fév
04
2010
0

Stratégies des bibliothèques américaines pour conquérir des usagers

newsweblogoVia Marc Maisonneuve, très actif sur Facebook où il propose une veille efficace autour des bibliothèques. Il y commentait récemment ce sondage proposé par la Library Journal. Rien de foncièrement original dans ces stratégies, on parle de marketing public, de proximité et de TIC. Nonobstant c’est toujours bon de jeter un oeil de ce côté de l’Atlantique… ;-)

Le Library Journal rend compte d’un sondage effectué auprès d’une centaine de bibliothèques parmi les plus dynamiques. Trois stratégies se dégagent.

1. Mieux connaître les modes de vie, les habitudes, les préférences de ces usagers potentiels et pour cela acheter les données et les études nécessaires. Résultat : les acquisitions sont réorientées sur quelques thématiques fortes (voyages, santé, recherche d’emploi….).

2. Engager un travail avec les responsables d’association, créer des groupes d’usagers et les interroger sur leurs besoins, sur leurs attentes

3. Investir les réseaux sociaux, utiliser les nouvelles technologies pour proposer des services innovants notamment dans des collectivités.

Tous les exemples sont là !

Tags:
Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
jan
25
2010
0

Une très belle collection de photos de Learning Centers

learningAménageur de bibliothèques, architectes, bibliothécaires, enseignants, étudiants, voici une ressource qui peut s’avérer très très précieuse !

Alors que j’évoquais la semaine dernière mon opinion mitigée sur le concept de Learning center, il est clairement apparu notamment dans les commentaires que l’enjeu est dans le rapprochement des services traditionnels des BU avec les services informatiques, notamment à propos des technologies appliquées à l’enseignementL’heure est aux décloisonnements et aux espaces de travail répondant aux usages des étudiants !

Tous ceux qui réfléchissent à l’aménagement et qui plus est à la construction de bibliothèques ont un énorme besoin d’exemples de mobiliers et de conception d’espaces innovants, attractifs, bien pensés. Qu’importe au fond, si on ne parle plus forcément de bibliothèques, mais d’espaces d’apprentissages, de learning center… Quel que soit le nom, l’important est l’objectif sur lequel on s’accorde : favoriser à la réussite des étudiants dans un domaine du savoir.

JISC infoNet est un service de conseil dans le domaine de la gestion de l’apprentissage et des technologies situé en Grande-Bretagne, dans l’Université de Northumbria à Newcastle, leur mission est de concevoir des espaces d’apprentissage innovants et de diffuser informations et expertises  sur le sujet.

Ils ont eu l’excellente idée de proposer tous leurs exemples commentés directement sur Flickr ! Issues d’universités de Grande-Bretagne, les photos sont datées entre 2002 et 2008 et cette chouette colelction est proposé en trois grandes approches :

ScreenShot002

Voici le lien vers le diaporama général, bonne visite !

Tags:
Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
déc
09
2009
8

Culture wok : fascinant moteur de recherche sensitif utilisable par les bibliothèques !

Le Wok_1259930932785C’est nouveau, ça s’appelle Culture Wok c’est très prometteur et ça vaut plus qu’un coup d’œil ! 8-)

Développé par une équipe pluridisciplinaire, en partenariat avec la région Aquitaine, le Wok est un nouvel outil de recherche en ligne reposant sur un principe d’indexation intersubjective et collaborative qui prend en compte les choix psychiques de ses utilisateurs à partir de critères sensitifs. Il intègre les données linguistiques, sonores et visuelles dans un même espace pour s’adapter et se décliner dans de nombreux domaines.

En fait, l’internaute est face à une série de curseurs qu’il peut faire varier selon ses envies, et lorsqu’il valide, le moteur lui indique des titres ! Testez vous-mêmes !

