Des bons usages des Univers Netvibes dans les bibliothèques

netvibes_iconeS’il y a un service en ligne qui est populaire chez les bibliothécaires, c’est bien Netvibes et plus particulièrement les pages publiques, ou univers qu’il propose, au point que même le blog de Netvibes salue la tendance ! Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil à la page de Bibliopédia qui propose une looongue liste d’univers Netvibes proposés aussi bien par des bibliothèques municipales que par des BU ou des CDI.

Il me semble qu’on peut facilement expliquer ce succès : Les bibliothécaires utilisent en majorité Netvibes comme agrégateur personnel et l’Univers public proposé par l’outil est un « livrable » documentaire facilement accessible, hébergé et gratuit pour proposer des sélections de ressources de manière attractive. Il s’agit donc le plus souvent de proposer des collections de flux (des feedothèques ai-je entendu :roll:) et des accès aux services documentaires des bibliothèques (moteurs de recherches globaux et/ou thématiques) dans lesquelles l’usager est invité à venir piocher. Notons qu’un autre usage, plus marginal, existe pour les petites bibliothèques qui utilisent un Univers comme portail d’accès aux services de la bibliothèque, faute de site Internet propre.

Posons donc cette définition propre aux usages de Netvibes dans les bibliothèques : un Univers Netvibes est un dispositif de médiation visant à rendre lisible auprès d’un public pour un besoin documentaire identifié une sélection de ressources documentaires et des services de navigation dans ces ressources. On pourrait affirmer que l’Univers Netvibes et une manière de répondre à l’objectif documentaire lié à la médiation d’une partie de la collection en cohérence avec d’autres dispositifs. J’avais essayé de résumer cela par un schéma dans ce billet.

Autrement dit, si je fais un Univers Netvibes, je dois savoir pourquoi et pour qui. Bon, à regarder des univers Netvibes de bibliothèques, j’ai deux impressions dominantes (attention, je vois le verre d’eau à moitié vide là !)

  1. C’est moche! (allez voir vous-même, , , ou .)
  2. On a l’impression de fourre-tout qui s’adressent à tout le monde et à personne (, ) ou alors une surcharge d’information : le très récent Univers Netvibes des signets de la Bnf (univers non officiel semble-t-il) allez-y et vous y trouverez un mur d’information, littéralement.

Pourquoi ça me gêne ?

  1. Parce qu’un site moche ne donne pas envie d’être consulté et qu’un site moche n’est pas lisible, malgré la richesse d’information qu’il peut contenir. La clarté et la lisibilité de l’interface est une condition essentielle pour que l’information ait une chance d’être lue. A mon humble avis, il faut que les couleurs soient vives et différenciées non seulement dans l’ensemble de l’Univers mais aussi à l’intérieur même des onglets. (cf.la suite)
  2. Le plus grave est l’absence de positionnement clair. Est-ce que l’Univers Netvibes remplace le site de la Bibliothèque ? Est-il un complément thématique du site de la bibliothèque ? Est-il l’externalisation des sélections de sites ? QUELLE EST SA VALEUR AJOUTÉE POUR LES GENS ?

Bon là encore je provoque un peu hein, il y en a plein des chouettes des Univers Netvibes, et c’est même assez facile de les repérer : le positionnement apparait en général dans le nom… (si c’est la bibliothèque = souvent c’est pas top, si c’est l’univers thématique de *** souvent c’est mieux)

Conclusion : alors que l’objectif initial est de favoriser l’appréhension d’un ensemble de sources d’information, de les distinguer, les catégoriser, de les rendre lisibles, bref au lieu de donner une valeur ajoutée à ce livrable, le risque est d’arriver à l’inverse : un mur d’informations indistinctes qui donne juste envie de fuir.

C’est quand même grave parce que toute l’histoire de l’aménagement des bibliothèques et des efforts des bibliothécaires en terme de médiation vise l’inverse : éviter un « effet mur de livre », essayer de donner des pistes guider !

C’est vrai : un univers Netvibes est un exercice difficile car il impose des choix difficiles. Comment structurer l’information dans les onglets ? Pour les BU :

  • Par disciplines ? (et comment gérer les sous-disciplines ?)
  • Par niveaux ? (licence, master, etc.)
  • Par types de documents ? (Littérature grise, nouvelles acquisitions ? Bases de données ? etc.)
  • Etc.

Pour les Bibliothèques publiques

  • Un seul Univers pour la bibliothèque ? (bof)
  • Par thèmes pour toutes la bibliothèque ? (le portail polar, le polar histoire)
  • Par publics ? (les enfants, les lycéens)
  • Par besoin documentaire (les ressources en soutien scolaire, comment apprendre des langues)
  • Etc.

