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2008
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juil
10
2008
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Parution du guide d’Archimag sur les bibliothèques à l’heure du web 2.0

Archimag a eu la bonne idée de réaliser un guide sur le thème du web 2.0 et des bibliothèques. Je tiens tout particulièrement à vous recommander ce guide, non pas seulement parce que j’y ai écrit un article, que je vous livre, avec l’aimable accord d’Archimag en texte intégral, mais aussi parce que le guide fait bien le tour de la question notamment grâce à quelques représentants de la biblioblogosphères. Pour avoir une idée du contenu de l’ensemble du guide, vous pouvez accéder aussi au sommaire en pdf et à des extraits d’articles.

Voici la présentation officielle du guide par Archimag :

Dire que les bibliothèques sont obsolètes et vont être remplacées par des bibliothèques numériques, voire 2.0, est un mythe. La bibliothèque en devenir est à la fois lieu physique et espace virtuel. Ses missions traversent le temps : rassembler, organiser et diffuser le savoir, le patrimoine et la culture. Simplement le numérique oblige à les revisiter et les technologies 2.0 ouvrent la perspective de nouveaux services. Avec un mot d’ordre : l’accès sur place ou en ligne doit être facilité. Ce qui est sûr : depuis internet et davantage encore avec l’arrivée des outils sociaux, on ne peut plus concevoir une bibliothèque aujourd’hui comme on le faisait hier. Mais comment évoluent les lecteurs, leurs demandes et les bibliothécaires ? C’est pour vous aider dans ce contexte qu’Archimag vient de publier le guide pratique « La bibliothèque à l’heure du web 2.0 ». L’angle retenu : l’accès, le service et l’utilisation des technologies. Ces interrogations touchent la bibliothèque dans ses deux dimensions.

Mon article n’apprendra pas grand chose à ceux qui suivent ce blog régulièrement mais se veut une courte synthèse et quelques pistes concrètes.

Ouvrir un portail de bibliothèque : avec quels contenus et quels e-services ?

Depuis les années 1990, les bibliothèques ont progressivement compris que mettre en place des politiques documentaires c’est passer de l’implicite à l’explicite. En formalisant les choix et les procédures, de nombreuses équipes ont tenté de trouver des réponses opérationnelles aux questions essentielles sur notre rôle : Pourquoi ? Pour qui ? Dans ce contexte, l’émergence du web 2.0 est une vraie chance de renouveler, le plus souvent de manière ludique, ce qui fait l’intérêt de notre métier. Car la question est moins de savoir si les bibliothèques sont concurrencées par le Web que celle de savoir comment positionner leurs ressources là où les usagers sont. La bibliothèque de Saint-Herblain, dont le portail est exemplaire, peut donner d’emblée une ligne directrice : ce site a été pensé dès le départ comme une annexe supplémentaire du réseau de lecture publique de la ville. Bien plus qu’une vitrine de l’espace physique, il devient un donc un centre de contenus et de services.

Quels contenus ?

De nombreuses possibilités existent à partir du moment où il est possible de créer et de gérer des pages Html. Notons à cet égard qu’il peut être bien plus avantageux de créer un portail à partir d’un système de gestion de contenu open source éprouvé (quitte à être assisté par un prestataire de service), plutôt que d’utiliser une solution la solution propriétaire de son prestataire de SIGB. Voici un panorama de contenus qui peuvent être proposés :

