Ouvrons plus les bibliothèques!

000046Ouvrons + les bibliothèques !

Une bibliothèque ouverte plus longtemps c’est une bibliothèque plus utile au service des citoyens et de l’argent public dépensé plus efficacement sur un territoire. Comme l’a montré le rapport du Conseil National du numérique que j’ai présenté il y a quelques jours, il est évident que l’accès généralisé à internet chez soi ne vient pas s’opposer à l’existence de tiers-lieux ouverts, catalyseurs d’innovation sociale et de formation à des cultures numériques citoyennes. Comme je dis souvent en formation : des services publics qui se disent « tiers-lieux » aux horaires retreints, sans accès internet libres avec des interdictions de pratiquer la copie privée n’en méritent tout simplement pas le nom !

En cette année d’élections municipales je pense qu’il est essentiel de signer et de relayer largement cette pétition initiée par Bibliothèques Sans Frontières. Lisez bien le texte il prend en compte les revendications légitimes des personnels des bibliothèques et ne recommande pas une ouverture partout, tout le temps. Il appuie en outre sur la notion d’accueil et sur la continuité entre bibliothèques universitaires et bibliothèques municipales. En ce sens, il s’inscrit dans la droite ligne des recommandations du rapport de l’Inspection Générale des Bibliothèques sur les horaires d’ouvertures, car il existe bien un retard français dans ce domaine :

000047cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr_file_2012_35_3_horairesouverture_r

Pour rattraper le retard pris au niveau international c’est une impulsion politique dont nous avons besoin ! Je pense même que la proposition de l’IGB d’un « label » est une excellente idée et peut constituer un levier politique efficace :

Il paraîtrait intéressant de réfléchir à un label national susceptible d’être attribué à tous les types de bibliothèques sur la base du volume et de la pertinence de leurs horaires
d’ouverture.

En attendant des réflexions autour d’un label, bravo pour l’initiative à l’excellente organisation Bibliothèques Sans Frontières. Voici le texte de la pétition, signez et faites tourner!

A 18h, à la sortie des bureaux, la plupart des bibliothèques municipales ont fermé leurs portes. Le dimanche, étudiants, lycéens, chercheurs et professeurs subissent des files d’attente interminables devant les rares bibliothèques universitaires qui restent ouvertes. Aujourd’hui en France, les horaires d’ouverture des bibliothèques sont insuffisants et inadaptés.

Ailleurs en Europe, nombre de bibliothèques ouvrent jusqu’à 22h et systématiquement le dimanche. A Copenhague, à Amsterdam, les bibliothèques publiques frôlent les 100 heures d’ouverture hebdomadaire contre 30 heures en moyenne en France, 40h dans les plus grandes villes. Aux Etats-Unis, les bibliothèques universitaires restent ouvertes 20h sur 24 voire 24h sur 24 en période d’examens. On n’apprend pas, on ne crée pas à horaire fixe, entre 9h30 et 18h, du lundi au samedi !

Les bibliothèques doivent être ouvertes aux moments de disponibilité individuelle ou familiale. Leurs horaires actuels, calqués sur ceux des bureaux, pénalisent injustement ceux qui devraient en être les premiers bénéficiaires : étudiants salariés qui travaillent pour payer leurs études, demandeurs d’emploi en formation, enseignants et tant d’autres. Rien ne justifie que le soir, le dimanche et pendant les vacances scolaires, l’offre culturelle se limite aux seuls cinémas et théâtres.

Car à moyens équivalents, et dans le respect des agents, des solutions existent. Nos voisins européens et quelques bibliothèques pionnières en France appliquent par exemple : le décalage des horaires d’ouverture, le recours à des emplois étudiants et temporaires pour épauler les bibliothécaires, l’ouverture partielle des surfaces d’accueil, l’aménagement de plages de récupération et de compensations financières.

La bibliothèque a aujourd’hui bien plus à offrir qu’une collection de livres. Elle donne un accès privilégié à la culture, à l’information et aux nouvelles technologies. Elle peut être un lieu de travail individuel ou de réunion pour monter des projets (d’association, d’entreprise, etc.). Elle est essentielle pour la réussite des étudiants et des lycéens, notamment les plus modestes. Les citoyens ont besoin des bibliothèques, et les bibliothèques doivent s’adapter aux besoins de leurs publics pour assurer leur avenir. 

C’est pourquoi il est urgent de :
· Assurer l’ouverture des bibliothèques en soirée et pendant les vacances scolaires.
· Etendre l’ouverture des bibliothèques aux dimanches, lorsque cela fait sens localement.
· Systématiser une coordination entre bibliothèques municipales et universitaires afin d’offrir une continuité de services. 
· Replacer l’accompagnement et l’accueil au cœur des bibliothèques. 

