Identifier les enclosures informationnelles pour favoriser les apprentissages en réseau

Une enclosure ou une clôture c’est l’action de clore quelque chose, c’est poser une frontière. Cette notion fait référence à la théorie des biens communs, elle est le plus souvent synonyme d’appropriation. Celle-ci peut être marchande (ex : les multinationales de l’eau) ou alors étatique (confiscation de terres, déplacement de populations) ou encore juridique (brevetage du vivant).

Dans le domaine de l’information, clore revient à poser une frontière artificielle alors que l’ADN du numérique est de permettre le stockage et la dissémination à très bas coûts des biens informationnels qui sont par nature non rivaux, c’est-à-dire accessibles simultanément par plusieurs personnes.

Or l’information peut-être un bien commun de la connaissance. Pour cela, il faut non seulement que l’information puisse circuler, mais aussi qu’elle s’inscrive dans ces principes proposés par David Bollier dans Libres Savoirs :

  • Maintenance d’une ressource sur le long terme
  • Accès équitable et bénéfique pour un usage individuel (et non marchand) des commonners
  • Transparence et responsabilité au sein des commoners
  • Capacité à identifier et à punir les passagers clandestins, le vandalisme et les appropriations
  • Capacité à déterminer si la ressource doit être aliénée en vue d’un usage marchand ou non.

Autrement dit,  ce qui est important c’est le caractère appropriable et réutilisable de l’information au sein d’une communauté. Voilà qui positionne le numérique, avec Bernard Stiegler, comme ce qui permet une individuation (attention à ne pas confondre avec l’individualisation) à grande échelle : individuation psychique, collective et technique, les trois ensemble, toujours. C’est pourquoi  je pense que c’est un contresens de définir la médiation numérique comme une démarche visant à l’autonomie de l’usager.

Or dans l’univers numérique, la question centrale aujourd’hui est bien : que vendre quand le coût de reproduction et de diffusion via un réseau ouvert en accès libre est quasi nul ? Bien entendu, l’information a un coût de production qui lui est élevé et qui consiste à financer du temps de travail.

Mais quel bibliothécaire n’a pas été sidéré de constater les écarts de prix entre fournisseurs de « ressources numériques », la variété des critères pour déterminer ce sur quoi asseoir ce qu’il faut vendre ? Cette extrême diversité des modèles commerciaux me semble correspondre à ce qu’on pourrait appeler une désorientation de la valeur dans l’univers numérique. A cette désorientation correspond une puissante créativité pour imaginer et dresser des barrières artificielles : des enclosures franchissables par des démarches tarifées. C’est bien le cumul de conditions d’accès variées à l’information qui rende très difficile la gestion des « ressources numériques » depuis les établissements documentaires.

Attention, il ne s’agit pas de dire que ces barrières sont systématiquement illégitimes mais qu’elles sont des contraintes plus ou moins intrusives dans des démarches légitimes d’internautes pour s’informer, apprendre, jouer, déployer des usages. Ce qui m’intéresse ici est de voir en quoi ces barrières artificielles sont des obstacles au déploiement de biens communs de la connaissance. Je considère qu’une enclosure c’est une barrière qui empêche une appropriation de l’information par un ou plusieurs internautes et qui rend difficile ou impossible un apprentissage en réseau.

Dès lors, proposer une typologie des enclosures informationnelles me semble essentiel si l’on considère que le rôle des professionnels de l’information-documentation est précisément d’avoir un regard critique sur ces enclosures et de favoriser le développement de communs informationnels. Notre rôle est alors de garantir la pérennité, l’interopérabilité, la lisibilité, l’appropriabilité et la citabilité des biens informationnels, pour contribuer au développement d’une culture de l’information de nature à favoriser le développement des connaissances et des apprentissages en réseaux.

De ce point de vue, on comprendra qu’il ne s’agit plus du tout de proposer exclusivement des accès ou des lieux d’accès, mais bien de trouver des réponses, ou des stratégies de réponses à un certain nombre d’enclosures. Encore faut-il les identifier. Voici donc dans un premier temps les enclosures utilisées aujourd’hui pour créer de la valeur marchande dans l’univers numérique, elles sont le plus souvent utilisées par les prestataires qui cherchent à vendre de l’information. Ces barrières informationnelles sont combinables entre elles.

