juin
30
2010
1

Présence web du SCD de Nancy : comment ça marche ?

J’avais signalé dans ce billet l’excellente initiative du SCD (Service commun de la documentation= bibliothèques universitaires) de Nancy qui a crée un ensemble de blogs thématiques destinés à ses étudiants. Voyez plutôt :

- blog “Publications des enseignants-chercheurs de l’UHP” :
- blog
Nouveautés du SCD (acquisitions récentes) :

Ensuite, nous avons essayé de construire notre offre de blogs autour des publics qui nous semblaient demandeurs. La section Santé du SCD dessert des populations d’étudiants en écoles paramédicales qui sont très friands d’informations sur la recherche d’information et l’accès aux ressources. Nous avons donc ouvert des blogs qui sont plus récents et qui “font la veille documentaire” pour nos usagers :
-
Orthophonie@UHP pour les étudiants en Ortho. Le blog connait un franc succès !

-
IFSI@UHP pour les étudiants infirmiers

-
Sages-femmes@UHP pour les étudiants sages-femmes

-
Nutrition@UHP pour les inscrits aux DUs Diététique et Diététique de l’Enfant

J’ai voulu en savoir plus sur l’organisation interne de ce projet, j’ai donc proposé une petite interview à Julie Mistral, webmestre du site web et responsable des ces bogs. J’ai souligné certains passages qui me semblent importants. Bravo pour cette démarche, et merci à elle pour ces réponses et pour les documents complémentaires, notamment les statistiques que vous trouverez dans ce billet ! ;-)

Vous êtes responsable de ces blogs thématiques, pouvez vous préciser en quoi consiste cette fonction? Avez vous des collaborateurs ?
Dans le cadre de la mission que j’assume pour le SCD de l’Université Henri Poincaré (Nancy 1) et qui s’intitule “Présence du SCD sur le Web”, je suis webmestre du site Web du SCD, de la coordination des blogs thématiques et de réfléchir à d’autres lieux virtuels où l’usager pourra retrouver notre réseau de BU : page Facebook, univers Netvibes, application pour smartphones, etc.

La responsabilité de cette fonction sous-entend :
- d’une façon générale, la coordination et l’animation des blogs thématiques et de l’équipe des collègues en charge des blogs ;
- l’animation d’un blog thématique ;
- l’aide technique et rédactionnelle aux collègues en charge d’un blog thématique ;
- l’harmonisation des règles d’écriture ;
- la sensibilisation au principe du référencement et comment l’améliorer ;
- l’harmonisation de l’indexation (tags ou catégories) choisie pour l’ensemble des blogs ;
- un contrôle léger et a posteriori du contenu des blogs ;
- la prospection pour estimer si d’autres blogs pourraient être lancés ;
- les mesures de communication ;
- la publicité et l’explicitation de la démarche “à l’externe” comme “à l’interne”.
Comment est organisée précisément la chaîne de publication : de l’idée à la publication en passant par les étapes de validation ?
Les premiers blogs thématiques, qui ont 2 ans, ont été imaginés et lancés par mon supérieur (Jean-Charles Houpier) et mon prédécesseur (Jean-Christophe Brochard). Depuis, près de 10 blogs ont été lancés.
La chaîne de publication n’est pas identique pour tous les blogs :
- certains blogs sont alimentés par une seule personne, chargée de la veille documentaire, de la validation et de la publication (statut d’administrateur) ;
- d’autres blogs sont alimentés (veille, validation, publication) par 2 administrateurs ;
- certains collègues sont administrateurs et rédacteurs sur plusieurs blogs ;
- d’autres blogs enfin sont soumis à une chaîne de publication plus contrôlée : le collègue chargé de la veille documentaire soumet des propositions à l’administrateur (en général, moi-même) qui valide et corrige le cas échéant puis publie. Cette forme un peu plus contraignante est utilisée en général dans les premiers temps de la vie du blog, quand les collègues manquent un peu d’assurance, afin de les accompagner dans la démarche d’écriture et de publication sur le Web, qui n’est pas chose aisée.
A terme, il s’agit que chaque responsable de blog (qu’il soit conservateur, bibliothécaire, bibliothécaire adjoint spécialisé ou autre) devienne autonome dans la publication. J’exerce de toute manière et pour chaque blog, un contrôle léger et a posteriori pour vérifier que les règles d’écriture sont respectées, que l’indexation est correcte, que le contenu est cohérent avec l’objectif que l’on se donne : celui de proposer une veille documentaire pour chaque thématique.
Qui sont les rédacteurs des différents billets, comment ont-ils été formés à l’outil et à la démarche ?
Chaque blog possède son responsable, qui est le rédacteur principal des billets. J’assure la formation individuelle de chaque responsable et rédacteur à l’outil (WordPress) et à la démarche. D’autres personnes peuvent intervenir en plus du responsable du blog et sous son “autorité” : ils sont appelés “contributeurs”. Il peut s’agir d’autres collègues intéressés par le blog ou sa thématique mais n’osant pas prendre en main l’outil ou contribuant de façon très ponctuelle. Il peut s’agir d’enseignants, d’enseignants chercheurs, de directeurs d’écoles, etc. n’ayant pas le temps de rédiger un article mais qui font de la veille et sont au courant d’évènements intéressant la thématique du blog.

