avr 15
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Attention, billet un tout petit peu technique, concentrez vous! :-)

Beaucoup de bibliothèques américaines on bien compris qu’il est essentiel d’être là où les internautes sont. Un des moyens de le faire est de créer un compte sur l’excellent Librarything pour y diffuser, par exemple les nouveautés de la bibliothèque et surtout les avis des bibliothécaires sur ces nouveautés. Il y a là une occasion de participer à cette gigantesque conversation (certains ont parlé d’entrenet) dans laquelle les bibliothèques ont leur place. Car pourquoi garder pour nous le travail qui est fait dans chacune de nos structures?

Mais si nous diffusons des avis de bibliothécaires, encore faut-il que les internautes puissent accéder à notre catalogue depuis des sites externes pour pourvoir localiser puis emprunter le cas échéant les livres ou autres supports que nous mettons à disposition. Car nous desservons d’abord une communauté locale.

Cette cohérence passe des identifiants et des url stables pour que les différentes applications (en l’occurence votre catalogue et librarything) puissent “converser” automatiquement via des web services. Mais avec Librarything c’est encore peu intéressant pour nous car la communauté francophone est encore trop peu développée. Mais cela ne doit pas nous empêcher de créer des comptes sur librarything, bien au contraire!

En terme d’identifiants, concernant les livres, nous avons une chance inouïe : l’ISBN ! Sur wikipédia, l’article sur ISBN nous apprend que “La première édition de cette norme est parue en 1972.” C’est rigolo de constater que dès 1972 certains ont pensé que ce petit bout de numéro pouvait avoir une utilité…et ils avaient ô combien raison!

Nicolas Morin, dans feu son blog :-( le montre de manière limpide en se posant la question suivante, puis en y répondant :

J’ai une édition poche de Madame Bovary dans mon catalogue. Je prends son isbn: à partir de cette information, quelles informations puis-je récupérer à la volée via des web services disponibles ailleurs sur le web pour enrichir l’expérience de l’usager? (réponse dans le billet de Nicomo)

Pour en revenir à Librarything, une nouvelle fonctionnalité vient de faire son apparition. Il est désormais possible de personnaliser les liens externes dans les notices des livres.

Concrètement : Je suis sur Librarything, et je trouve dans ce catalogue géant un livre que je veux me procurer. Par défaut je peux passer par ces liens:

Mais maintenant, imaginons : je suis bibliothécaire à la bibliothèque de Miami; Hé bien désormais, je peux proposer un lien direct vers mon catalogue à l’affichage de la notice dans Librarything (ça marche exactement de la même façon pour les librairies soit dit en passant); Une fois configuré, ça donne ça:

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Ainsi, non seulement je met mes nouveautés dans Librarything et en plus, je permet à l’internaute s’il le souhaite de retourner vers mon catalogue. (ou alors vers un catalogue commun, puis vers mon catalogue, c’est ce que fait worldcat me direz-vous, mais bon là encore c’est principalement anglo-saxon, et puis je cherche une solution directement opérationnelle).

Car au delà d’un lien vers la page d’accueil du catalogue, on peut faire beaucoup mieux! Comment? grâce à l’ISBN! En effet, Librarything vous propose non pas un lien vers la page d’accueil de votre OPAC mais vers la page de la notice! (accès à l’url profonde)

Comment faire? Deux possibilités :

  • soit votre catalogue propose une recherche par ISBN avec une url claire et lisible : c’est le cas de la bibliothèque de l’Université de Miami : http://holmes.lib.muohio.edu/search/i?SEARCH=0805210644 les chiffres en gras correspondent à l’ISBN
  • soit vos notices sont toutes identifiées par une url stable dans laquelle figure l’ISBN, c’est le cas de worldcat pour lequel l’ISBN ressemble à ça: http://worldcat.org/isbn/0385504209

Vous allez me dire, c’est bien joli tout ça mais si je dois enter “à la main” dans mon compte Librarything les url de chaque notice avec leur ISBN, je vais y passer des heures! Hé bien non, c’est là que la magie de l’ISBN intervient! Librarything propose de remplacer votre url relative (= avec un ISBN spécifique) par une url absolue (=avec une formule magique qui est : MAGICNUMBER). Du coup l’url ressemble à ça : http://worldcat.org/isbn/MAGICNUMBER

La formule magique en question permet en fait de dire à librarything de remplacer “MAGICNUMBER” par l’ISBN du livre affiché….et le tour est joué vous avez un lien direct vers votre notice!