  • Avis de bibliothécaires et d’usagers : les conseils que nous fournissions à la banque de prêt ou dans les espaces ont vocation à être insérés et diffusés dans le site de la bibliothèque. En effet, à l’ère de la recommandation et du conseil, il semble essentiel de capitaliser, coordonner et diffuser ce qui fait notre valeur ajoutée. Pour les bibliothèques publiques, il existe une tradition de « coups de cœurs» dont il faut sûrement repenser la présence exclusive, tant il est vrai que les critiques positives ou négatives peuvent devenir une manière d’animer ou de participer à des communautés locales ou thématiques, notamment grâce aux fonctions de commentaires intégrées aux portails.
  • Parcours de lecture thématiques : Au delà des langages documentaires types Rameau, l’indexation libre par mots-clés (i.e. des tags) permet de susciter des parcours de découvertes dans nos ressources, ils peuvent être crée aussi bien par les bibliothécaires que par les usagers.
  • Recherche plein texte : Google comme Amazon ont des programmes ambitieux de numérisation des livres. Il est possible via des web services de lier les données d’un catalogue aux données d’Amazon ou de Google permettant d’accéder à des fonctions de recherche en plein texte.
  • Eléments audiovisuels : S’il était compliqué d’enregistrer des vidéos ou des documents audio, la démocratisation à la fois des moyens de captation, d’hébergement et de diffusion permet aujourd’hui de diffuser les traces audiovisuelles de ces contenus, via des plateformes comme YouTube ou Dailymotion.
  • Cartes thématiques. Le service de cartographie de google permet la création de cartes thématiques. Elles peuvent représenter une manière originale et ludique de localiser nos ressources. Par exemples, la librairie en ligne Bibliosurf, a réalisé une carte des polars.


Quels Services?

Outre les services désormais traditionnels (compte personnel, recherche avancée, panier de notices, etc.) La question des services proposés par un portail peut s’envisager comme un ensemble de moyens de diffusion et de valorisation des contenus proposés par les bibliothèques.

  • Outil d’accès : Barres d’outils, RSS, Widgets Les barres d’outils permettent un accès directement depuis le navigateur à des services de la bibliothèque comme la recherche ou le renouvellement des emprunts. De même, de nombreuses bibliothèques proposent des fils RSS sur les nouveautés ou les critiques des bibliothécaires auxquels il est possible d’associer des widgets qui peuvent s’insérer dans des sites partenaires.
  • Réseaux sociaux : Le bouche à oreille numérique et les réseaux-sociaux sont désormais incontournables. Les bibliothèques peuvent participer, par exemple en diffusant leurs nouveautés sur Librarything, réseau social dédié aux livres.
  • E-carte de bibliothèque : Le réseau américain Contra Costa County Library propose un service original : la e-carte. Il s’agit d’un certificat de sécurité virtuel qui est valable 3 ans sur inscription. Il permet l’accès à des ressources en ligne payantes financées par la bibliothèque. L’idée est de faire en sorte qu’une partie des “e-usagers” deviennent des “full-access usagers” et puissent à terme obtenir une carte de prêt des documents physiques de la bibliothèque…ce service à le mérite de prendre en compte un service à destination des usagers numériques qui rentreront peut-être jamais dans la bibliothèque…

Il existe bien sûr d’autre possibilités de services en ligne. De manière générale, il faut rappeler la nécessité de rendre attractifs nos portails, de les enrichir en contenus et d’en favoriser l’accès. En terme d’évaluation, de nombreux outils gratuits existent et doivent permettre une amélioration progressive de l’ergonomie des sites proposés. Pour conclure, on pourrait ajouter qu’un seul mot peut résumer à lui seul l’esprit qui doit guider la démarche : Expérimenter!

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juin
26
2008
11

Pratiques, astuces et outils de veille documentaire : Netvibes et/ou Google reader

Lorsque j’anime des ateliers de découverte des fil RSS et du web 2.0, j’ai très souvent milité pour Netvibes parce que cet outil est très visuel et que c’est un excellent moyen de découvrir et de commencer à pratiquer une veille documentaire. Je me rend compte que j’ai négligé un autre outil qui a énormément évolué : Google Reader. D’ailleurs, il semble que ce soit l’agrégateur de fils RSS le plus utilisé aujourd’hui.

Je suis donc en train non pas d’abandonner Netvibes, je maintiens la Bibliosphère comme page publique car Netvibes est le seul à proposer des “univers” mais, c’est décidé, je passe à Google Reader pour ma veille personnelle! En interrogeant quelques biblioblogeurs il semble bien que je sois pas le seul…(et même le dernier si ça se trouve!)