Je n’ai pas de réponses toutes faites à ces questions qui dépendent de la manière dont on souhaite granulariser ce dispositif de médiation (ouais je jargonne, une fois n’est pas coutume).

En réalité, les questions sont les mêmes que pour les blogs. Il est essentiel de se mettre à la place de celui qui va avoir à consulter l’univers Netvibes. Si on se pose la question pour un blog par exemple, on comprend très vite qu’il est infiniment plus intéressant de créer un blog thématique qu’un blog de l’institution. J’ai tendance à croire que le ciblage par domaine, par besoin ou par public est essentiel bien au delà des blogs…

Pour un univers Netvibes, c’est pareil : ce qui doit guider, c’est l’objectif de départ : Pourquoi et pour qui ? Ainsi, si l’objectif que je me donne est de favoriser le réussite des étudiants de master dans telle discipline, alors l’Univers sera logiquement structuré d’abord par l’entrée de niveau et ensuite l’entrée disciplinaire, pour coller au plus près des besoins des étudiants.

C’est aussi possible pour une bibliothèque publique… Il me semble infiniment plus intéressant de proposer un Univers Netvibes sur « comment apprendre les langues ? » ou alors « Comment s’initier à l’informatique? » ou « comment chercher du travail? » ou « comment préparer un concours de la fonction publique? » que de proposer l’Univers Netvibes de la bibliothèque machin. (sauf pour les petites bibliothèques qui prennent ça faute d’autre chose hein)

Ok, vous allez me dire, oui, facile à dire, mais comment faire sachant la masse gigantesque d’information que l’on propose (je pense aux BU) ? Un seul énorme univers ou plusieurs petits, ciblés ? et combien ?

Le risque souvent pointé est de se disperser en faisant plusieurs univers et là j’avoue que j’ai du mal à comprendre que cibler des besoins spécifiques, se mettre à la place de l’usager soit se disperser… J’ai l’impression que l’aspect portail de l’Univers Netvibes implique qu’il soit unique et qu’il tende vers le portail de l’ensemble de la bibliothèque… quitte à être illisible! Qu’est-ce qui empêche une bibliothèque universitaire de proposer DES univers bien conçus, ciblés à différents niveaux, par disciplines et AUSSI par niveaux, mis en avant à différents endroits du site de la Bu ou de l’université ? (même raisonnement pour les Bm).

Il existe une astuce qui peut néanmoins aider à créer des passerelles et contribuer à satisfaire le tropisme holistique du bibliothécaire… Je l’ai découverte sur les univers de la BU de Lyon 1 (pas très beaux, mais bien structurés). Vous ne le savez peut-être pas, mais il est possible d’emboiter plusieurs univers netvibes les uns dans les autres !

Comment ?

Créer vos univers, puis utilisez le widget « Web Page » dans « Essential Widgets ». Il vous suffit d’intituler un des onglets de l’univers principal du nom de l’Univers de destination et de configurer le widget en indiquant l’adresse du l’Univers de destination. En cliquant sur cet onglet, l’internaute sera automatiquement redirigé vers l’Univers dont l’adresse figure dans le widget. (cliquez sur la copie d’écran pour agrandir)

ScreenShot004

Précieuse fonctionnalité qui peut permettre de proposer un univers global avec par exemple un onglet « vie de l’étudiant » (conseil méthodologiques, etc.) puis plusieurs entrées par domaines, qui renvoient chacune dans des univers spécifiques avec un ciblage plus précis. On évite ainsi le premier danger : celui de la multiplication des onglets. D’ailleurs, il faudrait tout simplement interdire de faire plus d’une ligne d’onglets dans un Univers. Soit dit en passant, il serait pratique de prévoir une possibilité de retour à l’univers principal, ce qui n’est pas le cas à Lyon 1 (mais tout ça est en chantier semble-t-il).

Une fois ces questions de structuration résolues, il s’agit d’organiser l’information à l’intérieur même d’un onglet. Là il n’y a qu’un mot à dire : ÉDITORIALISER. On l’oublie souvent mais avant d’être un agrégateur, Netvibes est d’abord une page d’accueil personnalisée. L’outil est très riche en ce qui concerne la mise en page de chaque flux! On peut jouer sur les couleurs, la présence ou non d’image dans chaque flux, le nombre d’items proposés, la position des flux et widgets dans la page, la taille des colonnes,etc.).

Pourquoi ai-je l’impression de voir des univers figés? Il ne faut pas hésiter à jouer sur la variété des widgets dans lesquels on peut insérer à peu près n’importe quel élément exportable du web (vidéo, cartes, fenêtre de chat, moteur de recherche spécialisés, etc.). Il suffit d’un peu de curiosité pour pouvoir astucieusement passer de la structure globale (par exemple par discipline) à une structuration plus fine assez lisible permettant de guider l’internaute dans chaque onglet : des couleurs pour les sites incontournables, (la littérature grise en gris, etc.).

