Le collaboratif et la médiation se développent dans les catalogues des bibliothèques

Signe des temps, deux nouveaux catalogues de bibliothèque ont fait leur apparition. Il me semble intéressant de vous les signaler car ils montrent bien les évolutions en cours. Xavier Galaup, fait lui-même la présentation du nouveau portail Calice68 dans son blog :

bandeaucalice68-2jpgDepuis quelques semaines, la nouvelle version du portail des bibliothèques du Haut-Rhin est en en ligne grâce à l’excellent travail d’AFI et à la collaboration des prestataires des SIGB de notre réseau en particulier Décalog, C3rb et Opsys. Nous avons accueillis plus d’une vingtaine de bibliothèques supplémentaires, ce qui porte à 40 le nombre de structures participants à Calice68 (détail ici).

La grande évolution de cette nouvelle mouture est l’entrée du portail dans le web participatif ou encore web 2.0. Les bibliothécaires et sous réserve d’une inscription préalable les internautes peuvent désormais ajouter des avis sur un livre, un disque ou un film à côté de commentaires importés d’une source externe. L’ensemble des avis es rassemblé sous forme d’un blog permettant ainsi une discussion à plusieurs sur une œuvre. De même vous pouvez proposer des tags ou mots-clés en plus de ceux existants sur le site. Il s’agit d’enrichir les possibilités de découvrir des livres, disques et vidéos à travers ces tags.

xfbddb6Second catalogue à plus petite échelle, lui aussi significatif d’une évolution, celui de la bibliothèque de Fresnes qui vient de proposer un site entièrement fait-maison, en l’occurrence par Pierre, bibliothécaire-développeur à la Quentin Chevillon.

C’est d’ailleurs très intéressant de confronter ces deux réalisations avec quelques retours d’usagers, publiés sur le blog de (l’unique) Benoît Risu : 5 étudiants, 5 OPAC, des avis

Dans un cas un prestataire qui propose un catalogue open source enrichi par des usagers et dans l’autre un site entièrement construit pas des bibliothécaires qui mettent en avant des contenus… d’un côté le collaboratif et de l’autre la maîtrise des outils et des contenus, on avance, on avance !


Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Le e-Scan, scanner grand public pour les bibliothèques

escan_lowresIl y a quelques temps déjà j’avais relayé le développement des scanners aux côtés des photocopieuse. Il s’agit de proposer aux usagers des machines permettant de scanner puis de s’envoyer des documents par mail, les télécharger sur une clé USB ou encore se les envoyer par ftp.

En France, L’entreprise i2s, où travaille un des meilleurs spécialistes de l’édition numérique, j’ai nommé Alain Pierrot (qu’on supplie tous de réouvrir un blog, après la fermeture d’APSED) propose aujourd’hui le e-scan (sorti en février 2009) :

Première station de numérisation compacte et autonome destinée à un usage du libre service, parfaitement adaptée aux besoins grand public, Bibliothèques, Centres administratifs, Entreprises, etc. Doté d’une interface graphique particulièrement intuitive et conviviale, le e-Scan regroupe sur un écran tactile 15″ toutes les commandes de fonctionnement du scanner, la prévisualisation en temps réel et laffichage des scans effectués. Le e-Scan permet ainsi dobtenir instantanément l’accès aux services « scan to web », « scan to USB », « scan to network », « scan to print », de livres ou documents reliés (épaisseur 10 cm maximum, jusquau format A3++).

Bon je ne suis pas sûr du tout que cet engin soit le premier ni le seul sur ce marché, mais voyez plutôt la vidéo de présentation, l’interface à l’air plutôt claire et bien pensée, (interface en anglais dans la vidéo, mais en français sur le site). Ce scanner a ceci d’original que les documents sont numérisés face vers l’utilisateur !

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette page contacter Alain Pierrot, alain.pierrot[AT]i2s.fr tel :

+33140279977 +33607627588 ou alors Aurélie BARONNET e-mail : a.baronnet[AT]i2s.fr +33 524 077 430

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Lire sans entraves OUI, vider la bibliothèque, NON !

mahs68-jouissez_sans_entravesExcellent article dans le dernier bbf : Lisez sans entraves : le prêt illimité à la bibliothèque municipale d’Albi

La bibliothèque d’Albi a non seulement osé innover, mais en plus elle rend compte très précisément de l’expérience :

Afin d’améliorer la qualité du service rendu au public et après avoir fait un effort significatif sur les horaires d’ouverture, les bibliothèques municipales d’Albi ont souhaité réfléchir à des innovations marquantes dans leur offre de services. Au cours des discussions sur les pistes raisonnablement envisageables a germé l’idée d’un élargissement majeur des conditions de prêt, voire d’une expérimentation d’un prêt illimité pour les documents sur papier pendant une année.

De quoi s’agit-il ?