On peut tirer deux conséquences de cet exemple (à l’adresse de nos prestataires qui proposent des logiciels propritétaires, car en général c’est le cas pour les logiciels libres) :

Il faut que nos catalogues permettent une recherche par ISBN et/ou qu’ils proposent des URL stables dont l’identifiant soit l’ISBN! C’est ce qu’on appelle libérer nos données pour les rendre utilisables par d’autres services, dans notre intérêt! On ne le répètera jamais assez: nous avons en tant que bibliothécaires un avantage énorme à l’ère de l’information : nos données!

Bon dans Librarything, cette fonction a encore un gros défaut, puisque les liens ainsi personnalisés ne sont visibles que pour vous seul lorsque vous êtes connectés sur votre compte…ce qui limite grandement l’intérêt de cette fonction pour nous autres bibliothécaires. Car admettons que j’ai un compte des nouveautés de la bibliothèque sur librarything, je peux le valoriser sur le blog ou le site de ma bibliothèque grâce au widget proposé par librarything. ça pourrait ressembler à ça :

screenshot015.jpg

Les liens des premières de couvertures renvoient vers la page de la notice dans AMAZON (normal, les vignettes viennent d’Amazon et la licence impose ces liens). Le problème c’est que les liens “titres” de ce widget renvoient vers librarything, mais n’affichent pas le lien que vous avez soigneusement configuré dans votre compte libraything vers l’url profonde de votre catalogue, parce que l’utilisateur n’est pas connecté à votre compte!

Il serait formidable que les visiteurs du blog de votre bibliothèque puissent arriver sur un livre et accèdent à votre catalogue! Frustré par ce problème, j’ai envoyé un mail aux fondateurs de Librarything qui m’ont gentiment répondu :

Dear Bibliosession,

thank you very much for your email and for supporting LibraryThing.

I definitely see your point, but I am not sure how it is technically possible to realize your proposal. If a visitor of your profile go to see one of your books, lands on a bookdetail page which is a standard book page. If you are logged in, we can of course display you your favourite find at sources, but since your visitor is not, this becomes really hard.

I’m forwarding your email to Tim, he may be able to find a solution.

Thanks,
Giovanni
LibraryThing.com

Traduction : on comprend le problème et on cherche les solutions techniques permettant de le résoudre…(I hope so!)

En attendant, il est possible de bidouiller comme le fait cet utilisateur qui a trouvé le moyen de faire apparaître les url profondes pour tous les visiteurs dans les commentaires de chaque notice! (car je ne suis pas le seul bibliobsédé frustré sur cette question, si si je vous assure! :-)

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To be continued, comme on dit.

Si d’aventure vous souhaitez suivre ce débat dans Librarything, ça se passe ici

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avr 10
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Attention cet outil est révolutionnaire! On a souvent parlé ici de la dissémination des contenus des bibliothèques. Il s’agit tout simplement l’idée que ce n’est pas l’usager qui viendra à la bibliothèque de manière spontanée, mais bien parce qu’il y trouve un intérêt documentaire, donc que la bibliothèque ne se promeut pas en tant que telle mais diffuse son contenu sur le web, là où les usagers sont.

ok vous allez me dire, plus facile à dire qu’à faire! Hé bien maintenant, nous n’avons même plus cette excuse! En effet, Sprout Builder est l’outil rêvé pour disséminer nos contenus sur des sites web. Comment? via des petits widgets (exemples) que l’on peut insérer dans d’autres sites. Concrètement, un widget peu comporter par exemple le fil RSS de vos nouveautés, ou encore un mini diaporama sur votre dernière action culturelle, ou encore une annonce pour votre prochaine animation, ou encore….ce que vous voulez!! (exemple aussi ci-contre du mini diaporama destiné à promouvoir la bibliosphère du bibliobsédé)

Rappel : un widget c’est juste un petit bout de code que vous insérez dans votre blog ou dans une rubrique d’un site. Une fois inséré, le contenu désiré s’affiche.

