avr 21
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Edit : vous retrouverez peu ou prou le même texte dans un prochain numéro du BBF qui m’avait confié la mission de faire le compte rendu de cette journée. Les supports des intervenants sont disponibles sur Cible 95. (merci aux organisateurs pour cette chouette journée et au BBF pour la proposition! :-)

Le Conseil général du Val d’Oise (la Bibliothèque départementale et la Mission Images et cinéma) et les associations Cible 95 et Ecrans VO ont organisé le jeudi 17 avril 2008 une journée professionnelle intitulée “La médiathèque dématérialisée. 2, cinéma et vidéo”. Cette journée est la seconde d’un cycle de rencontres et de débats autour des mutations amenées par le numérique et ses impacts sur l’activité des bibliothèques. (voir ici pour le compte rendu de la première journée sur la musique numérique)

Que se passe-t-il ?

D’emblée, la dématérialisation s’est imposée par l’intervention d’Alexandre Buisine de la société Smartjog, qui met en œuvre des réseaux privés et sécurisés pour le transfert des fichiers numériques destinés aux professionnels du cinéma. Car la question n’est en effet plus de savoir si les projecteurs de cinéma vont devenir numériques mais de savoir quand et comment. Si la France accuse un petit retard dans le domaine, 400 salles ont pour projet de se rééquiper et l’ensemble du secteur s’y prépare à plus ou moins long terme. Il est clair que la minute de film sous forme de pellicule brandie par Yves Bouveret en introduction est en en voie de disparition !

Mais qu’en est-il du marché de la Marché de la Vidéo à la Demande (VOD) en France ? Corisande Bonnin, chargée de mission VOD au CNC a dressé un panorama de ce secteur dynamique en France : 32 sites, 7 offres de Tvip, 7 offres de Catchup-tv), même si le profil des consommateurs reste encore assez ciblé : majorité d’hommes de moins de 30 ans, beaucoup d’étudiants, un public plutôt technophile. Mais le plus intéressant est de remarquer la grande diversité des modèles proposés. Ces diverses offres proposent du paiement à l’acte, avec ou sans gravure des films et/ou transfert sur supports nomades, d’autres proposent un modèle forfaitaire d’accès illimité à un catalogue en streaming, quand d’autres encore proposent des vidéos gratuites en accès libres en se rémunérant grâce à la publicité. On note chaque année une forte augmentation du chiffre d’affaires du secteur et un doublement de l’offre totale en un an, même si l’ensemble reste encore assez modeste : 2 500 films répertoriés sur les 7 plateformes suivies par l’Observatoire du CNC. Mais les internautes n’ont pas attendu des offres commerciales pour regarder des vidéos en ligne, comme en témoigne le succès de plateformes de vidéos communautaires alimentées par les internautes comme Daylimotion ou YouTube. Après une présentation de ces deux sites, la journaliste Anne-Lise Carlo a insisté sur l’ampleur des batailles juridiques que leur livrent les chaînes de TV, soutenues par les ayants droit….l’enjeu est bien celui du contrôle des contenus et des « tuyaux ».

Si les enjeux sont économiques, la question juridique est étroitement liée, comme l’a très clairement rappelé Yves Alix. Les bibliothèques et plus largement les organismes non commerciaux se voient contraints de manière systématique par le système de chaîne contractuelle de négocier eux-mêmes ou de passer par des prestataires spécialisés. Le récent Rapport Berthod, diversement reçu par les acteurs concernés, tente pourtant d’aménager un espace juridique plus favorable aux projections publiques non commerciales. Ceci est d’autant plus difficile que le contexte national est à la « désincitation » au piratage, à la faveur des ayant-droits, contre des millions d’internautes que la mission Olivennes a proposé de sanctionner de manière progressive. Il est à noter que la question du téléchargement illégal est loin d’être tranchée puisque que le Parlement Européen, sur proposition d’un certain Michel Rocard, vient de se prononcer à une nette majorité contre les propositions de M. Olivennes. Nuls doutes que les bibliothèques seront amenées, peut-être par la voie de L’IABD, à prendre des positions destinées à assouplir un système qui est loin de favoriser la diffusion culturelle a des fins non commerciales.

Que faisons-nous ?