Signez cet appel adressé à Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication,Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, François Lamy, ministre de la Ville, auxprésidents de conseils généraux, aux maires et aux candidats de tous les partis aux élections municipales, aux présidents d’université et d’établissement d’enseignement supérieur.

L’accès à la connaissance et à la culture pour le plus grand nombre doit être une priorité ! Au niveau national comme au niveau local, ouvrons les bibliothèques le soir, le week-end et pendant les vacances ! 

 

  (1487)

This work, unless otherwise expressly stated, is licensed under a Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 France License.

Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

17 Responses

  1. hbdp39 dit :

    Ben voyons… Ça y est, on nous ressort Amsterdam et les B.U. ! Ça faisait longtemps ! Pourrait-on, avant d’allumer les feux, regarder un peu la réalité des bibliothèques françaises ? De TOUTES les bibliothèques ? Pas seulement de 3-4 grandes villes ! Dans nos départements, il y a plein de « petites » bibliothèques avec UN salarié (pas toujours à plein temps) et des bénévoles. Va-t-on exiger d’eux aussi qu’ils viennent ouvrir le soir et le dimanche ? Avec quels étudiants (ben non, il n’y a pas d’université dans les campagnes…) ? Quels budgets pour des vacataires alors qu’il y en a déjà tout juste pour les salariés actuels ?
    Ce genre d’appel, qui ne fait pas de distinction entre les tailles de villes, de territoires, de bibliothèques ressemble plus à un coup pré-électoral de bobo parisien qu’à une vraie réflexion en profondeur (nécessaire par ailleurs). Et nos collègues des petites structures risquent d’être les premiers à en faire les frais, poussés par des élus en campagne qui ne prendront pas le temps de se poser la question des besoins mais voudront absolument faire semblant d’être modernes. Comme ceux qui ont imposé tablettes et liseuses, mais sans budget pour acheter des applications ou des livres électroniques… Non, je ne suis pas en train de faire de la parano, je ne fais que transcrire les craintes des intéressés qui nous ont alertés pas plus tard que ce matin.
    Pour finir, j’aimerais bien un jour avoir les données d’ouverture et de personnel des bibliothèques hollandaises des vill(ag)es de même taille que les nôtres… Ça remettrait peut-être les pendules à l’heure ! En tout cas, vu l’état des bibliothèques anglaises en ce moment, le grand mythe des Idea store ça fait doucement rigoler…
    Et avant qu’on me fasse un procès en conservatisme aigu, je précise que je suis plutôt pour le principe des ouvertures adaptées aux publics, mais pas à n’importe quel prix, ni en marche forcée. Autrement dit, plutôt pour le fond, mais contre la forme.
    Hélène Beczkowski (bibliothécaire en BDP)

    • Silvae dit :

      Voilà une réaction que je ne trouve pas conservatrice et qui pose de bonnes questions. J’ai cité les grandes villes mais vous trouverez dans le rapport de l’IGB une analyse plus fine de la situation. Si vous lisez bien le texte de la pétition il n’est pas demandé à toutes les bib d’ouvrir tout le temps! En outre, il y est bien mentionné des contreparties légitimes. Peut-être faudrait-il comprendre une fois pour toutes qu’ouvrir plus c’est un choix politique d’un élu qui doit être rendu effectif par un bibliothécaire quitte à ramener à la réalité un élu qui n’y est pas ancré, voilà qui qui fait pleinement partie de notre rôle d’aide à la décision. C’est pourquoi je pense que le moment et la forme sont les bons : une impulsion politique globale, qui va engager des élus à l’inscrire dans leurs projets de mandatures. Je fais confiance ensuite aux professionnels pour réclamer que ça se fasse dans les meilleures conditions possibles. Quant aux différences entre territoires ruraux. Oui, mais ça ne gomme pas pour autant le fait que nous avons un retard global pour tous les types de territoires!

    • Simone dit :