Quels avantages de Google Reader? Hé bien il permet une organisation beaucoup plus efficace de la veille. Là où vous devez parcourir la page Netvibes pour y repérer les fils mis à jour, Google Reader vous propose une liste ordonnée par fraicheur d’information. Il est possible de retrouver l’équivalent des onglets de netvibes via les tags qui permettent de classer les billets. En fait, Netvibes garde un aspect très “mise en page” du fait de son cœur de métier : c’est d’abord une page d’accueil personnalisable plus qu’un agrégateur de fil RSS. Google Reader au contraire permet une navigation très bien conçue et permet de gérer beaucoup de sources là où Netvibes est rapidement surchargé.

Astuce 1 : si vous souhaitez tester Google Reader avec vos propres fils : il suffit, si on a un compte google, de se rendre sur l’interface de Google Reader, et d’importer vos fils RSS que vous aurez préalablement exporté depuis Netvibes : tout est conservé, y compris les titres des onglets qui sont transformés en tags.

Google Reader permet en outre une valorisation très bien faite de la liste de partage qui permet d’afficher des billets repérés sur une page publique. j’ai d’ailleurs ajouté ma liste à mon blog ci-contre et à la Bibliosphère. L’idée est la suivante : je repère des billets qui me semblent correspondre à une information “d’intérêt professionnel général” lors de ma veille et ils sont automatiquement affichés sur mon blog. Si ça vous intéresse, je vous propose ce que j’ai proposé à mes collègues : vous pouvez suivre ma sélection des actualités hors les traditionnels Biblio-fr/livres Hebdo de 4 manières : en consultant la Bibliosphère, avec ma page publique en favori, ou son fil RSS ou encore recevoir les mises à jour du fil RSS par mail en utilisant ce service.

Astuce 2 : on peut accéder à des fonctions supplémentaires si on change la langue de Google Reader (dans paramètres) pour English. C’est systématique et c’est d’ailleurs vraiment limite de la part de google de proposer des nouveautés aux anglophones, avant les autres! Il est alors possible d’afficher son avatar et son profil dans la page publique partagée et d’ajouter des commentaires aux billets que l’on partage! On peut aussi partager des liens avec ses amis. Lionel, Hubert, Daniel et Marlène vous êtes déjà dans mon réseau, mais avez vous votre Google Reader en anglais?

Ginger, la dernière version de Netvibes, a tenté une mutation vers le “social” en proposant des favoris en partage de manière publique ou privée. Les favoris publics de Netvibes (quand vous cliquez sur l’étoile jaune à coté d’un billet) ne sont quant à eux pas exportables en dehors du service. Google Reader le permet mais mieux, via la liste partagée que je viens d’évoquer. Mais ceux qui comme moi utilisent Del.icio.us pour marquer des billets intéressants sont contraints d’utiliser dans les deux cas deux services au lieu d’un! (netvibes ET del.icio.us ou bien Google Reader ET del.icio.us). Pour Google Reader il existe bien un script greasemonkey permettant de tagguer un item dans son compte Del.icio.us mais ça ne permet pas l’envoi simultané d’un lien dans les deux services. En revanche, il est possible de mixer les fils RSS affichés sur son blog pour présenter à la fois la liste google et une liste issue d’un ou plusieurs tags de del.icio.us, grâce à ce yahoo pipes

Ni pour l’un ni pour l’autre, je n’ai trouvé un moyen de synchroniser l’envoi simultané des informations repérées au cours de la veille entre l’agrégateur et del.icio.us… La raison est simple au fond : del.icio.us est possédé par Yahoo et propose donc très peu de passerelles avec Google : on est là face aux limites de l’interopérabilité du web 2.0… Mais peut-être ai-je manqué une astuce le permettant? Si vous avez une solution pour faire en sorte de pouvoir mettre d’un clic un item de Google Reader dans la liste partagée ET dans Del.icio.us, je suis preneur.