Enclosures à visées commerciales

Enclosure des données : la plus courante, c’est une barrière d’accès à un ensemble de données considérées comme un trésor coupé du web, elle est souvent combinée à celle de temps (abonnements) on vend ici un accès. Très fréquente dans les bibliothèques, elle se combine avec l’enclosure géographique avec un tarif déterminé en fonction de la taille d’une communauté.

Enclosure d’accès : au delà d’un certain nombre d’accès simultanés : barrière (exemple de Deezer ou Spotify qui l’ont jointe à la précédente). Très utilisée également dans les bibliothèques, elle peut s’appliquer à un fichier ou à un abonnement notamment via des dispositifs de contrôle des connexions simultanées.

Enclosure de temps : au delà d’un temps de consultation : barrière. Elle peut d’appliquer sur un fichier et se joindre à une enclosure technique : DRM chronodégradables ou alors sur un abonnement (Spotify : à la fin de l’abonnement, les données ne sont plus accessibles). Cette enclosure est habilement utilisée dans certains modèles innovants pour vendre des contenus à l’acte en B to B.

Enclosure géographique : L’information n’est accessible que dans un endroit donné : c’est une enclosure très utilisée par les prestataires des ressources numériques, pour limiter des accès à l’emprise au sol d’une bibliothèque. Cette enclosure là est très souvent utilisée car l’accès à l’information est rendu exclusif à un lieu et mime artificiellement la bibliothèque des objets, celle des biens rivaux. C’est peut-être ce qui explique que les bibliothécaires l’adoptent très facilement même s’ils cherchent à développer les accès à distance aux ressources numériques.

Enclosure publicitaire : l’accès peut-être libre, mais l’attention de l’internaute est perturbée par un message, c’est une barrière intéressante car c’est celle qui est la moins contraignante du point de vue de la circulation de l’information et de son appropriabilité. Elle est peu utilisée dans les bibliothèques car elle est adaptée à un marché interprofessionnel et non pas vers le consommateur.

Enclosure communautaire : il faut être adoubé pour accéder à l’information ou bénéficier des effets de réseaux d’une communauté. Elle s’articule souvent à l’enclosure des données et peut-être un support efficace pour la vente de service.

Enclosure technique : C’est l’enclosure de l’interopérabilité, celle qui impose la lecture sur tel ou tel support ou alors qui enclos l’information dans une capsule ou un format propriétaire.

Enclosure juridique : celle de la licence qui empêche la réutilisation, la dissémination ou le simple transfert d’un contenu. Elle est particulièrement puissante aujourd’hui et s’articule à de nombreuses autres enclosures notamment à l’enclosure technique, via les DRM.

Enclosure écosystémique : celle qui combine toutes les précédentes, en jouant sur des frontières plus ou moins étendues et des degrés d’ouvertures et de fermetures pour capter des usages et créer de la valeur. Par leurs caractères complexes et leur maîtrise de l’économie de l’attention, elles sont les monopoles de demain et s’appellent, Apple, Facebook, Amazon ou Google.

A l’heure où on s’interroge beaucoup sur le livre numérique et plus largement sur les modèles économiques de l’information, il me semble qu’une fois identifiés ces obstacles artificiels, un des objectifs peut-être de privilégier des offres ayant des enclosures les moins contraignantes possibles. Pour une bibliothèque, proposer à des usagers des ressources informationnelles inappropriables du fait de leurs conditions d’usages ou du modèle commercial revient à aller à l’encontre de leur mission, si l’on accepte les préalables proposés ci-dessus.

Comment créer de la valeur en évitant de dresser des barrières  ?

Je voudrais indiquer ici trois pistes qui me semblent prometteuses, pour des modèles d’affaires entre professionnels (B to B). L’objectif des bibliothèques étant de mettre à disposition de l’information, ils’agit d’examiner comment articuler leur fonctionnement à des enclosures d’accès, qui sont les plus répandues. Une de Il faut nuancer : comme je l’avais suggéré ici inscrire la fourniture d’accès par les bibliothèques en amont d’une enclosure d’accès, c’est-à-dire dans la zone free des modèles en freemium n’est pas sans poser de graves problèmes : elle fait entrer les bibliothèques dans une enclosure écosystémique et les privent de la maîtrise des données d’usage des utilisateurs au profit d’un tiers commercial. On pourrait dire qu’il est urgent de se rendre compte de la valeur économique des usages générés depuis les bibliothèques.