Extrait du règlement intérieur des bibliothèques portant sur les conditions de prêt

« L’inscription ouvre droit au prêt selon les conditions suivantes :

  • La durée du premier prêt est de quatre semaines pour les livres, périodiques, jeux, partitions et les livres à écouter et de deux semaines pour les CD et DVD ; tout prêt peut être prolongé à la demande du lecteur, pendant la validité de son inscription et avant expiration du délai d’emprunt, sauf si le document a fait l’objet d’une réservation par un autre lecteur.
  • 6 CD, 3 films documentaires, 3 films de fiction, 6 livres à écouter et 1 jeu en même temps au maximum ; il n’y a pas de limitation de nombre pour les livres, périodiques et partitions.
  • Aucun prêt ou prolongation n’est possible pour un lecteur ayant un ou des document(s) en retard.
  • Seuls les documents sortis peuvent être réservés et le nombre de réservations par lecteur n’est pas limité. »

Je salue cette expérimentation qui répond très concrètement aux objections qui avaient été faites ici-même dans le billet que j’avais consacré à la question et surtout dans les commentaires de Jérôme Pouchol en particulier :

Car en effet, plus le nombre de documents empruntables est important (nous sommes déjà à 15 !), plus cela favorise l’effet dit de “carte familiale”. Conséquence = baisse inévitable du nombre d’adhérents (de l’art d’amplifier la décroissance…) et donc (et c’est là l’important à mes yeux) une perte totale de lisibilité quant aux besoins et aux pratiques individuelles des usagers de la médiathèque.

Alors que les médiathèques développent de plus en plus, à juste titre, des services personnalisés (interfaces, moteurs, contenus, outils de veille et de communication…), visant à rapprocher l’offre de service des besoins précis et particuliers de leurs populations, la sempiternelle stratégie de la course au prêt peut ainsi s’avérer non seulement étroite mais contre-productive.

Cette crainte légitime n’est pas validée par les faits :

Si le tassement du nombre général d’inscrits actifs s’est confirmé en 2008, il ne semble pas que le prêt illimité ait eu les effets d’accélérateur tant redoutés : en septembre 2008, le nombre d’inscrits actifs (10 266) est retombé au niveau des deux premières années de l’ouverture (10 574 en 2001, 10 566 en 2002), après avoir connu un pic en 2005 (13 060), pour se réduire ensuite de 7 à 10 % par an. Dans le détail, il n’y a pas de tassement ni de baisse plus forte pour les forfaits ouverts au prêt illimité : ceux-ci ont baissé de 10,9 % entre septembre 2007 et septembre 2008 à la médiathèque. À Cantepau, où la très forte majorité des inscrits prend le forfait simple (93,6 %), la baisse a été limitée à 2 % entre les mêmes dates. Contrairement à ce qui était craint avant l’expérimentation, l’ouverture du prêt illimité n’a pas entraîné de chute significative du nombre d’inscrits.

Au delà de cette question?  L’auteur de l’article, Matthieu Desachy termine l’article comme suit :

Aujourd’hui, plus de 22 % des collections en libre accès sont hors de la bibliothèque chez des lecteurs, quand ce taux était à un peu plus de 15 % avant l’expérimentation. Il y a donc encore une marge de progression très importante. D’où la tentation d’une conclusion en faveur d’une rotation accrue des collections et d’une incitation à la sortie maximale des livres à l’extérieur de la bibliothèque : et si la bibliothèque de lecture publique de demain était une bibliothèque aux rayonnages vides, la majorité de ses collections en libre accès étant chez le lecteur et non plus dans les murs de la bibliothèque ?

Il me semble que cela doit rester une tentation… car des étagères vides ne sont clairement pas un objectif à atteindre ! Si le prêt illimité signifie que le taux de rotation augmente, ça signifie aussi un élément très frustrant pour les lecteurs : un taux de disponibilité pour le lecteur très faible = ils ne trouvent pas suffisamment de livres sur un thème ! Pour le coup, il me semble qu’il ne faut pas verser dans la course au prêt, que craignais également Jérôme Pouchol.

Alors lire sans entraves oui ! Avoir une bibliothèque vide NON !

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:,

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Jeux vidéos et bibliothèques, ça évolue

kenfigure415Proposer et mettre en valeur des Jeux vidéos dans une bibliothèque en France est loin d’être une évidence. Très souvent considéré par les bibliothécaires comme une concession coupable à la (méchante) société de consommation (comme si la bibliothèque était en dehors, soupir), les jeux vidéos sont (très souvent) tout simplement exclus des collections ou relégués dans un coin.

Pourtant dans les bibliothèques nordiques et anglo-saxonnes et nordiques, le sujet ne fait pas débat : les bibliothèques proposent de nombreux jeux et organisent même des tournois, sans que ce soit un gros poisson d’avril !