Il me semble que l’on est plus au niveau de l’onglet dans « savoir à qui je m’adresse » (structure globale) mais bien « quoi mettre en avant ». Ce qui est certain c’est que proposer un mur de flux sans image, sans respiration visuelle est clairement contre productif… et à l’inverse, faire dans le « widget à gogo » l’est aussi…encore une fois, la mise en page doit être au service du projet documentaire derrière le livrable : être utile pour l’objectif déterminé!

Pour résumer, et sans vouloir être exhaustif, (la liste est ouverte) j’avais proposé il y a quelques temps 10 commandements pour un bon univers Netvibes :

1. CIBLER : Créer un onglet d’accueil, c’est très important de dire à l’internaute où il atterrit, ce à quoi répond l’univers.

2. CIBLER : Expliciter dans un champ texte l’objectif de chaque onglet il s’agit de situer où l’on est et pourquoi.

3. SÉLECTIONNER : ne pas surcharger l’Univers en onglets = UNE SEULE LIGNE D’ONGLETS dans l’écran (exemple de surcharge)

4. SÉLECTIONNER : ne pas surcharger un onglet en widget de flux et autres widgets ! Risque d’infobésité (idéalement éviter d’avoir à utiliser l’ascenseur de la page)

5. SÉLECTIONNER : ne pas mettre TROP PEU d’information dans un onglet ou un univers…

6. DISSÉMINER : proposer l’abonnement à tout un onglet ou mieux : le fichier OPML de chaque page et celui de l’Univers. Montrer que l’institution est là pour guider mais n’impose pas l’outil… et permet la ré-appropriation des sources.

7. ÉDITORIALISER : enrichir la page avec des widgets utiles et liés à la thématique (le widget météo ou programme tv est-il vraiment indispensable?)

8. ÉDITORIALISER : donner une identité visuelle attractive à son univers, adopter des codes couleur!

9. ÉDITORIALISER : positionner les informations en fonction de quelques règles ergonomiques simples : les fils essentiels et souvent mis à jour en haut de la page et une lecture qui commence généralement à gauche….

10. ÉDITORIALISER : rendre cohérent l’univers avec les autres sites de la bibliothèque…

Au fond, ce qui constitue à mon avis la valeur ajoutée de ce type de produit documentaire est qu’il doit permettre d’identifier une communauté d’intérêt ou une communauté de pratique de manière efficace. Dans cette discipline, sur ce sujet, pour ce besoin, quels sont les sites à ne pas rater ? J’ai tendance à croire que ce qui est compliqué sur le web n’est pas de trouver de l’information, mais bien de repérer quelles sont les BONNES sources d’informations.

Bon vous aurez compris qu’il ne s’agit pas encore une fois de donner des leçons mais d’ouvrir le débat sur des bonnes pratiques…

Au final, il ne faut oublier non plus qu’il existe d’autres manière de proposer des sélections de sites… pour ma part, après avoir longtemps proposé la Bibliosphère du Bibliobsédé sous forme d’univers Netvibes, j’ai préféré présenter les sites liés aux bibliothèques d’une autre manière : par des cartes heuristiques, grâce à Pearltrees qui est disponible en français depuis peu… Mon univers Netvibes est passé à un second niveau, comme l’un des éléments de la communauté de pratique des bibliothécaires.

Et si, au lieu de se contenter d’univers netvibes, on essayait AUSSI d’autres outils ? ;-)


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Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

32 Responses

  1. BS dit :

    Netvives rencontre du succès en bibliothèque car c’est un agrégateur que l’on peut partager.
    Créer un portail web avec un Netvibes est sans doute possible. Ex. les bibs de Brest.
    Mais ce ne peut être qu’une solution  transitoire. Aux plateformes gratuites, je préfère les logiciels libres qui permettent de construire des sites intégrant l’agrégation raisonnée.
    L’utilisation de Netvives doit se limiter à la création d’un agrégateur dédié à une veille ciblée.
    Toutefois, l’outil est sommaire et ne permet pas de filtrer les flux. Il est essentiel quand est un pro de l’information de pouvoir diffuser en suite les articles syndiqués sélectionnés sur le réseau comme le fait le bouillon ou de les intégrer directement dans le catalogue comme Bibliosurf.
    Idée : une BDP construit son agrégateur avec SPIP et partage les articles repérés via des widgets qui sont directement intégrés sur le catalogue en ligne de chaque bibliothèque. Cette solution permet de créer une politique d’acquisition commune et de partager celle-ci avec les lecteurs. La boucle est ainsi bouclée.