Le principe de base est le suivant : le collègue intéressé par la thématique du blog et possédant la compétence disciplinaire est responsable de la veille documentaire sur le sujet, de l’alimentation du blog, des formations en lien avec la thématique (nos blogs sont vus également comme supports pour les formation, moyens de transmettre, de valoriser et de conserver une veille disciplinaire).

Les fiches de postes n’ont pas encore toutes été modifiées mais l’inscription de la fonction “médiation/valorisation des collections” sera effectuée, l’alimentation d’un blog ressortant de cette fonction. Les agents qui alimentent un blog se rendent assez vite compte que cela peut être très prenant (gros travail de veille à fournir) mais cela n’occasionne pas vraiment de travail en plus : avec la mutation du métier de bibliothécaire, nous nous orientons de plus en plus vers la médiation, qu’elle soit virtuelle (blogs) ou plus concrète (expositions, etc), avec d’autres tâches qui tendent à disparaître ou diminuer. Les rédacteurs sont très enthousiastes et passionnés par “leur” blog et la thématique sur laquelle ils portent…
Concrètement comment cela se passe-t-il pour assurer une régularité de publication ?
Il a été déterminé en réunion des responsables de blogs que la régularité souhaité est de 2 articles par semaine en moyenne. Pour certaines thématique, cela n’est pas possible. La régularité est d’autant plus facile qu’il est possible de programmer des articles pour les publier même pendant les vacances…
Quels sont les retours des internautes ou des usagers des bibliothèques ? pouvez vous nous livrer quelques chiffres de fréquentation par blog ?
Nous n’avons pas encore réellement communiqué sur ces blogs. Les quelques retours d’usagers ou des institutions sont très favorables. Chaque blog est analysé par Google Analytics, nous devons travailler plus finement sur les statistiques obtenues avant de faire un bilan complet. Dans l’ensemble, les blogs sont très bien référencés par les moteurs de recherche. Les fréquentation sont bonnes.
[Envoyées par Julie Mistral vous trouverez ici des statistiques pour les blogs thématique]
Envisagez vous de disséminer ces contenus au delà des blogs, au sein de réseaux sociaux ?
Pour le moment, cela n’est pas envisagé, mais c’est une bonne idée ! De manière générale, nous souhaitons “profiler” nos services, c’est à dire personnaliser les services offerts (notamment sur notre site web) afin que dès son arrivée sur le site, l’utilisateur soit reconnu et accède à une page d’accueil, des services, un nuage de blogs individualisés susceptibles de l’intéresser. A terme, l’idée est de proposer une page d’accueil “à facettes” (accès catalogue, bases de données, blogs, actus, etc.) et plusieurs pages d’accueil après authentification : des espaces web personnalisés pour gérer ses emprunts, accéder à des blogs thématiques choisis. cela entre tout à fait dans cette volonté. Nous n’avons pas encore investi les réseaux sociaux mais c’est ma prochaine mission…

Nos blogs nous servent également à alimenter la page d’accueil de notre site web (version 2 du site qui n’est pas encore lancée) grâce à la fonctionnalité RSS (alimentation automatique d’une rubrique). De la même manière, les blogs pourront également alimenter une page Netvibes.
La syntaxe de recherche est créée dans la base Eric, elle est sauvegardée comme alerte dont est issu un fil RSS que l’on “colle” ensuite dans le blog Orthophonie (colonne de gauche) pour une alimentation automatique (il y a des widgets dans wordpress qui permettent de faire ça). Il est possible de faire la même chose avec la veille thématique que mon collègue effectue sur différentes bases et pour laquelle il a créé cette page Netvibes avec un onglet par veille
. On pourrait tout à fait alimenter certaines rubriques du blog Ortho avec les RSS de chaque onglet. Mais mon collègue doit encore affiner ses syntaxes – m’a-t-il dit – pour proposer une veille automatique précise. Nous irons je pense de plus en plus vers l’interopérabilité des outils et l’alimentationn automatique, afin que les internautes, selon leur profil, trouvent l’information à différents endroits du Web.


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juin
22
2010
2

Comment utiliser les licences creative commons pour diffuser les archives sonores des bibliothèques ?

Alors que beaucoup de bibliothécaires enregistrent (en audio et/ou en vidéo) des évènements qui ont eu lieu dans les  bibliothèques, se pose l’épineuse question des droits associés. A cet égard, il m’a semblé intéressant de mettre en avant les pratiques de la Bibliothèque Publique d’Information, la Bpi (où je travaille). J’ai donc proposé une interview à Nathalie Nosny responsable des archives sonores de la Bpi. (merci pour les réponses !)

La base des archives sonores diffuse les enregistrements des événements organisés par la Bpi, pouvez vous nous présenter ce service ? Depuis quand existe-t-il ?