Cette situation évolue, notamment avec un stage proposé sur le sujet par la JPL. En dehors des bibliothèques, après avoir été délaissé des politiques publiques, ce secteur est récemment l’objet de toutes les attentions, comme en témoigne les mesures gouvernementales portées par NKM. Même la recherche en sciences humaines et sociales commence à s’intéresser de près à ce phénomène mondial qu’elle ignore depuis des années. A Limoges se tiendra en Juin un colloque qui marque assurément un tournant :

Se pratiquant sur téléphones mobiles, au domicile, dans les lieux publics, parfois qualifiés aujourd’hui de sérieux ou de pervasifs, les jeux vidéo occupent massivement les marchés du divertissement. De façon éminemment symbolique, il est par exemple couramment relevé que cette industrie dépasse à présent le chiffre d’affaires des entrées en salle de cinéma et rivalise avec le secteur musical. Phénomène social de grande ampleur, cet objet ne peut donc plus être ignoré des recherches en sciences humaines. (…) Le colloque de Limoges et ses ateliers ont pour but de faire un état des lieux de la recherche francophone en sciences humaines. Les jeux vidéo sont un phénomène social, mais en quoi ? Comment s’organisent, par son intermédiaire, les échanges entre consommateur et producteur ? Comment se définit dans ce domaine l’interactivité et quel rôle joue-t-elle ? Quelles relations se créent entre narration et action, quels sont les nouveaux modes d’écriture (game design) et, plus largement, quelles sont les modalités d’inscription du domaine dans ce que l’on appelle les industries culturelles ? Les jeux vidéo apparaissent aussi comme des modes de socialisation aux normes de nos sociétés industrielles modernes, voire comme des modes de sociabilité. Que nous apprennent les recherches dans ce domaine ? Par ailleurs, certains chercheurs ont mis en avant l’intérêt de ces jeux comme source d’apprentissage. Que peuvent apporter les jeux vidéo dans ce secteur ?

Les bibliothécaires se doivent de rester au fait de l’émergence de ce que l’on appelle le serious gaming, appellation ambivalente paradoxalement capable de fournir leurs lettres de noblesse à ces œuvres (car ce sont d’oeuvres dont on parle) à des objets classés dans la catégorie “divertissement” :

Un jeu sérieux (souvent désigné par l’expression anglaise serious game : de l’anglais serious, « sérieux » et game, « jeu ») est une application informatique qui combine une intention sérieuse, de type pédagogique, informative, communicationnelle, marketing, idéologique ou d’entraînement avec des ressorts ludiques issus du jeu vidéo ou de la simulation informatique. La vocation d’un Serious Game est donc de rendre attrayante la dimension sérieuse par une forme, une interaction, des règles et éventuellement des objectifs ludiques.

Sur ces questions, il y a au moins UN blog à suivre “Jeux vidéo et Bibliothèques : vus par un bibliothécaire internaute depuis 1996 et joueur vidéo depuis 198x”. Notez que l’auteur propose une revue de web sous forme de fil rss : La sentinelle.

Et vous ? proposez vous des jeux vidéos dans vos bibliothèques ? L’auteur de  Jvib a astucieusement conçu un petit formulaire pour répertorier et cartographier les bibliothèques qui proposent des Jeux vidéos : prenez donc quelques minutes pour le compléter !

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Des tutoriELS sur Bibolabo, nouveau biblioblog

xfbddb1Le SCD de Metz (que l’on connaissait déjà pour proposer des rebonds vers google depuis l’OPAC) propose quelques tutoriels qui montrent comment se servir des services en ligne de la bibliothèque. L’idée n’est pas nouvelle, mais la réalisation est efficace et, détail important, l’outil permet de mettre bien en évidence le curseur de la souris.

A propos j’en profite pour militer en faveur de l’usage de tutoriels, pluriel de tutoriel et non pas tutoriaux. Tutoriels, c’est officiel !

L’anglicisme tutorial (déconseillé par les organismes de néologie français et québécois) est cependant beaucoup plus utilisé, mais poserait des difficultés au pluriel. Le pluriel de tutoriel est tutoriels et non tutoriaux.

Sofiène & Ilhem expliquent aussi comment ils ont réalisé ces tutoriels dans un billet de Bibolabo leur tout nouveau biblioblog (fil rss à suivre) qui propose :

Tests, bidouilles et bricolages de deux bibliothécaires, destinés à être commentés et récupérés par la communauté…

Bienvenue dans la biblioblogosphère et épatez-nous avec vos bidouilles ! :-)


Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Mindpost : la bibliothèque comme plateforme de collaboration

mindspot1

Hubert Guillaud a relayé récemment un projet danois très intéressant :

Comment la bibliothèque s’adapte-t-elle aux jeunes ? C’est la question que se pose MindPost, un projet Danois (voir le .pdf en anglais) qui vise à faire de la bibliothèque un porte-parole de la culture des jeunes. Un bel exemple qui montre comment les services doivent s’insérer dans la culture jeune pour s’y renouveler.