    • uju dit :

      la petite fleche jaune à coté du titre de chaque article te permet de le signaler dans un flux perso…
      tu peux aussi « t’abonner » aux flux persos de tes « amis »…
      pour moi c’est plus un outil perso, peut-être que les collègues à qui je l’ai montré utilisent mon onglet recherche mais il vaut mieux pour eux se copier les modules qui les intéresse. (un bug d’affichage empêche pour l’instant les visiteurs de voir les titres des « modules » de ma page publique qui sont dans une « boîte » transparente, du coup c’est carrément du gros pâté illisible, mais j’ai deux pages privées qui bougent pas mal)

  2. bibolabo dit :

    Personnellement mon principal problème pour gérer un univers publique est la difficulté à repérer le type de widget. Le plus simple que j’ai trouvé c’est de copier ceux qui me plaisent sur un autre univers… Netvibes aurait un effort à faire là-dessus. Peut-être que Wasabi est plus ergonomique (qqn a testé?)?

    • uju dit :

      il me tarde de pouvoir bénéficier des capacités de google reader, que je n’ai jamais vraiment adopté (mauvais père) : il est arrivé après thunderbird, après sage, après yahoo (?), et après netvibes, beaucoup plus « joueur ».
      wasabi va permettre de définitivement s’approprier netvibes (à partir de cette version, si elle tiens ses promesses, je serai p-ê prêt à payer…)

  3. Marie H dit :

    Comme je réfléchis à faire une page publique, ceci m’intéresse au plus haut point.
    Merci de vos conseils : il est vrai que beaucoup de pages sont tellement denses qu’on n’y voit rien … la question que je me pose : mon univers perso me sert énormément mais parce que j’y ai TOUT choisi pour MOI dans MA logique. Comment trouver quelque chose de suffisamment logique pour d’autres et des outils qui leur servent réellement (au delà d’avoir l’air branchée ?)

    • Ravi d’être utile ! Oui c’est bien pour ça qu’il faut 1 savoir à qui l’on s’adresse, et 2 essayer de trouver un angle permettant de rendre lisibles les sources. C’est toute la difficulté de l’exercice… (difficile d’en dire plus sans connaitre le projet).

  4. B. Majour dit :

    Oui, mais…
    S’approprier Netvibes, c’est déjà un premier pas vers d’autres outils.
    Et puis quels autres outils, tu en as cité un, tu en as d’autres dans ta besace de Père Noël ?  :-)
    Une liste, Père Noël, une liste !
    B. Majour
     
     
     

  5. Lirographe dit :

    Bien vus les 10 commandements… Reste quand même une grosse grosse question : celle de l’usage effectif. En BU, on peut supposer que ces outils rencontrent aisément leur public, qui est « captif », surtout si la démarche est portée par les équipes (bibliothécaires et enseignants).
    Mais en BM, je serais très curieux d’avoir des chiffres de fréquentation des portails Netvibes institutionnels, même ceux qui sont orientés sur une thématique (je partage entièrement ton analyse sur ce sujet, comme sur les blogs en bibliothèque). Avec les réserves que l’on doit apporter à l’analyse de tels chiffres : un univers Netvibes, c’est fait pour être approprié, pour être pillé plus que pour être utilisé tel quel. Mais tout de même… quel pourcentage des internautes touchons-nous avec ces (nombreux) portails de bibliothèque ? Les internautes qui maîtrisent les flux rss (déjà une minorité des internautes) ont-ils une utilité aux portails des bibliothèques municipales ? Partant d’une louable intention de dissémination sur les réseaux sociaux (et sur ce point, l’utilisation de solutions libres, malgré les avantages que souligne BS à juste titre, a aussi ses limites), ces outils ne font-ils pas, parfois, plus plaisir au bibliothécaire qu’à l’usager ?
    Ma question est : quel outil statistique pertinent utiliser pour vérifier qu’un tel projet rencontre bel et bien son public ? Quelles BM se sont posé cette question ?

    • « Quelles BM se sont posé cette question ? » Toutes ! Attention la fréquentation de ce type d’outil pour justifier ou non son existence est à double tranchant ! S’il fallait attendre que les blogs aient suffisamment d’audience (et combien et comment mesurer, et quels seuils ?), ce serait peine perdue… C’est le serpent qui se mord la queue, si on fait un Netvibes moche et pas bien ciblé, c’est clair que l’audience ne va pas décoller, mais encore une fois, si l’Univers, tout comme le blog, tout comme d’autres dispositifs sont insérés dans une démarche globale, alors là oui ! C’est un peu pénible, parce qu’on a l’impression que seules les BU on un public « captif » et que ton discours vise à dire que finalement les Bibliothèques publiques ont un grand public indifférencié… c’est faux et tu le sais, c’est ce qu’on apprend en poldoc. Possible donc en Bm comme en BU de « cibler ».