La base des archives sonores a été mise en ligne en juin 2007. Ce projet a été conçu dès 2005 dans le cadre de la mission Bibliothèque numérique de la Bpi afin de valoriser et de péréniser l’action culturelle de l’établissement tout en la rapprochant des collections de la bibliothèque. Dès la conception du projet, il était en effet impératif de relier au plus près le catalogue de la Bpi et la base des archives sonores : en exportant les notices de la base dans le catalogue d’une part, en favorisant une recherche étendue au catalogue de la Bpi dans la recherche dans la base archives sonores d’autre part. En outre, paradoxalement, la Bpi n’étant pas une bibliothèque patrimoniale, les archives sonores sont devenues une collection patrimoniale à part entière de l’établissement… La base des archives sonores propose à l’internaute et au lecteur de la Bpi :
  • un accès à des notices descriptives de toutes les manifestations orales organisées par la Bpi depuis son ouverture (toutes ne sont pas encore accessibles aujourd’hui : on trouve actuellement 1500 notices pour 700 manifestations, principalement de 1995 à aujourd’hui). Ces notices sont organisées selon une arborescence simple : les notices des séances sont elles-mêmes parfois séquencées en interventions (pour une meilleure indexation), ou regroupées au sein de cycles (lorsque la manifestation s’insère dans un cycle de programmation), ou d’une collection (pour proposer des pistes de découvertes au sein du fonds : il en existe 7 actuellement). Elles comportent également un renvoi sur une notice biographique des intervenants et vers des documents attachés (programme de la manifestation en pdf, sites web ressources, diaporamas d’accompagnement…).
  • un accès, selon les autorisations obtenues, aux enregistrements (environ 900 fichiers audio ou vidéo, selon les cas) de ces manifestations en streaming ou en téléchargement (depuis 2008, selon les autorisations).

La base des archives sonores de la Bpi est accessible par une adresse directe ou par le site de la Bpi. Un fil rss et un podcast sont disponibles pour être tenu au courant et accéder aux dernières mises en ligne : des entretiens avec Emmanuel Carrère ou Sylvie Germain, des rencontres autour du conte, des débats sur les cultures urbaines, des séminaires ouverts sur le cinéma documentaire ou des rencontres autour de la bande dessinée… Un accès à une programmation encyclopédique et d’actualité !

Beaucoup de bibliothèques publiques se posent la question de la complexité de gestion les droits pour de telles diffusions, concrètement comment cela se passe-t-il à la Bpi ?
Depuis 1996, la Bpi passe systématiquement un contrat avec chaque intervenant aux manifestations qu’elle organise. La diffusion sur Internet n’a cependant été prévue qu’en 2001. Pour les enregistrements antérieurs, il nous faut donc retrouver les coordonnées des intervenants et leur adresser une nouvelle demande d’autorisation de diffusion.
A partir de 2001, lorsque les intervenants ont signé leur contrat, la diffusion de leur intervention est donc possible mais uniquement en streaming car la Bpi a négocié un accord avec le SESAM, regroupement de sociétés d’auteurs pour la diffusion multimédia. Or le SESAM ne gère pas la diffusion en téléchargement, mais renvoie vers les différentes sociétés d’auteur pour une négociation bilatérale basée sur une estimation de ces téléchargements.
Cette procédure est très difficile et très lourde à mettre en oeuvre et nous avons donc introduit fin 2007 un nouveau type de contrat avec nos intervenants afin de permettre aux internautes de télécharger les fichiers audiovisuels et de pouvoir les écouter plus facilement, sur leurs lecteurs mp3 par exemple. En effet, les manifestations durent souvent plus d’une heure et une écoute en streaming sur l’ordinateur est très contraignante. Le séquençage indexé des séances, qui pourrait permettre d’améliorer l’ergonomie de l’écoute, est également une procédure très longue à réaliser et donc coûteuse.
Nous avons donc, avec le juriste de l’établissement, étudié les
licences creative commons et introduit dans nos contrats la mise sous licence creative commons la plus restrictive (mention de paternité, pas de modification, pas d’utilisation commerciale) de l’intervention par son auteur. La Bpi n’est donc plus détentrice des droits - c’est l’intervenant qui les conserve – mais elle est son premier canal de diffusion, en creative commons. Cette licence nous semble parfaitement correspondre à notre mission de diffusion large et gratuite du savoir et les intervenants y sont, dans l’ensemble, très favorables. Grâce à ces licences, les fichiers audios ou vidéos peuvent donc être téléchargés librement et cités, par exemple dans des blogs.
Les émissions sont diffusées dans un podcast lui même diffusé sur itunes, comment avez vous mis en oeuvre un tel service ?
Le podcast (ou abonnement au téléchargement d’un fichier multimédia) a donc été rendu possible d’un point de vue juridique par les licences Creative commons. Le prestataire qui a développé l’outil de gestion et de diffusion de la base, la société Opsomai, a développé une application permettant le téléchargement de ces fichiers et le podcasting. Il suffit donc de copier l’adresse url du podcast et de la coller dans un outil capable de traiter cette information pour charger les différents fichiers au fur et à mesure de leur mise en ligne. Itunes étant l’un des outils de lecture les plus utilisés aujourd’hui pour le podcast, nous avons fait développer une application directe afin de faire gérer l’abonnement directement dans Itunes sur le poste de l’utilisateur. Cette application utilise notamment des métadonnées liées au fichier (des tags id3) qui permettent d’afficher clairement le titre de la manifestation, les intervenants, le résumé, la durée et un visuel de la manifestation. En plus du lien podcast dans Itunes, j’ai également référencé nos podcasts dans le répertoire de podcasts du Itune Store. C’est une procédure assez simple et gratuite qu’il faut effectuer directement sur le Itunes store. Il faut créer un compte Apple (qui vous demande un numéro de carte bleue, mais vous n’aurez rien à payer si vous n’achetez rien sur le ItunesStore !). Il existe aussi d’autres répertoires de podcasts (Podemus, Tous les podcasts, etc.) sur lesquels il peut également être intéressant de s’inscrire afin de donner plus de visibilité aux archives.
Quelles sont les perspectives de ce service ?
Outre la mise à disposition de l’ensemble des notices descriptives des manifestations depuis l’ouverture de la Bpi, nous avons entrepris une numérisation massive des enregistrements analogiques que nous possédons. Nous souhaitons pouvoir, dans la mesure du possible, rendre l’ensemble de ce fonds disponible à nos usagers et aux internautes. Nous travaillons également à une organisation pérenne de la sauvegarde de ces fichiers et données numériques ce qui est un chantier complexe et qui demande un investissement conséquent de l’établissement. Pour garantir la pérénité de ces données et de ces fichiers, nous avons choisi, lorsqu’elles existaient, des normes aussi bien pour la description des métadonnées (schéma Xml, normalisé en Dublin Core) que pour la création des fichiers audiovisuels (conservation en wav, diffusion en mp3 pour le son ; conservation en dv ou mpeg2, diffusion en mpeg4 h264 pour la vidéo). Nous avons récemment mis en place en interne un matériel de captation et de postproduction vidéo afin de proposer plus de vidéos aux internautes et envisageons une diffusion en web direct pour certaines manifestations, peut-être d’ici la fin de l’année 2010.