ScreenShot001

Très intéressante manière de découvrir des objets culturels (ciné, livres, musique) alors même que les bibliothécaires peinent à indexer efficacement la fiction et que les catalogues restent trop souvent sur un modèle “moteur de recherche” traditionnel. L’indexation des items est collaborative, mais la question qu’on peut légitimement se poser à propos d’un tel système est la suivante : QUI indexe la base de données et comment cette indexation se développe-t-elle ? En fait il semble que cette indexation soit collaborative et proposée aux bibliothécaires libraires, éditeurs. Pour l’instant, le projet débute, la base est réduite à un millier de titres.

Quel intérêt pour les éditeurs, librairies, bibliothécaires ?

Selon un document de présentation du projet :

• la possibilité de proposer à leurs lecteurs une nouvelle façon intuitive de rechercher des ouvrages, en librairie, en bibliothèque et en ligne qui ne repose pas sur un savoir préalable.
• la possibilité d’entrer leur catalogue dans un moteur de recherche novateur qui croise les genres et de faire tourner leur fonds avec un potentiel de sélection égal pour tous les ouvrages.
• la possibilité de suivre l’évaluation dynamique de leurs titres par les autres acteurs du livre et par les lecteurs.
• la possibilité de lier au BookWok général un site satellite personnalisé où afficher leurs actualités et liens, où dialoguer avec leurs lecteurs.
• la possiblité de créer autour du BookWok et de ses structures poétiques des événements littéraires en associant texte, image et son.

Qui est WOk ?

Il s’agit d’une équipe d’origine universitaire réunie dans une association : le Wok en travaux.

L’élaboration de cet outil fait appel à des compétences pluridisciplinaires rassemblant actuellement les mondes des art et des sciences (UFR d’Art Michel de Montaigne et de musicologie de Bordeaux 3, Faculté des sciences de Bordeaux 2, IDC Institut de Cognitique Bordeaux 2…).

Ce projet a été soutenu par le Conseil Régional d’Aquitaine, en partenariat avec la Fédération Internet Nouvelle Génération pour ce projet lauréat du 1er Carrefour des possibles en Aquitaine et du 60e Carrefour des possibles en Île de France. En partenariat avec l’École Nationale Supérieure de Cognitique de Bordeaux.

Quel partenariats avec les bibliothèques ?

Pour l’heure il ne semble pas encore possible d’intégrer cette technologie dans un catalogue de bibliothèques, mais Culture Wok propose de devenir partenaire en faisant participer les professionnels des bibliothèques à l’indexation et en intégrant une borne d’accès dans les établissements. Pour plus d’information, l’équipe m’a fait parvenir ce pdf destiné aux bibliothèques. Il n’y a pas d’indication de tarif.

Qui contacter ?

Toutes infos complémentaires ici : lewok[at]lewokentravaux[dot]com et le blog du projet là. L’association le Wok en travaux

Ce projet ressemble à un projet déjà ancien Wichbook.net (qui avait fait l’objet fin 2005 d’un des premiers billets de ce blog). #souvenirs

Merci à l’indispensable Benoît pour l’info ! :-)


Tags:
Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
nov
19
2009
2

Zoom sur le travail de médiation de la bibliothèque de Sceaux

ScreenShot003

Intéressante démarche de l’équipe de la bibliothèque de Sceaux qui met en œuvre des dispositifs de médiation en proposant un site agréable, dans lequel on trouvera des Bibliothèmes, mini-dossiers documentaires ainsi que des podcasts réunis dans un “centre mutlimédia“. L’équipe propose depuis peu un blog sous wordpress qui s’intitule Adopage, destiné aux ados, avec un design là encore très agréable.

En préalable et pour éviter tout malentendu : je présente ci après mon avis, que je partage ;-) . Volontairement, je n’ai pas pris connaissance de la démarche ni contacté les bibliothécaires de Sceaux de manière à proposer un “regard extérieur”, en étant pleinement conscient du contexte territorial dans lequel ce genre de travail est réalisé. Merci donc de voir dans ma démarche non pas un jugement facile mais un avis nuancé sur des pratiques professionnelles dace à des problématiques auxquels tous les bibliothécaires sont confrontés. Les bibliothécaires Sceaux-ront (rires) bien préciser tout ce qu’ils veulent en commentaire !