Si je parle des outils à propos de la veille, c’est que j’aime bien prendre à rebours de ce qu’on assène souvent : le projet avant l’outil, souvent imposé sous la forme : “Mon coco faut d’abord savoir ce que tu veux faire avant de savoir comment le faire!” Hé ben moi j’en suis pas du tout convaincu, coco! Le web 2.0 propose un nombre incroyable d’outils dont l’aspect innovant fait naître des pratiques correspondant à des besoins qui ne préexistent pas toujours. Il me semble que l’interaction besoin/outil est bien plus complexe que ce qu’on a l’habitude de dire.

Parmi les fonctions méconnues de Google Reader (astuce 3) une me semble essentielle : c’est la possibilité de glisser déposer les fils RSS dans les dossiers pour les organiser à sa guise, alors qu’ils sont proposés par ordre alphabétique par défaut. Cette fonction est précieuse! Pourquoi? Parce qu’elle permet de pratiquer un des deux types de veille qui me semblent très complémentaires et pourtant inconciliables. Attention hein ce ne sont que des observations tirées de mon expérience, en aucun cas des vérités générales.

  • La veille sectorielle : c’est une veille par fraîcheur du billet toutes les sources confondues. Ce type de veille correspond à un besoin d’information sectoriel : j’ai un nombre de sources pas trop important et je veux savoir ce qu’il y a de neuf dans le secteur. Elle correspond très bien à la biblioblogophère où le nombre de source est relativement limité et le rythme de publication est possible à suivre de manière quotidienne en environ 1 heure.
  • la veille journalistique : La veille par fraîcheur de billet et par source. Là en revanche je veux me tenir au courant des actualités mais sans pour autant mélanger toutes les sources. C’est le mode que propose Netvibes alors que Google Reader propose les deux. Par exemple, il m’intéresse plus de savoir que c’est Lemonde.fr qui a publié un nouvel article que de savoir que tel autre site d’actualité à publié un article avant lui! En clair c’est la source de l’information qui est le critère premier et non sa date de publication. Ce type de veille correspond a une démarche de type journalistique car elle implique une hiérarchisation des sources d’information qui positionne par exemple les sources officielles en premier et ensuite exploite les sources non officielles, voire carrément alternatives. Le fait de pouvoir glisser déposer les fils RSS permet donc de créer une hiérarchie des sources. C’est comme ça que les fils RSS permettent d’aller bien plus loin que la lecture d’un seul quotidien national : tous les matins, sur mon mobile connecté (et bientôt sur iphone 2 yeaaahhh) je peux suivre l’actualité nationale ET d’autres sources moins officielles et souvent tout aussi, voire plus intéressantes. Je peux aussi commencer une veille professionnelle à partir du même outil : Google Reader (dont la version mobile est très insuffisante, sauf pour iphone, c’est injuste ça!)

Tout ça pour dire que je passe à Google reader, ok c’est un peu long… :-)

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juin
18
2008
0

Les musées à l’heure du Web 2.0

Je vous ai présenté l’autre jour le blog Buzzeum en insistant sur les liens qui peuvent exister entre les bibliothèques et les musées à l’ère du web 2.0. Hé bien je ne croyais pas si bien dire puisque lors de la journée La bibliothèque à l’heure du Web 2.0 : amélioration significative du service aux usagers? qui a eu lieu le 22 Mai 2008 à l’université d’Artois, Geneviève Vidal de Université Paris 13 a proposé une intervention sur les Musées 2.0. Une bonne occasion de voir des exemples et de cerner la manière dont les musées se saisissent du web 2.0, notamment dans leurs rapports aux publics. Vous pouvez télécharger cette présentation et les autres de la journée, mais pour plus de commodité de lecture, j’ai intégré celle de Mme Vidal dans Issuu. (ça change de slideshare finit par m’agacer car il ne respecte pas toutes les subtilités des animations des ppt et qui prend beaucoup trop de temps pour corriger les bugs!) La voici ci-dessous! Bonne lecture!

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Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
mai
20
2008
3

A découvrir : Isoton, le site web la BU de Southampton!