Car le principal intérêt c’est que c’est en ligne, gratuit et que vous pouvez l’utiliser sans aucune compétence technique. (croyez moi, je ne connais pas un seul langage de programmation, je suis comme vous, bibliothécaire et pas informaticien et pourtant j’ai réussi facilement à le prendre en main!). En fait, les compétences nécessaires sont plutôt en terme de communication, puisqu’il s’agit de faire de ces petits widgets les ambassadeurs de ce qui se passe dans vos bibliothèques… (autre exemple relayé par Pascalk pour igoogle)

Exemples d’utilisation:

  • Améliorer la cohérence entre le blog de la bibliothèque et le site/opac de la bibliothèque
  • Diffuser des contenus de la bibliothèque sur le site de la ville
  • Diffuser les contenus de la bibliothèque dans l’univers Netvibes de celle-ci (d’ailleurs je vous invite chaudement à aller voir l’Univers Netvibes de la bibliothèque de Romans-sur Isère, une réalisation exemplaire signée Lionel Dujol)

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jan 31

Beaucoup de bibliothèques produisent des documents de communication et de médiation (le plus souvent des bibliographies). Certaines y passent beaucoup de temps, d’autres moins, et de plus en plus, les fichiers pdf sont téléchargeables sur les sites des bibliothèques.

Mais il existe des moyens simples de mettre en valeur de manière très convaincantes des pdf sur nos sites internet.

Car quoi qu’on en dise, le pdf c’est moche et peu lisible en ligne ou alors ça demande de télécharger le fichier pour le lire plus tard, ce qu’on ne fait en général pas.

Par exemple, la BPI propose aux professionnels que nous sommes un ensemble de bibliographies au format pdf : la bibliographie sur “comprendre la mondialisation” est un exemple parmi d’autres.

C’est moche, c’est du pdf et c’est pénible à lire en ligne. Hé bien Issuu vous permet de transformer n’importe quel pdf en livre viruel! Résultat : c’est plus attractif et il est ajouté au document des fonctionnalités supplémentaires! (même si ça manque toujours autant d’informations enrichies!)

Jugez par vous même:

voici un autre exemple pour montrer ce que cela peut donner avec un document plus graphique : ici le programme de la saison d’action culturelle du réseau de médiathèques qui m’emploie.

Après quelques tests, je pense vraiment que Issuu est le meilleur pour sa simplicité d’utilisation, sa gratuité totale et la rapidité de la conversion des fichiers !

Comment ça marche? Hé bien rendez vous Issuu, créez un compte, uploadez vos fichiers pdf en les décrivant dans le formulaire prévu à cet effet. Une fois cela fait : votre pdf apparaîtra quelques minutes après sous forme d’un livre virtuel, pourvu d’une URL. Pour l’insérer dans un site web, il suffit alors de copier/coller le code indiqué sous EMBED en bas à gauche de la fenêtre de votre document dans le code-source de la page web dans laquelle vous souhaitez l’intégrer. Il apparaîtra comme ci-dessus et un clic de souris fera arriver l’internaute sur le visionneur de Issuu, en plein écran. Vous pouvez aussi personnaliser l’apparence de votre document dans votre site.

Le marché du livre viruel se développe sous l’impulsion des catalogues commerciaux en ligne. Rien ne nous empêche d’en profiter, bien au contraire! D’autres outils existent néanmoins comme ceux répertoriés dans cet article d’un site dédié à la photographie

- Acroflip (gratuit)
Démo

- LogZine (payant, mais la première utilisation est gratuite).
Démo 1
Démo 2

- Page Flip
Un logiciel à installer sur son PC pour créer des livres virtuels.
Il va bien plus loin que la simple importation de fichiers PDF.
Démo

Via Lafeuille qui m’a coiffé sur le poteau pour sortir cette news dans la biblioblogosphère :-) et vu initialement sur l’excellent Accessoweb

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jan 16
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Vous connaissez peut-être Babelio, le
librarything à la française (c’est moi qui l’appelle comme ça hein). Ce réseau social autour des livres permet de créer votre bibliothèque personnelle et de l’enrichir avec des critiques. Dernièrement Babelio à crée l’évènement en proposant un système équivalent aux offices de livres pour ses contributeurs les plus actifs en partenariat avec certains éditeurs.

