoins d’informations, ni en terme technique (alimentation), ni en terme de réseau (connectivité à l’étranger), ni même en terme de données (obstacle du droit d’auteur).

Au final, c’est un grande partie de la fascination suscitée par « la réalité augmentée » et le web de données prôné par l’inventeur du web, Tim Berners Lee, qui risquent de s’envoler si les éditeurs de guides de voyages ne se placent pas du point de vue de ceux pour qui ils agissent : les voyageurs.

N. B. : Pour compléter on lira avec intérêt : Comprendre les médias géolocalisés de N. Nova chez Fyp Editions


Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

9 réponses

  1. marsupilamima dit :

    Pour le moment, j’aime bcp les cartoville de gallimuche, petits, cartes super, pas besoin de plus. J’aime trop aller à l’aventure pour avoir besoin de « trop » d’infos.

  2. Jonathan dit :

    Intéressante démarche dans cette époque où l’information est devenue un besoin.

    Mais le voyage étant avant tout le meilleur moyen pour se perdre dans tous les sens du terme, être informé gâche l’initiative.

    Le choix le plus adéquat serait de partir volontairement avec un guide obsolète. Les rencontres suscitées par les péripéties qui en retourneraient n’en seraient que plus appréciables.

  3. @ jonathan : oui, c’est une autre forme de voyage. Encore mieux que le guide obsolète : le voyage expérimental, j’en avais parlé ici d’ailleurs : http://www.bibliobsession.net/2008/01/10/inventons-le-bibliotourisme/

  4. biblioroots dit :

    Com 1 : en mode lol : tu choisis mal tes guides !!! pour ma part c’est les guides GEO / GALLIMARD !!

    Com 2 : quand tu achètes une carte michelin (papier) tu as du contenu « a valeur ajoutée » par exemple les sentiers piétons et les incontournables des guides verts (avec un système d’étoiles présentant l intérêt du site). Ce que tu trouves aussi sur internet et viamichelin (même dans les GPS parfois !!)

    Com 3 : enfin une chose est sure , la réalité augmentée couplée à l’internet mobile va révolutionner notre facon de voyager… On ne pourra plus rien louper !!!! Bienvenue chez robocop (rappelle toi de son monocle de cyborg a réalité augmentée !!)

    @jonathan ca c’est affaire de gouts et d’expérience certains vont en vacances au club med et d’autres partent en surf trip pendant 6 mois en Indonésie … Il en faut pour tout les gouts comme disaient Arnold et Willy ! 😉

    La réalité augmentée apportera des réponses aux problématiques de tout les voyageurs à mon avis… Car elle a de toute évidence un bel avenir commercial !

  5. B. Majour dit :

    « Ces informations doivent être fiables, contextualisées, abondantes, précises et récentes. »

    Diable, vu les délais d’attente pour les impressions d’un livre, puis de sa commercialisation…
    On obtient « récentes » = 8 mois à 1 an !

    Ce qui entraîne un problème de fiabilité à 8 mois, un an !

    Autant dire que de l’eau a coulé sous les palmiers ou autre arbre du pays visité. 🙂

    Le livre a toujours été le meilleur support possible, à une époque où il demeurait seul en lice.

    A notre époque, où l’interactivité/internectivité explose, on peut espérer mieux.
    Des données au jour le jour (inutile de prendre ses vacances si la météo locale prévoit une tempête de sable), que dis-je à l’heure locale pour la météo.

    Parce qu’il est possible d’y accéder… si elles sont renseignées, si le lecteur (internet ?) effectue un peu de recherche hors du livre, avec les moyens à sa disposition.

    Sauf que, réflexe fainéant, le livre est un concentré rapide, bien centré, sur un sujet précis.
    Une recherche déjà expurgée de ses inévitables scories annexes. (Un point important du livre-guide, que tu ne cites pas)

    Bien sûr, tu peux créer ton propre guide, même imprimer ta propre carte… (mieux, les stocker sur ton Portablo-ipoda-internet) en partant des données collectées sur le Web.
    Plus à jour, avec d’éventuels retours frais de voyageurs descendant tout juste de l’avion, ou du bateau.

    Ceci dit, ça ne vaudra jamais ton correspondant Tweeter qui t’attend (virtuellement ?) à ton arrivée et te conseille (en véritable tour operator) pour la visite de son lieu de vie.
    Information fiable, contextualisée, abondante, précise et récente.
    Avec propositions par défaut en cas de fermeture inopinée d’un restaurant, ou d’un lieu chaud suite à une descente de police.

    Au-delà même d’un plan qui pourrait t’éviter un bouchon, pour peu que le satellite GPS puisse te l’indiquer : un chameau qui mange un paquet de foin sur la route, un rhinocéros en travers d’un pont, ou un tigre sur ton capot pendant que tu satisfais un besoin naturel !

    Tout ça suppose quand même deux choses.
    Soit ce sont des amis qui effectuent ce travail de « veille », soit tu payes pour ce service. Comme tu payes pour être connecté – bien plus cher qu’un livre – là où la zone est couverte par l’un ou l’autre moyen technique que tu peux t’offrir.

    Par chance, un livre n’a pas encore besoin d’une zone de couverture satellite… :-)) ou filaire pour valider la DRM ou simplement établir la connexion à la base de données qui lui donne accès à son « livre », ou à sa ressource payante.

    Le livre papier est acquis définitivement, ce qui est loin d’être virtuel ou dépendant d’une surcharge serveur, voire d’un mot de passe oublié. (un autre point important que tu ne cites pas)

    Je ne rajoute rien sur le problème énergétique, une prise USB avec capteur solaire dépliable et c’est plié justement. (A défaut, un petit vélo et on pédale, ou une magnéto que l’on tourne :o). Okay, moins glamour que la batterie à changer. Plus homme de Cro-Magnon !)

