mar 20
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euuuh oui c’est Taz, de Tasmanie! (j’ai pas résisté, j’adore ce personnage!)

Via l’excellent Librariesinteract, on apprend que la bibliothèque de l’état de Tasmanie utilise les tags de Librarything dans son catalogue. Vous pouvez tester ça ici avec cette recherche sur le journal de Bridget jone’s. (faut aller voir dans similar/other/tag)

Alala si seulement Librarything était suffisamment développé dans le monde francophone! (ça viendra hein)

Séance de rattrapage : “si vous vous demandez : mais de quoi qui me cause le bibliobsédé”, ben allez d’abord là puis . Pis après, vous revenez mettre un commentaire, tout ébahi que vous êtes de que vous venez d’apprendre. Non non, de rien. :-)

A voir aussi : Via Lafeuille et Nicolas Morin, Google recherche de livre à met en oeuvre une API sur ses services . Elle permet une intégration d’un lien vers la version numérisée du livre dans les catalogues de bibliothèques. Des exemples? c’est là et .

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mar 19

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(Comme je n’assisterai pas à la journée sur la médiation du 20 mars 2008 à la Roche-sur-Yon, voici un billet sur le sujet, ce sera ma modeste contribution au débat…)

Le bibliothécaire est-il un médiateur ?” C’est la très bonne question que pose Olivier Chourrot de la BPI dans le BBF Déjà commenté par Francis sur le biblioblog Un petit cabanon. Je ne peux que vous recommander la lecture de cet article intéressant et les commentaires sur le blog pré-cité…

Au final, Olivier Chourrot retient la médiation “moteur du désir” qui implique une relation différenciée aux publics. La médiation est alors une forme d’accompagnement, favorisée par exemple par l’aménagement intérieur de la bibliothèque:

À Birmingham, au Royaume-Uni, certains bibliothécaires ont été formés à l’accompagnement approfondi des usagers, dans le cadre de la requalification de la bibliothèque en « learning centre ». À Rotterdam, les bureaux d’information « face to face » ont été supprimés au profit de la généralisation d’un service public volant, « side to side », mettant l’accent sur l’accompagnement personnalisé. Dans les Idea Stores londoniens, l’offre documentaire s’enrichit d’un vaste programme de formation présentielle et d’autoformation, faisant de la bibliothèque un centre de vie ouvert sur tous les besoins de la vie quotidienne.

Si l’article est éclairant dans la typologie qu’il dresse des différentes formes de médiations, il ne parvient pas véritablement à éliminer le flou qui entoure la notion et à trancher la question de départ, refusant à la fois de “fonctionnariser” (entendre “institutionnaliser”) la médiation comme d’en rester à sa conception romantique…

Il me semble pourtant que la médiation est bien la recherche de dispositifs permettant de faire se rencontrer l’offre et la demande documentaire. A cet égard, je crois qu’elle fait partie intégrante de notre métier (tout comme l’action culturelle, dont elle est partie prenante). L’émergence d’Internet a d’abord fait croire que tous allions nous passer des médiateurs, puis ceux-ci sont revenus de manière très forte sous la forme de services numériques de recommandation plus ou moins automatisés. C’est l’ère du “si vous avez aimé cela, je vous conseille aussi ceci”, l’ère en quelque sorte de la dissémination des leaders d’opinion. Aujourd’hui, ce qui est valorisé, c’est le conseil, la proximité, la personnalisation et la recommandation, bien au delà des bibliothécaires.

La bonne nouvelle, c’est que dans ces mutations, nous, bibliothécaires et assimilés, sommes loin de “perdre” les valeurs essentielles de notre culture professionnelle, c’est à dire la conscience d’avoir un rôle à la fois en terme d’information de formation et de culture, soit d’un point de vue culturel en terme de “passeurs”, soit d’un point de vue plutôt informationnel en terme “d’assistant à la recherche de l’information”. D’ailleurs une des valeurs essentielles liée à l’économie de l’abondance repérée par Chris Anderson lui-même devient :

La trouvabilité. C’est-à-dire la capacité à rendre visible une copie, une oeuvre… Dans un océan de données, nous paierons pour les outils où les personnes qui vont rendre visible ou trouvable ce que l’on cherche. Les éditeurs, critiques, labels ont encore un rôle à jouer.

