Je ne sais pas quoi lire : nouveau service des médiathèques de Lorient

2013-10-02 15_03_34-Mediathèque de Lorient - Je ne sais pas quoi lireJ’ai récemment découvert un nouveau service proposé par le réseau des Médiathèques de Lorient. Cette proposition innovante consiste à fournir des conseils de lecture personnalisés à partir de critères entrés par l’internaute. Le service est gratuit et ouvert à tous, les bibliothécaires répondent en 72h maximum.

Je trouve la réalisation graphique particulièrement réussie. Voici en images les étapes de ce qui est proposé aux usagers puis une interview de  Magali Haettiger, directrice du réseau des médiathèques de Lorient.
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Voici deux exemples de réponses personnalisées qui m’ont été envoyés par  Magali Haettiger par courriel pour ce billet de blog :
Exemple 2Attention, si vous êtes professionnels de l’info-doc, abstenez vous svp de tester ce service afin de ne pas surcharger les bibliothécaires de questions posées par… d’autres bibliothécaires !

Voici l’interview en intégralité, Vous pouvez contacter Magali Haettiger – Directrice du réseau des médiathèques de Lorient

:

Comment est née l’idée de ce service?

Cette expérience s’inscrit dans le projet de création d’un nouveau portail Web pour le réseau des médiathèques de Lorient ainsi que dans le projet d’établissement. Nous voulions travailler sur un service en ligne basé sur la fiction en nous positionnant entre deux extrêmes: D’une part le coup de cœur publié en ligne par les bibliothécaires qui s’apparente à un acte de prescription, une politique de l’offre qui s’adresse à tous et d’autre part le catalogue qui permet de trouver des références de romans à la condition que l’on ait une idée de ce que l’on cherche et les clés qui le permettent. Il nous a donc semblé intéressant de rendre possible l’envoi par mails de conseils de lecture personnalisés, correspondant à une envie définie par l’internaute.

Comment définir une envie? Comment permettre à l’internaute de guider le bibliothécaire sur ses goûts et ses attentes? Une solution aurait consisté à proposer un formulaire avec une question ouverte comme, d’ailleurs, le proposent d’autres services en ligne. Nous aurions pu également proposer aux internautes de s’identifier en fonction de leurs goûts à travers un questionnaire comme nous pouvons être amenés à le faire pour l’envoi ciblé des nouveautés de la médiathèque. Mais même si cette solution nous paraissait intéressante, elle nous a semblé figer l’internaute dans un profil, or nous voulions plutôt que celui-ci définisse une envie qui pouvait être variable dans le temps, passagère. Nous avons donc préféré  que ce questionnaire passager prenne la forme d’un parcours à travers une interface graphique. Cela permettait en outre, d’éviter le caractère intimidant d’une question ouverte du type « qu’est-ce que vous avez envie de lire? » en guidant simplement l’internaute sur la base d’items simples: le genre, l’histoire qui correspondent à ce que l’on peut nous demander en salle dans la bibliothèque.
Le choix de ne demander que très peu d’informations personnelles à l’internaute (son âge et son email) est aussi un parti pris sans doute délicat. Je vous avoue que j’étais curieuse de voir comment nous allions répondre aux internautes en étant déconnectés de certaines informations sur celui-ci, informations qui parfois orientent nos conseils lorsque nous sommes en salle. Sans tomber dans la caricature, les bibliothécaires que nous sommes avons parfois davantage tendance à présenter des BD et des mangas aux jeunes à casquette et conseillons assez rarement des romans policiers sanglants ou des romans érotiques à des dames âgées! Que se passe-t il quand nous avons peu d’informations et donc peu de préjugés notamment de genre? La question reste bien évidemment ouverte!

Comment s’organisent les bibliothécaires pour répondre? Qui répond?

Les bibliothécaires qui répondent travaillent au sein du réseau des médiathèques de Lorient (en tout trois médiathèques et un bibliobus). Nous sommes 30 à répondre à tour de rôle. Chaque « jour » est sous la responsabilité de deux personnes. Notre réponse est signée de nos initiales car même avec les mêmes items sélectionnés par l’internaute, nous n’aurons pas les mêmes idées, ni les mêmes références. Il ne s’agit pas d’être exhaustif mais de donner un conseil qui peut être relativement subjectif. La réponse du bibliothécaire est donc signée de ses initiales, comme d’ailleurs sont signés par les bibliothécaires contributeurs les coups de cœurs mis en ligne sur le portail.

Pour faciliter la réponse aux lecteurs, avez vous indexé l’intégralité de votre fonds de fiction sur les critères proposés par le service?