    Là, (je vais utiliser un gros mot) je remarque le comportement Geek :
    De l’énergie, des données en temps réel, pouvoir croiser différents types de données.

    A supposer une jolie fille, ou un joli gars qui passe sur la plage.
    Le/la Geek : Mince, je n’ai plus de jus dans mon « portable », je n’ai pas de données en temps réel sur lui/elle, je ne peux rien croiser. Loupé !

    Lorsque le voyageur plus ancienne mode
    Utilisera son énergie pour se lever
    Ouvrira les yeux et ses autres sens pour capter les données en temps réel (si, si ! ça marche encore)
    Et ira croiser la route de cet autre être humain…

    Avant d’ouvrir la bouche pour établir un croisement de différents types de données. :o)

    Bon, je note le geek lorsque le geek est incapable d’ouvrir la bouche pour obtenir, en local, avec sa propre langue les informations dont il a besoin pour son voyage… et ses rencontres avec d’autres individus.
    Bientôt, on n’aura plus que des gens casqués à 360° dans nos rues, plongés qu’ils seront dans leur monde virtuel.
    Et dans ce cas, à quoi bon voyager ?

    Certes, le livre guide n’est pas toujours pertinent, fiable, ou contextualisé… parce qu’il est support à ce genre de rencontres humaines, d’échanges entre individus. Il n’est pas complet, pas toujours adapté, ni à jour… peut-être à raison !
    C’est l’autre invitation au voyage : voyager plus loin à travers l’autre, ou pour découvrir l’autre.
    Cette deuxième partie du voyage, celle qui rend un voyage unique : l’autre que l’on a découvert, ailleurs !

    On tweete, on maile, on blog beaucoup dans les pays industrialisés, c’est bien pour échanger non ?
    Pas de tweet, pas de mail = pas d’échange possible ???
    Après ses yeux étonnés, l’homme industriel va-t-il en plus perdre sa langue ? 😉

    Trop de données, trop de pertinence tuent le voyage.

    Si je connais déjà tout le parcours d’un livre, à quoi bon lire ?

    Quand j’entends des voyageurs dire : ça y est, je l’ai fait !
    Mais « où » ont-ils voyagé ?
    Dans quel supermarché ?

    Pour répondre aux besoins de « guide » que tu évoques, je rajoute ou précise :

    Le réseau, c’est un réseau d’individus.

    Pour échanger des données, en temps réel, dans un réseau… il faut des gens pour les entrer.
    Les journalistes, les globe-trotters envoyés sur place… mais pourquoi pas moi ! sur ce que je connais, de mon pays, de ma région, de ma ville, de ma bibliothèque, du truc à voir absolument, en ce moment !

    « Moi aussi, je suis un réseau de différents types de données, pourquoi ne pas venir me croiser ! » pourrait dire l’autochtone parisien.

    Ce qui rendra plus vrai encore la phrase d’Amadou Hampâté Bâ : lorsqu’un homme meurt, c’est un réseau d’interconnexions qui brûle ! 🙂

    Cependant, je ne te jette pas la pierre du Geek, ô homme pressé, car combien sont les « voyageurs » à courir et photographier les monuments comme des mitrailleuses pelliculaires.
    Ah eux, c’est certain, un guide au flash minuté se révèlerait précieux.

    Bien cordialement
    Bernard Majour

  6. @B. Majour : oui loin de moi l’idée d’un voyage ou on enchaîne les sites pour les « faire » (je déteste l’expression), l’idée est bien celle de rencontrer des gens via le flux. On a passé des années à faire comprendre que le web n’éloigne pas les gens et ne les isole pas mais les rapproche = c’est pareil en voyage ! Tiens en passant, j’avais pas pensé au solaire pour l’alimentation 🙂

  7. danc dit :

    D’accord !
    Etant ado, puis plus grand, je fantasmais sur deux ou trois choses que la technique ne nous permettait pas encore :
    – emmener avec moi ma sélection musicale, mes bouquins préférés. C’est maintenant largement possible, avec un usage déconnecté, un encombrement minimum et une consommation électrique assez faible.
    – La lecture du Guide du Routard Galactique m’a plongé dans des abymes de réflexion émerveillée. C’est presque possible (wikipedia sur CD, netbook, pda, …)
    je me rappelle avoir voyagé en asie en ayant stocké sur mon palm des tas d’infos historiques et touristiques sur les régions traversées. Mais tu as parfaitement raison sur les deux points qui pèchent encore :
    – le prix de la connexion téléphonique/data à l’étranger, contrebalancée par le fait qu’on trouve des cybercafés presque partout !
    – l’homogénéité, la contextualisation, la sémantisation des données, dans un format libre et interchangeable.

    Sur ces deux points, on est en plein sur les problématiques de neutralité des réseaux, du web des données, et tout ça.
    N’existe-t-il pas des sections de wikipedia sur les voyages, l’histoire, la géographie ?
    Et si elles n’existent pas, pourquoi ne pas les créer ? (je suis justement tombé aujourd’hui sur un wiki dédié à l’écologie http://fr.ekopedia.org)

  8. Leety dit :

    Bonjour, article que j’ai dévoré avec plaisir et enthousiasme car moi même travaillant sur un projet voulant répondre à nombres de vos interrogations.

    C’était en septembre 2009, aujourd’hui septembre 2015, monde gouverné par l’informatique et les smartphones, avez-vous trouvé un système qui vous satisfaits ?

  1. 21 novembre 2010

    … trackback …..

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