J’aime bien :-) :

J’aime moins :-? :

  • les bibliothèmes sont en pdf : ce n’est pas un format adapté au web mais à l’impression, on voudrait y trouver un texte plus aéré, mieux mis en page, avec les premières de couvertures des livres, par exemple…
  • L’ergonomie peu pratique du “centre multimédia” et son contenu hétéroclite qui allie des évènements locaux (dans la photothèque notamment) avec d’autres contenus à vocation plus globale, comme cette conférence sur Darwin, alors même que les contenus de la médiathèque : Sons Multiples n’y sont pas (ou pas encore), j’ai bien noté que le projet est en beta, et qu’il est municipal, non pas propre à la bibliothèque.

Au final, un site qui me plait bien et une démarche volontariste plutôt de meilleure qualité que ce qui se pratique en général pour des villes de cette taille :-)


Tags:
Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
nov
18
2009
5

La bibliothèque par correspondance : réinventer la proximité ?

LibBagSelon cet article du Library Journal, au moins trois bibliothèques américaines expérimentent un service de prêt/retour par courrier postal, à domicile. Il s’agit des bibliothèque suivantes : Burlington County Library, Gloucester County Library, et la Princeton Public Library.

Bien sûr certaines bibliothèques françaises proposent déjà des services de prêts à domicile, mais vers des populations spécifiques, comme des personnes âgées par exemple.

Ces bibliothèques américaines expérimentent bel et bien des services de prêt à domicile ouverts à tous permettant l’emprunt de tous les supports proposés dans les collections. Par exemple, le service de la Burlington Public Library s’appelle Library in a bag !

Alors comment ça marche ?

Pour en profiter, il faut s’inscrire à la bibliothèque. Il suffit ensuite de sélectionner les documents à partir du catalogue ou de faire une demande par téléphone. Les documents (tous supports) seront envoyés très vite s’ils sont disponibles et avec un délai dans le cas contraire. Dans chaque envoi (effectué dans un sac en Nylon de couleur turquoise) se trouve un bon de retour permettant l’envoi du paquet par l’usager via les services postaux. La bibliothèque précise qu’elle préfère que les usagers retournent les documents dans les boites de retour ou directement dans les bibliothèques. Le renouvellement des prêts est possible en ligne ou par téléphone.librarybymailLOGO_red

La Burlington Public Library précise que 78% des prêts concernent des livres, le reste se répartissant entre DVD et audiolivres, tendances confirmées par les deux autres bibliothèques du programme. (logique non ?)

Notez que la bibliothèque de Princeton est en phase de lancement d’un service similaire : Library by mail. A voir les chiffres de ces expérimentations, il est clair que le public en redemande, même s’il faut toujours un peu se méfier des évaluations proposées par les porteurs de projets…

Ces services n’ont rien à envier à leurs équivalents commerciaux, qui proposent eux aussi des forfaits prêt/retour gratuit pour l’utilisateur en échange de quelques $ par mois. Cela est rendu possible par un financement mutualisé et mis en œuvre au niveau régional. Les coûts pour la Burlington Public Library sont pour l’instant les suivants : environ 4 000 $ en fourniture, 15 000 $ en sacs et frais postaux, ce qui représente un peu moins de 2,5 $ par colis et  d’1 $ par document emprunté. Il ne semble pas que le calcul prenne en compte le temps de travail des agents. Le rythme est en augmentation et représente une soixantaine de colis envoyés par jour pour le mois le plus actif.

