avr 14
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En novembre 2006, j’avais eu le plaisir de présenter une synthèse sur les impacts du web 2.0 sur les bibliothèques…j’avais essayé d’interroger la notion de bibliothèque 2.0. J’ai eu depuis l’occasion de présenter cette réflexion à plusieurs reprises en France. La version numérique a été visionnée plus de 13 000 fois sur Slideshare! Mais comme beaucoup de choses se sont passées sur ce blog comme en dehors, il s’imposait une mise à jour de ce diaporama.

Aujourd’hui je présente donc à Mérignac (merci aux organisateurs pour l’invitation!) une version reloaded de ce diaporama. Au menu, quelques nouveaux exemples et mises à jour et surtout une troisième partie qui traite de la médiation numérique. Sans être complètement nouveau pour ceux qui suivent mon blog, il s’agit surtout de présenter une synthèse des réflexions sur ce que nous pouvons (devons) faire, en tant que bibliothécaires à l’heure du numérique. Voilà, j’espère que cette synthèse vous intéressera. En tout cas, toutes les remarques et commentaires sont les bienvenues! (vous pouvez télécharger le fichier powerpoint sur Slideshare directement, ou en cliquant sur ce lien)


By rob


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mar 27
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C’est le titre d’un article paru sur le blog de Del.icio.us, (euuuuuh c’est quoi del.ico.us?) vous savez le système de folksonomie…L’article est en anglais et il liste des initiatives de bibliothèques anglophones directement liées à ce service web 2.0. A voir la liste très large des bibliothèques qui utilisent cet outil, on se dit qu’on a encore du chemin à faire pour faire disparaître nos sacro-saintes listes de signets…A commencer par la Bnf qui pourrait faire évoluer ses signets vers une liste collaborative nationale, avec un système de tags coordonnés …

Pour mémoire, vous trouverez quelques exemples francophones ici, il y en a sûrement plein d’autres. Reste à mon avis trois éléments décisifs pour développer l’adoption de ce système par les bibliothèques :

  • la traduction de Del.icio.us en français
  • l’évolution de son interface vers une plus grande clarté et ergonomie
  • la popularisation de l’excellente extension delicious complete sous firefox

(Merci Fabien!)

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jan 08

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Une récente étude, publiée par le Monde et commentée par Sophie montre que :

“… Plus de la moitié des Américains disent s’être rendus dans une bibliothèque l’an dernier, la plupart pour l’accès internet qu’elles proposent plus que pour les livres”

Il me semble de ce genre de résultat montre bien que beaucoup de gens considèrent les bibliothèques comme des cybercafés, ni plus ni moins. Le constat dérangera surement certains d’entre nous, mais je pense réellement que nous devons sortir d’une vision de l’internet en bibliothèque qui soit purement documentaire. J’avais abordé la question en évoquant le clavardage ou chat dans les bibliothèques, qui loin d’être une nuisance est un véritable outil de communication pour beaucoup. J’avais essayé de montrer que nous ne devons pas limiter la palette des usages mais au contraire ouvrir un maximum les possibilités. Oui la bibliothèque n’est pas seulement un lieu documentaire, c’est aussi un lieu social, un lieu où on se connecte, un lieu où l’on s’informe, un lieu public ouvert.

Dans la bibliothèque publique où je travaille, notre prestataire informatique (Archimed, produit Ermès) a conçu un produit qui commence (timidement) à prendre en compte cette tendance. Sur tous les postes, figure une barre d’outils paramétrable à partir de laquelle on peut lancer des outils bureautiques (nous on a choisi des logiciels libres : le traitement de texte et le tableur d’Open office). Chaque utilisateur dispose en plus d’un mini espace de stockage pour enregistrer ses documents. En réalité, il s’agit d’une déclinaison dans les bibliothèques publiques de ce que proposent les BU depuis longtemps: des ENT (espaces numériques de travail).

A l’usage nous constatons que beaucoup de personnes ne viennent à la bibliothèque POUR les accès à internet, ou bien, d’un point de vue plus positif (qui reste à démontrer) PAR internet.

L’idée est bien d’offrir à l’utilisateur un espace de travail personalisé l’accès à ses données ainsi qu’à des logiciels de base permettant des usages variés (navigateur, chat, bureautique, lecture de fichiers multumédias, etc.). Or il existe un marché très similaire pour ce type d’offre qui commence à se développer sérieusement : les cybercafés justement. Récemment je lisais dans Techcrunch qu’ il y a 500 millions de personnes qui se connectent chaque jour depuis un cybercafé.

