Des clés USB dans les murs pour disséminer des contenus

Un informateur anonyme me fait part de cette amusante initiative d’un Artiste allemand :

Aram Bartholl a une arme pour échapper à la cyberpolice des fichiers : “Deads Drops“.

Il s’agit de placer des données numériques sur une clef USB dissimulée et cimentée dans un mur. Des films, de la musique, des musiques de films, ce que vous voulez… Le peer-to-peer du réseau se retrouve matérialisé (comme si vous pokiez  quelqu’un dans la vraie vie!). Vous échangez des fichiers avec des inconnus.

Une tactique anonyme et hors ligne qui permet de faire fonctionner le pair à pair dans la vie réelle. Par le bouche à oreille ou des sites planqués, on peut connaître la localisation des clefs plantées ça et là, connecter son ordinateur portable, puis transférer des informations, librement, sans contrôle d’une autorité quelconque.

Le projet compte déjà quelques incarnations à New York. Il y a 5 “Dead Drops” pour l’instant, entre Manathan et Brooklyn, mais bientôt ces clefs du partage traverseront l’atlantique ! L’artiste va diffuser une documentation complète, un petit film, des cartes interactives et un manuel pour faire son propre « dead drop » !

Le projet “Dead Drops”

J’aime bien cette idée rafraîchissante en ces temps de police privée du copyright…

Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

1 réponse

  1. B. Majour dit :

    Vrai ! ;-), et en même temps il est facile de détruire ces clefs, soit en les effaçant, soit avec un marteau (ou un chewing-gum !).
    C’est toujours le problème d’objets statiques, ils sont vulnérables… La même clef, en circulation libre de poche à poche, c’est du réseau portatif.
     
    Et va savoir si on ne peut pas obtenir, en retour de chaîne, une oeuvre unique.
     
    Bien cordialement
    B. Majour
     

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