Histoire de tranquillement reprendre le rythme de publication après l’interruption de ce blog pendant une quinzaine de jours…(non non je ne vous ingligerai pas mes photos/souvenirs de vacances!) ;-) voici le superbe site de la bibliothèque et d’ailleurs de l’ensemble de l’Université de Southampton, recommandé par Lorcan Dempsey himself! J’apprécie tout particulièrement le design par rectangles “à la netvibes”.

(les couleurs du sites ont changé depuis la rédaction de ce billet, mais l’esprit reste…! Bon ok le temps d’éplucher les quelques milliards de news de mon agrégateur et je vous livre des infos un tantinet plus fraîches.)

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La page de présentation de la bibliothèque me semble particulièrement claire. On sait directement qu’on a là un établissement qui utilise le web pour diffuser des contenus, grâce aux services les plus connus du web 2.0.

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La page principale de recherche me semble aussi très bien, d’autant qu’elle propose de trouver quelqu’un ou de trouver un expert.
Voilà une belle réalisation qui montre que la médiation humaine est encore loin de disparaître de nos établissements, encore faut-il le montrer clairement sur nos sites et ne pas faire l’erreur d’en faire des réservoirs de données sans âmes, aussi performants soient-ils…

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avr
14
2008
7

Reloaded : Services 2.0 en bibliothèques, vers des bibliothèques 2.0?

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En novembre 2006, j’avais eu le plaisir de présenter une synthèse sur les impacts du web 2.0 sur les bibliothèques…j’avais essayé d’interroger la notion de bibliothèque 2.0. J’ai eu depuis l’occasion de présenter cette réflexion à plusieurs reprises en France. La version numérique a été visionnée plus de 13 000 fois sur Slideshare! Mais comme beaucoup de choses se sont passées sur ce blog comme en dehors, il s’imposait une mise à jour de ce diaporama.

Aujourd’hui je présente donc à Mérignac (merci aux organisateurs pour l’invitation!) une version reloaded de ce diaporama. Au menu, quelques nouveaux exemples et mises à jour et surtout une troisième partie qui traite de la médiation numérique. Sans être complètement nouveau pour ceux qui suivent mon blog, il s’agit surtout de présenter une synthèse des réflexions sur ce que nous pouvons (devons) faire, en tant que bibliothécaires à l’heure du numérique. Voilà, j’espère que cette synthèse vous intéressera. En tout cas, toutes les remarques et commentaires sont les bienvenues! (vous pouvez télécharger le fichier powerpoint sur Slideshare directement, ou en cliquant sur ce lien)


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mar
27
2008
3

Qui a dit que les bibliothécaires ne se servent pas de Del.icio.us?

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C’est le titre d’un article paru sur le blog de Del.icio.us, (euuuuuh c’est quoi del.ico.us?) vous savez le système de folksonomie…L’article est en anglais et il liste des initiatives de bibliothèques anglophones directement liées à ce service web 2.0. A voir la liste très large des bibliothèques qui utilisent cet outil, on se dit qu’on a encore du chemin à faire pour faire disparaître nos sacro-saintes listes de signets…A commencer par la Bnf qui pourrait faire évoluer ses signets vers une liste collaborative nationale, avec un système de tags coordonnés …

Pour mémoire, vous trouverez quelques exemples francophones ici, il y en a sûrement plein d’autres. Reste à mon avis trois éléments décisifs pour développer l’adoption de ce système par les bibliothèques :

  • la traduction de Del.icio.us en français
  • l’évolution de son interface vers une plus grande clarté et ergonomie
  • la popularisation de l’excellente extension delicious complete sous firefox

(Merci Fabien!)

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jan
08
2008
4

Les bureaux virtuels et web OS en bibliothèques : l’avenir?