Enfin, la base s’enrichit continuellement des nouvelles manifestations et nous essayons d’améliorer constamment l’interface en nous basant notamment sur les enquêtes d’usagers réalisées par le service Etudes et recherche de la Bpi.


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juin
12
2010
8

la bibliothèque de Saint-Herblain propose un service de rencontre à domicile ouvert à tous

Extrait du mémoire de DCB de Raphaële Gilbert intitulé Services innovants en bibliothèque : construire de nouvelles relations avec les usagers (c’est moi qui souligne):
Depuis 2003, la bibliothèque de Saint-Herblain offre un service de « rencontre à domicile». Des bibliothécaires se rendent au domicile de tous les habitants d’un quartier pour leur proposer un prêt de documents sans inscription, gratuit et immédiat, renouvelable deux fois sur rendez-vous. Si cette initiative s’inspire des services du traditionnel portage à domicile, l’opération s’adresse à tous les habitants et non aux personnes empêchées.

Il s’agit de rencontrer les usagers mais surtout les non publics ainsi que les « populations invisibles », quin’entrent dans aucune catégorie particulière et sont rarement prises en compte par lesinstitutions publiques. La rencontre à domicile est un service personnalisé qui se propose de reconsidérer la relation entre habitants et institution publique en s’adressant directement aux individus, sans catégorisation. Fondée sur un contact de proximité, elle vise à mieux connaître la population desservie, à revaloriser l’image de la bibliothèqueet ainsi à faciliter son appropriation par les habitants.

Une bibliothécaire et une médiatrice socioculturelle se rendent à la rencontre des habitants après une campagne de communication les informant de leur venue. Les «visiteuses de la lecture » se présentent à chaque porte et proposent aux habitants un prêt immédiat et sans inscription parmi une sélection de documents préparée par la bibliothécaire. Un échange permet de cerner les goûts de la personne afin de préparerune sélection documentaire personnalisée pour les rendez-vous suivants. Les deuxrencontres suivantes, à trois semaines d’intervalle, permettent le retour des documents etun nouvel emprunt. Un dernier rendez-vous a lieu à la bibliothèque de quartier la plus proche.

La rencontre à domicile est conçue comme un accompagnement vers la bibliothèque. Il s’agit de susciter le désir de la fréquenter sans toutefois que soit remiseen cause l’autonomie des usagers. Ceux-ci doivent pouvoir utiliser la bibliothèque normalement, sans ressentir le besoin d’une médiation particulière à l’issue de l’opération.
La rencontre à domicile fait l’objet d’une évaluation chiffrée concernant essentiellement les usages. Sont notés le nombre de personnes effectivement rencontrées et les caractéristiques de ceux qui acceptent le prêt. Les statistiques prennent également en considération le nombre de personnes s’inscrivant suite à cette opération. Le type d’usage (cumulatif, exclusif) n’est en revanche pas utilisé, ces personnes ne fréquentant pas la bibliothèque. Si l’on évalue ce service au regard du nombre de personnes acceptant la rencontre puis choisissant de s’inscrire à la bibliothèque, ses retombées paraissent réduite.

A Saint-Herblain, 15% des foyers rencontrés acceptent le prêt et 6% procèdent à une inscription suite à la rencontre. De fait, les retombées les plus intéressantes de ce service sont indirectes et concernent les relations entre usagers et bibliothécaires. (…)

La rencontre à domicile offre une connaissance plus précise des publics, de leurs usages, de leurs attentes, de leurs appréhensions et de leur perception de la bibliothèque. Ce service est également extrêmement intéressant en ce qu’il permet une véritable évolution des relations entre bibliothèque et usagers.
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avr
20
2010
2

Découvrez la petite bibliothèque vidéoludique

Du nouveau du côté des jeux vidéos en bibliothèques ! Après le blog consacré à ce sujet, l’auteur de jvbib vient de lancer un nouveau blog qu’il présente comme une petite bibliothèque vidéoludique ! 794 point 8 est le nom de ce site, dans lequel les bibliothécaires auront reconnu l’indice dewey des jeux vidéos :-) Vous y trouverez de nombreux jeux commentés de manière précise et riche. Bravo pour cette chouette initiative ! 8-)

Pourquoi ce blog ?

