Carte de France des Bibliothèques Universitaires ouvertes le soir et le week-end

J’évoquais hier le problème des horaires d’ouverture des bibliothèques. Il est bon de regarder la réalité des chiffres sur ce point. Le Mémoire de fin d’étude signé Marie Déage (DCB 18) permet de le faire avec des données récentes.

En effet, la demande est là, la volonté politique s’affirme, et de plus en plus de Bibliothèques se lancent dans des projets d’extensions de leurs horaires d’ouvertures, en particulier le soir et le Week-end. Ce mémoire fait le point sur ces projets, leurs moyens, leurs impacts. Voilà deux intéressantes cartes de France des BU ouvertes le soir et le week-end (cliquez sur l’image pour agrandir).



Vous trouverez dans ce mémoire la liste complète des BU étudiées. Voilà une très bonne base pour construire un argumentaire. PLein accord avec l’auteur pour préciser que, comme dans les Bm, il faut se garder de généraliser trop vite et toutes les BU ne sont pas dans la même situation pour répondre à ces enjeux :

Qu’une ouverture concertée soit mise ou non en place au sein d’un réseau territorial, il faut choisir quelle sera la ou les bibliothèques de l’université qui étendront leurs horaires. La situation géographique joue à cet égard un rôle fondamental : elle conditionne en partie la réussite ou l’échec de l’extension. L’emplacement de la bibliothèque par rapport aux lieux de vie des publics est important : la question de l’élargissement des horaires se pose de manière différente selon que l’établissement est situé en centre ville ou sur un campus excentré, éloigné de toute activité. L’Université Lyon 2 a ainsi choisi la BU Chevreul, au coeur de la ville de Lyon, aux dépens de l’autre bibliothèque du SCD localisée dans la banlieue lyonnaise,
sur la commune de Bron, pour mettre en place des nocturnes. Cela ne signifie pas que les bibliothèques se trouvant sur les campus éloignés ne peuvent pas proposer des extensions ; un certain nombre d’entre elles le font avec succès. Il s’agit de prendre en compte certains éléments, notamment la vie sur le campus et la desserte de ce campus, afin de savoir s’ils sont suffisants pour drainer un public conséquent lors des ouvertures élargies.


Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

56 réponses

  1. Damien Belvèze dit :

    « La demande est là » de bibliothèques éclairées dans la nuit et pendant les vacances quand tous les autres services (y compris les RU sont fermés)
    « La volonté politique s’affirme »… en faisant pression sur les agents et sans postes ni moyens supplémentaires

  2. Dorothée Lagrange dit :

    Bonjour,
    le demande est là, pressante, urgentissime. Je crois qu’il faut acheter de la peinture bleue foncée, jaune et orange et jouer au paint-ball avec ces cartes  !
    D. Lagrange

  3. Pierre Dubosc dit :

    Moi, je pense qu’on devrait interdire aux bibliothécaires de faire des enfants pour qu’ils n’aient pas de charges familiales et qu(ils puissent travailler samedi et dimanche. Et puis on devrait aussi interdire aux étudiants d’étudier comme ça ils pourraient servir à faire les plantons la nuit dans les salles de lecture.
    Cordialement,
    PDubosc

  4. fred dit :

    Il faudrait surtout mettre tous les ouvrages disponibles en ligne. A mon humble avis c’est la meilleur des solutions. Je suis un adepte du web et grand défenseur de la libre circulation de l’information. Je sais que c’est un sujet a part, mais je tien tout de mémé à dire que l’état bride de plus en plus l’information et restreint notre liberté d’expression et d’accès aux informations.
    Moi par exemple je publie énormément sur le web et pour vous donner un exemple, j’ai publie mon < a href= »http://institut-numerique.org/ »>mémoire de fin d’études en ligne</a>, ainsi les élevés qui suivront une formation similaire a la mienne pourront le consulter gratuitement et sans aller dans une bibliothèque…

  5. lulu dit :

    C’est un peu dur quand même de bosser à ces heures là dans des <a href= »http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que »>bibliothèques</a> quand même.