Les offres qui pointent leur nez ne sont plus seulement des espaces numériques, mais des web OS. Autrement dit, il ne s’agit plus d’offrir un petit espace personnalisé mais carrément un bureau virtuel complet en ligne ouvrant totalement la palette des usages. L’intérêt pour l’utilisateur est qu’il ne retrouve pas seulement ses données ou une page mais tout un espace de travail paramétré selon ses besoins, où qu’il se trouve.

Cela permet en outre de contourner le problème de l’ergonomie du navigateur sécurisé. Concrètement, les bibliothèques offrent en général des navigateurs sécurisés, qui sont en général très mal fichus d’un point de vue ergonomique…En se connectant à un web OS, l’utilisateur passe par ce navigateur uniquement pour se connecter à son espace de travail puisque pour le reste il passe par le navigateur virtuel qui ne nécessite pas du tout de paramétrage sécuritaire faisant lui-même partie d’un environnement lui sécurisé.

Par exemple Jooce (start-up française) citée dans l’article de Techcrunch entend bien conquérir ce marché, considéré par l’auteur de l’article comme très conccurentiel.

L’intérêt pour les bibliothèques et les cybercafés est aussi stratégique : tisser un partenariat avec des entreprises qui gèrent des webOS revient à externaliser bon nombre des tâches qui nous incombent aujourd’hui : gestion du serveur et de l’espace de stockage, mise à jour des applications, sécurisation des postes, etc. Les bureaux virtuels représentent ainsi un marché très intéressant à suivre pour nous bibliothécaires.

Bien sûr une entreprise qui ferait affaire avec une bibliothèque devrait adapter son produit pour intégrer l’offre documentaire de la bibliothèque de manière incitative, par exemple via des îcones placés par défaut sur le bureau virtuel et donnant accès à des offres sélectionnées. De même on peut imaginer un bureau au design adapté à la charte graphique de la collectivité ou de la BU qui le finance.

Car rappelons nous aussi que si les cybercafés sont payants, en général l’accès à internet le moins cher voire en général gratuit sur nos territoires se trouve dans la grande majorité des cas dans les bibliothèques! Il y a là un atout en terme de service (et de communication) que nous n’exploitons pas assez.

En attendant, voyez vous-même et allez donc tester Jooce, Goowy ou d’autres référencés dans cet article en anglais. Il est aussi très intéressant de constater en outre l’émergence prochaine de projets proposant Open office entièrement en ligne comme Ultéo

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déc 20

Via le nouveau biblioblog La mémoire de Silence, j’ai découvert une “vieille” (6 juillet 2007!) présentation powerpoint de l’excellent Hervé LeCrosnier, qu’on ne présente plus. La voici ci-dessous, relativement classique dans les premiers slides, il a le mérite d’insisiter sur un point délicat et peu abordé en terme de documentation, à savoir les enjeux de l’identité numérique.


By rob

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déc 11

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Annoncé sur le très connu Tech crunch et le non moins connu la Feuille, Babelio, le réseau social francophone autour des livres vient d’innover en lançant le service de presse pour les blogueurs :

 

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Recevez chez vous gracieusement des livres et faites en votre critique publique lapidaire ou dithyrambique comme bon vous semblera. Il n’y a rien d’autre à comprendre : un livre en l’échange d’une critique, c’est aussi simple que ça. Comment ça marche précisément?

1- Nous recevons tous les mois une sélection de livres mis à disposition par les éditeurs partenaires (pour cette première édition XO , Univers Poche, Place des éditeurs, et Oh ! Editions, d’autres devraient les rejoindre très vite), sélection que nous publions sur notre blog et en vous en avertissant sur la page d’accueil de Babelio. Ce mois ci les livres sélectionnés se trouvent à la fin de ce billet.
 
2- Les internautes désirant participer à l’opération doivent être membres de Babelio et tenir un blog (Masse Critique est un pilote pour l’instant limité aux blogueurs. Vous n’avez pas de blog ? C’est la meilleure occasion d’ouvrir celui auquel vous pensiez depuis des mois ! Il n’y a rien de plus facile, sur wordpress.com, over-blog.com, typepad.com et surtout, si vous êtes enseignant, sur lewebpedagogique.com

Babelio se fonde sur le système des Early reviewer mis en place par Librarything. L’idée me semble très bonne et même si elle peut au premier regard être assimilée à des billets sponsorisés, en réalité il est évident que les critiques peuvent être négatives…raison de plus pour qu’on puisse nous aussi en faire des critiques négatives non? :-)

En tout cas, cela a le mérite de souligner combien il pourrait être intéressant mutualiser à grande échelle nos avis côté bibliothécaires. En effet, nombreux sont les établissements qui reçoivent des offices (équivalent des services de presse pour les éditeurs, pour aller vite, pour les non initiés) et les bibliothécaires de France et de Navarre lisent chacun, dans leur coin les mêmes livres à leur parution pour choisir ou non de les acheter ensuite pour les mettre dans la bibliothèque.