Cette semaine va être lancé une modification demandée par les membres: la possiblité de rédiger collaborativement des critiques de livres: et devinez quel type d’outil a été choisi? hé bien naturellement le wiki!

Wikibelio permettra donc d’éditer et de modifier des critiques. Voici ci-dessous une copie d’écran exclusive! (merci Pierre!)

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Et voici en direct du
blog de Babelio les modifications à venir, sélectionnées suite à un sondage auprès des utilisateurs:


4 Fonctionnalités jugées très importantes constituent un quatuor de tête

  • La description ou le résumé des livres par les membres de Babelio
  • La création d’une page par auteur
  • L’amélioration du rapprochement entre bibliothèques
  • La possibilité d’exporter sa bibliothèque

2 fonctionnalités jugée importantes :

  • L’amélioration du système d’étiquettes
  • La possibilité de noter qu’un livre est en cours de lecture

4 Fonctionnalités jugées utiles

  • La notation des critiques
  • L’intégration de bases de données étrangères de livres
  • Les liens vers des livres en ligne (ebooks)
  • La possibilité de changer les couvertures des livres

Nous allons donc nous concentrer sur les 4 premières fonctionnalités dans un premier temps, dans un ordre à définir.

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nov 14

Je n’avais jamais pensé à un tel usage de Netvibes! L’initiative vient de Saint-Quentin-en-Yvelines qui vient d’ouvrir un portail territorial sur ce célèbre service de page d’accueil personnalisée. Bon vous vous doutez de la question : et les bibliothèques dans tout ça? hé bien elles bénéficient d’un onglet dans lequel se charge la page d’accueil du catalogue des Médiathèques. Le projet est innovant, il s’adresse à tous et me semble très intéressant. Beaucoup de services via des Fil RSS concernant la bibliothèque pourraient être ajoutés dans cet onglet…(par exemple : la sélection des bibliothécaires, l’actualité des animations, Un widget de calendrier avec les rdv proposés par les médiathèques, des fils rss thématiques, le site du jour conseillé par la bibliothèque…). Gageons que les collègues de SQY se saisiront de ce projet.


En tout cas voici une belle idée d’usage des TIC dans un contexte territorial…l’information vient de l’excellent Blog-territorial.

Dans le même esprit, voici une autre initiative approchante initiée par Francis du chouette blog Un petit cabanon. La page est cette fois destinée aux agents des bibliothèques :

Il s’agit donc d’un portail qui est destiné à des agents de bibliothèques municipales (BU ou centres de docs ont des besoins différents). C’est l’exemple d’un possible. Il ne faut pas l’utiliser tel que, mais s’en servir comme d’une base pour un travail collaboratif au sein de vos équipes. Le but est de partager des connaissances (et que les spécialistes de domaines partages leurs savoirs et leurs outils avec l’ensemble d’un réseau - par exemple entre centrale et annexes), et de créer une culture commune dans une bibliothèque ou un réseau par un socle de connaissances identiques, mais aussi par la mise en place de méthodes communes. Il s’agit aussi, par le biais de la veille, de faire découvrir les outils du web 2.0, dont on a souvent entendu parler mais que l’on ne manie pas au quotidien.

Je salue au passage la récente création de l’équivalent musical à biblioflux, Discoflux, respectivement crée par Willy et grâce à l’outil open source Portaneo. (Willy qui fait une pause sur son blog…il doit être occupé ailleurs, ou alors en détresse…faut-il Sauver Willy!? :-) oui je sais elle est facile mais j’ai aps résisté!)

