avr 14
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En novembre 2006, j’avais eu le plaisir de présenter une synthèse sur les impacts du web 2.0 sur les bibliothèques…j’avais essayé d’interroger la notion de bibliothèque 2.0. J’ai eu depuis l’occasion de présenter cette réflexion à plusieurs reprises en France. La version numérique a été visionnée plus de 13 000 fois sur Slideshare! Mais comme beaucoup de choses se sont passées sur ce blog comme en dehors, il s’imposait une mise à jour de ce diaporama.

Aujourd’hui je présente donc à Mérignac (merci aux organisateurs pour l’invitation!) une version reloaded de ce diaporama. Au menu, quelques nouveaux exemples et mises à jour et surtout une troisième partie qui traite de la médiation numérique. Sans être complètement nouveau pour ceux qui suivent mon blog, il s’agit surtout de présenter une synthèse des réflexions sur ce que nous pouvons (devons) faire, en tant que bibliothécaires à l’heure du numérique. Voilà, j’espère que cette synthèse vous intéressera. En tout cas, toutes les remarques et commentaires sont les bienvenues! (vous pouvez télécharger le fichier powerpoint sur Slideshare directement, ou en cliquant sur ce lien)


By rob


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mar 25

Bon tout la bibliosphère le recommande, et elle a raison la bibliosphère! La présentation d’Olivier Ertzscheid aux Polyphonies du livre est excellente, brillante, passionnante, enfin recommandable, hautement. A voir donc, à écouter aussi et à méditer enfin. Ceux qui pensent que nous n’avons pas d’avenir dans le grand tout de la recommandation industrialisée comme ceux qui pensent que les bibliothèques 2.0 ce n’est QUE facile, fun et fashion remettent les pieds sur terre. On avance! (et on attend les présentations des autres intervenants aussi)


By rob

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juil 04

Il est intéressant de constater l’efficacité des recommandations prédictives de Critéo sur un cas pratique et sur un catalogue de taille relativement modeste...Si ça marche comme ça pour un catalogue privé, pourquoi pas pour un catalogue public?

(rien à voir mais vous pouvez aussi naviguer en 3D dans la blogosphère avec l’outil proposé par Critéo…)



En substance:

Criteo a été choisi par Glowria, le leader européen du divertissement vidéo à la demande, pour être déployé sur son catalogue de DVD. Les recommandations personnalisées de Criteo permettent d’optimiser l’accès aux12.000 titres disponibles de Glowria.

Implémenté depuis 2 mois chez glowria, les résultats sont déjà spectaculaires. Grâce aux recommandations personnalisées de Criteo, le poids de la longue traine  (la fameuse « long tail », soit 10.000 titres les moins loués qui représentent 80% de l’offre) est passé de 31 à 50% des locations de DVD. Concernant la très longue traine (les 7.000 titres les moins loués), l’effet est encore plus net. Son poids double en passant de 12 à 24% des locations.

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avr 16

Je suis particulièrement ravi de vous recommander cet article de Daniel Kaplan sur la longue traîne publié par l’excellent Internet Actu.

Ma première rencontre avec le web 2.0 date de la traduction de l’article fondateur de Chris Anderson.
C’était le 12 avril 2005 (2 ans presuqe pile poil). Ce fut un choc et une évidence : désormais ce que de confidentielles lois bibliométriques avaient démontré ont trouvé dans la Longue traîne une expression économique limpide. Un modèle était né, repris, traduit et théorisé par Chris anderson sur son blog puis dans  son livre (à paraître en français). J’ai réalisé que, pour la première fois dans l’histoire, l’offre des bibliothèques entrait dans le champ du marché. Les collections, les données bibliographiques, les accès et même les lieux représentent désormais une valeur économique. (c’est ni bien ni mal, c’est comme ça c’est tout, on fait avec)



Depuis, comme le rapelle Daniel Kaplan, les chiffres de la longue traîne ont été révisé, ce n’est plus 50% du CA des grands distributeurs de produits culturels qui constitue les niches de la longue traîne, mais entre 20 et 25%, comme l’indique le schéma ci-dessus.