Peut-être par manque de légitimité culturelle, les jeux vidéo sont encore relativement peu présents aujourd’hui en bibliothèque.

Mais la situation évolue. Alors qu’il trouve un public de plus en plus large dans la société, le jeu vidéo prend peu à peu en bibliothèque le chemin de la bande dessinée, de la musique ou du cinéma qui sont aujourd’hui présents dans toute médiathèque.

Cependant, ce n’est pas facile pour les bibliothèques d’acquérir des jeux vidéo et de les prêter car généralement, les éditeurs et constructeurs leur en refusent le droit et les titres présents dans les catalogues d’achats sont inintéressants.

Or depuis la première moitié des années 2000 on a vu l’apparition d’une nouvelle façon de jouer : en ligne, directement dans le navigateur internet. Il y a maintenant énormément de ces jeux, dans des genres assez divers, et c’est une façon tout à fait intéressante de pratiquer le jeu vidéo.

Ainsi, bien souvent, même des bibliothèques qui ne se pensent pas comme proposant du jeu vidéo à leurs usagers (car n’en achetant pas) en proposent tout de même puisque dans les faits, les ordinateurs publics connectés au net servent de porte d’accès au jeu vidéo. Ce que je veux dire c’est qu’il y a bien plus de bibliothèques dans lesquelles on peut jouer à des jeux vidéo que ce qu’on croit.

Il existe également de nombreux jeux qui, s’ils ne sont pas jouables dans un navigateur web, sont téléchargeables gratuitement. Ce sont les jeux freeware, issus de la scène amateur et/ou indépendante.

Pour qui ?

-> Bibliothécaires, vous avez dans ce site un fonds de jeux vidéo immédiatement accessibles. Pas besoin de se questionner sur la meilleure façon d’acheter des jeux, sur les droits de prêts, de consultation sur place, tout est disponible, tout est en ligne. Utilisez 794point8 comme un catalogue, piochez dedans, constituez à votre tour votre sélection, ou proposez ce blog tel quel sur vos ordinateurs, intéressez-vous au jeu vidéo!

-> Internautes normaux (rhoo, les bibliothécaires, ça va je plaisante hein, ne vous vexez pas ça ternit le chignon ;-) ), vous trouverez ici j’espère quelques références qui vous plairont : découvrez, commentez, partagez, amusez-vous!

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Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
avr
19
2010
0

Bibliothèques sans frontières lance un réseau social francophone

Vous connaissiez peut-être Médecins sans frontières ? Hé bien sachez que Bibliothèques sans frontières c’est plus petit, mais ça existe aussi ! :-)

L’association a bien compris que ses objectifs sont de favoriser les échanges pour développer son action et vient de lancer un réseau social qui s’appelle Savoir solidaires.net. Voilà ce qu’en dit Jérémy Lachal, directeur général de Bsf

Savoir Solidaire est aujourd’hui l’embryon d’une aventure collective de grande ampleur ; un projet que l’on partage avec vous tous, membres de la communauté, qui, par vos contributions, vos messages, le partage de vos expériences allez faire vivre ce portail et le faire évoluer. Le fondement de Savoir Solidaire, c’est son évolutivité. Le portail a certes été pensé pour répondre à des besoins identifiés – la difficulté de trouver des ressources hiérarchisés sur le monde des bibliothèques sur internet, le vide laissé par la fin de la liste biblio-fr, la nécessité de promouvoir la mise en réseau informelle des acteurs et de favoriser les échanges de bonnes pratiques. Pourtant, derrière ces besoins évidents, nous savons qu’il y en a mille autres qui se cachent. Et c’est ensemble que nous y apporterons des réponses adaptées, à la mesure de nos moyens et de nos ambitions. Ce projet a été développé par les équipes de Bibliothèques Sans Frontières. Nous tenons à remercier l’Association E-Lachana qui nous a apporté un soutien au démarrage de ce projet il y a deux ans, et le media StreetPress qui héberge aujourd’hui le portail.

Notons qu’il s’agit là du premier réseau social d’une association de bibliothécaires, et que mon petit doigt me dit que nous en verrons apparaitre au moins trois ou quatre dans les prochain mois !  :roll: D’ailleurs, une suggestion intéressante pour ce type d’outil serait de faciliter la création de compte en utilisant facebook connect, ce qui a l’avantage certain d’éviter de compléter un fastidieux formulaire avant de participer !

En tout cas, voilà une chouette initiative, inscrivez-vous ! Découvrez aussi la page facebook et l’engagement de cette association pour Haïti

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avr
13
2010
3

Accord Bnf-Wikimédia : “Nous préparons le web de données”

La presse a largement salué ce qui restera comme un évènement (oui oui messieurs dames et je pèse mes mots) : la signature récente d’un accord entre la Bibliothèque Nationale de France et Wikimédia France autour du projet Wikisource.

La Bibliothèque nationale de France et Wikimédia France ont signé un accord de partenariat qui va permettre à tous les internautes, au travers de Wikisource, d’avoir accès aux transcriptions d’oeuvres tombées dans le domaine public issues de Gallica. Au final, ce sont 1 400 textes en français qui vont être intégrés à Wikisource.