Au final on doit bien lire au moins une fois toute la prution française annuelle (au moins en fiction), et en discuter avec les collègues. Outre le fait qu’il y a là un travail considérable assez peu (voire pas du tout) mis en valeur pour le public (les critiques de livres réalisées pour l’office sont très souvent, même couchées sur le papier, rangées dans un tiroir après la “réunion d’office”…soupir.), on pourrait imaginer de mettre en commun sur une plateforme ces critiques de livres, base d’une sorte de label “conseillé par des bibliothécaires” qui pourrait constituer une vraie valeur ajoutée et changer un peu l’image du métier non?

J’ai ouï-dire d’un certain projet de la BPI à cet égard, mais je ne peux vous en dire plus, en l’absence d’annonce officielle…le buzzz est lancé!

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nov 23

C’est la question qu’on peut se poser aujourd’hui. De plus en plus, les bibliothécaires comprennent et utilisent les flux RSS, comme le montre cette étude de Frédéric de Villamil

Soit. Certains proposent même des pages netvibes spéciales acquéreurs. Dans tous les cas, l’idée première pour un acquéreur qui découvre les fils RSS est de répondre à la question : quels fils RSS me permettent de savoir les livres, cd, dvd, dvdrom, etc. qui paraîssent dans mon domaine d’acquisition?

C’est une bien bonne question. Pour l’instant la réponse c’est: Pas grand chose!

A cet égard il est temps de décerner un gros carton rouge à Electre qu’on paie tous des milliers d’euros par an pour une plateforme qui ne propose même pas de fils RSS en 2007. Si des gens d’Electre tombent sur ce billet ouvrez vos oreilles : on veut des fils RSS de toutes les parutions par domaines, avec des listes classées par ordre de parution. On veut aussi un catalogue qui génère des fils rss en fonction des requêtes qu’on fait dans la base. Entendu? C’est assez clair?

En attendant qu’ils s’y mettent, on est bien obligés de chercher ailleurs et c’est peut être pas si mal…en sachant que je me refuse à lister les fils rss des éditeurs: c’est la fin des haricots si on commence à aller piocher des dizaines de fils chez les éditeurs. Non les mieux placés pour ce genre d’info, après Electre, c’est bien les libraires.

Et le meilleur que j’ai trouvé pour l’instant c’est…la Fnac! Sur cette page de leur nouveau site, vous avez des fils rss par domaine, ainsi que les coups de coeur. (aaargggh je déteeeeeste ce mot :-)

Sinon dans un autre genre vous avez le vieux service mais toujours efficace Vigilibris de Decitre mais ça marche par mail et pas par RSS (Decitre vous avez été les premiers et ça c’est bien mais…faut se mettre au web 2.0!). chez Alapage on a droit aux nouveautés par support en RSS, et ça va pas très loin.

Quant à Amazon.fr c’est peanuts! Rien de rien, c’est fou non? En fait on trouve des fils rss sur le site Amazon.com sur les best-seller anglophones (ok on s’en balance en fait, parce que si y en a un qui sait bien faire ça en France c’est livres hebdo (soupir). On trouve aussi un super outil basé sur les web services d’Amazon qui est un générateur de fils rss par requête, autant dire l’outil rêvé pour nous autres bibliothécaires! Bon ben vous emballez pas ça fonctionne que avec le amazon.com et pas le .fr! En réalité c’est pas vraiment intéressant puisque l’ordre d’appartition des items résultant d’une requête dans le feed généré est une tambouille entre l’occurence du terme recherché et….le volume des ventes de chaque livre sur Amazon!

Si on se tourne du côté des plus petite librairies on a Bibliosurf, mais c’est pour des genres spécifiques. En plus grand on a aussi la librairie Mollat à Bordeaux mais y a juste un fil nouveautés et rien de dynamique dans le catalogue. Le seul domaine où on trouve une offre vraiment sérieuse c’est la librairie Eyrolles!, alors là Bravo!

La librairie Eyrolles.com vous propose des fils d’information à divers endroits du site :

  • liste des résultats obtenus par l’utilisation du moteur de recherche sur le catalogue,
  • navigation thématique,
  • nouveautés d’un rayon

Dans le même genre on peut citer dans le même domaine La librairie médicale et scientifique à Nantes qui propose des fils RSS thématiques. On le voit c’est le domaine scientifique qui est précurseur…pour le reste ben c’est la Fnac! Moralité si les libraires veulent se mettre au Web 2.0, ben on les y encouragent, et gageons que cette fontionnalité sera présente sur le futur portail de la librairie indépendante (s’il voit le jour).