De fait, je vous conseille de regarder cette vidéo de présentation qui dure 5 minutes :

Que retenir de ce projet ? (lisez le pdf, il est en anglais, mais ça vaut le détour !).

La bibliothèque est ici envisagée comme une “plateforme de collaboration”, un troisième lieu, en l’occurrence dédiée aux jeunes. L’idée n’est donc pas de partir de besoins présupposés pour élaborer une offre de service mais bien de co-construire avec des gens en fonction de leurs besoins, et à partir de ces besoins mettre en œuvre des dispositifs.

Autrement dit, là où en France on a plutôt tendance à dire : on va travailler sur un thème et après on va solliciter des jeunes et monter un projet d’action culturelle, ici c’est l’inverse. On réunit d’abord une communauté de jeunes et seulement ensuite on développe un projet qui sert de matrice à des dispositifs qui répondent à un ensemble de besoins. Ce projet associe deux “espèces” : les Minkeepers, et les Mindspotters (= bibliothécaires)

screenshot0011

Les actions menées sont ensuite déclinées comme suit (voir le film pour plus d’infos) :

screenshot0021

On est là ni dans un projet technique d’initiation à un outil, ni dans une enquête sociologique, ni dans une animation culturelle, mais bien dans un projet d’animation de communauté à vocation pédagogique à partir des moyens d’une bibliothèque. Le numérique n’est qu’un des supports/outils parmi d’autres (dont une caravane !) pour discuter de sujets proposés par les jeunes, mais toujours encadrés par des adultes. Ce projet est exemplaire parce qu’il est remarquablement bien conçu, multidimensionnel et vraiment tourné vers la population à laquelle il s’adresse. Voilà qui est enthousiasmant non ?

On le voit, la démarche n’est pas d’abord centrée sur les contenus comme “mise en valeur des collections”. La bibliothèque est donc utilisée en tant que lieu, et compétences d’accompagnement (les mindkeepers), pas en tant que ressources documentaires.

Une bibliothèque est d’abord un outil, distinct de l’école, malgré des missions très proches, par ses collections.  Ce type de projet est intéressant parce que le lien est encore plus fort. L’école est d’abord un lieu de savoirs en action avant d’être un lieu de ressources documentaires. La bibliothèque, elle se définit d’abord par rapport à ses ressources : un réservoir de données mobilisables et “médiatisables“. Or on le voit, la tendance d’une bibliothèque comme troisième lieu la pousse vers une fonction de lieu-ressource qui interroge le lien aux collections.

Pour autant, il me semble que si la forme est innovante, et la gestion de projet redoutablement efficace, on est bel et bien dans des objectifs qui ne sont pas clairement exprimés mais sont bien réels : on cherche à mobiliser des savoirs, a développer une culture informationnelle une approche des médias (le groupe crée un livre), tout ça encadré par une équipe de bibliothécaires qui tissent des partenariats avec des professeurs. Il s’agit en réalité d’une manière de renouveler le positionnement de l’action pédagogique de la bibliothèque en lien avec l’école.

Au final, est-on aussi coupés des préoccupations des jeunes pour ne pas pouvoir concevoir des projets qui répondent à leurs attentes ? J’ai croisé dans ma courte vie professionnelle des projets moins ambitieux mais tout aussi bien élaborés, sans pour autant se targuer d’une co-création de contenus… L’école, en définissant à l’avance des savoirs à acquérir se situe a priori en opposition à cette approche, mais ça n’empêche pas certains professeurs de développer des dispositifs innovants pour des objectifs pédagogiques non ? Les objectifs d’un projet sont-ils plus intéressants parce que les livrables du projet (pardon pour le jargon mais les mots sont importants) sont issus des utilisateurs (en “co-création”) ?  N’est-on pas en réalité dans un renouvellement de la gestion de projet, sans remise en cause d’objectifs pédagogiques portés par le couple bibliothèque/école ?


Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

A lire : les bibliothèques troisième lieu, par Mathilde Servet

i-want-to-believe

Je savais déjà qu’on pouvait trouver des perles dans les mémoires de conservateurs de l’ENSSIB… c’est le cas ici ! Mathilde Servet de la DCB 17 propose un mémoire passionnant. A travers le concept de bibliothèque troisième lieu, très développé en Angleterre et dans les pays nordiques, mais curieusement absent des débats en France, elle livre un panorama très documenté des évolutions du troisième type lieu.

Face à la montée d’Internet et à la diversification des usages, les bibliothèques traversent une crise identitaire et tentent de redéfinir leurs missions. Le modèle de la bibliothèque troisième lieu semble caractériser nombre de nouveaux établissements. Véritables lieux de vie, centres culturels communautaires, ils fédèrent leurs usagers autour de projets culturels et sociaux. Ils proposent une offre élargie et des services novateurs. Ils n’hésitent pas à recourir à des techniques issues du marketing et s’inscrivent dans la compétition de l’univers marchand. Peut-on encore parler de bibliothèques ? Quels sont les fondements théoriques et les apports de ce modèle ? En quoi peut-il constituer une voie pour l’avenir ?