Je vous propose aujourd’hui des précisions inédites sur ce partenariat avec Rémi Mahis, merci à lui pour avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions ;-) ! Mais d’abord, qui est-il ?

Rémi Mathis est conservateur de la bibliothèque de sciences humaines et sociales Paris Descartes-CNRS. Il est diplômé de l’École nationale des chartes (2007), de l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques (enssib, 2008) et prépare une thèse de doctorat sur le département des Affaires étrangères sous Louis XIV à l’université Paris-IV Sorbonne. Il est aussi contributeur à la wikipédia francophone depuis 2006 et administrateur en octobre 2007. Il est membre du conseil d’administration de l’association Wikimédia France. Vous trouverez son blog : A la toison d’or à cette adresse et vous pouvez le suivre sur twitter. Il est enfin veilleur pour le Bouillon des Bibliobsédés !
Interview de Remi (c’est moi qui pose les question et qui souligne) :

Rémi, tu es conservateur de bibliothèque et membre du conseil d’administration de Wikimédia France. À ce dernier titre, tu as négocié l’accord de partenariat qui vient d’être annoncer entre cette association et la BnF : peux-tu me dire exactement en quoi il consiste ?
Bien que, pour des raisons de pédagogie, nous n’ayons communiqué que sur un unique aspect, l’accord est double. D’une part, comme on a pu le lire dans la presse, il s’agit de correction collaborative de textes numérisés. De quoi s’agit-il ? Le processus de numérisation aboutit à la création d’une image. Pendant un certain temps, les bibliothèques s’en sont contentées mais, rapidement, les avantages de disposer des ouvrages en plein texte – conjugués avec les progrès des logiciels de reconnaissance de caractères (OCR) – ont amené à superposer une couche de texte sur l’image du livre. On conservait ainsi la mise en page originale, tout en pouvant rechercher chaque mot d’un texte.
Toutefois, si les OCR donnent d’excellent résultats sur les typographies actuelles, ce n’est pas toujours le cas sur des livres plus anciens dont les lettres n’avaient pas la même forme (cas du « S long ») ou dont le papier est taché, l’encre pâlie etc. Or, le coût de la numérisation est tel qu’une bibliothèque ne peut pas se permettre de faire relire et corriger à la main chacun des textes qu’elle numérise, à plus forte raison quand il s’agit de numérisation en nombre comme à la BnF.
C’est là qu’intervient la puissance du travail collaboratif. Le wiki, en tant qu’outil, permet à de nombreuses personnes de travailler sur un document : il est extrêmement fastidieux de relire ligne à ligne un ouvrage de 300 p. pour traquer les coquilles mais qu’en est-il quand ce travail est entrepris par plusieurs dizaines de personne dans une interface qui permet d’organiser et de répartir le travail ? Les OCR défaillants sont alors corrigés par des yeux humains qui restent encore largement supérieur aux machines et qui permettent de jouir de textes exacts et fiables.
La BnF nous a donc versé 1400 documents issus de Gallica, avec des taux de qualité d’OCR extrêmement variables, afin d’expérimenter cette méthode de travail. Les textes sont versés dans Wikisource, la bibliothèque numérique sœur de Wikipédia, déjà riche de plus de 50 000 documents, et corrigés progressivement par tous les internautes de bonne volonté. Wikimédia France avait déjà expérimenté cette méthode sur les thèses de l’Ecole vétérinaire de Toulouse, dont nous avions financé la numérisation . Nous suivons bien sûr les avancées de près et évaluerons le travail effectué et l’intérêt d’une telle méthode pour les bibliothèques.
Tu m’as parlé d’un accord double ?
Oui, la seconde partie du partenariat est plus technique mais devrait plaire aux bibliothécaires. Il s’agit d’un travail sur les autorités (titres, auteurs, noms géographiques) : la BnF autorise Wikimedia France à réutiliser ses autorités auteur afin de lier chaque article de Wikipédia aux fiches autorité de la BnF.
Ce travail est fondamental dans un internet où les données doivent être liées entre elles et les relations entre données caractérisées.
La Wikipédia allemande utilise déjà systématiquement de telles données (voir par exemple l’article sur François Mauriac, en bas de page), ce qui en retour a permis à la Deutsche Nationalbibliothek de faire un lien vers Wikipédia depuis son catalogue (là encore l’exemple de Mauriac, le lien est à droite ) [note du bibliobsédé : j'avais écris ce billet à ce sujet]
Lier les autorités ne consiste donc pas seulement à donner des sources fiables aux articles : nous préparons le web de données.
Pour toi, un tel accord dénote-t-il un changement d’esprit dans le métier ?
Certainement. Cela n’aurait sans doute pas été possible il y a quatre ou cinq ans. Je crois que les bibliothécaires ont pris conscience qu’ils ne détenaient plus le monopole de la diffusion de la connaissance et qu’ils avaient tout à gagner à s’ouvrir sur le monde. C’est sans doute un topos que de dire cela, mais Internet représente une chance inouïe pour les bibliothèques : elles doivent juste comprendre ce qu’elles peuvent en faire et apprendre à en tirer le meilleur. En ce cas précis, je crois que l’accord est extrêmement bénéfique pour les deux parties… et encore plus pour la diffusion de ces textes, ce qui demeure notre but commun.
Nous avons eu la chance de pouvoir compter sur des professionnels de très haut niveau à la BnF, qui est un établissement novateur sur bien des points et ouvert aux pratiques nouvelles et aux expérimentations.
Mais il reste bien évidemment beaucoup de travail. Il est par exemple très dommage que, quand plus de 30 bibliothèques et dépôts d’archives du monde entiers – parmi les plus prestigieux (Library of Congress, archives nationales des Etats-Unis, des Pays-Bas et du Royaume-Uni, New York public Library,…) – collaborent avec FlickR pour diffuser les images du domaine public qu’elles ont numérisées, on ne trouve qu’une seule et unique bibliothèque français (la BM de Toulouse). Plus dommage encore que certains s’inventent des droits d’auteur (inexistants) sur des scans ou tentent d’imposer maladroitement un droit des bases de données mal compris : faire appliquer la loi française en matière de domaine public et de réutilisation des données culturelles serait déjà une belle avancée et, pour cela, il faut encore et toujours former les professionnels, les guider dans un droit complexe et leur démontrer tout ce que leur établissement a à y gagner !
Mais les esprits changent et on avance petit à petit. Le rapport Ory-Lavollée qui demande explicitement aux institutions culturelles de disséminer leurs données, y compris grâce à des partenariats public-privé est extrêmement bénéfique… bien qu’il demeure curieusement encore ignoré de certains bibliothécaires.
Wikimédia France a-t-elle d’autres projets avec des institutions culturelles ?
Bien sûr, car il y a encore beaucoup à faire ! Un wikipédien va par exemple être pendant plusieurs semaines en résidence au British Museum avec accès privilégiés aux œuvres et aux conservateurs : à quand une telle possibilité en France ?
Nous sommes actuellement en discussion avec plusieurs établissements et espérons que cela aboutira. Et nous restons bien sûr ouverts à toute proposition de la part des établissements eux-mêmes. On devrait bientôt avoir un beau projet du côté de Toulouse : à suivre…