Vendre des fonctionnalités : c’est le modèle des entreprises qui ont misé sur les contenus générés par les utilisateurs. Dans ce nombreux cas, ce qui est vendu n’est pas l’information inscrite par des internautes sur la plateforme, mais les services, les fonctionnalités permettant d’en améliorer l’usage. L’exemple le plus connu est Flickr qui fait payer le déblocage du quota d’utilisation au delà de 200 photos. C’est aussi le modèle des entreprises de stockage de l’information comme Dropbox. Attention, il existe toujours des enclosures juridiques cachées dans les CGU, très bien décryptées ici par Lionel Maurel. Dans le domaine des bibliothèques académiques on ne peut qu’être séduits par la démarche de Revues.org qui vend des services aux bibliothèques à travers son offre OpenEdition Freemium. L’exclusivité, le premium, proposé par la bibliothèque n’est alors pas celle de l’information elle-même qui reste accessible à tous les internautes, mais celle de fonctionnalités facilitant l’appropriation de ces données, par des formats détachables du web. La vente en B to B permet de proposer des avantages fonctionnels en accès libre autour d’une emprise géographique.

Vendre des statistiques d’usages  : voilà un modèle qui me semble largement inexploité et pourtant très prometteur. Pourquoi ne pas considérer que les bibliothèques sont des bacs à sables d’usages divers de l’information et que ces usages représentent une valeur économique ? L’application Readmill se positionne par exemple par la vente en B to B de statistiques anonymisées d’usages de l’information pour faire en sorte que les éditeurs partenaires puissent avoir des données fiables quant aux usages de l’information qu’ils mettent à disposition. Au fond il s’agit de construire un marché biface à la manière de Google en garantissant un accès libre à des services pour le plus grand nombre tout en construisant un modèle d’affaire pour une catégorie spécifique : les annonceurs.  Si l’on transpose ce modèle, les bibliothèques pourraient être à l’origine d’un modèle d’affaire entre les fournisseurs de contenus et les fournisseurs d’applications et de produits documentaires. Par exemple : mise à disposition de services à titre gratuit pour les usagers et vente en B to B des données statistiques d’usages entre deux entreprises : une productrice de contenus et une de données d’usages. Il me semble qu’il y a là une piste peu exploitée qui repositionne la valeur non pas du côté des données, mais de l’usage qui en est fait.

Vendre des services de médiation en B to B : Voilà une piste exploitée notamment dans le domaine musical avec MusicMe pour les bibliothèques, dont le modèle implique la possibilité de manipuler l’information à des fins de médiation pour les bibliothécaires. Ce modèle est néanmoins couplé à une enclosure de données et de temps dont le franchissement est vendu fort cher. Transparent pour les usagers, voilà qui est une piste vraiment intéressante capable de déplacer la valeur vers l’usage de l’information. Il est clair que le développement d’un tel modèle pose la question du partage des rôles entre les prestataires de portails de bibliothèques et les fournisseurs de contenus. A cet égard, il est intéressant de constater que l’offre de SIGB dans les nuages proposée par OCLC avec Worldcat local se positionne comme une offre de service qui intègre la négociation de ressources en B to B plutôt que chaque bibliothèque négocie de son côté. Là encore de nombreuses questions se posent. Finalement nous achetons depuis bien longtemps des services de médiation à des prestataires informatiques, et si demain nous devions acheter de plus en plus des services et de fonctionnalités de médiation ?

Mais la piste des enclosures ne s’arrêtent pas ici. Il serait naîf de penser que parce qu’une information est disponible en ligne en accès libre, elle peut être appropriée et faire naître des apprentissages. Quelles sont les obstacles alors même qu’une information est librement accessible sur Internet ? Seconde partie de ma typologie.