      Pour ma part j’ai signé…Après douze ans de bénévolat dans une bibliothèque en zone rurale, et un magnifique soutien de notre BDP ( dans un département qui compte dans le domaine des bibliothèques 10 fois plus de bénévoles que de salariés !) J’ai signé parce que je pense à de nombreuses personnes qui ne venaient pas ou plus parce que leurs jours et horaires ne collaient pas ( les gens qui bossent dans les grandes surfaces, le samedi toute la journée, en plus de la semaine, par exemple mais pas que )Nous n’avons certes pas d’étudiants à la campagne, mais des ados qui nous disent, quand on les croise et qu’on tente un timide : « Mais entrez au lieu de vous geler sur le seuil !  »  » Eh m’dame ! C’est pour les vieux, les bibliothèques !  » Et bien ce n’est pas fini, ça ! Bien évidemment, on ne peut pas demander aux bénévoles plus qu’elles ne sont prêtes ou aptes à faire ( je mets  » elles » parce que plein de femmes ), mais on a parfois des « mordues » qui le font. Quant à être bénévoles, ce que d’aucun qualifient encore souvent d’activité de « bonnes femmes désoeuvrées », c’est bien plus souvent ( pour avoir vécu une immersion totale chez ces désoeuvrées ) une conviction immense qu’on ne doit délaisser personne et que tout le monde doit avoir droit à ce service public. Ah ! si les élus étaient aussi convaincus ! Ils veulent bien bâtir de beaux et spacieux locaux, mais avec personne dedans de préférence – salariés, j’entends ! -, ça nous le savons tous ! Et je ne pense sincèrement pas que BSF se mette en position de malveillance vis-à-vis des personnels.
      Je pense comme Silvae que le texte de la pétition doit être lu correctement, il demande un débat de fond et présente l’avantage de parler des bibliothèques, ce qui est très très rare, convenez-en…Il n’est pas dit que ces élargissements d’ouverture doivent être partout les mêmes et encore moins à n’importe quel prix. Lire le texte de soutien de cette pétition d’ABF.
      Enfin, ces réactions vives, et que je peux comprendre ( le droit du travail existe et il faut le défendre, bien sûr ) montrent bien qu’il faut parler de tout ça !
      J’aurai encore beaucoup à dire, mais je m’arrête là; en lisant les coms je me sens un peu le vilain petit canard !!!

  2. Ouvrir plus, oui, même si nous sommes tous d’accord, ce ne sera pas partout possible. Ouvrir différemment surtout… Juste un exemple, que beaucoup trouveront choquant (la médiation, la présence, etc.), mais qui permet de se dire qu’on peut aussi imaginer des choses autrement : http://www.idboox.com/ebook/infos-ebooks/une-bibliotheque-en-self-service-ouverte-2424

    Le but n’est pas nécessairement d’ouvrir plus pour beaucoup de bibliothèques isolées, mais peut-être de se poser la question (avec les usagers et aussi avec les usagers qu’on voudrait toucher) d’ouvrir différemment. 2 jours dans la semaine seulement, mais de 8h à 23h plutôt que 5 jours par semaine de 9h-12h et 14h-16h… (exemple). Ouvrir de manière complémentaire aussi pour les structures d’un même territoire, etc. Y’a plein d’idées à avoir… Enfin, pas que des idées, il faudrait aussi que cette question bouge enfin. J’ai un peu l’impression que c’est un serpent de mer, un marronnier qui revient régulièrement et qui, comme souvent avec les bibliothèque, agite le landernau pendant 3 semaines et retombe dans sa routine sans que rien n’ait changé.

    • Nondiversion dit :

      Quelques réflexions :

      - on nous vante les avantages du numérique, des accès distants, de la bibliothèque hors-les-murs. Malgré ces progrès, les bibliothèques « physiques » devraient ouvrir davantage. Les apports de la bibliothèque hors-les-murs sont-ils un mythe construit par les bibliothécaires eux-mêmes ? On nage en plein paradoxe.
      - je crois beaucoup à une sorte de « conspiration » des logiques du secteur privé vers celui du public : les affects confortables de l’ouverture des grandes surfaces le soir, du Jardiland ou du Gifi le dimanche, des demandes d’ouverture des grandes surfaces de bricolage le dimanche (type Castorama) etc. déteignent sur une demande globale d’ouverture des « services ». Ce sont des habitudes de pensée plus que des nécessités réelles.
      - l’assertion : « On n’apprend pas, on ne crée pas à horaire fixe, entre 9h30 et 18h, du lundi au samedi ! » est risible. Des générations et des générations de citoyens ont appris dans les bibliothèques avec dix fois moins de « prestations ». De très grands intellectuels en sont même sortis (on ne peut pas en dire autant aujourd’hui…).
      Cordialement.

    • Simone dit :

      D’accord avec vous totalement ! ( commentaire aussi sur la réaction de hbdp39 )