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Une récente étude, publiée par le Monde et commentée par Sophie montre que :

“… Plus de la moitié des Américains disent s’être rendus dans une bibliothèque l’an dernier, la plupart pour l’accès internet qu’elles proposent plus que pour les livres”

Il me semble de ce genre de résultat montre bien que beaucoup de gens considèrent les bibliothèques comme des cybercafés, ni plus ni moins. Le constat dérangera surement certains d’entre nous, mais je pense réellement que nous devons sortir d’une vision de l’internet en bibliothèque qui soit purement documentaire. J’avais abordé la question en évoquant le clavardage ou chat dans les bibliothèques, qui loin d’être une nuisance est un véritable outil de communication pour beaucoup. J’avais essayé de montrer que nous ne devons pas limiter la palette des usages mais au contraire ouvrir un maximum les possibilités. Oui la bibliothèque n’est pas seulement un lieu documentaire, c’est aussi un lieu social, un lieu où on se connecte, un lieu où l’on s’informe, un lieu public ouvert.

Dans la bibliothèque publique où je travaille, notre prestataire informatique (Archimed, produit Ermès) a conçu un produit qui commence (timidement) à prendre en compte cette tendance. Sur tous les postes, figure une barre d’outils paramétrable à partir de laquelle on peut lancer des outils bureautiques (nous on a choisi des logiciels libres : le traitement de texte et le tableur d’Open office). Chaque utilisateur dispose en plus d’un mini espace de stockage pour enregistrer ses documents. En réalité, il s’agit d’une déclinaison dans les bibliothèques publiques de ce que proposent les BU depuis longtemps: des ENT (espaces numériques de travail).

A l’usage nous constatons que beaucoup de personnes ne viennent à la bibliothèque POUR les accès à internet, ou bien, d’un point de vue plus positif (qui reste à démontrer) PAR internet.

L’idée est bien d’offrir à l’utilisateur un espace de travail personalisé l’accès à ses données ainsi qu’à des logiciels de base permettant des usages variés (navigateur, chat, bureautique, lecture de fichiers multumédias, etc.). Or il existe un marché très similaire pour ce type d’offre qui commence à se développer sérieusement : les cybercafés justement. Récemment je lisais dans Techcrunch qu’ il y a 500 millions de personnes qui se connectent chaque jour depuis un cybercafé.

Les offres qui pointent leur nez ne sont plus seulement des espaces numériques, mais des web OS. Autrement dit, il ne s’agit plus d’offrir un petit espace personnalisé mais carrément un bureau virtuel complet en ligne ouvrant totalement la palette des usages. L’intérêt pour l’utilisateur est qu’il ne retrouve pas seulement ses données ou une page mais tout un espace de travail paramétré selon ses besoins, où qu’il se trouve.

Cela permet en outre de contourner le problème de l’ergonomie du navigateur sécurisé. Concrètement, les bibliothèques offrent en général des navigateurs sécurisés, qui sont en général très mal fichus d’un point de vue ergonomique…En se connectant à un web OS, l’utilisateur passe par ce navigateur uniquement pour se connecter à son espace de travail puisque pour le reste il passe par le navigateur virtuel qui ne nécessite pas du tout de paramétrage sécuritaire faisant lui-même partie d’un environnement lui sécurisé.

Par exemple Jooce (start-up française) citée dans l’article de Techcrunch entend bien conquérir ce marché, considéré par l’auteur de l’article comme très conccurentiel.

L’intérêt pour les bibliothèques et les cybercafés est aussi stratégique : tisser un partenariat avec des entreprises qui gèrent des webOS revient à externaliser bon nombre des tâches qui nous incombent aujourd’hui : gestion du serveur et de l’espace de stockage, mise à jour des applications, sécurisation des postes, etc. Les bureaux virtuels représentent ainsi un marché très intéressant à suivre pour nous bibliothécaires.

Bien sûr une entreprise qui ferait affaire avec une bibliothèque devrait adapter son produit pour intégrer l’offre documentaire de la bibliothèque de manière incitative, par exemple via des îcones placés par défaut sur le bureau virtuel et donnant accès à des offres sélectionnées. De même on peut imaginer un bureau au design adapté à la charte graphique de la collectivité ou de la BU qui le finance.