  6. Dorothée Lagrange dit :

    Bonjour,
    je pense que Monsieur Dubot a raison, il faut castrer le personnel de bibliothèque, comme ça ils ne feront plus l’amour donc n’auront plus d’enfants et seront enfin libres de travailler le week-end et le soir tard pour la plus grande gloire du service public tricolore. De même, il faudrait prendre un tournant décisif et former le personnel à l’hôtellerie restauration (penser aux clients de nos salles de lecture est primordial).
    Il faut se former, par la force si besoin. D’ailleurs, il peut être judicieux d’insérer dans son carnet d’adresse un CRS. C’est un point à soulever en formation continue.
    Vive le service public !
    Dorothée Lagrange

  7. odemaritime dit :

    La carte mériterait d’être plus détaillé pour la région parisienne.
    Les fermetures pendant les vacances scolaires varient beaucoup selon les régions.
    Néanmoins merci pour ces informations.

  8. Prodesbibs dit :

    C’est fou comme certains pensent encore que les bibliothèques existent pour donner un travail tranquille à quelques personnes et non pour des usagers.
    Enfin, rassurez-vous, quand il y a de la demande, le service finit par être rendu. Si ce n’est pas par nous, cela permettra d’aller plus vite dans la fermeture de bibliothèques devenues obsolètes, comme c’est déjà le cas en Angleterre ou aux Etats-Unis.
    Finalement, cataloguer des bouquins ou des « petits tops »ça change peu de choses et on accueille toujours du public : bon travail chez Pimkie le dimanche après-midi !

  9. Dorothée Lagrange dit :

    Je pense qu’on devrait virer les bibliothécaires qui ne sont pas d’accord avec le fait de travailler la nuit. C’est possible maintenant avec la loi de mobilité.
    Vive la France !
    DL

  10. véro dit :

    La bm de Lyon ouvre à 10 h du matin. 10h ! a chaque, je me fais avoir, j’arrive à 9h !

  11. nico_AsLi dit :

    Excuse moi Silvère, je vais faire baisser le niveau général des commentaires.
    Les cartes sont de bonnes illustrations mais je ne suis pas certain que la mesure soit la bonne.
    Le nombre de bibliothèques ouvertes au delà de X heures n’est pas l’indicateur le plus pertinent. Il ne prend pas en compte l’amplitude horaire, le nombre de places assises concernées (ouvrir une bib de 40 places et ouvrir un bib de 300 places, ce n’est pas la même chose) ou la population à desservir (comparaison paris/région).
    J’avais parlé d’un indicateur synthétique permettant de combiner ces différents paramètres sur Assessment Librarian (http://assessmentlibrarian.fr/?p=1214).
    Mais comme le dit Marie Déage, recueillir les horaires des BU est tellement fastidieux, si on ajoute nb de places assises et population étudiante, ça devient mission impossible.
    Voilà, je laisse la place aux trolls.

  12. Jonathan dit :

    En lisant les commentaires, une question m’effleure : Les bibliothèques sont-elles faites pour les usagers ou les bibliothécaires ?

    En d’autres termes, qui mène la danse et qui doit se fondre dans les volontés de l’autre ?

    Les usagers expriment la nécessité d’avoir des lieux ouverts en soirée et le dimanche. Les expériences (Gloire à ceux qui tentent) le prouvent clairementmême si évidemment, le type de stuctures et la zone géographique restent déterminants dans ces ouvertures élargies.

    Mais plus que ce débat sur l’ouverture, je trouve effarant de voir les commentaires horrifiés de certains, arguant du sacro-saint dimanche, de l’exploitation du bibliothécaire par le politique, de l’abandon de la vie de famille … Mais de quoi avoir peur ? De poser un débat, d’en discuter dans un cadre de dialogue social qui doit s’imposer, de remuer les lignes figées, de remplir une mission qui, quoi qu’on veule, évolue inéluctablement. La peur du changement, des « acquis », de la routine et des avantages qui n’en sont peut-être pas.

    Travailler le soir, ou le dimanche, ce n’est pas travailler TOUS les soirs et TOUS les dimanches. Ce n’est pas non plus faire beaucoup avec peu, mais faire autrement et différemment.

    En bref, c’est une évolution des attentes du public, public qui reste la base de notre profession. Et heureusement.

