Le capitalisme linguistique est une économie de l’expression, par Frédéric Kaplan

J’ai eu la chance de participer aux Entretiens du nouveau monde industriel qui se sont tenus en décembre au Centre Pompidou. Parmi les nombreuses interventions de qualité, je retiens tout particulièrement celle-ci de Frédéric Kaplan, Professeur de Digital Humanities à l’EPF à Lausanne
et directeur du Digital Humanities Lab.

Il y affirme un point de vue orignal et particulièrement fin : les algorithmes de Google mettent en oeuvre un capitalisme linguistique puisque toute la régie publicitaire du géant n’est autre qu’une gigantesque place de marché pour les mots. Ce qu’on qualifie très souvent d’économie de l’attention est selon lui une économie de l’expression parce « qu’il ne s’agit pas tant de capter des regards que d’être un médiateur de l’écrit ».

Autrement dit, à chaque fois que Google corrige une expression entrée par un internaute il « rectifie la langue » pour la rendre exploitable. L’hypothèse est alors qu’une nouvelle créolisation est en cours, sous l’influence des contraintes d’un langage reconnaissable par les machines. Fredéric Kaplan énonce trois axes de recherche qui me semblent passionnants :

Voici le support de son intervention, il est très lisible n’hésitez pas à le visionner !

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