Plus loin dans l’introduction elle apporte des précisions sur la démarche :

Ce concept, emprunté initialement à la sociologie urbaine, connaît une expansion importante, sans qu’en soient pour autant examinées les caractéristiques et établis réellement ses champs d’application. L’objet de ce mémoire consistera donc à envisager ce nouveau phénomène bibliothéconomique dans sa globalité. Essentiellement présent dans les pays anglo-saxons et nordiques ainsi qu’aux Pays-Bas, le modèle de bibliothèque troisième lieu sera éclairé par le truchement d’exemples tirés de ces zones géographiques. Nous aborderons sa genèse à travers le prisme des évolutions sociétales et nous soulèverons les conflits idéologiques qui agitent la profession face aux options possibles pour l’avenir. Le débat britannique fournira à cet égard un domaine d’exploration privilégié. Nous nous pencherons par la suite sur les attributs du troisième lieu, concept mis au jour par le sociologue Oldenburg, et sa possible adéquation avec cette nouvelle génération de bibliothèques. Dans un second temps, nous illustrerons plus avant le concept à travers une sélection de bibliothèques hollandaises, qui nous semblent en présenter une incarnation particulièrement probante. Les Pays-Bas agissent en effet comme un réel laboratoire riche en expérimentations.

Bibliothécaires ! Vous vous interrogez sur l’avenir des bibliothèques ? Ouvrez ce document pdf, imprimez le en recto verso (merci pour la planète) et lisez-le !

Voici un extrait de la conclusion :

La France n’est pas réfractaire à l’absorption du modèle de la bibliothèque troisième lieu, mais il faudra encore faire bouger les lignes et préparer le terrain culturel. Bruno Maresca met en lumière à la fin de son ouvrage que l’image des bibliothèques, leur potentiel d’attractivité, leur aptitude à être perçue également comme des « lieux de loisirs et de convivialité » sera décisif pour leur pérennité à l’avenir. Selon le sociologue, les médiathèques françaises doivent parachever leur  émancipation du modèle élitiste dont elles véhiculent encore des éléments. Suivant l’évolution constatée au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou dans les pays nordiques, la mutation en « centres de la vie culturelle de proximité », qui renoncent à un mode monofonctionnel, pourrait présenter une voie de prospérité. Suivant l’évolution constatée au Royaume-Uni, aux Etats-Unis ou dans les pays nordiques, la mutation en « centres de la vie culturelle de proximité », qui renoncent à un mode monofonctionnel, pourrait présenter une voie de prospérité. Les bibliothèques françaises et anglo-saxonnes ou nordiques ne sont pas issues des mêmes traditions conceptuelles. (…) Il ne faut toutefois pas tomber dans les pièges que peut présenter le modèle de bibliothèque troisième lieu. S’il importe d’associer les usagers au fonctionnement, voire à la conception de la bibliothèque, de les impliquer dans la vie de l’établissement, leur proposer exactement ce qu’ils désirent pourrait s’avérer vain, si un projet d’établissement n’est pas clairement défini. Les bibliothèques ne doivent pas nécessairement céder aux sirènes de la facilité. Tout en privilégiant une accessibilité accrue, elles peuvent conserver leur rôle d’architecte de l’information, et comme le suggère Zeewald remplir une fonction « éditoriale ». Elles peuvent ainsi contribuer à éclairer la complexité du monde, à tisser des liens intelligibles, sans pour autant imposer un sens. Les bibliothèques peuvent rester des universités du coin de la rue comme le revendiquent encore les Idea Stores, où usagers et bibliothécaires interagissent en bonne intelligence. Les bibliothèques troisième lieu se veulent avant tout des établissements centrés sur les besoins de leurs usagers.

Je suis assez d’accord avec cette conclusion que l’on pourrait résumer par : les bibliothèques peuvent être (et sont déjà) des lieux attractifs, plus en phase avec les pratiques des usagers sans renoncer à diffuser et recommander des contenus exigeants. En gros on doit pouvoir à la bibliothèque aussi bien jouer à la wii tout comme aller à une conférence/atelier de philosophie. :-)

Personnellement je pense qu’il aurait fallu développer la relation entre médiation des contenus et aménagements, médiation simplement cités comme “fonction éditoriale” de la bibliothèque. En outre, les services en ligne ont été écarté de manière très claire dès l’introduction :

Nous avons toutefois volontairement écarté du champ de notre travail les collections et services proposés en ligne par ces bibliothèques, parce que c’est davantage leur ancrage physique qui nous intéresse.

Il me semble que ce choix est critiquable, parce qu’il repose que une séparation (tenace !) entre le réel et le virtuel, entre le lieu-bibliothèque et les contenus/collections qu’elle propose… Cette séparation (on peut traiter l’un sans l’autre) ne me semble problématique. C’est d’ailleurs une critique que j’avais faite à Xavier Galaup par rapport à son mémoire sur les usagers co-créateurs de services lorsqu’il parle de “services non-documentaires” dans la bibliothèque.