    • nicolas dit :

      Les arguments avancés ne sont pas toujours trollesques comme on voudrait bien nous le dire. Si il existe bien réellement une demande des étudiants devons nous accepter de répondre à cette demande sans moyen ni poste supplémentaire ? Ah oui on va mettre des étudiants pour surveiller les salles à 23 h en semaine ou le dimanche (comme le suggère l’ADBU) en les payant (exploitant ?) 9 euros de l’heure un pas un centime de plus alors qu’il s’agit de travailler le dimanche et après 20 h! Même à McDo ça paye mieux. Mais bien sûr il y a une demande parce que les étudiants acceptent. Je vous ferez grâce de la liste de ce que les étudiants acceptent  pour financer leurs études.
      Oui il y a bien une demande, comme il existe une demande pour faire fonctionner les transports en commun et ouvrir les centres commerciaux 24h/24. Il y a beaucoup de monde le dimanche dans les B.U alors c’est une réussite ! Oui il y a aussi beaucoup de monde lorsque le Virgin ouvre le dimanche des soldes ou de Noël. Forcément. Mais est-ce là un réel progrès ?
      A l’heure où le contenu se dématérialise, à l’heure du VPN et de Shibboleth, est-ce nécessaire d’ouvrir encore plus alors que certains services sont devenus accessibles 24h/24.
      Il s’agit plus souvent d’une volonté politique des présidents d’université afin de faire un effet vitrine à une heure de haute concurrence entre les universités. Qui a la plus grosse (extension d’horaire) ? Le débat est ouvert mais il ne s’agit que rarement d’un débat puisque les présidents des universités ont déjà décidé.
      Bref est-ce réellement un progrès d’ouvrir plus quand cela se fait sans aucune concertation avec les partenaires sociaux, sans véritable compensation… Ah oui il reste toujours l’argument des patrons : vous savez il y a 3 millions de chômeurs en France alors il y en a bien qui accepteront de bosser le dimanche.
      A mon sens, les directeurs des BU qui ne siègent d’ailleurs plus dans les C.A se tirent une balle dans le pied en acceptant toutes les demandes des présidents. « Si je n’accepte pas un prof me remplacera ».  Entendu chez un directeur de SCD : « je ne suis qu’un bon soldat du président rien de plus ».
      Voulons-nous que nos B.U deviennent des salles de travail sans aucun professionnel guidant l’usager ? Pourra t-on toujours parler de B.U ?
      Où est-donc passé « l’esprit collègue » prônant une défense  commune du service public ? Il est bien loin je pense… Il faut ouvrir plus, travailler plus et le crier haut et fort ! Travaillons nous tous dans la même direction?
       

      • Quand vous dites : « Il y a beaucoup de monde le dimanche dans les B.U alors c’est une réussite ! Oui il y a aussi beaucoup de monde lorsque le Virgin ouvre le dimanche des soldes ou de Noël. Forcément. Mais est-ce là un réel progrès ? » et que vous brandissez la « défense du service public » à la fin de votre argumentaires, vous vous contredisez !

        On ne peut pas mettre sur le même plan des ouvertures commerciales d’un virgin ou autre et dans le même souffle refuser l’ouverture d’un service public non marchand dont l’objectif est de diffuser des savoirs et de favoriser la réussite des étudiants. Ce n’est pas la même chose ! La question des compensations est une vraie question qui revoie à la gestion d’un service public en temps de crise, et à la formation des personnels, mais refuser le principe même de l’ouverture étendue des bibliothèques au nom du service public c’est vraiment oublier les enjeux et tout confondre ! Pourquoi Investir de l’argent public dans des bibliothèques fermées u moment où ceux pour qui elles ont été construites en ont besoin ? C’est juste gaspiller de l’argent public et vous appelez ça défendre le service public ?! Quand à la comparaison avec les services en ligne, c’est une lubie complète quand on regarde les taux de remplissage des BU qui sont ouvertes (là encore relisez le billet pas dans n’importe quelles conditions). Oui pour des négociations avec les partenaires, non pour des positions de principes en décalage complet avec ce pourquoi les service public sont faits : l’intérêt général.