Ces Netvibes-like (comme on dit) permettent de diffuser une base de fils RSS pré-sélectionnés. Idéal pour initier des pratiques de veille dans nos domaines et éviter l’angoisse de l’agrégateur vide (ou obèse, c’est encore pire)!



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nov 09


On a souvent parlé ici de la nécessité de plus en plus impérieuse d’enrichir nos catalogues. Les
web services le permettent très facilement aujourd’hui. L’obstacle technique est donc de moins en moins présent, ce qui ne règle en rien la question de la source des données. Les fournisseurs ont bien compris d’ailleurs l’enjeu économique des web services et commencent à construire des modèles économiques autour de la diffusion de données dans des catalogues commerciaux. Pour les livres on pourrait lister
de manière non exhaustive les données enrichies qui pourraient être accessibles à partir de l’OPAC comme suit:

  • Image de la première de couverture
  • Résumé "officiel" du livre
  • Commentaires et critiques sur le livre
  • Table des matières, sommaire
  • Tags
  • Sélections auxquelles appartient le livre
  • Communautés dans lesquelles le livre a eu du succès
  • Évaluation du livre sur une échelle (avec des étoiles par exemples)
  • Liens vers d’autres livres du même auteur, du même thème, de la même édition, etc.
  • Recherche à l’intérieur du fichier numérique texte intégral du livre (amazon search inside)
  • Géolocaliser les lieux d’achat du livre (google recherche de livres)

Et pourquoi pas demain dans l’Opac: (petit exercice de brain-storming bibliothécofictionnel)

  • Télécharger le livre en intégral et en format ouvert pour faire des recherches dedans (sans DRM hein!)
  • Trouver la biographie de l’auteur (à partir de wikipédia par exemple)
  • les sites sur lesquels le livre a été critiqué (à la allociné comme la partie "critiques presse" voir cet exemple pour le film Control)
  • Ajouter le livre à sa bibliothèque librarything ou mylibrary (google)
  • Géolocaliser les lieux présents dans le livre (pour une fiction)

et d’autres sont à imaginer…

Ceci dit, pour revenir à une réalité plus pragmatique aujourd’hui trois fournisseurs principaux de données s’offrent à nous. Alors un petit exercice de comparaison s’impose : (je n’ai pas fait une étude approfondie hein, merci de signaler si vous voyez des erreurs et/ou des compléments.)


Comparatif des web services utilisables par des bibliothèques en novembre 2007
  Amazon Electre Librarything
Coût Gratos! (mais pour combien de temps encore?)
 5% du prix de l’ensemble des licences de la collectivité
 Gratuit pendant 60 jours, et après…: pas d’information officielle

Données
Premières de couvertures, résumés, commentaires, extraits musicaux (situation juridique peu claire sur ce dernier point)
voire la licence Amazon
(en anglais)

Premières de couvertures et résumés pour toute la base. Tables des matières pour les sciences et techniques, la médecine le droit et management.
 
extrait du site:

Book recommendations. Show high-quality "recommended" or "similar" books.

Tag browsing. Give your patrons the power and flexibility of searching and browsing your books by tags.

Other editions and translations. Link related editions and translations of the same work. "FRBR"-ize your catalog with a few lines of HTML.


Langue
 Français Français
Anglais à 90% (mais les données françaises sont en augmentation constante)

Obligations contractuelles
Pour les premières de couvertures : mettre un lien derrière l’image de couverture pointant vers l’item correspondant sur le catalogue  Amazon; voir la licence Amazon
(en anglais)
 Pas d’obligation autre que d’indiquer la provenance des notices, les données fournies sont sous copyright Electre
Les infos envoyées restent sur les serveurs de Librarything, aucune info n’est stockée directement dans l’OPAC.

compléments d’informations ici 


Valeur ajoutée que les autres n’ont pas
Gratuité (pour combien de temps?) taux de recouvrement très bon et inclusion d’autres supports que le livre.
Tables des matières pour certaines disciplines
Aspect communautaire très fort, base de données non commerciale, fiabilité des recommandations plus importante.