Les services non documentaires sont des activités indépendantes de l’offre documentaire mais liés aux missions culturelles, éducatives et sociales de la bibliothèque.

Pour moi le lieu bibliothèque et les services qu’il propose doivent reposer sur un juste équilibre entre collections et publics : c’est leur raison d’être. Ces « services » ont une fonction de médiation de la sélection documentaire faite par les bibliothécaires (voir ce court billet sur ma conception d’une bibliothèque). Donc, l’action culturelle et les partenariats sont des éléments de médiation,  des moyens pour atteindre les objectifs poursuivis, ceux de contribuer à la formation initiale et continue. Ce qu’on appelle action culturelle, c’est un élément parmi d’autres de l’activité de médiation, parmi les bibliographies papiers, les contenus/services numériques à développer ET l’aménagement du bâtiment qu’est la bibliothèque.

Il me semble qu’il aurait été utile de développer dans ce mémoire, l’approche de l’expérience-bibliothèque dans ses liens aux contenus. La valorisation est envisagée sous forme de dispositifs physiques (mini-exposition thématiques, etc. voir page 55) sans jamais montrer clairement que ces dispositifs tangibles reposent sur des projets d’implication de bibliothécaires et d’usagers dans des contenus.

Au fond, que les formes de médiation proposées soient numériques et/ou physiques n’est pas vraiment important, et peut surtout contribuer à apporter une réponse aux interrogations que le mémoire pose très bien sur les “dérives” d’une bibliothèque qui devient un lieu de vie (comme un bistrot !) et oublie sa relations auX savoirS… Cet équilibre ne sera-t-il pas le défi des prochaines années ?

Bon ceci dit, ce mémoire est aussi passionnant parce qu’il permet de donner un nom à une tendance diffuse et de porter le débat dans le monde francophone. :-)

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:,

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Lutter contre le silence des catalogues des bibliothèques grâce aux suggestions de google

Croisé lors de la récente journée d’étude organisée par le CNFPT, j’ai remarqué une innovation très intéressante de la bibliothèque de Saint-Herblain. Sur le très chouette site proposé par Quentin Chevillon, notre bibliothécaire-développeur national, auteur de Moccam-en-ligne et de Moccam. Quentin a eu la  très bonne idée d’utiliser l’API de google pour le correcteur de requêtes dans le catalogue.

La saisie d’une requête est automatiquement proposée à google et le catalogue affiche le cas échéant la suggestion, qui peut alors être transformée en requête dans le catalogue. Comme il s’agit d’une connexion entre serveurs, l’opération est transparente pour l’utilisateur.

L’intérêt ? Bénéficier de l’efficacité des suggestions du moteur de recherche le plus utilisé dans le monde pour tous les types de requêtes, y compris les nom propres. :-)

Exemple pour une requête avec “harry potaire” :

screenshot003

Le résultat est instantanément corrigé… la suggestion provient de google. Essayez avec la même requête dans votre catalogue et comparez !

screenshot0041

Brillante idée non ? :-)

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Un Rizhome solidaire pour les médiathèques du Plateau Vivarais-Lignon

siteon0-e5814Voilà une très intéressante initiative qui démontre s’il était nécessaire que l’innovation et la réactivité est souvent le fait de petites communes rurales, et surtout solidaires. Extrait du blog du projet :

Dans trois villages du Plateau Vivarais-Lignon, Tence, St-Jeures et Le Mazet-St-Voy en Haute-Loire, prolifère un RISOM (Réseau Intercommunal & SOlidaire de Médiathèques). Créé en 2005, avec le SIGB libre PMB (et avec grande satisfaction), ce rhizome se sentit quand même un peu à l’étroit dans son interface publique début 2007.

A cette époque, ayant, comme on le verra,  complètement perdu l’esprit, il lui vint la plus étrange pensée que jamais fou ait pu concevoir. Il crut bon et nécessaire, tant pour l’éclat de sa propre renommée que pour le service de sa patrie, de développer un plugin SPIP, et d’aller de par le Web avec ses pages et son flux RSS chercher les aventures.

Ce blog relatera donc les différentes sorties du RISOM du Plateau, avec moults détails pratiques et conseils éclairés… (la suite dans les autres billets…)

NB : nos choix techniques et stratégiques pour ce plugin SPIP/PMB sont aussi faits en fonction de la modestie de nos structures et du public à desservir dans notre territoire rural.

Ce petit réseau de médiathèques propose ainsi un très chouette site internet qui peut facilement faire pâlir d’envie bien des grandes métropoles… Le site combine astucieusement SPIP et PMB, notamment grâce à un plugin de recherche développé à l’initiative de ce réseau…comme le dit Renaud Aioutz, le responsable du projet (que vous pouvez contacter pour en savoir plus à cette adresse : aioutz[At]risom.fr) : “on fait avec les moyens du bord et on n’en rougit pas”. Ne manquez pas non plus le tout récent blog associé qui vise à rendre compte de l’avancée de ce projet.