      • nico_AsLi dit :

        Votre commentaire mélange beaucoup de choses. Malgré (ou grâce à) la dématiéralisation des contenus, les enquêtes montrent que les étudiants sont encore très attachés à la bibliothèque comme lieu de travail, de détente, de rencontre, d’échange, de repos, de drague, etc.
        Ouvrir plus tard, c’est aussi offrir un espace calme et studieux à des étudiants qui ne peuvent pas ou plus travailler chez eux. Si ce n’est pas du service public, je ne sais pas ce que c’est.
        Sur l’emploi étudiant, même si les conditions d’embauche et salariales ne sont objectivement pas bonnes, les moniteurs engagés à Angers ont tous indiqués au cours d’un focus group préférer travailler à la BU plutôt qu’au McDo. Ils sont tout à fait conscients des avantages et des inconvénients de ce job et semblent quand même apprécier les conditions de travail. Arrêtons de les infantiliser et écoutons les aussi.
        Si les extensions sont demandées/exigées par les présidents, c’est peut-être parce que les directeurs de BU ont loupé l’occasion de s’emparer de ce sujet.
        Y a-t-il une BU en France où la direction a imposé à ses agents titulaires de travailler après 20h ? je manque d’exemple, si vous en avez je suis preneur. En revanche, j’ai des exemples de BU où le personnel a fait grève pour protester contre des projets d’extension précipités. L’élargissement des horaires est un projet au long cours, c’est aussi une négociation entre des parties disposant de différents atouts, ceux du personnel ne sont pas les moins efficaces.
        Pour finir,la question n’est pas de savoir si nous travaillons dans la même direction (en fait, je ne sais même pas ce que ça veut dire), mais plutôt de savoir pour qui nous travaillons.

      • Anissa dit :

        Trop de démagogie dans ce commentaire.
        Défendre les collègues qui travaillent dans le Service Public contre les vilains doyens pret à tout pour attirer les étudiants . On aura tout vu. La raison même de la naissance du service public est la satisfaction de l’intêret général. Le numérique ne résoud pas tout, si on vient à la bibliothèque c’est aussi pcq le cadre prête au travail. On débloque des milliards pour rétablir une certain égalité des chances entre élèves mais la fermeture des bibliothèque le week end rend le tout bien hypocrite.
        Comme le disait la personne plus haut, on ne demanderait pas aux personnes qui ont une famille de travailler tous les week ends. Parfois il faut aider l’interet général. Ensuite effectivement on pourrait embaucher des étudiants ( ou autre personne que ça ne dérange pas ) pour travailler quelques heures le week end. Je ne vois pas pourquoi vous montez au créneau sur le fait d etre payé 9€ de l’heure un dimanche. En effet, il y a 60% de personnes en France qui vivent seules ou qui sont célibataires. Soit une grande majorité pour qui finalement, travailler le dimanche est comme travailler n’importe quel autre jour.
        Ensuite, comparer mcdo et un travail de bibliotheque niveau salaire, je tenais à vous signaler, ayant travaillée dans les deux, que la pénibilité n’est clairement pas la même et que vous ne semblez pas vous offusquer du fait que mcdo ses employés au smic, qu’ils travaillent de 20h à 4h du mat. Personne ne s’offusque non plus que des centaines de milliers de personnes travaillent déjà et depuis toujours le dimanche et les soirs pour un smic ou à peine plus ( je parle des serveurs, et profressions de l’hotellerie restauration ) . Travailler en bibliotheque c’est bien moins pénible et ça aiderait pas mal de personnes.
        Ah et pour finir, le choix de formation et de l’université en France n’a évidemment rien à voir avec les heures d’ouverture de l’université. Je ne pense donc pas qu’il puisse y avoir compétition des doyens à ce niveau là. En effet, si je me retrouve sur cet article, c’est que j’étais prête à aller dans NIMPORTE QU’ELLE B.U ou bibliotheque municipale ouverte demain ( dimanche ) à Lyon et que malgré les 140 000 camarades que j’ai dans la ville, force est de constater qu’AUCUNE ne propose ce service. Ce qui est abherrant et pénalisant.

  13. Joëlle Muller dit :

    Je pense que ce débat d’ouverture plus tard le soir ou le dimanche est un débat d’arrière garde. Nous devrions être ouverts sur ces horaires depuis très longtemps.
    Est-ce que vous trouveriez normal que les musées soient ouvert uniquement de 10h à 18h en semaine et pourtant ce sont bien des services publics culturels non-marchands comme nous et nous sommes heureux de les fréquenter à ces moments là. Alors cessons de nous comparer aux boutiques et comparons nous aux musées, aux établissements sportifs etc. qui sont à la disposition des publics quand ceux-ci sont encore plus disponibles.
    Et puis travailler le dimanche ça ne veut pas dire travailler tous les dimanches et ça veut dire compensation financière ou en temps. J’ai travaillé pendant 13 ans certains dimanche quand j’étais à la médiathèque de la Cité des sciences et j’avais des enfants etc. et je trouvai ça bien. Et puis cela permettait d’avoir un WE de 3 jours la semaine suivante.
    Et oui nous sommes des institutions théoriquement au service des usagers.