Notre rôle se recompose donc au sein d’un écosystème dont nous ne serons jamais le centre. Force est de constater que les bibliothécaires ne sont pas au centre du jeu, il ne l’ont jamais été, il ne le seront sans doute jamais. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas un rôle à jouer, bien au contraire. Dans l’économie de la longue traîne, les médiateurs que nous sommes participent de la valorisation de niches culturelles, au même titre que n’importe quel amateur éclairé. (si,si)

La question est : quel est alors l’avantage (non exclusif) du bibliothécaire dans l’ère du Web 2.0? A mon avis il repose presque entier dans une ressource de plus en plus rare : le temps d’attention que le bibliothécaire peut consacrer à un domaine spécifique et la manière dont il peut le restituer à ceux qui en ont besoin.

D’où l’importance de comprendre qu’il nous faut passer de l’ère logistique, (je prête, je catalogue, etc.) à l’ère de l’édition de contenu et de la médiation (je crée des contenus, des évènements, des supports de médiation, je veille pour moi et pour d’autres, je participe ou anime des communautés thématique et/ou locales, je réponds à des questions, etc.) Attention, je ne dis pas que les bibliothèques ne font pas de médiation aujourd’hui, je dis que ce n’est pas leur activité principale…

En effet, à l’heure où l’information circule très vite, où l’actualité est prédominante, notre métier se distingue par une confrontation avec une offre thématique de manière constante et obligatoire (en tant qu’acquéreur, il nous faut veiller sur les parutions éditoriales et l’actualité de notre domaine). On perçoit ici toute la fécondité de l’approche par départements thématiques, promue dans les bibliothèques depuis les années 90 sur le mode “mettons en oeuvre des politiques documentaires”. (Merci Thierry Giappiconi et Bertrand Calenge!). Car les bibliothèques qui ont suivi ce mouvement sont celles qui ont des organisations et les compétences les plus efficaces pour transformer peu à peu les “pôles de gestion des collections dans un domaine documentaire” vers des “pôles de gestion, de production et de médiation de contenus dans un domaine documentaire”. C’est le chemin que suivent peu à peu deux des collectivités les plus avancées aujourd’hui dans le secteur de la lecture publique : le SAN Ouest provence et le réseau des bibliothèques municipales lyonnaises.

Ainsi, il nous revient de faire de la médiation une activité concrète, une tâche parmi d’autres de notre travail quotidien. Il ne s’agit pas ce faisant de la “fonctionnariser”, mais de se donner les moyens de valoriser et d’approfondir la facette la plus intéressante de notre métier. Car loin d’être des prescripteurs de documents-médicaments-pour-usagers-en-détresse, il s’agit toujours de faire des choix de documents et/ou de contenus culturels, mais aussi de les exprimer, les assumer. Ce faisant, les bibliothèques entreront par le contenu dans un jeu culturel plus global. Mais ce n’est qu’à condition de se montrer productrices d’information, qu’elle pourront susciter des interactions. Encore une fois : rien ne change, mais tout change…

Car il faut sans doute aussi considérer que la médiation n’est plus forcément une activité d’humain à humain de manière directe. Cette activité qui vise à guider, à donner envie, ou à faire découvrir ou tout simplement à trouver une information passe par de nombreux dispositifs. La médiation “moteur du désir” peut ainsi passer par un algorithme bien pensé (une des questions est alors de rendre le plus efficace possible les moteurs de recommandation), par le conseil d’un ami, par un site internet, un blog, par la participation à une communauté littéraire, ou encore par un conseil à la banque de prêt…toujours dans un rapport de proximité avec des usagers. Qu’elle soit numérique ou pas, la médiation repose sur une valeur essentielle : la confiance. (aujourd’hui, on peut aussi avoir confiance dans des services numériques de recommandation.)

Nous avons finalement un “double devoir” : celui de prendre le temps de veiller sur des ressources d’un domaine thématique (nous devons le trouver..) et celui de créer des dispositifs de médiation, à partir de contenus. En y réfléchissant, ces deux fonctions rapprochent singulièrement notre métier de celui de journaliste…si la bibliothèque reste bibliothèque, au fond, elle s’éditorialise.