En attendant, j’ai un truc si vous voulez absolument un fil rss sur une source qui n’en propose pas : c’est Ponyfish Rss builder cet outil vous permet très simplement de créer un fil rss sur n’importe quelle page!


Mais peut-être connaissez vous d’autres librairies où l’on peut connaître les nouvelles parutions en RSS par domaine?

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nov 21

[Suite à une interruption unilatérale du service par mon hébergeur, bibliobsession était indisponible hier, désolé pour la gêne occasionnée comme on dit]

Intéressante initiative de
Artesi IDF qui a mis en oeuvre une plateforme 2.0 pour recueillir les envies des internautes sur la refonte du site et des services proposés. Le site qui permet de donner son avis est très bien fait, c’est vraiment un modèle du genre, réalisé par une entreprise spécialisée : Feedback 2.0. Les propositions sont clairement accessibles et notées par popularité. Chaque membre peut donner des votes aux propositions ce qui permet de trier très vite celles qui rencontrent une attente, ou pas. Je constate que les bibliothécaires ne sont pas très présents…alors on y va! Que voulez vous? Que pensez vous des idées proposées?

En tout cas, on peut constater que le proposition la mieux notée concerne la démocratie locale et sa prise en compte par les acteurs publics…voilà un chantier passionnant et essentiel.



La seconde proposition la plus populaire montre que des formations existent sur le Web 2.0 et qu’elle sont accessibles gratuitement à tous les acteurs publics d’IDF! (toutes les infos en cliquant sur l’image ci-dessous)

Spéciale dédicace à une collègue de mon ex-employeur, le CG 94, la pétillante Sylvie Roussel a mis en place un site innovant pour une si grosse institution et diffuse des tutoriaux très bien fait, notamment sur les fils RSS! Notons aussi que l’outil utilisé pour ces tutoriels, même payant est particulièrement efficace : Camtasia Studio dont la version 3 est gratuite (info du jour, profitez-en!)

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nov 14

Je n’avais jamais pensé à un tel usage de Netvibes! L’initiative vient de Saint-Quentin-en-Yvelines qui vient d’ouvrir un portail territorial sur ce célèbre service de page d’accueil personnalisée. Bon vous vous doutez de la question : et les bibliothèques dans tout ça? hé bien elles bénéficient d’un onglet dans lequel se charge la page d’accueil du catalogue des Médiathèques. Le projet est innovant, il s’adresse à tous et me semble très intéressant. Beaucoup de services via des Fil RSS concernant la bibliothèque pourraient être ajoutés dans cet onglet…(par exemple : la sélection des bibliothécaires, l’actualité des animations, Un widget de calendrier avec les rdv proposés par les médiathèques, des fils rss thématiques, le site du jour conseillé par la bibliothèque…). Gageons que les collègues de SQY se saisiront de ce projet.


En tout cas voici une belle idée d’usage des TIC dans un contexte territorial…l’information vient de l’excellent Blog-territorial.

Dans le même esprit, voici une autre initiative approchante initiée par Francis du chouette blog Un petit cabanon. La page est cette fois destinée aux agents des bibliothèques :

Il s’agit donc d’un portail qui est destiné à des agents de bibliothèques municipales (BU ou centres de docs ont des besoins différents). C’est l’exemple d’un possible. Il ne faut pas l’utiliser tel que, mais s’en servir comme d’une base pour un travail collaboratif au sein de vos équipes. Le but est de partager des connaissances (et que les spécialistes de domaines partages leurs savoirs et leurs outils avec l’ensemble d’un réseau - par exemple entre centrale et annexes), et de créer une culture commune dans une bibliothèque ou un réseau par un socle de connaissances identiques, mais aussi par la mise en place de méthodes communes. Il s’agit aussi, par le biais de la veille, de faire découvrir les outils du web 2.0, dont on a souvent entendu parler mais que l’on ne manie pas au quotidien.

Je salue au passage la récente création de l’équivalent musical à biblioflux, Discoflux, respectivement crée par Willy et grâce à l’outil open source Portaneo. (Willy qui fait une pause sur son blog…il doit être occupé ailleurs, ou alors en détresse…faut-il Sauver Willy!? :-) oui je sais elle est facile mais j’ai aps résisté!)

Ces Netvibes-like (comme on dit) permettent de diffuser une base de fils RSS pré-sélectionnés. Idéal pour initier des pratiques de veille dans nos domaines et éviter l’angoisse de l’agrégateur vide (ou obèse, c’est encore pire)!