  14. Renaud Aioutz dit :

    Oui, d’accord avec Silvère pour dire que même si les objectifs ne sont pas les mêmes, il n’est pas pour autant inutile d’adapter notre offre aux publics, dans une démarche inspirée du marketing pour les organisations à but non lucratif où le bénéfice recherché n’est pas le profit mais un « progrès social » (voir par exemple une des réf. : http://www.amazon.fr/Strategic-Marketing-Non-Profit-Organizations-International/dp/0132345544/ même s’il y a plus récent maintenant). Reste effectivement à veiller – et je ne nie pas le rapport de force existant – que cette mise en oeuvre se fasse dans le respect des valeurs, et notamment pour les travailleurs, que nous portons.

  15. Géraldine dit :

    Entièrement d’accord avec Silvère et Joëlle : la notion de service public implique de s’adapter un minimum aux attentes de ces publics, et dans la majorité des cas la compensation permet d’accepter ce « sacrifice », déjà accepté depuis longtemps par d’autres services non commerciaux.
    Je mettrais cependant une limite à l’enthousiasme un peu dévastateur que l’on connaît actuellement : ouvrir plus pour satisfaire l’attente d’un public, OK. Mais ouvrir la nuit et le dimanche pour faire plaisir au ministère quand on est un campus excentré et qu’on ne voit plus un chat dès le vendredi 16h, c’est du gaspillage d’argent public. Si le public est en attente de services mais ne veut pas se déplacer, offrons des services dématérialisés.
    Attention à la généralisation : les BU comme leurs publics ne rentrent pas dans un moule unique.

  16. nicolas dit :

    Il faut sans doute nuancer mes propos chose que je n’ai pas su faire certainement.
    Effectivement les bibliothèques sont au service des usagers mais bénéficions nous pour l’instant des postes supplémentaires pour permettre des extension d’horaires convenables ?
    De plus la comparaison avec un musée me semble un peu inappropriée puisque les extensions d’ouverture ne propose souvent qu’un accès très limité aux services offerts aux heures classiques. En gros, je vais au Louvre le dimanche et je ne peux pas regarder les tableaux mais je peux seulement me promener dans les salles!?
    Il y a aussi à mon avis une grande question à se poser quant au métier de bibliothécaire : est-ce uniquement de proposer des salles de permanence et conserver notre savoir-faire pour les horaires normaux ou pour le on-line?
    Je vois de plus en plus de conservateurs ou bibliothécaires rechigner à faire du service public car, en effet, les étudiants ne demandent plus comment trouver telle ou telle ressource mais plutôt où sont les toilettes. Alors existe t-il 2 services publics ?
    De plus, la comparaison avec un service marchand était sûrement trop extrême, ou à côté de la plaque. J’aimerais moi aussi fréquenter les bibliothèques le dimanche mais cela passe par la création de postes supplémentaires et des compensations financières. Apparemment cela n’est pas vraiment à l’ordre du jour dans la fonction publique.
    Ne tombons pas dans le management de Virgin justement. Il est certain qu’il est plus sympa de bosser dans une BU que dans un MacDo pour un étudiant mais n’avons-nous pas des progrès à faire pour nous démarquer des employeurs du dimanche? J’entends par là la possibilité pour les vacataires étudiants de bénéficier de congés payés ou encore d’indemnités maladies par exemple ?
    Pour ma part je préfère d’abord me consacrer et user de mes forces dans une bataille pour plus de postes, pour la reconnaissance d’un travail qualifié (cf. projet de réforme pour les BAS) que pour des extensions d’horaires faites à la va vite…

  17. desmaret dit :