Inconvénient(s)

Les liens systématiques vers Amazon peuvent poser problème si on les considère comme de la publicité vers un site marchand, depuis un site public…  Oblige à avoir des liens commerciaux avec Electre alors que le monopole sur la récupération des notices est de plus en plus contesté, depuis Moccam-en-ligne et la Bnf…
Base anglophone pour l’instant;
Quel coûts?
 
OPAC avec ces web services en action Bibliothèque de Saint-Herblain 



 

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oct 23

vu sur la liste Discothécaire, info envoyée par le très bien informé Xavier Galaup, voici une innovation très intéressante dans le domaine de la musique numérique libre en bibliothèque. Voici  le communiqué annonçant cette première en France sur le site dédié à Automazic:

La médiathèque et la commune de Gradignan nous ont fait l’honneur de miser sur le projet Automazic. Cette médiathèque, précurseur dans le domaine, a commandé notre premier prototype et nous a fait confiance, nous les en remercions chaleureusement. De nombreux échanges et discussions avec l’équipe de la médiathèque ont permis de le développer en l’adaptant aux besoins spécifiques de ce type de structure. Il sera conforme au modèle de série si ce n’est quelques éléments internes et l’absence de la fonction de dépôt de morceau, qui sera programmée par la suite et intégrée au prototype : la synchronisation de la borne à notre serveur de développement permettra de mettre à jour régulièrement son logiciel d’exploitation.
Automazic sera présentée pour la première fois au public le 3 novembre 2007 à 14H à la médiathèque de Gradignan, 32 route de Léognan - 33170 Gradignan

Programme de la journée “découverte borne automazic” :

14h00 : présentation et démonstration de la borne
16h00 : Concert acoustique d’Egon
17h00 : table ronde autour de la musique en ligne

On connait les déboires d’ithèque et l’impasse des DRM en bibliothèques, et j’ai toujours pensé (avec d’autres) qu’une alternative essentielle est la musique libre en bibliothèque. Cette borne (qui tourne sous linux!) est justement destinée à promouvoir la musique libre puisqu’elle émane de dogmazic, site géré par l’association "musique libre".



Comme précisé sur le billet d’annonce sur Dogmazine elle met en oeuvre concrètement l’interopérabilité et la libre circulation de la musique, tout en rémunérant les artistes!

Elle sera installée dans les lieux publics de telle sorte que les visiteurs puissent écouter, télécharger ou déposer gratuitement des musiques en licence ouverte sur tout type de périphériques USB 2.0 (en fonction des drivers constructeurs bien sûr) et aussi sur CD/DVD RW.

Comme dit Xavier on serait curieux d’en savoir plus sur cette initiative! (Quels contenus? Quelles sélections musicales? Comment se procurer cette borne? Quel est son coût?). Bravo en tout cas aux bibliothécaires de la très belle bibliothèque de Gadignan! (dont j’adore le slogan ci-dessous!)

Voici à quoi ressemble cette borne sur le site dédié à Automazic, vous pouvez aussi consulter le dossier pdf de présentation de la borne.


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oct 19




Bon ok mon titre peut sembler ésotérique aux non initiés. Quelques rappels ou découverte, histoire que tout le monde sache de quoi je parle. Vous savez tous que sur le merveilleux navigateur
Firefox, on peut installer des petit bouts de codes (des modules complémentaires ou encore des extensions) qui offrent des fonctionnalités supplémentaires au navigateur. Vous pouvez trouver ici un catalogue des ces extensions en français.

Une des plus fascinantes applications de ce principe est l’extension appelée Greasemonkey, puisqu’elle vous permet de modifier la manière dont un site se comporte lorsque vous l’affichez sur votre navigateur. Pour cela il suffit d’installer, grâce au menu proposé par Greasemonkey un script préalablement repéré sur le site qui les présente tous. Des modifications de formes (par exemple : polices plus grosses, couleurs différentes, pas de pub, etc.) ou des fonctions peuvent ainsi carrément être ajoutées à l’affichage du site sur votre navigateur. Certains avaient même parlé à l’arrivée de Greasemonkey de passage à "l’information liquide"