Car rappelons nous aussi que si les cybercafés sont payants, en général l’accès à internet le moins cher voire en général gratuit sur nos territoires se trouve dans la grande majorité des cas dans les bibliothèques! Il y a là un atout en terme de service (et de communication) que nous n’exploitons pas assez.

En attendant, voyez vous-même et allez donc tester Jooce, Goowy ou d’autres référencés dans cet article en anglais. Il est aussi très intéressant de constater en outre l’émergence prochaine de projets proposant Open office entièrement en ligne comme Ultéo

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déc
20
2007
3

Quand le web 2.0 interroge les pratiques documentaires

Via le nouveau biblioblog La mémoire de Silence, j’ai découvert une “vieille” (6 juillet 2007!) présentation powerpoint de l’excellent Hervé LeCrosnier, qu’on ne présente plus. La voici ci-dessous, relativement classique dans les premiers slides, il a le mérite d’insisiter sur un point délicat et peu abordé en terme de documentation, à savoir les enjeux de l’identité numérique.

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déc
11
2007
5

Babelio invente l’office pour les blogueurs!

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Annoncé sur le très connu Tech crunch et le non moins connu la Feuille, Babelio, le réseau social francophone autour des livres vient d’innover en lançant le service de presse pour les blogueurs :

 

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Recevez chez vous gracieusement des livres et faites en votre critique publique lapidaire ou dithyrambique comme bon vous semblera. Il n’y a rien d’autre à comprendre : un livre en l’échange d’une critique, c’est aussi simple que ça. Comment ça marche précisément?

1- Nous recevons tous les mois une sélection de livres mis à disposition par les éditeurs partenaires (pour cette première édition XO , Univers Poche, Place des éditeurs, et Oh ! Editions, d’autres devraient les rejoindre très vite), sélection que nous publions sur notre blog et en vous en avertissant sur la page d’accueil de Babelio. Ce mois ci les livres sélectionnés se trouvent à la fin de ce billet.
 
2- Les internautes désirant participer à l’opération doivent être membres de Babelio et tenir un blog (Masse Critique est un pilote pour l’instant limité aux blogueurs. Vous n’avez pas de blog ? C’est la meilleure occasion d’ouvrir celui auquel vous pensiez depuis des mois ! Il n’y a rien de plus facile, sur wordpress.com, over-blog.com, typepad.com et surtout, si vous êtes enseignant, sur lewebpedagogique.com

Babelio se fonde sur le système des Early reviewer mis en place par Librarything. L’idée me semble très bonne et même si elle peut au premier regard être assimilée à des billets sponsorisés, en réalité il est évident que les critiques peuvent être négatives…raison de plus pour qu’on puisse nous aussi en faire des critiques négatives non? :-)

En tout cas, cela a le mérite de souligner combien il pourrait être intéressant mutualiser à grande échelle nos avis côté bibliothécaires. En effet, nombreux sont les établissements qui reçoivent des offices (équivalent des services de presse pour les éditeurs, pour aller vite, pour les non initiés) et les bibliothécaires de France et de Navarre lisent chacun, dans leur coin les mêmes livres à leur parution pour choisir ou non de les acheter ensuite pour les mettre dans la bibliothèque.

Au final on doit bien lire au moins une fois toute la prution française annuelle (au moins en fiction), et en discuter avec les collègues. Outre le fait qu’il y a là un travail considérable assez peu (voire pas du tout) mis en valeur pour le public (les critiques de livres réalisées pour l’office sont très souvent, même couchées sur le papier, rangées dans un tiroir après la “réunion d’office”…soupir.), on pourrait imaginer de mettre en commun sur une plateforme ces critiques de livres, base d’une sorte de label “conseillé par des bibliothécaires” qui pourrait constituer une vraie valeur ajoutée et changer un peu l’image du métier non?

J’ai ouï-dire d’un certain projet de la BPI à cet égard, mais je ne peux vous en dire plus, en l’absence d’annonce officielle…le buzzz est lancé!

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