L’ensemble du budget alloué pour cette expérimentation est de 50 000 $ par an. La bibliothèque de Burlington envisage dans l’avenir d’ajouter de la publicité sur les sacs pour financer ce service… :roll: . Si ces budgets ne semblent pas excessifs à cet échelle, le recul manque pour en évaluer les coûts réels en “rythme de croisière”. Il serait alors intéressant de mettre en relation (prudemment) ce chiffre avec le coût de l’achat + entretien d’un bibliobus…

Très difficile aussi d’évaluer l’impact réel de ce type de service, puisqu’il est en plein lancement. Les quelques chiffres proposés par les bibliothèques montrent que le service rencontre son public, que les envois sont en pleine augmentation pour culminer après 8 mois pour la bibliothèque de Burlington a environ 14 000 documents ce qui ne représente que quelques % de la collection, mais en très forte augmentation. Précisons que le territoire desservi par la BCLS comptait 450 000 personnes en 2005, selon le site officiel.  Le réseau est constitué d’une une vingtaine de bibliothèques.

Reste à savoir, mais je n’ai pas trouvé d’information à ce sujet, si les usagers (customers) qui utilisent ces services sont de nouveaux usagers du réseau (ou pas et dans quelle proportion) qui l’utilisent par commodité, ou s’il s’agit de l’élargissement (et de quelle importance) d’une population qui ne peut pas se déplacer pour une raison ou pour une autre… Bon, j’ai envoyé un message aux responsables pour BPLS, si j’ai une réponse, je ferai une mise à jour du billet.

La FAQ signale que le service fonctionne grâce à un logiciel de gestion qui se nomme Endicia interfacé à Dynix Horizon 7.32 et à la base des abonnés. Comme l’inscription en ligne est possible en ligne et en intégralité pour cette bibliothèque, oui oui, il est bel et bien possible d’utiliser les services de cette bibliothèque sans jamais y mettre les pieds de sa vie !

Étonnante constatation qui ne manquera pas d’effrayer tous les bibliothécaires qui se rassurent en louant les vertus du lieu-bibliothèque comme dernier rempart contre la dématérialisation galopante et le chacun chez-soi et qui seront tenté d’extrapoler vers un futur sans bibliothèques, un futur sans lieux… sans relations humaines… :roll:

A ceux là, j’ai envie de dire changez de métier, songez à l’idée suivante : une bibliothèque comme lieu est d’abord un moyen de rendre un service, un équipement autour d’un ensemble de missions. Le lieu, l’architecture de la bibliothèque n’est qu’une “installation” permettant de rendre un service : celui de diffuser des savoirs, provoquer des sérendipités faciliter l’accès pour tous, dans une perspective de “changement social” aux côtés des autres politiques publiques (éducatives, en particulier, mais pas seulement).

Ce qui me semble très intéressant ici, c’est que les bibliothécaires américains commencent à comprendre (nous ne parlons ici qu’à partir de quelques expérimentations, pas d’un tsunami de bibliothèques par correspondance !) que ce n’est pas le lieu qui prime mais le service rendu à une population. En outre, rien n’empêche d’envisager ici des médiations sérendipités par correspondances, par exemple en glissant quelques bibliographies enrichies ou quelques documents surprises dans les colis…! :-)

Le lieu-bibliothèque n’est donc pas une fin en soi, mais bien un dispositif territorial, une modalité d’accès aux services que proposent les bibliothèques. La bibliothèque comme troisième lieu, pour reprendre l’heureuse expression diffusée en France par Mathilde Servet, ni même comme lieu tout court, n’est pas non plus une fin en soi ! Il faut bien entendu parler de complémentarité avec d’autres services.

Encore faudrait-il que nous perdions nuancions une habitude française de mesurer à la fois les pratiques culturelles de la population à sa fréquentation de lieux, et la qualité de nos politiques culturelles, en caricaturant à peine, au nombre d’équipements sur un territoire (le maillaaage territoriaaaal, tant vanté, si peu évalué :roll: ).