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nov 08


Je vous livre via l’excellent
Brainsfeed le début de ce papier universitaire sur la sérendipité écrit par Olivier Ertzscheid et Gabriel Gallezot en 2003. L’étude est courte, sérieuse et universitaire
(oups le pléonasme). Ma qualité d’éminent non-chercheur m’autorise à en citer des aspects délicieusement fortuits futiles…

Car on y apprend dans les premiers paragraphes que le mot horrible de sérendipité, paresseusement adapté de l’anglais serendipity vient de Serendip, "mot du perse ancien pour "Sri-Lanka" comme il l’est précisé dans ce billet d’abondance. Au final, comme d’habitude, ce sont les québécois sont les plus malins puisqu’ils ont tout simplement traduit sérendipité par "fortuité" ce qui en plus d’être simple est agréable à (l)dire!

Le terme de serendipity apparaît avec Walpole dans un conte oriental « Voyages et aventures des trois princes de Serendip » (Ceylan), où ceux-ci, « ayant d’abord été formés avec soins, dans toutes les sciences, se tiraient toujours d’affaire grâce à leur talent exceptionnel pour remarquer, observer, déduire, à toute occasion. »1. Ce terme apparaît en sciences et se conceptualise avec . La sérendipité (« fortuité » pour nos amis québécois) est une problématique qui n’a fait que récemment son entrée dans le champ des sciences de l’information – francophones – sous la plume de Perriault : [Perriault, 00]. Pour cerner ce concept et appréhender le phénomène nous indiquons ci-dessous quelques exemples célèbres.
Tout le monde a appris comment Christophe Colomb, cherchant la route occidentale des Indes découvrit en fait l’Amérique. Nombre d’autres découvertes tout aussi essentielles pour l’humanité ont partie liées avec la sérendipité. En voici une liste non-exhaustive : le principe de champagnisation (Dom Pérignon), la pasteurisation (L. Pasteur), la pénicilline (A. Fleming), les rayons X (W. Röntgen), la vulcanisation du caoutchouc (Ch. Goodyear). Citons également d’autres découvertes moins "essentielles" comme le "post-it" (où comment répondre à la question : "que faire d’une colle qui ne colle pas ?"), le Caprice des dieux, le Coca-Cola, le Zyban et le Viagra…

(j’ai pas pu m’empêcher d’illuster ce billet avec la dernière de ces inventions fortuites…;-)

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oct 22


On est souvent très angoissés à l’idée de ce que peuvent faire et trouver les enfants sur internet…hé ben si le meilleur moyen de les sensibiliser à toutes ces questions était de les faire publier sur internet?

C’est ce que propose ce service très intéressant de blogs pour enfants. Sans en dire beaucoup plus et répéter ce qui est bien expliqué sur le site, je me demande si cet outil ne pourrait pas faire l’objet d’ateliers parents-enfants dans nos bibliothèques. Un atelier du genre "venez créer votre blog avec votre enfant"…histoire d’aller plus loin que la simple initiation à des outils, il y aurait matière à construire un projet dans la durée…connaissez vous des expériences de ce type en bibliothèques?

Au delà des enfants, il est vrai finalement que c’est un type spécifique de public qui intervient sur la toile. Et si, un des (nombreux) rôles des bibliothèques était de contribuer à faire baisser les blocages de certains à la participation aux communautés virtuelles dans des buts bien précis? Je vous invite à ce sujet à lire cet excellent billet publié sur Internet Actu.

Extrait :

Les critiques les plus pertinentes de l’idée d’une culture de la participation ont pointé du doigt qu’il y avait seulement un faible pourcentage de gens qui généraient ou partageaient du contenu avec les autres. Même ses meilleurs avocats, comme Bradley Horowitz, ont montré que la pyramide de la participation était surmontée d’un petit groupe de créateur à son sommet, les autres aidant à faire circuler et critiquant ce que les premiers créent. (…)

(…) Le Centre pour des ateliers d’écriture numérique (digital storytelling), qui travaille a développer la pratique des ateliers d’écriture numérique, est une tentative pour résoudre ce types de blocages en permettant à des gens ordinaires de travailler avec des producteurs de média plus expérimentés pour créer des textes ou des vidéos basés sur l’histoire de leur propre vie, comme le montre le projet d’histoire partagée de KelvinGrove. Alors que les plate-formes du web 2.0 comptent sur l’autonomie des participants, les ateliers d’écriture numérique travaillent à une plus large participation en connectant les expériences et les pratiques courantes à des supports et des expertises professionnelles.



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