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jan 16
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Vous connaissez peut-être Babelio, le
librarything à la française (c’est moi qui l’appelle comme ça hein). Ce réseau social autour des livres permet de créer votre bibliothèque personnelle et de l’enrichir avec des critiques. Dernièrement Babelio à crée l’évènement en proposant un système équivalent aux offices de livres pour ses contributeurs les plus actifs en partenariat avec certains éditeurs.

Cette semaine va être lancé une modification demandée par les membres: la possiblité de rédiger collaborativement des critiques de livres: et devinez quel type d’outil a été choisi? hé bien naturellement le wiki!

Wikibelio permettra donc d’éditer et de modifier des critiques. Voici ci-dessous une copie d’écran exclusive! (merci Pierre!)

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Et voici en direct du
blog de Babelio les modifications à venir, sélectionnées suite à un sondage auprès des utilisateurs:


4 Fonctionnalités jugées très importantes constituent un quatuor de tête

  • La description ou le résumé des livres par les membres de Babelio
  • La création d’une page par auteur
  • L’amélioration du rapprochement entre bibliothèques
  • La possibilité d’exporter sa bibliothèque

2 fonctionnalités jugée importantes :

  • L’amélioration du système d’étiquettes
  • La possibilité de noter qu’un livre est en cours de lecture

4 Fonctionnalités jugées utiles

  • La notation des critiques
  • L’intégration de bases de données étrangères de livres
  • Les liens vers des livres en ligne (ebooks)
  • La possibilité de changer les couvertures des livres

Nous allons donc nous concentrer sur les 4 premières fonctionnalités dans un premier temps, dans un ordre à définir.

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déc 11

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Annoncé sur le très connu Tech crunch et le non moins connu la Feuille, Babelio, le réseau social francophone autour des livres vient d’innover en lançant le service de presse pour les blogueurs :

 

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Recevez chez vous gracieusement des livres et faites en votre critique publique lapidaire ou dithyrambique comme bon vous semblera. Il n’y a rien d’autre à comprendre : un livre en l’échange d’une critique, c’est aussi simple que ça. Comment ça marche précisément?

1- Nous recevons tous les mois une sélection de livres mis à disposition par les éditeurs partenaires (pour cette première édition XO , Univers Poche, Place des éditeurs, et Oh ! Editions, d’autres devraient les rejoindre très vite), sélection que nous publions sur notre blog et en vous en avertissant sur la page d’accueil de Babelio. Ce mois ci les livres sélectionnés se trouvent à la fin de ce billet.
 
2- Les internautes désirant participer à l’opération doivent être membres de Babelio et tenir un blog (Masse Critique est un pilote pour l’instant limité aux blogueurs. Vous n’avez pas de blog ? C’est la meilleure occasion d’ouvrir celui auquel vous pensiez depuis des mois ! Il n’y a rien de plus facile, sur wordpress.com, over-blog.com, typepad.com et surtout, si vous êtes enseignant, sur lewebpedagogique.com

Babelio se fonde sur le système des Early reviewer mis en place par Librarything. L’idée me semble très bonne et même si elle peut au premier regard être assimilée à des billets sponsorisés, en réalité il est évident que les critiques peuvent être négatives…raison de plus pour qu’on puisse nous aussi en faire des critiques négatives non? :-)

En tout cas, cela a le mérite de souligner combien il pourrait être intéressant mutualiser à grande échelle nos avis côté bibliothécaires. En effet, nombreux sont les établissements qui reçoivent des offices (équivalent des services de presse pour les éditeurs, pour aller vite, pour les non initiés) et les bibliothécaires de France et de Navarre lisent chacun, dans leur coin les mêmes livres à leur parution pour choisir ou non de les acheter ensuite pour les mettre dans la bibliothèque.

Au final on doit bien lire au moins une fois toute la prution française annuelle (au moins en fiction), et en discuter avec les collègues. Outre le fait qu’il y a là un travail considérable assez peu (voire pas du tout) mis en valeur pour le public (les critiques de livres réalisées pour l’office sont très souvent, même couchées sur le papier, rangées dans un tiroir après la “réunion d’office”…soupir.), on pourrait imaginer de mettre en commun sur une plateforme ces critiques de livres, base d’une sorte de label “conseillé par des bibliothécaires” qui pourrait constituer une vraie valeur ajoutée et changer un peu l’image du métier non?