Évaluer les services d’une bibliothèque devient de toute façon assez complexe alors que le thermomètre traditionnel de la fréquentation doit être tordu, voire affuté, voire refondu pour prendre en compte des accès distant et des usages in situ ou en ligne…

Quelques bibliothèques essaient a minima de quantifier des accès distants. Par exemple, que le rapport annuel 2008 des bibliothèques lyonnaises (pdf) propose aux élus le schéma suivant mettant en rapport les entrées dans le bâtiment et les visites sur le site web :

ScreenShot001

Il n’en reste pas moins que les questions posées par des services de bibliothèques par correspondance sont légitimes tant elles interpellent à la fois les bibliothécaires et les élus locaux. En effet, une municipalité va-t-elle construire demain une bibliothèque en connaissant ces chiffres suivants du DEPS dans le dernier Pratiques culturelles des Français ?

ScreenShot002

Vous lisez bien : en 2009, 72% des français n’ont jamais mis les pieds dans une bibliothèque dans les 12 derniers mois, soit 3% de plus qu’il y a 10 ans… Encore faut-il nuancer ce chiffre avec Thierry Giappiconi et préciser que la fréquentation mesurée ici ne dit rien du type d’usager (inscrit? inscrit actif? “séjourneur?”) ni de ses motivations. Ce chiffre se contente de mesurer des accès aux bibliothèques publiques et non leurs impacts, sans tenir compte des bibliothèques scolaires, universitaires, spécialisées… A prendre avec des pincettes donc, mais à prendre quand même !

Fort de ces éléments, il est clair que le prêt par correspondance représente une complémentarité intéressante aux autres services de la bibliothèque, de nature à en développer des impacts. Je ne crois pas du tout pour ma part à la tentation du remplacement des bibliothèques par des services de prêts par correspondance sans lieux, les bâtiments ayant bien entendu une utilité électorale politique et sociale qui va bien au delà de l’activité de prêt de documents (travail sur place des étudiants, drague des jolies filles, etc.)

Peut-être même le prêt/retour par correspondance peut-il servir au contraire à appuyer le développement des bibliothèques en quantifiant et en géolocalisant sur un territoire une activité reconnue comme partie intégrante de nos fonctions (le prêt-retour). J’ai tendance à penser que géolocaliser sur une carte des prêts par correspondance sur un territoire est de nature à convaincre des élus des impacts de l’activité de la bibliothèque, au même titre qu’une carte des usagers-internautes qui utilisent les ressources numériques mises à disposition… (mais ce n’est qu’une intuition).

Le bâtiment qu’est la bibliothèque devient alors, en plus du dispositif permettant de mettre en relation des gens et des documents (pour faire simple), une base stratégique pour développer le même service par correspondance, sur un territoire.

La principale difficulté est alors celle d’ARTICULER des services à la fois dans des dimensions locales, à distances, globales et… “par correspondance”. Sacrés défis !

Réinventer la proximité, c’est bien de cela dont il s’agit et je rejoins les réflexions de Bertrand Calenge dans ce très intéressant billet que je vous recommande :

Parler de proximité, est-ce en dernier objectif vouloir que la population fréquente les espaces de la bibliothèque – et de préférence consulte ou emprunte les collections soigneusement disposées? Ou n’est-ce pas un renversement de perspective : parler d’une proximité qui déplace les services de la bibliothèque – collections comprises – au plus près de la population dans son cadre d’activités familiales, professionnelles ou sociales, sans nécessairement vouloir que ce cadre intègre le lieu bibliothèque voire s’y déplace ?

L’exigence de proximité signe la montée en puissance du territoire, ce fondement essentiel de la bibliothèque, devenu toujours plus prégnant au fur et à mesure qu’Internet permet des “consommations culturelles” domiciliaires donc irrigue ce territoire humain au plus près de ses habitants. Mais elle signale aussi une révolution copernicienne : le territoire ne tourne plus autour de la bibliothèque – du moins vu du point de vue des bibliothécaires -.

