Internet dans les bibliothèques : rien n’oblige à filtrer les contenus ni identifier les gens !

Je suis ravi de vous proposer aujourd’hui la réponse à la question suivante :

Pourquoi, aujourd’hui, alors que les bibliothécaires revendiquent la liberté et la gratuité d’accès à la consultation des documents sur place et que celle-ci est quasi-unanimement appliquée, faut-il encore demander aux usagers non-inscrits de décliner leur identité pour bénéficier d’un simple accès à internet ?

La réponse figure dans un texte rédigé par Michèle Battisti de l’ADBS (voir aussi ici sur son blog) et amendé par d’autres professionnels proches de l’IABD avant publication. Vous trouverez aussi un commentaire sur le blog SIlex. Extrait :

Nulle obligation [pour les bibliothèques] d’identifier les personnes ni même de filtrer les accès à l’internet ! En cas de réquisition, les bibliothèques, les services d’archives et d’information abonnés à des FAI doivent remettre aux enquêteurs les logs de connexion et toute autre information habituellement recueillie. Il leur est recommandé de remettre aussi les chartes communiquées aux usagers et les informations destinées aux personnels.

Vous avez bien lu ! Oubliez les fichiers excel pour inscrire les noms des internautes occasionnels, oubliez la gêne (réciproque) d’exiger le nom et le prénom des personnes qui viennent consulter internet dans les bibliothèques, tout ça ne repose sur aucune obligation légale ! Pour vous en convaincre et trouver toutes les références juridiques à jour, lisez le texte sur le site de l’IABD !

Il me semble que l’on vit dans une société déjà suffisament sécurisée pour ne pas que dans les bibliothèques publiques un geste aussi banal que celui d’enter pour aller consulter ses emails exige de s’identifier…

Le Conseil Constitutionnel lors des débats autour d’Hadopi a consacré l’accès à internet comme un droit fondamental, n’est-il pas temps le rendre concret dans les bibliothèques ?

Bibliothécaires, simplifiez vos procédures !

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