J’ai ouï-dire d’un certain projet de la BPI à cet égard, mais je ne peux vous en dire plus, en l’absence d’annonce officielle…le buzzz est lancé!

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oct 03


L’autre jour j’étais à la bouquinosphère ou j’ai pu comme dit Virginie,
dîner avec mon agrégateur, ce qui fut fort agréable! J’ai découvert à cette occasion Scribeos, toute nouvelle plateforme communauaire de publication et d’échanges entre auteurs et lecteurs

Vous constaterez comme moi que le site est vraiment très bien fait. Vous ouvrirez aussi des yeux grand comme ci-dessus comme je l’ai fait quand vous saurez qu’un de ses créateurs, Ulric Musset est âgé de…15 ans! Ce petit génie est en classe de première, et nous sort un site dont la réalisation est de très très bonne qualité avec tout plein de fonctions communautaires…bravo!

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mai 17


C’est un évènement majeur pour les bibliothèques 2.0 ! (et qui est le premier francophone à l’annoncer? hé ouais on est bibliobsédé ou on l’est pas…;-)

La gigantesque base de données de bibliothèques personnelles (plus de 190 324 membres et 13 041 058 livres catalogués à l’heure de la rédaction de ce billet), s’ouvre aux OPAC des bibliothèques!

Pour mémoire, Librarything c’est le web 2.0 appliqué aux bibliothèques, chacun peut s’incrire et retrouver sa collection de livres en ligne, puis recommander aux autres membres, commenter, taguer chaque titre et en recommander d’autres…le site joue à fond(s) sur l’effet communautaire, à partir des notices d’Amazon et de celles de la bibliothèque du Congrès.

Que propose Librarything pour les bibliothèques ? hé bien de la même manière que les biblioblogueurs peuvent ajouter une fonctionnalité à leurs blog avec une ligne de code insérée dans le code source, il est proposé d’insérer dans les OPAC des bibliothèques des "widgets" : petites lignes de codes permettant d’interfacer les données bibliographiques du catalogue de votre bibliothèque et le contenu enrichi par la communauté de Librarything. Le service n’est vraiment intéressant que pour les bibliothèques anglophones (pour l’instant) car la majeure partie des données est anglophone, même si le monde francophone est en phase de conquête…Le plus chouette c’est qu’avec un tel système, tous les OPAC sont compatibles (à terme hein..)!

L’ensemble notices + contenu communautaire constitue un élément valorisable et Librarything y trouve son modèle économique et annonçe vouloir se rémunérer sur les widgets insérés dans les OPAC des bibliothèques…l’offre vient de paraître, il est précisé que la quasi-totalité des widgets sera payante, mais aucun coût n’est donné. Librarything, beau joueur, s’est construit sur les données des bibliothèques (celle du congrès en particulier) et annonce ne pas vouloir pratiquer des prix "très cher"…


Je pense vraiment que ce genre de service est suceptible de rencontrer l’intérêt des professionnels étant donné que c’est entièrement paramétrable, simple à installer et que cela représente une vraie valeur ajoutée! Mais le plus simple est de voir ce que cela donne directement dans l’interface de la toute première bibliothèque au monde à bénéficier de cette offre: la  bibliothèque de Danbury

Constater qu’en seulement quelques mois l’essor du Web 2.0 a rendu possible la création d’une énorme base enrichie (+ de 13 millions de notices c’est à dire 2 fois la base BN-Opale+en quelques mois!), c’est tout simplement vertigineux non?

Je vous laisse consulter toutes les autres informations sur Librarything for libraries, sans oublier le blog dédié.

Voici les données qui sont ajoutées aux données bibliographiques :


 

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mai 03

Je ne suis pas peu fier de vous annoncer, en exclusivité mondiale sur Bibliobsession, (voilà que je me prends pour le techcrunch des bibliothèques…;-) la sortie prochaine de Babelio, site communautaire dédié au partage de ses lectures et de sa collection de livres. J’avais été contacté il y a quelques semaines par le créateur du site, je lance donc le Buzz auprès de vous tous par un petit extrait du mail que j’ai reçu :

