L’annonce ne me semble pas avoir eu l’écho mérité dans la Bibliosphère. En avril dernier a été lancée la plateforme ISIDORE. De quoi s’agit-il ? Présentation officielle issue du site du CNRS :
Une nouvelle plateforme web de recherche et de diffusion pour les sciences humaines et sociales : Isidore. Avec elle, plus d’un million de documents numériques, édités et diffusés par les laboratoires de recherche, les bibliothèques universitaires ou encore les plateformes d’édition électronique en sciences humaines et sociales, sont mis à la disposition des internautes. Isidore est accessible depuis l’adresse www.rechercheisidore.fr et s’adresse aussi bien à la communauté scientifique qu’à un plus large public, qui peut par exemple suivre une question particulière au travers de blogs scientifiques. (…) Isidore a été conçu par le très grand équipement Adonis pour les sciences humaines et sociales du CNRS avec les conseils d’Atos Consulting. Il a été mis en œuvre par le Centre pour la communication scientifique directe du CNRS et réalisé par les sociétés Antidot, Sword et Mondeca.
Vous vous dites : ok, c’est un moteur de recherche, encore un. Mais en quoi ISIDORE est-il différent des autres moteurs de recherche ?
Réponse par Stéphane Pouyllau dans ce document de présentation :
ISIDORE se distingue des moteurs de recherche classiques, car les données qu’il expose, proviennent d’institutions académiques et scientifiques : elles ont donc une réelle valeur, scientifique. ISIDORE ne collecte et n’indexe pas directement le web, il ne contient que ce que les producteurs lui ont indiqué de prendre ; ainsi dans ISIDORE, il n’y a pas de pages web de type « A propos » ou « menu », il n’y pas non plus de publicité et les réponses sont tout de suite pertinentes. Pour reprendre un exemple de l’une des étudiantes ayant testé ISIDORE lors de sa phase de test : à
la requête « garnis », seules les références scientifiques sur les hôtels meublés des XIXe et XXe sont affichées. Bouquets et autres paniers « garnis », sans intérêt pour cette recherche, ne viennent
pas polluer les résultats.
La réponse ci-dessus doit être mise en regard d’un problème essentiel de Google Scholar très largement utilisé par les étudiants : l’opacité totale des sources indexées par Google… Selon Stéphane Pouyllau, Isidore va connaitre de très fortes évolutions, notamment un “tableau de bord des sources” annoncé pour novembre. Voilà qui permettra de savoir en temps réel les sources indexées, les intervalles d’indexation et le nombre de sources ajoutées dans Isidore par rapport au nombre d’items dans la base connectée au moteur. Bel exemple d’une transparence qui fait défaut à la firme de Mountain View.
Bibliothécaires faites découvrir ISIDORE à vos usagers, et suivez l’évolution de la plateforme ! Selon ce communiqué. ISIDORE c’est le plus gros projet d’ « open data » scientifique en France aujourd’hui! Jugez plutôt :
ISIDORE permet de rechercher en une seule requête dans les publications scientifiques éditées par
Revues.org, Persée, ou Cairn mais aussi dans le contenu des articles déposés dans HALSHS réalisé
par le Centre pour la communication scientifique directe. Il donne également accès aux thèses
déposées dans TEL ou dans le futur portail theses.fr réalisé par l’ABES. Les nouvelles formes de
publications scientifiques sont présentes : les carnets de recherche d’Hypotheses.org, très riches,
sont indexés par ISIDORE. Les photographies scientifiques déposées dans MédiHAL sont aussi
présentes. Enfin, les actualités scientifiques venant de Calenda.org, de Fabula.org, et plusieurs
dizaines de sites web de laboratoires et de Maisons des Sciences de l’Homme sont accessibles et
interrogeables au travers d’ISIDORESur les six derniers mois, le nombre de ressources dans ISIDORE a augmenté de 34,4 % et le nombre de visiteurs de 45%.