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fév
04
2010
0

Stratégies des bibliothèques américaines pour conquérir des usagers

newsweblogoVia Marc Maisonneuve, très actif sur Facebook où il propose une veille efficace autour des bibliothèques. Il y commentait récemment ce sondage proposé par la Library Journal. Rien de foncièrement original dans ces stratégies, on parle de marketing public, de proximité et de TIC. Nonobstant c’est toujours bon de jeter un oeil de ce côté de l’Atlantique… ;-)

Le Library Journal rend compte d’un sondage effectué auprès d’une centaine de bibliothèques parmi les plus dynamiques. Trois stratégies se dégagent.

1. Mieux connaître les modes de vie, les habitudes, les préférences de ces usagers potentiels et pour cela acheter les données et les études nécessaires. Résultat : les acquisitions sont réorientées sur quelques thématiques fortes (voyages, santé, recherche d’emploi….).

2. Engager un travail avec les responsables d’association, créer des groupes d’usagers et les interroger sur leurs besoins, sur leurs attentes

3. Investir les réseaux sociaux, utiliser les nouvelles technologies pour proposer des services innovants notamment dans des collectivités.

Tous les exemples sont là !

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jan
25
2010
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Une très belle collection de photos de Learning Centers

learningAménageur de bibliothèques, architectes, bibliothécaires, enseignants, étudiants, voici une ressource qui peut s’avérer très très précieuse !

Alors que j’évoquais la semaine dernière mon opinion mitigée sur le concept de Learning center, il est clairement apparu notamment dans les commentaires que l’enjeu est dans le rapprochement des services traditionnels des BU avec les services informatiques, notamment à propos des technologies appliquées à l’enseignementL’heure est aux décloisonnements et aux espaces de travail répondant aux usages des étudiants !

Tous ceux qui réfléchissent à l’aménagement et qui plus est à la construction de bibliothèques ont un énorme besoin d’exemples de mobiliers et de conception d’espaces innovants, attractifs, bien pensés. Qu’importe au fond, si on ne parle plus forcément de bibliothèques, mais d’espaces d’apprentissages, de learning center… Quel que soit le nom, l’important est l’objectif sur lequel on s’accorde : favoriser à la réussite des étudiants dans un domaine du savoir.

JISC infoNet est un service de conseil dans le domaine de la gestion de l’apprentissage et des technologies situé en Grande-Bretagne, dans l’Université de Northumbria à Newcastle, leur mission est de concevoir des espaces d’apprentissage innovants et de diffuser informations et expertises  sur le sujet.

Ils ont eu l’excellente idée de proposer tous leurs exemples commentés directement sur Flickr ! Issues d’universités de Grande-Bretagne, les photos sont datées entre 2002 et 2008 et cette chouette colelction est proposé en trois grandes approches :

ScreenShot002

Voici le lien vers le diaporama général, bonne visite !

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déc
09
2009
11

Culture wok : fascinant moteur de recherche sensitif utilisable par les bibliothèques !

Le Wok_1259930932785C’est nouveau, ça s’appelle Culture Wok c’est très prometteur et ça vaut plus qu’un coup d’œil ! 8-)

Développé par une équipe pluridisciplinaire, en partenariat avec la région Aquitaine, le Wok est un nouvel outil de recherche en ligne reposant sur un principe d’indexation intersubjective et collaborative qui prend en compte les choix psychiques de ses utilisateurs à partir de critères sensitifs. Il intègre les données linguistiques, sonores et visuelles dans un même espace pour s’adapter et se décliner dans de nombreux domaines.