Non. L’indexation systématique de la fiction à travers un vocabulaire contrôlé ne nous a pas semblé être une solution pertinente. Ou, du moins, elle paraissait lourde à mettre en place au regard des résultats (la recherche par index étant somme toute assez peu intuitive pour les utilisateurs des catalogues en lecture publique). Par contre, avec des catalogues aujourd’hui basés sur des moteurs de recherche, il est plus intéressant de proposer des notices enrichies avec des contenues même si parfois le trop plein d’informations peut être aussi perturbant. 

L’email reçu ne comporte que très peu d’informations sur les livres suggérés (pas de première de couverture, pas de résumé, pas de cotes pour retrouver le livres dans les bibliothèques de Lorient) pourquoi ce choix?

En général (sauf quand le service est saturé) nous ajoutons un résumé et nous justifions nos choix même rapidement. Ceci dit, malgré l’absence de publicité et le caractère expérimental du service, il nous est arrivé d’être au bord de la saturation, ce qui peut expliquer qu’à certains moments certaines réponses soient plus courtes qu’à d’autres.Le service a été lancé en juin, sans publicité avec l’idée d’évaluer l’idée et adapter le projet. Par contre, le lien vers la notice bibliographique du catalogue la médiathèque pose question. Elle aura sans doute du sens lorsque nous serons passés à une autre phase du projet.

Pourquoi avoir choisi de proposer une réponse en 72h?

La réponse peut ressembler à une comptine: en 24h c’est impossible, en 48h vous savez que nous serons en retard pour certaines questions posées le samedi et 72h est le délai le plus court qui permet de répondre dans les temps aux internautes qui ont posé leur demande le samedi.

La réalisation technique a-t-elle fait l’objet d’une prestation externe ou s’agit-il d’un développement interne?

La création de l’interface graphique a fait partie du cahier des charges du portail Web et donc de la prestation d’ensemble. Par contre, la création de l’interface professionnelle a été prise en charge par le service informatique de la ville.

Pensez-vous que ce service pourrait être mutualisé avec d’autres bibliothèques?
Quelles sont les perspectives de développement de ce service?

De mon point de vue, les deux questions sont liées. Rien qu’en période de test, sans publicité le service rencontre un certain succès qu’il nous est parfois difficile de contenir (comme souvent dans ce genre de cas). Le réseau des médiathèques de Lorient est de taille moyenne et n’a pas forcément vocation à répondre à l’ensemble des internautes ou du moins les moyens, comme peuvent le faire de gros établissements. La question du développement du service est donc à envisager au regard de nos moyens et de nos missions. A ce titre, jenesaispasquoilire pourrait devenir à Lorient un service que nous proposons aux usagers du réseau lorientais uniquement. Même si ce n’est pas forcément ce que nous souhaitons, il faut rester modeste et pragmatique.

Par contre, à une échelle plus grande, et peut-être souhaitable, la coopération et la mise en réseau d’un service de ce type serait sans doute une belle opportunité pour donner au service une ampleur plus grande et toucher un public plus vaste. Certains services de questions réponses ont montré leur efficacité sur des organisation en réseau.  Nous n’avons pas été contactés à ce sujet mais nous sommes ouverts.

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Auteur : Silvae (1100 Posts)

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

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About Silvère Mercier

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.
  • RM

    Tout ceci est bel et beau… mais ne pensez-vous pas qu’il y aurait des manières plus efficaces d’agir ? (je ne veux froisser personne et me contente de faire part de l’étonnement d’un collègue)

    On offre par là un service de qualité dépendant largement de la personne qui répond, sur un nombre de titre très limité (même un gros lecteur n’a lu que 1500 à 2000 titres)… et fonctionnant surtout de manière très artisanale, sans changement par rapport à ce qu’on aurait pu offrir au XVIIIe siècle.

    Est-ce qu’il ne serait pas plus pertinent de passer par les métadonnées et d’emprunter une approche statistique pour que ce soit plus efficace, à la fois en terme de service rendu et de gestion du temps de travail ?

    On peut avoir une approche quantitative en analysant les logs d’emprunt des livres de la bibliothèques qui permettent de faire émerger des patterns dans les liens entre différents auteurs voire titres – en couplant éventuellement avec des services semblables fournis par des prestataires externes ou des sites tiers.