Il y a d’ores et déjà une page d’accueil dans laquelle il est possible de s’inscrire pour reçevoir la newsletter qui arrivera plus tard, et un blog sur lequel nous allons donner plus de détails bientôt. Pour information, il y aura les fonctionnalités attendues pour ce type de site (cf.Librarything, Shelfari, Anobii…), et des spécificités telles que la possibilité d’attacher des citations à des oeuvres, de faire ressortir les critiques les plus pertinentes, ou la mise en valeur des 5 livres que les lecteurs emmeneraient dans une île déserte… Nous sommes actuellement en développement, la version béta sera a priori disponible courant juin et nous comptons rajouter toute une série de fonctionnalités dans les 6 prochains mois, qui favoriseraient notamment la mise en valeur des libraires indépendants et les bibliothèques publiques françaises (ah si l’on avait un wordcat à la française…). Et plein d’autres idées qui seront mises en place en fonction du temps dont on dispose.

Babelio est donc prometteur et tout proche de la sortie et vous avez l’occasion de devenir un des premiers à créer votre collection sur ce Librarything à la française…sinon vous pouvez toujours aller faire un tour sur le myspace ou sur le blog de Babelio (j’adore ce nom!) dont les premiers billets ne manquent pas d’humour!

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avr 27


J’avais fait il y a quelques temps un billet mitigé sur Abicia, site de vente en ligne qui propose des Incipit de livres (jusqu’à 50 pages) en pdf afin de susciter des ventes
(site pauvre pour l’instant en fonctionnalités comme en contenu) Dans le blog de l’entreprise, on apprend que cette jeune société est sur la voie d’un accord avec "les libraires" (le SFL?)

Quoi de plus naturel, quand on a découvert les premiers chapitres d’un livre de se procurer rapidement un exemplaire auprès d’un libraire proche de son domicile qui dispose peut-être déjà de l’ouvrage, ou est susceptible de se le procurer rapidement. Très tôt, nous nous sommes rapprochés de libraires pour réfléchir ensemble à un partenariat. Un accord est maintenant en phase de concrétisation. 

Abicia proposera une mise en relation entre l’internaute et la librairie la plus proche de chez lui. Au moment du démarrage de la lecture d’un ouvrage sur le site, nous pouvons de manière simple générer l’envoi d’un mail vers le libraire qui peut faire une proposition de mise à disposition de l’ouvrage vers ce nouveau lecteur et acheteur potentiel.

Rappelons pour mémoire que l’idée est déjà exploitée par google recherche de livres. Il suffit d’entrer son code postal pour localiser la librairie la plus proche. C’est aussi un projet du futur portail de la librairie indépendante porté par le Syndicat Français de la librairie. La question est : Quelle relation a-t-on avec son libraire? (cf ce billet) les internautes souhaiteront-ils se déplacer pour aller chercher leurs livres plutôt que de le recevoir chez eux? (moi y a que le decolleté sourire de ma libraire qui pourrait m’y pousser ;-)


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mar 26

Découvert sur Affordance, (au détour d’un lien) et vu sur le blog Aldus, (blog de l’entreprise) voici le tout nouveau ABICIA en cette journée pro du Salon du Livre. Abicia propose de lire gratuitement des incipits incipit (sans s c’est invariable, j’ai vérifié dans le dico) de pas mal d’ouvrages en pdf. C’est un site commercial qui propose la vente desdits livres, une fois que la lecture d’un maximum de 50 pages nous a mis l’eau à la bouche…en lecture sur écran. Pour l’instant le catalogue est composé de classiques. D’ailleurs, sur le même sujet, je vous invite à découvrir d’urgence l’excellent Incipit blog (salut au nounours). Sur le site on trouve le concept explicité :




De nombreux éditeurs proposent également déjà quelques pages de livres. Pourquoi ne pas l’étendre en accédant d’ores et déjà à plusieurs chapitres et commencer ainsi une réelle lecture suivie pour entrer dans un livre, découvrir ainsi de nouveaux romans, contes, nouvelles, tout cela pour un prix attractif qui permette une juste rémunération des éditeurs et des auteurs ? C’est le pari que nous faisons.