Il faut dire que Renaud Aioutz a été formé à très bonne école : il a travaillé pendant des années à la bibliothèque municipale de Fresnes, dont on attend avec impatience le prochain site web… :-)

Finalement n’est-ce pas ça le coktail de l’innovation numérique dans les bibliothèques : des compétences, l’envie d’avancer et de partager et, seulement après, des moyens (du bord) ?

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:,

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Quand un informaticien de 25 ans invente un SUDOC des bibliothèques publiques…

les-bibliotheques-pres-de-chez-vous-e28094-bibliotheques_1240587843387

J’ai reçu la semaine dernière un courriel très intéressant, de M. Damiano ALBANI, ingénieur informaticien de 25 ans (damiano.albani[at]gmail.com) :

Informaticien de formation, “bidouilleur dans l’âme”, j’apprécie particulièrement travailler sur les mashups. Je m’intéresse également à la problématique de la disponibilité des données publiques (géographiques, transports, statistiques, etc). À part ça, je suis développeur freelance “polyvalent”, donc si ça intéresse quelque employeur… :-)

Je vous laisse lire ses mots à lui, qui me sont adressés mais qu’il m’a autorisé à publier, j’ajoute mes commentaires en me “didascalisant”  [en bleu et entre crochets] :

Cela fait un petit moment que je suis votre blog, depuis que je m’intéresse au domaine des bibliothèques. [Voilà qui commence bien ! :-) ]. Je travaille actuellement sur un petit projet perso qui me vient d’un ressenti en tant qu’usager de bibliothèques : la majorité des OPAC sont très peu agréables à utiliser. La présentation est souvent des plus frustes et il faut savoir ce qu’on cherche, pas facile de “butiner”. Je reconnais que les nouveaux SIGB ont des OPAC à la façon “Web 2.0″ qui corrigent la plupart de ces problèmes mais cela reste rare. [double approbation , le "à la façon web 2.0" étant bien souvent une mise à jour commerciale pour bibliothécaire avide de 2.0]

En attendant, il y a des interfaces Web que l’on pourrait d’une certaine façon considérer comme des OPAC : les sites de ventes sur Internet, tels que Amazon ou Alapage !! On y trouve une interface de navigation agréable, bien pensée et souvent avec des métadonnées à foison (commentaires, évaluations, etc).

[bon là on est d'accord, cher M. Damiano, on le sait bien. Mais attendez, bande de bibliothécaires ça devient très intéressant quand le monsieur décide de passer à l'acte :-) ]

J’ai donc eu “l’idée” de vouloir utiliser ces pseudo-OPAC mais en y montrant le catalogue des bibliothèques près de chez moi. D’ailleurs, de par le découpage administratif en France, chaque commune gère son propre réseau de bibliothèques municipales. Quand on habite dans une grosse agglomération, rechercher un ouvrage voudrait dire faire cette recherche dans chaque OPAC ! Bref, mon projet consiste à proposer un service de recherche fédérée, pour les bibliothèques de tout type (municipales, universitaires, associatives…) proches de chez moi. [bon il existe des catalogues fédérés pour les communautés d'agglo, quelques catalogues régionaux, mais c'est bien connu, l'usager est sans frontières, comme les médecins...et tant mieux.]

J’ai créé un site qui s’appelle http://bibli.othequ.es sur lequel on peut faire ce genre de recherche. Cela reste un prototype, très incomplet mais il est fonctionnel :

les-bibliotheques-pres-de-chez-vous-e28094-bibliotheques_1240583869325

Le vrai intérêt vient du compagnon à ce site : un userscript à installer dans GreaseMonkey [j'ajoute un lien pour les non initié au monde merveilleux de Greasemonkey] sous Firefox. Il interroge mon service de recherche fédérée et incruste les résultats sur les pages des sites Web tels que Amazon.fr, Alapage.com, Chapitre.com ou Fnac.com. Et la boucle est bouclée :-) . Comme je sais que vous êtes “à l’écoute” des initiatives dans le domaine des bibliothèques, qu’est-ce que vous en dites ? [ah ben je dis clap clap clap et bravo, magnifique idée ! (et... pourquoi bordel de Dewey qu'on est pas capable de faire ça nous-mêmes ?!). J'ajoute que ce type de dissémination de la bibliothèque existe depuis quelques années, j'en avais parlé dans ce billet, voir aussi ce projet : Library lookup qui propose des bookmarklet, ce qui, soit dit en passant est encore plus simple à utiliser qu'un script greasemonkey...]