      « quel pourcentage des internautes touchons-nous avec ces (nombreux) portails de bibliothèque ? » La question est mal posée. Il ne s’agit pas « desservir des internautes » en % comme une population locale, la logique est différente  mais bien d’essayer d’intégrer des communautés d’intérêts et de proposer des pistes ! (en plus poser la question globalement n’a pas de sens…)

      Balancer sur le net un univers Netvibes comme ça revient à lancer un blog de la même manière, c’est littéralement jeter un bouteille (d’eau) à la mer ! Non ce qu’il faut faire percevoir c’est que la démarche est celle de la publication sur le web, de la construction d’une audience, lentement, patiemment… Demandez donc à Lionel Dujol si Everithouthèque a mis deux semaines à avoir une audience importante ! Non, il faut du temps (plusieurs années), un positionnement et une ligne éditoriale. Facile ensuite d’enrichir la palette des outils si on a un site qui est déjà fréquenté. Et puis on oublie souvent une chose : l’audience est AUSSI locale : pourquoi d’abord ne pas mettre en avant le Netvibes sur le site de la bibliothèque, celui que la population locale fréquente pour mettre en avant tel aspect de la collection ? Se pose-t-on la question du pourcentage des bibliographies thématiques imprimées et largement distribuées (pour plus cher) et qui finalement sont utilisées ?

      Par ailleurs, pas d’accord pour dire que l’Univers Netvibes est « fait pour être pillé ». C’est un de ses usages. Si un Univers est bien fait, aucun besoin de connaître les fils rss, il doit pouvoir être utilisé comme tel… un univers Netbvibes est un produit éditorial.

      En fait, je réalise grâce à tes remarques et à d’autres que ce que j’ai pompeusement appelé le « tropisme holistique » des bibliothécaires est une peur de la dissémination qui résonne comme un éparpillement. Le web fonctionne sur des niches de contenus, des niches d’audience… pas sur une fréquentation globale. C’est difficile à faire comprendre me semble-t-il.

       

      • bibolabo dit :

        La conf sur (netvibes) de Raphaelle Bats (Lyon 1) précisait justement que leur objectif était une réappropriation des flux et widgets par sur les netvibes des usagers. Et il semble que les professionnels de la santé et les chercheurs se soient appropriés l’univers médecine de Lyon 1 en entamant un cycle d’échanges qui n’existait que peu avant.

  6. Lirographe dit :

    Tu as 100 fois raison de rappeler la logique différente entre la logique de niches du web et la logique de population à desservir : cela n’a rien à voir. Et cent fois raison de rappeler la lenteur de fidélisation d’un public à une offre éditoriale en ligne. En même temps, un portail Netvibes (ou apparenté) n’est pas complètement comparable à n’importe quel contenu web (site, bibliographie en ligne, même blog…). J’ai toujours peur que, sur ces outils de veille (qui supposent une maîtrise technologique spécifique), on oublie cet écart (que les personnes qui auraient besoin de ces informations n’ont pas forcément la maîtrise technologique de l’outil, et que ceux qui ont cette maîtrise n’ont pas l’utilité de tels portails, justement car elles utilisent déjà des outils semblables  – d’où l’importance, comme tu le répètes avec justesse, d’un positionnement de niche très affirmé, ce qui est très rarement le cas à ma connaissance sur les Netvibes de BM). Je suis peut-être complètement à côté de la plaque avec mon inquiétude, et si tu as des pistes bibliographiques sur les utilisateurs des outils de veille sur Internet, je suis preneur. Ma question reste : quels indicateurs pertinents pour évaluer l’impact de tels outils ? (comme dirait Fernand Raynaud : « Avec deux croissants… » :-)

    • bibolabo dit :

      L’inquiétude est nécessaire (sinon on ne se remet pas en question) mais je rappelle simplement qu’il y a très peu de temps le concept de fil RSS était un super truc techno de geek-informaticiens. Aujourd’hui demandez à quelqu’un pris au hasard dans une BU s’il a ettendu parler de RSS, de Zotero et de Twitter, je parie sur bien 30% qui disent oui. Ce qui est gigantesque etant donné le caractère très-très particulier de ces outils.

      • Lirographe dit :

        Oui, en BU, je n’en doute pas.
        L’inquiétude et la remise en question, d’accord, mais Netvibes condamne quelque peu, comme le dit plus bas Serge Courrier, à une navigation « en aveugle », sans retour des usagers. Mettre en place une architecture « 2.0 » et rester indifférent à toute forme d’évaluation de l’usage me paraît contradictoire. Un début de réponse : installer des modules de comptage de la fréquentation (pour ma part, j’y ai renoncé car dans le cas du projet que je mène avec Netvibes, qui est interne au service et non institutionnel, je mise entièrement sur l’appropriation et le « pillage »), observer les « lecteurs » inscrits : combien sont aussi des instituionnels (autres Univers de bibliothèques, par ex),  ont aussi une page publique, et combien sont des particuliers. Et parmi ces particuliers, combien ont un blog, un tumblr, un delicious, etc. (c’est souvent mentionné dans le profil). Observer enfin s’il y a beaucoup d’inscrits qui ne rentrent pas dans ces cas de figure…
        Encore une fois, mon propos n’est pas de démontrer que les Netvibes ont leur légitimité en BU et pas en BM. Je pointe juste les limites de l’outil dans une démarche d’avaluation qui (comme en poldoc ;-)), est pleinement nécessaire pour ajuster les contenus et mieux connaître le(s) public(s) au(x)quel(s) s’adresse cet outil de médiation.