Nous pensons également que la lecture à l’écran n’est pour l’instant pas satisfaisante pour lire des livres en totalité. En effet, la lecture d’un ouvrage entier sur son ordinateur se révèle vite fastidieuse, voire impossible, avec une fatigue visuelle. C’est pourquoi, nous avons pris le parti de ne jamais donner plus de 50 pages d’un même livre

Le site est bien fait et la navigation particulièrement agréable…il s’agit d’une toute jeune entreprise hébergée à l’incubateur de l’Ecole des Mines de Nantes. Je doute pourtant que l’idée permette d’exister sur le terrain de "chercher au coeur" d’Amazon. D’autant que le site ne popose que les incipit comme idée, et n’intègre ni personalisation, ni commentaires, ni notes, ni tags, ni fil rss, etc. Le site est tout neuf et évoluera surement. En tout cas, cela prouve que le secteur de la vente de livres en ligne est un terrain d’innovations. En attendant de voir le Portail des libraries indépendantes

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mar 01


Je m’interroge en ce moment sur le thème des communautés virtuelles. Qu’est-ce qu’une communauté virtuelle? Comment les créer ou y participer? Quelles sont leurs règles de fonctionnements? En bon bibliobsédé, je me demande bien sûr si une bibliothèque peut proposer un ou des sites qui soient le support de communautés virtuelles, et surtout à quelle échelle territoriale, administrative et géographique cela peut se faire. Aujourd’hui, à ma connaissance, il n’existe pas de véritable plateforme d’échange 2.0 gérée et crée par une bibliothèque. Cette question était un des objets de la
petite synthèse que j’avais faite en novembre
(et qui depuis se propage joliement : vue + de 5000 fois sur Slideshare!)

Pour être très clair : au-delà de la médiation numérique des contenus et des réponses aux demandes des internautes, sera-t-il possible que les bibliothèques créent et "organisent l’interaction"
sur des Opac 2.0 avec des internautes par différents moyens (que j’avais essayé de repérer en novembre dernier) ?

Les internautes (lesquels?) suivront-ils des initiatives institutionnelles? Ne vaut-il pas mieux tisser des liens avec des communautés déjà existantes comme zazieweb, critéo, l’agora des livres, mais aussi Readme.CC ou U.[lik])? Qui l’initie en France? Comment?

Car n’oublions pas que la plus emblématique et la plus importante communauté virtuelle (en taille) de lecteurs est peut-être Librarything  aux Etats-Unis… et qu’elle n’est pas née de bibliothèques, alors qu’elle joue le rôle d’outil de mise en valeur à très très large échelle (plusieurs millions de Notices, des milliers de membres…et des renvois vers des bibliothèques via worldcat.)
 

Sans prétendre creuser plus avant la question aujourd’hui je voudrai vous livrer ces quelques lignes sur les communautés virtuelles tirée d’un texte de Luis
Ángel Fernández Hermana, et dont l’intégralité est disponible sur l’excellent vecam.org (dans ce texte CV veut dire Communauté virtuelle, je le précise parce que ça m’a perturbé au début..) 

La CV crée, finalement, un espace virtuel pour l’apprentissage informel, un environnement que nous ne pouvons rencontrer dans le monde réel. Il ne s’agit pas de processus d’apprentissage spéculatif ou intellectuel. Ce qui est déterminant est l’action collective, dans laquelle se partagent l’information, la connaissance et l’expérience, d’une manière plus ou moins formalisée, plus ou moins consensuelle. Les réflexions partagées et la méthode de travail dans un espace virtuel commun font se manifester des éléments de connaissance dispersés, qui se socialisent, s’échangent, se combinent pour engendrer une connaissance opérationnelle. Les CV mûres ou complexes sont également appelées Réseaux intelligents, pour les raisons suivantes :

- leur contenu est lié à des objectifs concrets (intelligence du projet) ;

- leur contenu ne réside pas seulement en ce que savent certains de leurs membres mais dans la génération et la gestion collective de la connaissance qui intéresse la CV (intelligence du travail en collaboration)

- leur contenu dépend de l’ouverture du collectif vers les autres réseaux, pour échanger information et savoir, que ces réseaux soient ou non dans la même organisation. (intelligence des interactions en réseau.)

- la difficulté objective pour construire une religion de la CV au sens étymologique du terme, c’est-à-dire « relier » l’activité exercée dans l’espace virtuel avec ce qui se passe dans le monde réel. Cette difficulté persiste même quand se manifeste dans ce dernier l’émergence de mouvements sociaux organisés en réseaux. Cette difficulté porte atteinte à la construction du concept même de « valeur », qu’il soit pris dans son sens politique, économique ou culturel, puisque, en réalité, « vapeur » s’appliquerait mieux à notre époque. De mon point de vue la CV exprime clairement ce caractère diffus et s’en fait même le porte parole.