L’article que je vous invite à lire prend acte de ces révisions de l’enthousiasme initial et tempère l’efficacité économique du phénomène. Qu’à cela ne tienne, Guillaume Champeau et Daniel Kaplan soulignent avec raison l’importance de la diffusion et de la médiation de ces contenus…

la diversité musicale n’est pas le produit mécanique de la numérisation et de la mise en réseau, mais celui de la diversité de l’offre, de la multiplicité des canaux et des formes d’exposition des œuvres, ainsi que de l’existence de relais et médiateurs, professionnels ou amateurs.

Car le changement principal introduit par les effets de réseaux ce n’est pas un changement de modèle économique, mais c’est un changement médiatique, au sens de la necessité de médiation entre les producteurs de contenus et tout ceux qui souhaitent découvir des oeuvres ou obtenir une information ciblée…

L’important ce n’est la longue traîne soient rentable pour nous autres, mais c’est de réaliser le rôle essentiel de la navigation dans les contenus auxquels nous donnons accès, en particulier ceux de la longue traîne. Cela passe par des conseils, des recommandations, des coups de coeurs, etc. Le bibliothécaire est l’un des maillons de la chaîne qui offre l’accès et peut guider dans cette offre, il n’est pas un prescripteur (on prescrit des médicaments….pas des oeuvres), il organise des interactions entre une offre et une demande documentaire, il rend possibles des parcours de découvertes.

Ce qui m’avait enthousiasmé et que j’avais essayé de présenter en 2006 n’est que confirmé; nous autres Bibliothécaires avons un rôle à tenir en tant que médiateurs, un nouveau champ s’ouvre, c’est celui de la médiation numérique des collections. A nous de nous en saisir!


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jan 16

                      
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nov 06
[mise à jour : J’ai publié une version reloaded de ce diaporama mis à jour le 14/04/2008]


J’ai le plaisir de vous présenter dans ce billet le fruit d’un travail assez long…mais passionnant. :-)

Il y a quelques semaines, il m’a été demandé, par Diane Le Hénaff que je remercie ici pour la pertinence de sa veille ;-) , de présenter une synthèse des réflexions et repérages que j’effectue pour ce blog à l’occasion de la journée d’étude Nouveaux usages d’accès et de diffusion de l’information le 6 novembre 2006, organisée par le groupe recherche de l’ADBS

Lorsque j’ai crée ce blog octobre 2005, je me suis vite rendu compte en effet que l’émergence du web 2.0 représentait (et représente toujours) une évolution majeure, plus qu’un effet de mode. Les bibliothèques ne peuvent rester à l’écart de ce phénomène.

De fil (rss) en aiguille (dans une botte de foin), vous le savez bien si vous êtes abonnés au fil rss de Bibliobsession, les réflexions autour des services web qu’ils soient 2.0 ou non mais toujours liés aux bibliothèques, sont devenues un des axes des billets que je publie ici.

Grâce à la communauté des biblio-blogueurs qui met en oeuvre la sérendipité dans notre domaine et grâce à cette chouette invitation, voilà donc une pette synthèse de l’activité principale de ce blog depuis sa création!

J’ai choisi de partir de la notion de “Bibliothèque 2.0″. Il va sans dire qu’il ne s’agit pas de promouvoir un nouveau paradigme idéal, mais de présenter ce que pourrait signifier ce concept, via plein d’exemples, histoire de donner un aperçu des tendances actuelles.