        • Oui c’est vrai que les statistiques sont insuffisantes. En insérant un code google analytics dans un onglet, on a quand même la fréquentation, le taux de rebond, le nombre de visiteurs, etc. Ce qui manque est des statistiques plus précises sur chaque widget….

  7. raphaelle dit :

    très intéressant cet article. Je voulais juste faire quelques remarques :
    Est-ce que l’Univers Netvibes remplace le site de la Bibliothèque ? Est-il un complément thématique du site de la bibliothèque ? ce que je mets sur les netvibes et qui est aussi sur le site web est différent en terme de mobilité. Le catalogue sur le site est fixe, sur le netvibes il est transportable vers son facebook (par exemple). Il ne s’agit pas de confondre le site et le netvibes mais de disséminer le site.
    « les univers de la BU de Lyon 1 (pas très beaux, mais bien structurés). » C‘est gentil de parler de notre dernier netvibes (je l’appelle pour rire un méta-netvibes). Il est vrai que nos netvibes ne sont pas très jolis. En vérité, j’essaie de travailler dessus et je trouve très difficile de trouver une identité graphique avec une telle base. J’y travaille, j’y travaille et je ne désespère pas. Pour en revenir au méta-netvibes, nous avons fait ça pour promouvoir les netvibes auprès des étudiants sans les écraser devant le nombre de nos netvibes disciplinaires (11 aujourd’hui, il me semble). Un seul clic et tout est représenté (pas encore tout d’ailleurs il en manque quelques uns). En effet, un des problèmes est le retour. Je pense ajouter tout simplement sur les pages d’accueil, un message « pour revenir au netvibes général : cliquez ici. »
    Pourquoi ai-je l’impression de voir des univers figés? Une chose à prendre en compte et qui me semble un peu oubliée c’est la formation des collègues. Nous les avons formé à nourrir le netvibes avec des liens, des images, des flux…Nous organisons maintenant une formation en janvier pour passer à l’étape 2 : partage (nourrir son flux d’activités), mettre de vidéos consultables sur le netvibes (et non pas un lien seulement), mettre des fichiers audios…Il faut parfois prendre son temps, c’est un outil qui est nouveau pour pas mal de monde.
    Pour finir, à propos des évaluations statistiques. Tout comme le lirographe, je pense que le netvibes n’a pas pour vocation à être fréquenté mais à être pillé. J’encourage nos étudiants à aller y puiser des ressources qu’ils vont mettre chez eux. ce qui me semble intéressant, c’est de développer son nombre « d’amis ». cela permet de créer un réseau, notamment dans une université, qui peut être très riche. J’essaie maintenant de promouvoir fortement cet aspect de netvibes.  comme cela a été dit, c’est assez long d’avoir un public régulier, c’est beaucoup de travail, mais c’est aussi très valorisant comme outil pour nos collègues qui alimentent ces outils.
     
     
     
     
     

  8. Serge Courrier dit :

    Netvibes est certes un très bon outil d’initiation à l’usage des fils RSS et permet d’obtenir un résultat rapidement gratifiant (personnalement et socialement) pour qui veut en faire un dispositif de médiation (et c’est déjà pas mal). Pourtant il ne me semble ni un bon outil de veille professionnel ni un bon outil de médiation pour les bibliothèques.
    En tant qu’outil de veille, l’absence notamment d’archivage des fils, de fonctions de recherche* ou de filtrage, me pose un véritable problème. Google Reader (associé au logiciel FeedDemon et à un filtrage par Yahoo! Pipes) me semble être une meilleure solution, bien que plus technique, j’en conviens.
    En tant qu’outil de médiation pour les bibliothéques, je vois deux gros écueils.
    – Primo (et sauf erreur de ma part) l’animateur d’un Univers  Netvibes ne dispose d’aucune statistique d’usage de son site. Il navigue donc dans le noir le plus complet sans savoir qui visite son site et quelles sont les parties les plus lues.  Bref une médiation… mais sans feedback (a ce sujet, connaîtriez-vous une étude qualitative sur l’usage d’un Univers Netvibes par les usagers d’une bibliothèque ?).
    – Secundo, le lecteur (autre que le propriétéaire) ne dispose d’aucune indication sur les articles qu’il a déjà lu**. A chaque fois qu’il revient sur l’Univers, il doit donc se rappeler des modules et des articles consultés. Il perd alors tout l’intérêt des fils RSS… être prévenu uniquement quand il y a quelque chose de nouveau. Du coup, je crains que la consultation d’un Univers Netvibes ne soit rapidement lassant pour son lecteur.
    Le principe du blog sur lequel le visiteur trouverait à la fois une actualité produite par le bibliothécaire et une liste de fils RSS thématisés auxquels il pourrait s’abonner n’est-il pas une meilleure solution, en attendant que Netvibes intègre des fonctions plus élaborées ?
     