  3. Julo38 dit :

    Personnellement je ne signerai pas ce texte. J’avoue même que sa lecture m’a fait bondir. Pourtant je suis d’accord sur le principe : plus d’horaires d’ouvertures, bien sur ! De mëme pour les navettes entre les différentes bibliothèques d’un réseau, et le prêt d’ipad, et toutes les nouvelles tâches qui sont venus se rajouter ces dernières années au large éventail de nos missions. Simplement je sais très bien comment dans les faits les choses se pratiquent. : ouverture de nouvelles collections et/ou de nouveaux services sans personnel supplémentaire dans un contexte de réduction généralisé des effectifs et de recours déjà massif aux vacataires et auxiliaires sans qui, comme le rappelle hbdp39, les bibliothèques ne fonctionneraient déjà plus (et je précise que je travaille dans une bibliothèque d’une grande ville). Puisque vous parlez à juste titre de « choix politique d’un élu », je peux vous affirmer que le choix de mes élus se résument facilement : le personnel coute trop cher et c’est la première variable d’ajustement pour faire des économies. Et il me semble que cette logique gestionnaire est à l’œuvre partout en France. Dans ces conditions, signer cet appel revient pour moi à se tirer une balle dans le pied…

  4. Sautel-Caillé Nicolas dit :

    J’ajouterais aux commentaires précédents que l’objectif initial de la pétition (meilleure accessibilité, démocratisation de la bibliothèque) n’a pas forcément de lien automatique avec sa demande : l’ouverture élargie des bibliothèques ne résoudra pas le problème de sous-fréquentation des établissements par une large majorité de la population. En effet, ouvrir plus permettra surtout à ceux qui vont d’y aller plus et à réduire les heures de queue devant la BPI. L’exemple des bibs ouvertes le dimanche est flagrant : beaucoup de monde mais sociologiquement, le même public, peu ou prou, qu’en semaine. En revanche, pas un mot sur les tarifs ni sur les services, je ne parle même pas des conditions matérielles d’ouverture (salaires et personnels suffisants, mais aussi support informatique et technique, ménage…) qui sont particulièrement discriminants et très hétérogènes suivant les territoires. Il est d’ailleurs notable que cette pétition s’adresse à la ministre et non pas aux maires de France, pourtant les 1ers concernés ! Pourquoi ? parce que cette initiative part d’un constat très parisien de saturation des bibliothèques universitaires et d’un manque criant d’espaces de travail. Cet élément, très important sur Paris, est du à la négligence des pouvoirs publics en terme de lecture et d’équiements universitaires adaptés ainsi qu’à la flambée de l’immobilier (travailler dans sa chambre-appartement de 9m² c’est impossible en effet) depuis plus de 30 maintenant. L’ouverture élargie ne répondra donc que très imparfaitement aux nécessités de la population : accueillir celles et ceux qui ne fréquentent pas les bibliothèques aujourd’hui.

  5. Karine dit :

    Bien qu’étant très engagée vers tout ce qui permet au plus grand nombre de connaître et de profiter de nos ressources et de nos espaces, je ne signerai pas non plus cette pétition qui me semble ne se concentrer que vers un seul type de public : les étudiants. Or nos publics (et nos non-publics) ne se résument pas à eux seuls. Cette réflexion me paraît ne se concentrer que sur les BU et ne prend pas en compte les réalités multiples des BM. Plutôt que d’appeler à généraliser les ouvertures nocturnes et dominicales, repenser les horaires d’ouvertures actuels serait déjà une bonne piste. Par exemple laisser tomber la sacro-sainte fermeture du jeudi matin quand on est une BM implantée à proximité d’un marché qui se tient chaque semaine sur cette plage horaire là. De même, que l’on travaille d’abord sur l’image de nos bibliothèques afin que nos non-usagers se sentent légitimes à y venir travailler, flâner, échanger… (liste non-exaustive) plutôt que d’essayer d’y caser tous les étudiants en mal de places assises qui seront les premiers à faire fuir ces publics à force de « chuuuut » intempestifs dans une BM redevenue par la force des choses un équipement d’érudits (situation vécue) !

  6. Idem dit :

    On devrait ouvrir plus les livres.

  7. Deval dit :

    Que dirions nous si dans la restauration le personnel refusait le service du soir et le we ? C’est la contrepartie du métier ni tout blanc ni tout rose mais un service destiné au public se doit de prendre en compte les profils de ses lecteurs. En effet assurer l’ouverture pendant la plage médiane parait bien mieux adapté qu’une ouverture à 9h ou 9h30 voir 10 h en semaine. Pourquoi ne pas viser le public salarié qui dispose pour la plupart d’une pause déjeuner de 1h ?

  1. 10 janvier 2014

    […] … ou le cheminement d’Ouvrons plus les bibliothèques ! […]

  2. 12 janvier 2014

    […] Ouvrons plus les bibliothèques!  […]

  3. 12 janvier 2014

    […] le dimanche. Surtout BSF lance une pétition : "Ouvrons + les bibliothèques" que relaie Silvère Mercier (on note dans son article un tableau des horaires d’ouverture de grandes villes […]

  4. 17 janvier 2014

    […] “Ouvrons plus les bibliothèques !” Pétition : http://ouvronslesbiblio.wesign.it/fr […]

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>