Cette révolution propose un rôle supplémentaire à la bibliothèque : l’exigence de déplacement, voire l’ubiquité. Et le lieu bibliothèque, ses processus et son organisation doivent dans cette configuration être pensés aussi (mais bien sûr pas uniquement) comme une base stratégique d’action en direction des publics du territoire… sans nécessairement vouloir les y ramener.

NB : Au fait, j’ai trouvé le lien vers cet article du Library journal sur le très intéressant fil de veille de Tosca Consultants publié sur la page facebook de l’entreprise et sur le twitter de Marc Maisonneuve. Merci à lui ! ;-)

Tags:,
nov
02
2009
0

Les services de la bibliothèque sur supports mobiles

Intéressante présentation qui montre que certaines bibliothèques américaines on vraiment pris le virage de la déclinaison des interfaces web vers le mobile. La conférence a été proposée par Toby Greenwalt – Skokie Public Library et Jacob Hill – Elmhurst College dans le  elle est en anglais. Notez que l’auteur propose une sélection de ressources autour des supports mobiles et des bibliothèques. Le panorama est proposé sur delicious, vous pouvez d’ailleurs en suivre les mises à jour via le fil rss associé au tag.

ScreenShot002

Vous trouverez pas mal d’autres sources sur le sujet dans ce billet Vagabondages.

Tags:
Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
oct
30
2009
0

Finie la bibliothèque 2.0, désormais on dit Library101 !

Aux États-unis, on sait mobiliser les bibliothécaires et communiquer sur leurs rôles, et c’est très bien ! Les mauvaises langues mépriseront le côté marketing de la démarche et ils auront tort. Il est temps sortir du 2.0 comme suffixe universel pour intégrer le numérique dans nos pratiques, pour le siècle à venir. La Library101 se veut donc une démarche de mobilisation/formation commune du Libraryland. Qu’importe le concept, s’il s’agit d’essayer d’avancer tous ensemble !

Et ça commence en chanson comme Marlène l’annonce (d’ailleurs Marlène est dans la vidéo ci-dessous, saurez vous la repérer ?):

Finie la “bibliothèque 2.0″ : depuis hier, la nouvelle hype, c’est “Library101



Library101, c’est un projet de David Lee King et Michael Porter, bibliobloggueurs de longue date, qui souhaitent aider les bibliothécaires à entrer dans le XXIème siècle, en ayant pleinement conscience des enjeux que font porter les mutations en cours dans notre “société de l’informaton” sur notre métier. Etre bibliothécaire aujourd’hui (et demain !), c’est maîtriser un certain nombre de compétences, savoirs-faire et autres savoirs tout court, en terme de communication, de technologies, de présence en ligne, pour pouvoir rester en phase avec sa communauté de service.

Rendez vous sur la page Facebook et  sur le site où on trouve :

- des liens (Resources To Know)

- des textes (Essays) rédigés par 2 douzaines de professionnels réputés du monde des bibliothèques anglophones

- et bien sûr la vidéo (ci-dessus), illustrée de photos et vidéos envoyées par + de 500 professionnels des bibliothèques du monde entier


Tags:
Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
oct
23
2009
1

A Limoges, la bibliothèque prête… des lunettes de vues !

photo

Vu dans le dossier de Juin 2009 consacré aux bibliothèques dans la Gazette, cette bonne idée de la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges :

“La BFM dispose de trois jeux de quatre paires [de lunettes] avec des corrections et des colons différents. Coût de l’opération : 80 euros, le troisième jeu ayant été offert par la pharmacie. Pour la bonne gestion du matériel, les lunettes font l’objet d’un emprunt (gratuit enregistré par code-barres). Premier bilan : 53 emprunts au cours du premier mois. “C’est un très bon message de communication qui ne coûte pas cher, fait valoir Daniel Le Goff, directeur du réseau des bibliothèques municipales, qui table sur un usager régulier.”