Voici la présentation effectuée à cette journée d’étude sous plusieurs formes :

  • Vous êtes pressés? Juste en dessous vous pouvez faire défiler manuellement le diaporama, grâce à SlideShare. Il est possible de cliquer sur certaines copies d’écran pour visiter les sites d’où j’ai tiré les exemples. Vous pouvez également visualiser le diaporama avec mes commentaires écrits sur chaque diapo sur le site de Slideshare
  • Vous avez un peu de temps? vous pouvez voir la vidéo du diaporama ci-dessous avec mes commentaires audio, grâce à Dailymotion….(si si la voix de Bibliobsession pour la première fois sur le web!) (environ quarante-cinq minutes)
  • Vous voulez le fichier? Je vous propose de le télécharger dans la colonne ci-contre (format pps) NB : ce document est sous licence creative commons by-nc-sa

Comme toujours, n”hésitez pas à réagir! En plus, vous pouvez désormais être informés par mail des réponses à vos commentaires…à vos claviers donc!


By rob

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sept 14


Le livre
tant attendu est enfin sorti et commenté, voici une synthèse du livre de Chris Anderson sur la Longue traîne, évoquée à maintes reprise ici-même en lien avec les bibliothèques.

Je vous conseille donc cette brillante synthèse, également repérée par le premier archithécaire de l’histoire (le terme est provocateur, mais le débat est vraiment intéressant, voire en particulier les commentaires du billet.).

Celui là même qui nous apprend très justement le point suivant:
La courbe n’est pas une nouveauté pour les bibliothécaires (loi de Bradford), ni pour les sciences de l’information (lois de Lotka et de Zipf)."

Ben moi je connaissais pas ces lois (combien de lecteurs de ce blog les connaissent?).

une petite révision de rentrée s’impose donc:

La loi de Zipf est rigolote:
Zipf avait entrepris d’analyser une œuvre monumentale de James Joyce, Ulysse, d’en compter les mots distincts, et de les présenter par ordre de nombre décroissants d’occurrences. La légende dit que:le mot le plus courant revenait 8 000 fois ;

  • le dixième mot 800 fois ;
  • le centième, 80 fois ;
  • et le millième, 8 fois.

Les choses sont plus complexes et bien expliquées sur wikipédia, mais on voit tout de suite le rapport avec la longue traîne.

En ce qui concerne les lois de Bradford et de Lotka, elles semblent dire à peu près la même chose avec les articles et les chercheurs à la place des mots d’Ulysse.

En substance: "plus une source produit des items (le journal produit des articles, le chercheur produit des articles, le chercheur cite des articles, le texte produit des mots…..) plus grande est sa chance d’en produire."

Si la validité scientifique de ces lois de bibliométrie (quel joli mot démodé, ancêtre des sciences de l’information) semble d’ailleurs un peu suspecte selon Thierry Lafouge de l’Enssib, elles n’en permettent pas moins non seulement de rendre à Ulysse ce qui lui appartient mais aussi et surtout de briller dans un dîner en ville!

En bonus voici un petit film sur la longue traîne sur la loi de zipf!

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mai 03




Vous pouvez dès maintenant réserver sur Amazon ou auprès de votre libraire favori le livre de Chris Anderson intitulé :
The Long Tail: The Radical New Shape of Culture And Commerce . Le livre sera disponible dans quelques mois (juillet 2006) et j‘espère qu’on aura pas trop longtemps à attendre pour la version française (pas plus d’info à ce sujet, mais je vous tiendrai au courant)

Chris anderson est l’auteur de l’inoubliable article traduit par Internet Actu sous le titre : La longue traîne

L’occasion de signaler aussi :

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avr 24


Fred Cazzava a souligné il y a quelques temps sur son blog une amélioration du "filtrage collaboratif" chez Amazon US. Il avait déjà dans un billet précédent remarqué l’avalanche de nouvelles fonctionnalités collaboratives. Les commentaires sur ce billet font d’ailleurs remarquer à juste titre la facilité de biaiser les commentaires et avis critiques sur les titres pour augmenter les ventes…

Une raison de plus pour que les éditeurs français de SIGB développent de telles fonctionnalités….à condition qu’on le leur demande et je rejoins ici Nicolas Morin qui précise les Choses sur son site perso en essayant de comprendre pourquoi les sites web des bibliothèques françaises sont pourris.

