Les 5 lois des médias sociaux en bibliothèques

Je reviens donc du Congrès des Milieux documentaires de Montréal. Pas mal d’infos intéressantes, ce congrès était d’un très bon niveau, je publierai bientôt un Storify de synthèse mais en attentant, voici une des présentations qui a particulièrement retenue mon attention. Elle est signée  par Thierry Robert Bibliothécaire à la Ville de Montréal, blogueur pour Ludicité.ca et gestionnaire de réseaux sociaux et Patrick M. Lozeau de la direction associée (toujours pour les bibliothèques de Montréal). Vous constaterez que pour une fois on parle de médiation numérique en situant la démarche dans un projet et dans les pratiques quotidiennes des bibliothécaires. Voilà qui est en tout point cohérent avec l’approche que nous proposons, notamment avec Biblioquest!

Au coeur de l’intervention la volonté de partager des bonnes pratiques :

Lozeau-Robert vous conseille donc 5 bonnes pratiques des bibliothèques sur les médias sociaux!

  1. Les médias sociaux sont faits pour être virtuels
  2. À chaque média social son contenu web
  3. À chaque contenu web son média social
  4. Il faut sauver le temps des bibliothécaires
  5. Un média social est une personne en développement
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Auteur : Silvae (1101 Posts)

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

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About Silvère Mercier

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.
  • Franck_43

    Il ne faut pas « sauver » le temps des bibliothécaires, il faut l’économiser…

    • Thierry Robert

      Oui, mais Ranganathan disait « Sauver le temps des lecteurs »…

      • Franck_43

        Non plus…
        Faut-il sauver les mauvais traducteurs (là ça marche) ?

  • Zorro

    Plutôt que de gober la junk thought des fast thinkers , on pourrait s’interroger sur la signification d’expressions telles que « médias sociaux » – qui ne veut pas dire grand chose : un média est par définition un outil qui sert à communiquer, donc à nourrir les relations sociales.

    Autre tic : faire des « lois ». Voilà une profession infatuée d’ « esprit critique » et qui n’a de cesse de congédier la pensée en pondant des aphorismes et des catéchismes. (Soit dit en passant, et sans revenir sur l’ineptie de certaines expressions, je ne comprends strictement rien à ces 5 lois – ni à leur raison d’être.)

    zorro

    • Thierry Robert

      Je vais donc tenter de t’éclairer. 

      Les 5 lois (ou bonnes pratiques c’est selon), sont des points d’ordres que nous avons observé après nos années d’expérience à la gestion de médias sociaux (Pas besoin des guillemets, l’expression étant assez significative).

      Pour partir la conversation, la réflexion ou même le développement d’une pensée critique, nous avons donc classé nos constats sous 5 grandes catégories. En utilisant ce procédé, nous pensions assez marquer l’imaginaire pour intéresser notre profession à notre sujet. 

      Et puisque nous avons un sens de l’humour (navrant, je dois l’admettre), nous nous sommes dit qu’il serait bien drôle de les confondre avec les 5 lois de Ranganathan. Évidemment, ce SlideShare étant un outil de conférence, il n’est pas totalement clair.

      Ceci étant dit, les 5 lois pourraient s’inscrire ainsi:

      1. Les médias sociaux non pas un impact direct sur la bibliothèque physique.

      2. Les médias sociaux sont la porte d’entrée des activités web d’une bibliothèque. Son contenu est donc tributaire du contenu web. Par exemple, mieux vaut mettre les images d’une animation que d’inviter les gens à cette même animation par les médias sociaux. 

      3. Le contenu des médias sociaux doit utiliser les plateformes appropriées. Il est bien d’utiliser une multitude de plateforme (Tumblr, Flickr, Del.ici.us, Youtube, etc.) pour éclater sa présence.

      4. La gestion des médias sociaux peut prendre environ 3 heures de travail par semaine si elle est bien gérée.

      5. À la base, les médias sociaux sont des humains et non une institution. Mieux vaut donc prendre un ton adapté à cette réalité. 

      Au plaisir, 
      Thierry

      • Zorro

        Merci pour l’effort. Cela dit, je reste perplexe :

        « 1. Les médias sociaux non pas un impact direct sur la bibliothèque physique. » = Quel est donc l’intérêt d’y recourir ?

        « 2. Les médias sociaux sont la porte d’entrée des activités web d’une
        bibliothèque. Son contenu est donc tributaire du contenu web. Par
        exemple, mieux vaut mettre les images d’une animation que d’inviter les
        gens à cette même animation par les médias sociaux. » = Ah. Si j’ai bien compris, votre idéal c’est que tout un chacun dispose at home de tout, sans bouger. J’ai comme vous un humour navrant et je me dis que, dans votre optique, la pornographie a du bon, qui permet de disposer d’images animées sans inviter les femmes. (De mon côté, je préfère en rester à ma conception archaïque des rapports humains.)

        « 3. Le contenu des médias sociaux doit utiliser les plateformes
        appropriées. Il est bien d’utiliser une multitude de plateforme (Tumblr,
        Flickr, Del.ici.us, Youtube, etc.) pour éclater sa présence. » = C’est de la propagande pour le « marketing des bibliothèques » ou je me trompe ?

        « 4. La gestion des médias sociaux peut prendre environ 3 heures de travail par semaine si elle est bien gérée. » = Alors là, je ne vous suis plus ! Puisque la conversion aux « médias sociaux » évite l’ennui de recevoir le public (= plus de problème d’ouverture puisque tout est disponible en ligne), pourquoi être mesquin et pinailler sur le temps de travail ?

        « 5. À la base, les médias sociaux sont des humains et non une
        institution. Mieux vaut donc prendre un ton adapté à cette réalité.  » = J’imagine mal un phoque « à la base des médias sociaux » ; que voulez-vous dire ?

        In fine, ne vous-en déplaise : « médias sociaux » ne veut vraiment rien dire.

        zorro-zorro-zorroooo