Enclosure d’habiletés informationnelles : Cette barrière barrière d’accès est liée à un mésusage informationnel : l’information existe mais le le contenu est inaccessible parce que les bons mots-clés n’ont pas été utilisés ou que la requête est mal formulée. Inversement, l’information n’existe pas mais les compétences manquent pour la créer et la faire circuler, la rendre lisible. Cette enclosure peut aussi s’incarner dans un accès libre, mais une barrière est celle du temps et de la manière d’accéder à l’information, trouver le bon lien, localiser le bon livre. Les bibliothécaires y répondent quand ils orientent des usagers sur place ou à distance via des services de questions-réponses. Combattre cette enclosure-là est essentiel, elle est une des problématiques les plus passionnantes de la médiation numérique. Voilà qui relativise par exemple le fantasme de la facilité d’accès à l’information, mais aussi celui d’un téléchargement illégal, libre et facile : pour trouver des fichiers, il faut les bonnes portes d’entrées, et ça demande du temps, c’est pourquoi les utilisateurs préfèrent aller vers d’autres modèles ou l’enclosure est moins contraignante (enclosure d’accès en général). Combattre cette enclosure, c’est diffuser une culture de l’information.

Enclosure d’attention : C’est une barrière d’accès proche de la précédente. Elle forme une bulle d’usages dans lesquels un internaute finit par s’enfermer. Comment découvrir de nouveaux sites, de nouvelles personnes à suivre ? Non pas que l’information n’est pas accessible, mais la richesse du web et des apprentissages possibles est limitée par des phénomènes d’accoutumance à certains services ou à certains cercles relationnels : facebook et les phénomènes d’homophilie qu’il peut provoquer par exemple. A cet égard ce n’est pas seulement une question d’habiletés informationnelles mais de sérendipité. Pour qu’une sérendipité soit riche, il faut la provoquer par une dissémination d’informations répondant à des besoins documentaires, disséminer l’accès à des services de questions-réponses, ou encore favoriser l’apprentissage de la veille thématique.

Enclosure de langue : l’expression « barrière de la langue » est juste quand on connaît la faible appétence des bibliothèques pour le multilinguisme, il n’est point besoin de développer.

Enclosure de niveau scientifique : L’information accédée n’est pas mise en contexte, ou des métadonnées de niveau scolaire ou scientifique manquent. Les bibliothécaires y répondent par la constitution de collections tangibles équilibrées, ou alors le signalement adéquat de ressources numériques, ou encore par des contenus intermédiaires bien élaborés. La combattre comporte un positionnement pédagogique tout autant qu’une lutte contre les violences symboliques…

Enclosures d’aménagement intérieur : Celles-ci sont particulières parce qu’elles peuvent prendre plusieurs formes et qu’elles peuvent être mises en place par des bibliothécaires : les lieux d’accès à l’information sélectionnent des usages de manière arbitraire. Quand il s’agit de favoriser des usages et d’en interdire d’autres pour réguler l’utilisation d’un lieu par des publics, ces frontières sont nécessaires et positives, ce ne sont pas des enclosures : zones de calme, de silence, règles de vie en communauté, etc. Cependant, ces régulations deviennent des enclosures lorsqu’elle brident des usages de manière abusive, du point de vue des biens communs de la connaissance. Florilège :

  • identifications abusives des personnes souhaitant accéder à internet : montrer sa pièce d’identité ou une carte d’accès est parfois nécessaire, alors même qu’une proportion non négligeable des publics qui vient se connecter n’a pas accès à internet. Les bibliothèques ont toujours considéré l’accès à leurs collections comme quelque chose à ne pas entraver. Aujourd’hui, Internet est partie prenante de l’offre d’une bibliothèque, il devrait aussi être accessible avec le moins de barrières possibles.
  • bridage de l’environnement informatique : des navigateurs tellement sécurisés que lire un pdf, utiliser sa clé usb ou accéder à des sites nécessitant flash est impossible. Des solutions techniques à tous ces problèmes existent dans les cybercafés depuis des années… Pourquoi ne pas ouvrir les usages ?
  • bridage de la connexion sans fil : pourquoi est-il la plupart du temps 10 fois plus compliqué d’accéder à internet depuis une bibliothèque que depuis un Macdo ou un Starbucks?
  • bridage volontaire de la vidéo en ligne au nom d’usages jugés illégitimes: le streaming est souvent banni avec l’excuse de la bande passante, on est là dans la sélection d’usage : la vidéo est souvent considérée comme moins noble que les documents achetés par la bibliothèque…
  • filtrage abusif de l’internet à visée documentaire : recréer le web de la bibliothèque au lieu d’orienter dans le web global : celle-ci me semble particulièrement obsolète et dangereuse, parce que la démarche est celle du filtrage au nom d’une légitimité par la collection qui amène à distinguer entre des trésors clôturés achetés à prix d’or et le reste, c’est-à-dire tout ce qui peut constituer les biens communs de la connaissance….