(…) Les bibliothécaires françaises sont, très largement, du mauvais côté de la fracture numérique. Nous souffrons globalement, en tant que corps professionnel et sans vouloir généraliser à chaque bibliothécaire pris individuellement, d’une inculture informatique qui nous empêche d’imaginer des solutions et nous livre impuissants à des sociétés commerciales. Je trouve significatif, par exemple, que les bibliothèques américaines, si elles sous-traitent de nombreuses choses, sous-traitent cependant rarement la gestion de leur site web comme nous le faisons. Mais en France, une société comme Archimed répond parfaitement aux attentes de la clientèle : nous ne savons pas ce que nous voulons, c’est exactement ce qu’ils nous donnent.
La réponse politique découle partiellement de la première : le site web n’est (presque) jamais une priorité politique pour l’établissement. Même s’il faudrait être plus nuancé sur ce point, on pourrait dire que dans l’imaginaire des bibliothécaires, le site web reste fondamentalement une extension du guide du lecteur. Or, tant que les bibliothécaires n’ont pas conscience des services qu’ils peuvent rendre à leurs usagers par le web, ils ne feront pas réellement de sites web.
 (…)

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mar 05


Glowria est  un service de location de DVD à domicile. Cette société existe de puis 2002, elle est leader en France sur le marché. Plus de 20 000 abonnés piochent allègrement dans plus de 8000 titres! Peut-être même faites-vous partie des heureux abonnés qui se gavent de dvd en tous genres sans jamais mettre les pieds en bibliothèque…(mais on a le droit hein on est pas sectaires dans les bibliothèques, on est juste désabusés à un taux de 17%…)

En tout cas, voilà comment ça marche:

 


Ce système est en tout cas très efficace et tourné vers l’utilisateur, si l’on admet que le but du jeu est de donner accès à des contenus. Il va sans dire que notre chignon commun de bibliothécaire se dresse d’effroi quand on réalise qu’un tel service entre en conccurence directe avec nos offres de service public. Evidemment ça existait avant; et le développement des vidéos-clubs ne date pas d’aujourd’hui…mais il s’agit de mesurer les conséquences que met en évidence la longue traîne:

L’entreprise à un triple avantage sur nous:

  • Un intérêt financier direct à avoir une offre la plus large possible. "Ils" ont les moyens de la constituer puisque le principe c’est que plus l’offre est large plus les clients sont susceptibles de trouver ce qui les intéressent et donc plus les profits augmentent.
  • L’absence de la contrainte du stockage en libre accès: un large entrepot avec des armées de caristes et des tonnes de galettes en plastocs et hop le tour est joué!
  • Un catalogue efficace et clair (classement par "thémas") et les avis d’internautes aident à naviguer dans la longue traîne…

D’un point de vue Poldoc, on ne peut donc plus aussi facilement dire que d’un coté y a le secteur privé avec les best-sellers et de l’autre les bibliothèques bardées de cohortes d’art et d’essais (encore que…c’était loin d’être aussi clair je vous l’accorde).

Quoi qu’il en soit de grandes entreprises se saisisent de marchés de diffusion de contenus payants (et bourrés de DRM comme c’est parti) et ont des catalogues gigantesques parce que sans ça elles n’existent pas.
La question est donc finalement : comment définir des offres et des services spécifiquement "publics" dans ce contexte?

De plus, avec l’arrivée de la vidéo à la demande, sur lequel de plus en plus d’acteurs se postionnent, le coût de l’entrepôt passe à la trappe…

Alors à quand les premières offres d’accès en ligne à des bases de données de Vidéo à la demande pour les bibliothèques publiques? Ce marché est-il potentiellement rentable pour le privé ? Comment les bibliothèques pourront-elles se positionner sur des contenus? ne ferons nous à l’avenir que donner accès à des tétraoctets de contenus ?

Voilà des questions qui seront d’ailleurs débattues lors de cette journée d’étude de l’ACIM :
"Image et son en bibliothèques : à l’heure du virtuel"

sans dramatiser hein, on évolue c’est tout.

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