Il fallait y penser, je trouve que c’est une excellente idée ! :-)

Tags:
Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :
sept
30
2009
3

Bibli.othe.ques, le projet de Damiano Albani au Bookcamp2

bookcamp2grandformatEt voilà le Bookcamp2 c’est fini ! Superbe édition, plus mûre que la première, on est dans le comment et moins dans le pourquoi même si beaucoup de questions se posent encore.

Vous trouverez des liens vers des comptes-rendus sur le blog de l’ami Hubert, indispensable fédérateur de cette communauté, à l’origine du tout premier Bookcamp ! Je me joins à lui pour remercier Lionel et les partenaires, en particulier l’ABF dont la participation a ajouté à la convivialité de l’évènement ! Merci ! (sachez qu’on a, grâce à vous membres de l’ABF, bu du bon rouge et mangé des cacahouètes et des tomates cerises)

Quant à moi je tiens à vous proposer ce document envoyé par Damiano Albani, auteur d’une des plus importantes expérimentations depuis que les bibliothécaires ont découvert Netvibes, j’ai nommé le très impressionnant Mashup http://bibli.othequ.es/ qui s’adresse d’abord aux usagers :

Usagers de bibliothèques, ce service est fait pour vous !

En entrant dans une bibliothèque, vous ne savez pas par où commencer pour trouver un livre correspondant à vos centres d’intérêts ? Vous avez sûrement aussi envie de lire des avis d’autres lecteurs avant d’emprunter un ouvrage ?

Plus besoin de déambuler longuement parmi les allées de votre bibliothèque — voire de ses nombreuses annexes. Restez bien confortablement assis devant votre écran et naviguez sur Internet pour trouver l’ouvrage qui vous intéresse, peut-être disponible dans une bibliothèque près de chez vous !

Car le vrai enjeu de cette innovation technologique est bien celui-ci :

Il est nécessaire de partager l’information, en ouvrant l’accès aux données (publiques) dont vous disposez. En premier lieu, on pense évidemment au contenu de vos catalogues. Il faut en permettre l’interrogation par des API ou standards reconnus, tels que Z39.50 ou mieux, sa version Web : SRU/SRW. Le caractère exhaustif de l’information est déterminant, d’où l’intérêt de suivre les normes telles que la recommandation 995 pour UNIMARC.

Fascinés par ce projet, nous l’avions invité au bookcamp pour en savoir plus. Voici sa présentation, merci à lui de la mettre à disposition. N’oubliez pas que vous pouvez aussi suivre son blog et le suivre sur twitter!

Notons que les échanges qui ont suivi ont été l’occasion de mettre en évidence la nécessité d’impulser un mouvement en faveur de la normalisation des web services et de l’accès aux données. C’est en cours, j’y reviendrai !


Tags:,
sept
24
2009
2

Communiquer sur les hommes et les femmes des bibliothèques

Chouette campagne de communication repérée par Michael Stephens où ce sont les bibliothécaires qui se mettent en avant. L’idée n’est pas nouvelle mais toujours efficace ! (cliquez ici ou sur l’image pour voir d’autres photos en diaporama). Bravo à la Columbus Metropolitan Library !

2762090239_490dabbebc

J’aime bien aussi la manière dont l’équipe se met en scène sur le site en affirmant le rôle du bibliothécaire et son esprit critique, un peu comme ce que nous expérimentons au Val d’Europe (mais sans les photos !).

ScreenShot007

D’ailleurs il est même possible sur le site de la Columbus Metropolitan Library de filtrer les critiques par date et par bibliothécaire !

Les mousquetaires de la BU d’Angers viennent d’employer le même procédé pour mettre en avant les agents assurant l’accompagnement des étudiants ! Belle idée, expliquée en détails sur le blog de M. le directeur du SCD :-)

affiche11



Related Posts with Thumbnails Tags:
Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Powered by WordPress. Theme: TheBuckmaker. Vergleich Kredit, Johann Fischler

Rss Download Plugin fermer