Le point précédent est crucial car il est lié au transvasement qui peut se faire entre les activités d’individus en CV aux caractéristiques et aux propos différents et une activité hors réseau qui instaure un modèle d’organisation sociale basée sur des principes d’autogestion et d’auto organisation. Parfois, vouloir appliquer la même échelle de valeur entre l’une et l’autre, entre le virtuel et le réel, nous fait perdre de vue jusqu’à quel point ce que nous pourrions appeler « philosophie de la CV » sur le plan organisationnel (auto organisation, autogestion, transparence des comportements, registre historique ouvert à la consultation et à la dissémination de ses contenus, etc..) permet actuellement des relations sans fin, à toutes les échelles : individuelles, professionnelles, d’entreprises, gouvernementales et non gouvernementales (ONG), institutionnelles, citoyennes, etc.. Ceci ne signifie pas, bien entendu, qu’un transvasement automatique des formes organisatrices de la CV au monde réel se produise nécessairement. Il en va de même pour les formes organisatrices du monde réel qui entrent immédiatement en tension et en conflit quand on prétend les imposer dans le monde virtuel comme manière d’atteindre des buts par l’interaction et le travail collectif.

La typologie des CV est illimitée, en fonction de leur simplicité de construction et de développement : un objectif explicite, un groupe de gens qui se mettent d’accord pour développer cet objectif au moyen d’échanges, une méthode de travail (qui inclut une possibilité de modération), un espace virtuel organisé (qui va de la liste de diffusion jusqu’aux environnements virtuels hautement organisés, avec services d’assistance à la communauté, consultants, matériaux additionnels obtenus sur le web, références bibliographiques, connections à d’autres réseaux ou CV, chercheurs de matériaux générés par la CV, etc), des dossiers transparents avec différents degrés d’organisation.

De plus, le territoire susceptible d’être colonisé par une CV ne connaît pas de limites : des groupements spontanés ou plus ou moins animés dans des cadres ouverts à ceux qui s’organisent en entreprises et institutions ; dans les relations entre citoyens ou entre ceux-ci et les administrations publiques ; dans les cadres professionnels ou de loisirs ; pour ceux qui poursuivent des objectifs sociaux, économiques, culturels ou scientifiques ; tout cela entretient une immense diversité de critères concernant la provenance ou les caractéristiques des nouvelles CV. En réalité, comme nous l’avons dit plus haut, nous parlons d’une cellule de base de production d’information et de connaissance dans la société de la connaissance, c’est pourquoi nous insistons sur les traits politiques de ce type de production tel qu’il se déroule dans les CV.

Au caractère illimité de la typologie des CV s’ajoute un autre facteur : son gouvernement. Une question posée depuis les règles diffuses des premiers BBS proposant des CV organisées par thèmes, au début des CV relatives aux technologies et aux programmes informatiques permettant de créer et faire fonctionner des CV dans l’espace virtuel du réseau, jusqu’aux CV d’une plus grande complexité, dont le règlement intérieur préfigure les éléments avancés d’auto gouvernement, de consensus démocratique et d’une nouvelle approche de la politique à travers un contexte délibératif implicite qui émerge fortement dans les moments critiques du fonctionnement d’une CV.

Le modérateur a joué un rôle historique essentiel dans ce gouvernement de la CV. Celui-ci émerge progressivement comme une figure neuve parmi les modèles de coopération asynchrone et d’auto organisation de ce qui, sinon, tendrait au chaos par accumulation.

Le modérateur, s’il est armé d’une méthodologie de travail claire, est une des rares personnes de la CV qui peut influer sur sa qualité, son rythme de fonctionnement et la tonalité des échanges.

En définitive, la société de la Connaissance se construit sur la capacité de créer, traiter et transmettre information et connaissance. Cette capacité implique une nouvelle perception - ou conjugaison - de mots comme productivité, efficience et rentabilité des savoirs. L’organisation en Communauté Virtuelle tend à optimiser la création, la gestion et la diffusion de la connaissance collective, considérée comme résultat des pratiques des membres, ce qui suppose une augmentation de la liberté d’action de chacun d’entre eux.

24 avril 2006

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