    Et mêler à une approche qualitative du style Culture Wok, éventuellement amélioré par les bibliothécaires eux-mêmes, ou surtout les lecteurs, qui sauront fournir des métadonnées pertinentes sur le contenu (est-ce drôle ? tendre ? Y a-t-il de l’amour ? de l’humour ? noir ? à quel page peut-on le lire ? etc.) après avoir lu les livres. Mais encore suis-je sceptique sur la nécessité d’enrichir les données en local car ce n’est pas dans une bibliothèque de ville moyenne que l’on a les capacités en terme de RH pour mener de telles entreprises : il ne faudrait pas retomber dans les habitudes des années 80 qui faisaient cataloguer en local « car les notices BnF ne sont pas assez précises et le public d’ici n’est pas le même qu’ailleurs ».

    Il me semble que l’un des grands avantages des technologies actuelles est la capacité qu’elles offrent de faire le travail une fois pour toute puis, une fois les données disponibles et propres, de les utiliser pour des usages divers de manière aisée, rapide et bon marché (process plaisamment caricaturé ici http://xkcd.com/974/). Ici, on n’automatise rien, on ne réutilise pas le travail ni interne ni de la société qui nous entoure, et on oblige le lecteur à passer par l’intermédiaire d’un « gardien » pour avoir accès à son livre.

    Ceci non pour remettre en cause un service qui a le mérite d’exister. Il me semble juste que c’est une approche extrêmement traditionnelle du métier, voire assez centrée sur l’institution au lieu de l’être sur les besoins du public réel (cf ce tweet d’une amie : https://twitter.com/Auregann/status/387277773519065088). Avec le risque toujours présent de plaquer notre vision idéologique sur la réalité au point de prétendre que l’on sait mieux que les lecteurs de quoi ils ont besoin, et qu’ils se trompent quand ils ne passent pas sous nos fourches caudines. C’est ce qui arrive aujourd’hui aux libraires (« sal**ds de lecteurs qui préfèrent acheter chez Amazon alors qu’on est mieux, mais comme ils sont bêtes ils ne le comprennent pas »), il serait dommage que cela arrive aux bibliothécaires.

    • B. Majour

      Bonjour Rémi

      Je ne sais pas s’il existe des manières plus efficaces d’agir, comme tu l’entends.

      D’abord, la réponse est à destination des lecteurs des médiathèques de Lorient.
      Donc, quelque part, basé sur le fonds de Lorient.

      Les gros lecteurs ne sont pas bibliothécaires non plus. :-)
      => ils ne recherchent pas les livres comme nous le faisons.
      Ni ne possèdent des connaissances pour commander des livres ou des documents « sur titre ».

      Ce qui veut dire que les bibliothécaires n’ont pas forcément besoin de « lire » les livres ou d’écouter/voire les CD/DVD avant des les proposer.

      Nous avons d’autres sources, et ressources. (dont nous pourrions effectivement tirer la quintessence sans avoir besoin de lire ou d’écouter/voir. Qu’est-ce qu’on attend pour extirper les thèmes des résumés ?)

      Perso, je me sers aussi de mes lecteurs pour conseiller des livres que je n’ai pas le temps de lire. Un qui aime et me le dit, c’est un que je conseille par la suite.

      Pour ce qui est de mutualiser les statistiques d’emprunts, j’avais déjà posé la question.
      On m’a répondu alors qu’un emprunt ne veut pas dire un livre apprécié.
      Ce qui n’est pas faux. Il m’est arrivé de pilonner un livre lu, donc emprunté, et indiqué comme mauvais par trois personnes.

      On a aussi l’idée que ce qui marche dans le nord ne marchera pas forcément dans le sud.
      Et que le « Local » d’un pays n’a pas la même valeur dans un autre.

      Partant de là, j’en suis même rendu à l’idée, non pas de mutualiser les statistiques d’emprunts, mais simplement les fonds de chaque bibliothèque. (Un livre choisi par un bibliothécaire, ou par une bibliothèque, c’est déjà un livre qui n’est pas commun.)
      Moccam permet déjà cette piste. Ce qui est une aide appréciable pour l’acquisition de nouveaux titres.

      Certes, avec les statistiques d’emprunts, ce serait mieux. Ou au moins à étudier.

      Mais tout ça reste de la cuisine « Interne » et ne répond pas à la question des médiathèques de Lorient : « je ne sais pas quoi lire ? ».

      En gros, les gens qui ne savent pas « quoi » lire, représente de 1 à 2 % de mes lecteurs.

      Gros investissement en temps et en personnels pour 1 à 2 % des lecteurs, non ?

      Après, pour le côté traditionnel, je ne vois aucune raison de s’interdire d’utiliser notre expertise partout où nous la possédons.