L’exemple le plus fameux et le plus fascinant pour les bibliothèques est le fait de pouvoir lier de manière dynamique des grands catalogues commerciaux le permettant (Amazon) et le catalogue de votre bibliothèque. Certaines bibliothèques anglophone proposent d’ores et déjà d’ajouter des petits bouts de codes qui rendent possible de savoir en visitant Amazon si la notice qu’il consultée figure dans le catalogue de la bibliothèque. Par exemple, sur ce blog est présenté le script de la bibliothèque de Colombus, et vous trouverez ici la liste des bibliothèques (rien de francophone hélas) proposant des scripts. La copie d’écran ci-dessous montre une page Amazon dans laquelle se trouve la phrase "le livre est disponible dans la bibliothèque de Keene!"


C’est ce que j’avais appelé il y a quelques temps la dissémination des accès à la bibliothèque. Au delà de l’outil technique, j’y vois pour ma part une opportunité exceptionnelle de développer le recours à nos services depuis des sites à fort trafic, en bénéficiant de l’accord gagnant/gagnant entre le besoin de visibilité des grosses bases de données commerciales et nos besoin de recours à nos ressources dans le cadre de nos missions.

Mais alors pourquoi personne n’a son script en France? (enfin j’en ai pas trouvé, merci de le signaler si vous en avez un!)

Seulement voilà : comme je ne suis pas informaticien et que je n’ai pas non plus trouvé d’explications claires sur le sujet, je fais donc appel aux bonnes volontésVoilà donc 4 questions concrètes qui attendent des réponses concrètes. Je sais que des pros de l’informatique me lisent, qu’ils se sentent visés! et qu’ils répondent dans les commentaires. Merci d’avance!

  • Quelles sont les pré-requis techniques de mon catalogue pour créer un script Greasemonkey par exemple connecté à Amazon? Cela fonctionne-t-il avec un SIGB propriétaire?
  • Si je crée un script, est-il dédié à un seul catalogue commercial type Amazon ou fonctionnera-t-il avec tous les sites sur lesquels le script reconnaîtra un ISBN?
  • Le code utilisé pour le script Greasemonkey peut-il être utilisé pour créer un bookmarklet ayant l’avantage de fonctionner sur tous les navigateurs?
  • Question subsidiaire : si vous êtes informaticien ou bibliothécaire très fort en informatique, qu’est-ce qui vous empêche de créer le script de votre bibliothèque?


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oct 09

ouais elle est un peu gore cette image, mais ceci est un billet d’humeur…

Voilà une idée qui me tient à coeur (humm facile). Dans beaucoup de  bibliothèques, on se targue d’esprit critique et de médiation culturelle à tout crin. Bon. Mais que produisent les bibliothèques comme éléments de médiation sur les collections en ligne ou imprimé?

Réponse dans 97% des cas : (j’ai dit 97% hein, pas 100% ya des exceptions) 

  • des Bibliographies (avec un peu de résumés dans le meilleur des cas et des images, rarement)
  • des COUPS DE COEUR sur les nouveautés (ou pas seulement les nouveautés)

et…c’est en général à peu près tout!

Mais bon sang de bonsoir, si on peu comprendre
(et encore) que les librairies donnent des avis toujours positifs sur les livres (l’objectif reste de les vendre) pourquoi est-ce que nous on se sent toujours obligés de donner des COUPS DE COEUR? Pourquoi pas tout simplement des CRITIQUES? (positives ou négatives et argumentées hein, des vraies critiques quoi!)

L’argument qui revient est
(avec la bouche en coeur ;-) : "Mais il faut donner envie de lire les livres! On est là pour promouvoir la lectuuuure!" ou encore: "Si on l’a acheté c’est qu’on l’aiiiime ce livre, sinon on l’aurait pas acheté!"