En fait, l’internaute est face à une série de curseurs qu’il peut faire varier selon ses envies, et lorsqu’il valide, le moteur lui indique des titres ! Testez vous-mêmes !

ScreenShot001

Très intéressante manière de découvrir des objets culturels (ciné, livres, musique) alors même que les bibliothécaires peinent à indexer efficacement la fiction et que les catalogues restent trop souvent sur un modèle “moteur de recherche” traditionnel. L’indexation des items est collaborative, mais la question qu’on peut légitimement se poser à propos d’un tel système est la suivante : QUI indexe la base de données et comment cette indexation se développe-t-elle ? En fait il semble que cette indexation soit collaborative et proposée aux bibliothécaires libraires, éditeurs. Pour l’instant, le projet débute, la base est réduite à un millier de titres.

Quel intérêt pour les éditeurs, librairies, bibliothécaires ?

Selon un document de présentation du projet :

• la possibilité de proposer à leurs lecteurs une nouvelle façon intuitive de rechercher des ouvrages, en librairie, en bibliothèque et en ligne qui ne repose pas sur un savoir préalable.
• la possibilité d’entrer leur catalogue dans un moteur de recherche novateur qui croise les genres et de faire tourner leur fonds avec un potentiel de sélection égal pour tous les ouvrages.
• la possibilité de suivre l’évaluation dynamique de leurs titres par les autres acteurs du livre et par les lecteurs.
• la possibilité de lier au BookWok général un site satellite personnalisé où afficher leurs actualités et liens, où dialoguer avec leurs lecteurs.
• la possiblité de créer autour du BookWok et de ses structures poétiques des événements littéraires en associant texte, image et son.

Qui est WOk ?

Il s’agit d’une équipe d’origine universitaire réunie dans une association : le Wok en travaux.

L’élaboration de cet outil fait appel à des compétences pluridisciplinaires rassemblant actuellement les mondes des art et des sciences (UFR d’Art Michel de Montaigne et de musicologie de Bordeaux 3, Faculté des sciences de Bordeaux 2, IDC Institut de Cognitique Bordeaux 2…).

Ce projet a été soutenu par le Conseil Régional d’Aquitaine, en partenariat avec la Fédération Internet Nouvelle Génération pour ce projet lauréat du 1er Carrefour des possibles en Aquitaine et du 60e Carrefour des possibles en Île de France. En partenariat avec l’École Nationale Supérieure de Cognitique de Bordeaux.

Quel partenariats avec les bibliothèques ?

Pour l’heure il ne semble pas encore possible d’intégrer cette technologie dans un catalogue de bibliothèques, mais Culture Wok propose de devenir partenaire en faisant participer les professionnels des bibliothèques à l’indexation et en intégrant une borne d’accès dans les établissements. Pour plus d’information, l’équipe m’a fait parvenir ce pdf destiné aux bibliothèques. Il n’y a pas d’indication de tarif.

Qui contacter ?

Toutes infos complémentaires ici : lewok[at]lewokentravaux[dot]com et le blog du projet là. L’association le Wok en travaux

Ce projet ressemble à un projet déjà ancien Wichbook.net (qui avait fait l’objet fin 2005 d’un des premiers billets de ce blog). #souvenirs

Merci à l’indispensable Benoît pour l’info ! :-)


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nov
19
2009
2

Zoom sur le travail de médiation de la bibliothèque de Sceaux

ScreenShot003

Intéressante démarche de l’équipe de la bibliothèque de Sceaux qui met en œuvre des dispositifs de médiation en proposant un site agréable, dans lequel on trouvera des Bibliothèmes, mini-dossiers documentaires ainsi que des podcasts réunis dans un “centre mutlimédia“. L’équipe propose depuis peu un blog sous wordpress qui s’intitule Adopage, destiné aux ados, avec un design là encore très agréable.

En préalable et pour éviter tout malentendu : je présente ci après mon avis, que je partage ;-) . Volontairement, je n’ai pas pris connaissance de la démarche ni contacté les bibliothécaires de Sceaux de manière à proposer un “regard extérieur”, en étant pleinement conscient du contexte territorial dans lequel ce genre de travail est réalisé. Merci donc de voir dans ma démarche non pas un jugement facile mais un avis nuancé sur des pratiques professionnelles dace à des problématiques auxquels tous les bibliothécaires sont confrontés. Les bibliothécaires Sceaux-ront (rires) bien préciser tout ce qu’ils veulent en commentaire !

J’aime bien :-) :

J’aime moins :-? :

  • les bibliothèmes sont en pdf : ce n’est pas un format adapté au web mais à l’impression, on voudrait y trouver un texte plus aéré, mieux mis en page, avec les premières de couvertures des livres, par exemple…
  • L’ergonomie peu pratique du “centre multimédia” et son contenu hétéroclite qui allie des évènements locaux (dans la photothèque notamment) avec d’autres contenus à vocation plus globale, comme cette conférence sur Darwin, alors même que les contenus de la médiathèque : Sons Multiples n’y sont pas (ou pas encore), j’ai bien noté que le projet est en beta, et qu’il est municipal, non pas propre à la bibliothèque.

Au final, un site qui me plait bien et une démarche volontariste plutôt de meilleure qualité que ce qui se pratique en général pour des villes de cette taille :-)


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