    Ce sujet engendre un débat très vif et douloureux qui me semble tout sauf d’arrière garde.
    Si vous allez au musée Carnavalet à Paris, vous ne pouvez pas visiter certaines salles. Pourquoi ? Un agent vous explique, entre gêne et humour défait, qu’il n’y  a plus assez de postes pour couvrir la surveillance de certaines parties du musée.
    Certes, nous sommes au service du public et ne pas se faire les bénis oui-oui de la modernité (entendons travailler plus pour la gloire de notre profession et du service au public) est mal toléré.
    Dire à ceux qui laissent des commentaires qu’ils osent se contredire et que leur dialectique n’est pas impeccable, ce n’est pas terrible.
    Je pense que Nicolas a raison, en ce sens qu’il privilégie les conditions de travail et s’interroge sur le pourquoi de certains changements, qui ne sont pas si évidents que cela.
    Oui je pense qu’il faut pérenniser les contrats : Contrats uniques d’insertion (CUI !!), ex contrats d’avenir (quelle ironie !), vacataires embauchés depuis des années, contractuels dans le même cas, et se pencher sur le détail de ses contrats, et de ce que deviennent ces collègues après. Stabiliser leurs emplois plutôt que d’embaucher des étudiants dans un turn-over perpétuel.
    Le service public me tient à cœur, si je suis bibliothécaire c’est parce-qu’il me semble que c’est avant tout un engagement humaniste et volontaire. Partager le savoir, le mettre à disposition de tous gratuitement.
    Je pense également vu les temps difficiles pour les travailleurs que nous vivons, qu’il est primordial de se pencher sur les contrats précaires et je crois aussi que beaucoup de collègues accepteraient de travailler certains week-end si ces contrats étaient stabilisés. Par solidarité, pour diminuer la précarité. Ca  serait une avancée, et oui mes arguments sont contradictoires, et alors, je m’en fiche.
    Il me semble que les conditions de travail des gens et leur amélioration passent avant certaines avancées du service public, je pense aux extensions d’horaires.
    Et heureusement, au delà du petit monde des commentateurs à la pointe que l’on retrouve partout et qui parfois me semblent saturer un gros espace virtuel, il y a heureusement (je me répète) des directions pour essayer de pérenniser ces précaires. C’est carrément rare mais ça existe aussi. C’est au personnel d’être vigilant et de toujours se mobiliser il me semble si besoin.
    Bien cordialement :
    P. Desmaret
     

  18. antmeyl dit :

    Le ton de certains commentaires ne me surprend pas du tout.

    Sur cette question, le sentiment qu’on se moque de nous est confirmé jour après jour, année après année.

    La politique ministérielle d’extension des horaires d’ouvertures des BU n’a pas été débattue ni négociée. C’était une injonction motivée par un souci d’affichage politique à court terme, donc sans financement pérenne. A charge pour les établissements universitaires devenus autonomes de les financer avec une masse salariale plafonnée ou en baisse.

    A partir de là, j’entends bien tous les collègues qui invoquent la nécessité du « dialogue social ». Cela démontre simplement qu’ils n’ont aucune idée concrète de la façon dont le pouvoir en place pratique le « dialogue social » dans notre pays, notamment dans le périmètre couvert par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche : ce n’est pas un dialogue et il ne repose sur aucune considération sociale (seulement budgétaire).

    Nationalement, ce débat n’aura pas lieu parce que la question a déjà été tranchée le 18 janvier 2007 comme l’expliquait JC Brochard ici

    Théoriquement, il pourrait avoir lieu localement mais à ma connaissance, jamais sur la nécessité d’ouvrir plus, seulement sur la façon d’ouvrir plus.

    Bref, le débat ne nous dépasse pas, il n’existe pas, hormis entre pairs dans le microcosme de la blogosphère, ici, ou ailleurs, càd pas là où les décisions sont prises.

  19. Aude de Bondy dit :

    Oui, vous pourriez mettre les bibliothèques de Suisse romande qui sont parfois aussi ouvertes le week-end, et comme il y a les bilatérales… et au bord du bleu Léman c’est extra http://www.unil.ch/bcu/page17028.html http://library.epfl.ch/bib/?pg=hours http://www.rolexlearningcenter.ch/the_building/http://www.unige.ch/biblio/unimail/horaire.html après il y a encore Fribourg et Neuchâtel mais je ne connais pas. Nous on aimerait entrer en Europe mais on est freiné, on ne sait pas pourquoi… alors venez profiter des bibliothèques, à Lausenne face au lac, siroter un café à la cafète et étudier ça vaut la peine…Aude

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  35. 瑞士錶 dit :

    首先,他已經放棄了他的位置,並搬進了我太多,小戶型在此期間。
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