En fait la plupart du temps, "la lecture" veut juste dire : "la littérature-qui-représente-10%-de-nos-fonds" (et j’exagère à peine, à la louche 20% avec la littérature jeunesse)

Bon admettons, si c’est bien là l’objectif, alors pourquoi ne pas se dire que ce qui la fait vivre, la littérature c’est les débats qu’elle suscite, les idées qu’elle dérange, les envies, les rejets qu’elle crée! (Ironie du sort : quel bibliothécaire n’écoute pas le Masque et la plume ou ne lit pas religieusement les critiques des Inrocks ou de Télérama?). Lionel Dujol, créateur et animateur du blog Everitouthèque qui intervenait dans une journée d’étude la semaine dernière et racontait qu’une critique négative sur une BD publiée sur le blog de la bibliothèque avait suscité de nombreux débats avec les usagers! (comme quoi quand on le fait ça marche!)

Et puis, quand même, c’est paradoxal la plupart du temps, les bibliothécaires sont des très bons lecteurs, qui discutent des livres entre eux…qui ne sont pas d’accord…qui débattent (les réunions d’offices)! Mais qui laissent des miettes COUPS DE COEURS aux usagers!

Quelle est l’image qui ressort de notre institution? Ben Bibliothécaire = béni oui-oui-qui-a-beaucoup-de-coeur(s) et si moi en tant qu’usager je veux trouver des critiques de livres, ben je vais ailleurs que dans les bibliothèques.

A l’heure où nous parlons de plus en plus de nous impliquer dans les contenus, n’est-il pas temps d’abolir nos COUPS DE COEURS et de passer à des CRITIQUES ou des avis?


Aaaah ça va mieux en le disant. :-)

Tiens tant qu’on y est un autre truc que j’ai envie de dire : Le premier à avoir milité pour l’abolition des coups de coeurs n’est autre que Thierry Giappiconi, directeur bien conu de la bibliothèque de Fresnes, dont on pense ce que l’on veut mais qui pour moi est un véritable précurseur, dans bien des domaines. Par exemple, c’est en grande partie grâce à lui que la Bnf met à disposition des notices gratos pour nous, pour qu’on arrête de cataloguer tous la même chose à la chaîne et qu’on puisse avoir le temps de les écrire et de les transmettre ces CRITIQUES! Même si c’est pas gagné encore, les progrès ont été énormes notamment grâce à Quentin Chevillon et son MOCCAM-en-ligne devenu indispensable! ça fait du bien aussi des fois de le dire, ça. Non mais. MERCI A EUX!

Allez un dernier lien vers la chouette idée de Librarything qui a crée un champs UNSUGGESTER destiné à vous conseiller non pas à partir de ce que vous aimez mais à partir de ce que vous n’aimez pas!


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oct 05
Voici une petite formation au web 2.0 que je présente à mes collègues aujourd’hui. Il s’agit d’une introduction avec beaucoup d’exemples pour tenter de cerner le phénomène… Chaque copie d’écran contient un lien vers le site source, ce qui permet d’explorer chacun des exemples donnés. (l’ensemble peut faire un peu catalogue, sans commentaires….et ceux qui connaissent mes précédentes formations verront que je recycle sans vergogne les même matériaux :-)

Formateurs et curieux, sentez vous libres de vous (ré)approprier ce matériau, qui est sous licence creative commons, by-nc-sa, comme l’ensemble du blog par ailleurs. Ci-dessous vous avez la "version longue" de la formation (95 slides…). Celle-ci peut être découpée à loisir pour faire des plus petits modules. (ex : rss) Des petites étoiles jaunes en haut à droite signalent que les stagiaires sont sensés aller faire un tour sur le site affiché sur le slide, encadrés par un formateur.

Vous pouvez aller directement sur slideshare pour télécharger le fichier, le voir en plein écran ou bien le regarder ci-dessous :

Mode d’emploi pour le téléchargement : sur slideshare vous obtiendrez un fichier powerpoint dont l’extension finale est en "pps" . En cliquant dessus, le diaporama se lancera directement. Si vous souhaiter le modifier, il faut juste changer l’extension finale du fichier en la transformant en "ppt", vous accéderez alors à l’interface de powerpoint et pourrez le modifier. Pfffff c’est compliqué hein? normal c’est du microsoft! Bon sinon vous pouvez toujours utiliser open office et son outil de conception de diaporamas…

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