    *La nouvelle version de Netvibes – Wasabi – propose une fonction de recherche, mais assez sommaire et difficilement exploitable.
    **Il est certes possible d’insérer dans son propre compte Netvibes un module trouvé sur un Univers extérieur au sien (via le lien « Partager »). Le nombre d’articles non lus apparaît alors. Mais il est impossible de le faire pour un onglet, voir un Univers entier .

    • BS dit :

      Pourquoi utiliser toujours des plateformes gratuites dites 2.0 et non des logiciels libres qui nativement ou associés à des plugins  vous permettent de contrôler vos données, d’avoir des données statistiques  d’utilisation, d’indexer les flux et de les réutiliser sur un catalogue ou sur des réseaux sociaux ?

  9. raphaelle dit :

    @serge courrier :  je ne pense pas que le netvibes soit un site à consulter (ou pour consulter des fils rss), mais plutôt un site qui propose des fils auxquels on peut s’abonner sur son propre outil de veille. Ce sont des propositions qui ont pour but d’être utilisées ailleurs. Du coup, la question des articles lus et non lus ne se pose plus. en revanche, cela implique de développer les favoris, l’actualisation de ses activités et l’abonnement à ces fameuses activités. Au fond, considérer netvibes comme un site de consultation revient pour moi à en réduire/nier son utilisation en mode coopératif ou social.
     
     

  10. amarois dit :

    @serge plutôt d’accord avec votre propos;
    quand je présente les outils rss en formation (veille-rss), je m’abstiens de parler de Netvibes, ou alors uniquement de façon très succincte.
    1. ce sont des ateliers très cours; souvent les personnes sont totalement débutantes : avec Netvibes, on rajoute le concept de page personnalisable (portai,..), ce qui brouille les pistes de manière irrémédiable
    2. netvibes permet une veille « au fil de l’eau »; l’avantage est l’organisation visuelle, reprenant une méthode de travail (ou une organisation de la com pour les pages publiques). La position de @raphaelle est à mon sens la bonne.
    Au finale, je vois une page netvibes comme :
    – une carte de visite (voilà ce qui m’intéresse; voilà ce que je fais; voilà ce comment je conçois tel ou tel sujet/domaine)
    – un outil d’incitation à aller plus loin côté veille et PKM (Personal Knowledge Managment)
    – ne se suffit pas à elle seule et demande tout un outillage d’accompagnement (formations, présentations,…) si l’on ne veut pas effrayer les usager