Informaticien de formation, je n’ai aucune prétention avec cette idée, mais comme j’aime bien “bidouiller”, je me suis lancé dans ce projet ! [ben c'est quand même un super résultat, encore bravo, à bon entendeur, le Monsieur cherche du travail !]

A ma question envoyée par mail, en constatant l’aspect clairsemé de la répartition géographique des bibliothèques dans lequel ce catalogue fédéré “maison” va chercher… Quels sont les critères techniques qui pour sélectionner telle ou telle bibliothèque pour cette recherche fédérée ?

En fait, le problème, c’est que je ne suis pas très “confiant” par rapport à ma méthode d’interrogation des catalogues. Au risque de vous étonner, j’interroge les serveurs Z39.50 de ces bibliothèques (+ SUDOC). Elles ne sont pas nombreuses les bibliothèques qui “exposent” ce service à l’extérieur mais j’en ai trouvées quelques unes, par “essai et erreur”. [oui, comme l'avait précisé Paul Poulain en commentaire de mon billet pour qu'un catalogue de bibliothèque soit accessible de l'extérieur : "le site extérieur DOIT proposer une API (interface d'accès) qui permette ce genre d'interrogation. Du genre " rel="nofollow">mon-catalogue...."]

Loin de moi l’idée de vouloir “m’introduire” dans leurs systèmes mais les OPAC sont vraiment inutilisables pour récupérer de l’information et effectuer des requêtes (critère de recherche ISBN manquant la plupart des fois d’ailleurs…) [Pfff on est vraiment des nullos quand même, si on demande à nos prestataires, a minima d'activer une recherche experte par ISBN , il y aurait pas ce genre de problème débile, (mais j'anticipe sur la suite)!]

Certains SIGB retournent également des données UNIMARC mais en HTTP (!). Très peu implémentent également le profil 995 en UNIMARC, qui donne l’état des emprunts notamment.

J’ai donc une petite architecture basée autour du protocole Z39.50 et j’utilise notamment le logiciel yazproxy [J'ajoute le lien, il s'agit d'un logiciel sous licence GPL spécialisé dans la recherche fédérée] pour “canaliser” les connections vers les serveurs Z39.50 des bibliothèques. Si seulement on pouvait avoir un service de recherche au niveau national, comme le SUDOC mais pour les bibliothèques municipales. Mais je sais que je “rêve” là :-) [j'aime bien les rêveurs professionnels, je fais partie de l'espèce, aussi.]

Bon que retenir de cette expérience ? D’abord qu’elle existe, alors courrez voir si votre bibliothèque fait partie des heureux qui peuvent participer d’ores et déjà à cet embryon de SUDOC de la lecture publique !

En réalité ce travail apporte une réponse chiffrée à la question de savoir quelles sont les bibliothèques dont la base de donnée est, techniquement, en 2009, interrogeable depuis l’extérieur du réseau de la collectivité. A ma question d’avoir accès à une liste des bibliothèques accessibles :

Je n’ai pas de liste “présentable” à vous fournir immédiatement mais en allant sur http://bibli.othequ.es/sets” vous pourrez voir une liste brute en XML. Celle qui est utilisée par mon application en fait. Actuellement il y a environ 80 bibliothèques dans cette liste — ou plutôt les bibliothèques de 80 communes, car c’est ainsi que je les range pour le moment. Mais c’est loin d’être une liste exhaustive. Encore aujourd’hui j’en ai rajouté une dizaine et il m’en reste “sur le feu” :-) Et je n’ai même pas encore importé les bibliothèques universitaires par exemple. Vous posiez la question : “quelles bibliothèques sont accessibles depuis l’extérieur ?” En fait, ça revient bien souvent à savoir quel SIGB est mis en place. Avec par exemple du MoCCAM, Carthame, Koha et éventuellement Aloès, on s’en sort pour pouvoir interroger “proprement” le catalogue. Avec les autres SIGB (antédiluviens), c’est une autre paire de manche… Mon “problème” vient du fait que j’ai besoin de faire une recherche par ISBN — qui parfois même n’est pas “parfait” — et il semble que les fournisseurs de SIGB aient complètement oublié ce critère de recherche :-) Bref, seul du Z39.50 ou SRU/SRW ou approchant (ex: dump UNIMARC par l’OPAC) permet de travailler proprement. Le reste c’est pas très fiable, même si j’ai réussi à me débrouiller avec généralement.

D’après ce travail il n’y a donc qu’environ 80 bibliothèques municipales sur 3 000 pour la plupart dans des petites villes (ah l’absence quasi systématique des grandes villes, ça fait mal quand même !) qui ont un catalogue accessible depuis l’extérieur. A bon entendeur.

Si ce billet vous a intéressé, vous pouvez vous abonner au fil RSS de ce blog.!

Tags:

Si ce billet vous a intéressé, je vous conseille aussi :

Written by bibliobsession in: Bibliothèques et cie | Tags :

Powered by WordPress. Theme: TheBuckmaker. Vergleich Kredit, Johann Fischler