Au terme de ce parcours dans les enclosures, cette notion me semble très utile pour repenser les frontières auxquelles nous sommes confrontés et celles qui peuvent être suscitées par les règles de nos établissements. Pour reprendre le titre de l’article de Valérie Peugeot, les biens communs sont une utopie pragmatique. A nous d’en saisir la richesse et la complexité pour orienter nos actions.

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Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

15 Responses

  1. La première des enclosures est de ne PAS fournir un lien PDF ou EPUB vers le fichier du livre « Libres Savoirs ». C’est un comble que pour un ouvrage prétendument « de recherche » ou « à support éducatif », il ne me semble pas que ce soit un roman ! donc les auteurs étant rémunéré par des institutions, que le fichier PDF ne soit pas disponible. De plus, tout les chercheurs préfèrent maintenant travailler sur des versions numériques pour bénéficier de facilités de recherche de mots clés, références directe au Net, citations….
    N’est-il pas un peu gonflé de faire un panorama des enclosures informationnelles et d’oublier bizarrement de dénoncer la rente abusive des éditeurs scientifiques qui poussent à publier seulement en papier, industrie financée (perfusée) par l’État pour grossir inutilement les armoires les labos de recherche, freinant de fait le travail des chercheurs à disposer gratuitement d’outils modernes ? L’État finance une régression, pas mal non !

    Si il était clairement différencié les ouvrages de recherche d’un coté (gratuit en disponibles en PDF sur le Net), et les ouvrages littéraires soumis à une protection temporaire (droit d’auteur ou partage marchand) de l’autre, il n’y aurait pas besoin d’inventer des usines à gaz avec des contrats de location. Je rappelle (voir Stallman ou la page bien immatériel sur ce sujet) que la « location » d’un bien informationnel est un NON SENS. Soit il y a prêt gratuit par exemple en bibliothèque mais aussi sur le Net et donc avec DRM pour ne pas concurrencer injustement la vente, soit il y a vente directe du bien numérique sans DRM, ni PUB et ce n’est plus alors du ressort des bibliothèques.

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  3. 23 mars 2013

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  7. 12 octobre 2013

    […] des conditions d’utilisation du matériel de copie ; ou encore au regard des « enclosures » (DRM…) ; et selon une dimension plus réflexive liée aux conditions […]

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  9. 7 décembre 2013

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  10. 8 décembre 2013

    […] enclosures de l’attention, techniques, etc. À ce sujet, je me suis appuyée sur le billet “Identifier les enclosures informationnelles pour favoriser les apprentissages en réseau&#822… proposé par […]

  11. 12 février 2014

    […] qui s’en dégage, ni des multiples problèmes que nous avons à jongler avec les multiples enclosures dont font preuve nos fournisseurs. Beaucoup d’usagers viennent aussi dans les […]

  12. 1 août 2014

    […] Parce qu’il payé de sa vie les conséquences d’une volonté de libérer l’information scientifique, alors que nous subissons tous les jours les contraintes des enclosures informationnelles. […]

  13. 5 août 2014

    […] SavoirCom1, par exemple, ces clauses s’apparentent à des « enclosures », autrement dit des formes de […]

  14. 14 novembre 2014

    […] Double licence – BANO est rebaptisé BAN au passage, le O de la discOrde a donc sauté, le choix de la double licence permettant de résoudre la question de la licence OdBL, utilisée par Open street Map, dite parfois “contaminante”, car elle implique de reverser sous les mêmes conditions les modifications apportées aux données sous son régime, afin d’enrichir un pot commun et éviter un système d’”enclosure informationnelle”. […]

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