      Pourquoi renier ce que nous savons faire ?
      Et en plus, quand il s’agit d’une demande des lecteurs qui ne savent pas « quoi lire » ?
      Pas de fourches caudines ici, juste une réponse à une question, pour un choix éventuel.

      Pareil au restaurant, le serveur t’apporte un menu. Tu choisis, ou alors tu écoutes la recommandation du jour… et tu choisis. La décision t’appartient.
      Le serveur n’est pas en train de plaquer sa vision idéologique du monde sur ton choix. ;-)

      En tout cas, c’est mieux qu’un Opac, et on prend – enfin – le lecteur en compte.

      Bonne démarche, visuel pertinent et rapide à utiliser.
      Presque dommage qu’il n’y ait pas un embryon de réponse automatique + la surprise du bibliothécaire par mail.

      Bien cordialement
      B. Majour

      PS: 1500 à 2000 livres, ça me semble bien peu pour un gros lecteur.
      A 1 livre par semaine, ça fait 52 par an. Sur 10 ans = 520.
      Mes gros lecteurs en mangent pas loin de quatre par semaine. => 2080 sur 10 ans.

      En tant que bibliothécaire, tu en lis combien par semaine ?

  • NM

    Tout cela est bel et bien fait (cop. R.M.)… mais, en effet, qu’est-ce que ça apporte de plus, hormis un emballage, au conseil pratiqué in vivo par les bibliothécaires depuis que les bibliothèques existent (ou presque) ?
    Et franchement, le conseil in vivo me paraît, rétrograde que je suis, bien plus séduisant (au sens étymologique et au sens courant) du point de vue de l’usager et bien plus efficace du point de vue du bibliothécaire, que cet interrogatoire stéréotypé et quand même très très réducteur.
    Ce type de recommandation ne peut de toutes façons être qu’approximatif, avec une proportion difficilement calculable, mais sans doute faible (il faudrait pour en avoir le coeur net faire quelques tests, ne vous en déplaise…) de suggestions qui tombent juste, et un gros tas de trucs qui n’ont rien à voir. Alors, tant qu’à se contenter d’approximations, autant qu’il y ait un contexte, un emballage de contact humain, des émotions, des sentiments partagés.

    Figurez-vous par exemple, que j’ai adoré lire A. Gavalda parce qu’une amie chère m’en a offert un roman, et que je ne l’aurais jamais fait sinon : contact humain, partage d’émotions… impossible via une interface web, aussi mignonne soit-elle.
    Donc sans doute R.M. a t-il raison de dire qu’il serait préférable d’aller jusqu’au bout de la logique de recommandation, et d’utiliser pour ce faire les outils du XXIe siècle. J’ajouterais seulement qu’une bibliothèque qui serait « réduite » à cela pourrait s’appeler Amazon et puis fermer ses portes… J’espère par conséquent les collègues de la BM de Lorient ne se privent pas plus maintenant qu’hier de parler avec leurs lecteurs et de les faire parler (si je peux me permettre).
    Bref, je trouve que « Je ne sais pas quoi lire » est un jeu rigolo, et c’est dommage que l’auteur de ce blog n’encourage pas à y jouer… Je trouve aussi qu’il y a plein d’autres moyens de butiner et de découvrir, et aussi que la sérendipité est un vilain mot mais un bien belle chose qui devrait toujours flotter dans l’air qu’on respire dans les bibliothèques.

    • B. Majour

      Bonjour

      Ce qui me paraîtrait intéressant, c’est de pouvoir accéder aux résultats des réponses. A une sorte de compilation de ces résultats.
      Ce qui peut servir à l’un, peut servir à l’autre.

      Façon aussi, pour les collègues, d’avoir des idées.

      Le principe reste intéressant.

      Bien cordialement
      B. Majour

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  • Arnaud Lelache

    Un bel exemple d’interface de médiation simple et ludique, qui vient en complément des fonctionnalités classiques de l’OPAC et de la médiation in vivo par les bibliothécaires.

    Dans la mesure où le bibliothécaire qui suggère des documents ne dispose pas d’informations personnelles et ne peut se faire d’opinion sur le demandeur comme il le ferait face à un lecteur dans les murs de la bibliothèque, je me demande si la médiation humaine est véritablement plus efficace dans ce cas.

    Une médiation en amont sous la forme d’une indexation enrichie dans l’esprit de culturewok http://www.culturewok.com permettrait de proposer aux lecteurs le même service de façon instantanée sur le portail.

    Les différents outils de médiation sont de toutes façons complémentaires et ne se substituent pas les uns aux autres.