  11. Quels usages pour les univers ?
    Merci Silvère de revenir sur les univers. Pour ma part, je suis entièrement d’accord avec toi sur les problèmes d’ergonomie et d’éditorialisation que tu soulignes. Mais je te trouve quand même bien mesuré ! Il serait peut-être temps de se dire qu’il faut arrêter avec les univers Netvibes de bibliothèques ! Leur démultiplication, pour ma part, m’incite plutôt à penser combien cet usage est fragmenté et ne répond à aucune volonté de médiation ou de coopération. Chaque bibliothécaire propose le sien : c’est bien la preuve que ces outils ne sont pas fait pour faire des choses ensemble. Ce ne sont pas des portails comme on le présente souvent, mais seulement des interfaces personnelles publiques bien souvent pensés pour le bibliothécaire plus que pour l’usager (la sur-représentation des flux compilés des sites de bibliothèques 2.0 le montre très bien).
    A qui les univers sont-ils utiles ? Quels sont leurs fréquentations – quelqu’un aurait-il des chiffres ? Sont-ils reliés au site officiel et comment ? Les bonnes questions et commandements que tu adresses me semblent devoir être complétés encore de quelques remarques et notamment qu’il est peut-être temps d’arrêter les Univers dont la floraison me semble la conséquence du succès des formations issues de quelques bibliothécaires 2.0.
    Un constat pour ma part : ces univers de bibliothécaires sont rarement reliés aux sites officiels des bibliothèques. Bien souvent, ils sont pour quelques zhybrides, une occasion de montrer ce qu’on pourrait imaginer, tout en contournant, sans risque aucun leur hiérarchie, c’est-à-dire les impossibilités réelles auxquels ils sont confrontés. Finalement, un univers Netvibes est un bon os à rongé pour celui qui ne parvient pas à transformer le site de sa bibliothèque en vrai outil 2.0. Ne pouvant agir sur le site de leur bibliothèques, nombreux sont ceux qui initient un univers pour contourner leur hiérarchie. Pourtant, il y a d’autres raisons que ces univers n’y soient pas reliés. Le fait qu’ils soient souvent mal pensés, mal fagotés et surtout qu’ils ne se branchent pas réellement sur les usages. Qui est capable de me dire les usages de leur univers ? Qui d’ailleurs utilise d’autre univers que le sien ? Quasiment personne… oui… La faiblesse des usages de Netvibes et des Univers ne mérite certainement pas toute l’attention qu’on leur porte !
    Depuis 2 ou 3 ans qu’ils existent, les univers Netvibes ont surtout montré leur inadéquation en terme d’usages.
    Enfin, Netvibes offre des possibilités de consommation sans grands efforts, je ne suis pas sûr que ce soit le plus important à bâtir. Mais comme Serge Courrier je ne trouve pas qu’il soit ni un bon outil de veille ni un bon outil de médiation (auprès de quels publics ?). C’est juste un outil facile et c’est pour cela qu’on le voit un peu partout – d’autant plus facile qu’il permet encore une fois de contourner le fonctionnement traditionnel de la bibliothèque et de faire un outil très démonstratif en 2 tours de clics, mais sans qu’il n’ait d’impact réel sur le reste de la politique documentaire…
     

  12. Dunpy dit :

    Jutilise Netvibes depuis ses débuts (2005) et avec le temps je fais le constat suivant :
    – Netvibes est d’avantage un outil pour le particulier (aspect mobile du contenu de sa page personnelle  consultable n’importe où et aussi sur un tel. mobile)
    – Il n’est pas adapté pour faire de la veille documentaire
    – Il est plus un outil de médiation en interne (sensibilisation à la veille, travail collaboratif ….)
    – Ce n’est pas un outil qui se suffit à lui même il ne remplacera jamais un site de bibliothèque.
    Finalement Netvibes est une application emblématique du web2.0 que  la profession s’est approprié en perdant de vu qu’il est avant tout destiné à un usage personnel.

    -

  13. argh, ça y est , c’est arrivé, cité par le bibliobsédé pour cause de netvibes fourre-tout.
    et moi qui me croyait planqué dans l’internet…mais non, j’ai été scanné et analysé.
    moi qui pensait être ultra à la pointe avec monn netvibes, voila que je suis à la pointe du fourre-tout selon ce blog que je suis depuis quelque temps deja.
    je reconnais les critiques, j’ai crée l’outil, histoire de voir comment on pouvait s’en servir, et comment ça marchait, j’avoue ne pas encore avoir réfléchi à pourquoi, a quelles fins?
    je voulais seulement  avoir un point d’entrée sur le web et essayer un outil sympathique.
    suis je fautif?
    promis, je pousserais la réflexion.

  14. Catherine dit :

    Je teste l’emboitement des univers et je trouve que cela ne fonctionne pas vraiment. La redirection est beaucoup trop rapide et se fait dans le même onglet. Il est ensuite quasi impossible de gérer l’onglet de départ.

    • Oui il s’agit de bricolage hein. Pour retourner à l’onglet de départ, il faudrait mettre dans l’onglet sur lequel on arrive une fois redirigé un onglet nommé « retour » qui pointe avec la même technique vers l’onglet global…

  15. Alexandre dit :

    Bonjour,

    bibliothécaire en médiathèque municipale, je voulais signaler que suite à ce billet sur les univers Netvibes en bibliothèque, nous avons modifié notre univers. Assez d’accord avec les critiques apportées, nous tombions dans pas mal de travers mis en avant dans ce billet. Nous avons donc choisi un thème en particulier, la presse d’information, qui vient compléter notre offre dans les murs.

    Je vous mets l’adresse en lien, Kiosque Le Puits au Chats : http://www.netvibes.com/mediatheque-blain#Accueil
    Cordialement

  16. Filca dit :

    Excellent article, que je découvre un peu tardivement (Dieu est mort, mais les nouvelles vont lentement). Les commentaires sont une mine et mériteraient une mise en forme plus conventionnelle (sous forme d’Univers ?). Pour ce qui est de l’astuce « insérer une page web » : lorsque l’on fait cela, on obtient une nouvelle page et en haut (à gauche) de cette dernière, il y a « retourner à ma page privé » qui permet de revenir sur le « portail » de départ. Ai-je raté quelque chose ?
    Au plaisir de suivre vos obsessions.

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  4. 28 avril 2011

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