En attendant, les initiatives se développent et la BPI entend bien jouer son rôle de mutualisation puisqu’elle annonce la création d’un wiki consacré à la VOD qui verra le jour en Juin 208. Catherine Blangonnet a rappelé les dispositifs existants et évoqué avec Jacques Sauteron, directeur de la Bibliothèque d’étude et d’information, la partenariat permettant de diffuser dans les espaces une sélection de films documentaires, ce qui a permis de souligner l’importance de ce cinéma aux côtés des autres supports. Autre expérience que celle de la Bibliothèque de Pessac qui développe un projet culturel ambitieux autour des rapports entre cinéma et histoire en partenariat notamment avec l’INA, à qui elle achète les droits sur des heures de programmes et bénéficie de dispositifs de médiation. L’occasion de rappeler que le travail d’accompagnement des films qui sont mis à disposition est essentiel.

Car la question reste bien de savoir non seulement ce qu’on propose, mais aussi pourquoi et comment. Si l’offre d’Arte VOD, rencontre l’intérêt de la profession par la qualité du catalogue proposé, les modèles souhaités par les bibliothécaires sont très divers et le modèle économique ne permet pas un accès forfaitaire illimité. Premier contact d’Arte pour développer cette offre à destination des bibliothèques, Louis Burle, directeur du réseau troyen, regrette notamment qu’elle ne soit pas exempte de problèmes techniques et réservée exclusivement aux internautes équipés de Windows.

Où allons-nous ?

De manière globale, les prestataires et notamment RDM et VHS, s’ils préparent des offres, ont semblé quelque peu perplexes, car ils évoluent eux-mêmes dans un marché qui n’est pas stabilisé pour le grand public au moment où des mouvements tectoniques ont lieux dans le secteur. CVS semble pourtant tirer son épingle du jeu en proposant une offre dédiée aux courts-métrages. La table ronde finale a permis de bien montrer l’attachement des bibliothécaires à la sélection et à la médiation des ressources, comme en témoigne la vitalité du Mois du film documentaire présenté par Dominique Margot.

Pour conclure, Michel Melot a malicieusement tissé le parallèle entre la diffusion des films à domicile depuis la bibliothèque et le prêt de cet objet éminemment personnel et d’usage privé qu’est le livre. Mais Laissons le dernier mot à Franck Gabriel de CVS exprimant tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : « Bibliothécaires, quelque part votre métier est mort, mais ce n’est pas grave, vous allez le réinventer… ! »

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fév 12
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Je vous conseille vraiment la lecture cet article passionnant sur Internet Actu, écrit par Hubert Guillaud. En tant que fonctionnaire territorial, ça m’intéresse vraiment d’explorer l’hyperlocal…

Extrait: (mais rien ne vaut l’intégral de cet article très riche!)

Pour bâtir des politiques publiques numériques adaptées aux usages locaux, pour aider les entreprises à développer des services adaptés aux pratiques locales, pour aider les citoyens à mieux s’organiser et à mieux lire les actions qui ont lieu sur leur pays, il faut que celui-ci soit numériquement plus lisible. On a besoin de bâtir la fouille des données locales (local mining). On a besoin de savoir identifier le patrimoine immatériel d’un territoire, de raconter sa valeur numérique, de comprendre les réseaux et les communautés qui le structurent et les animent. Pour développer demain des services numériques locaux (covoiturage, services de formation, prestation de services pour entreprises, extension en ligne de son magasin, vente de produits…), on a besoin de révéler la cartographie de l’immatériel.

En attendant, vous pouvez consulter ce fascinant Système d’information géographique dédié aux bibliothèques, premier pas vers une meilleure connaissance des publics, même si les usages restent bel et bien plus difficiles à cerner….

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jan 24

Déjà repéré sur Internet Actu, une récente étude fait le point sur les usages du web, tant il est vrai que nous avons une net(te) tendance à prendre des outils/services pour des usages de manière hypertrophiée…il est donc essentiel de se remettre régulièrement dans le droit chemin et de se demander : mais au fait qui fait quoi sur le web?

C’est grosso modo à cette question que le Département des études et de la prospective du ministère de la Culture a répondu. Vous pouvez lire le compte rendu de l’étude en pdf, écrit par Olivier Donnat sociologue bien connu de ceux qui s’intéressent aux politiques culturelles.

Celui-ci dépouille les résultats de l’enquête TIC de l’Insee analysée par Yves Frydel en mai 2006 sous le titre Internet au quotidien afin de mettre à jour les liens entre les pratiques culturelles et les pratiques numériques.

Je vous conseille donc tout particulièrement le graphique extrait de la publication en pdf. (cliquez dessus pour le voir en plus grand). Un peu complexe au premier abord, il distingue clairement des usages, et des types de population. A méditer!

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déc 14

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Une fois n’est pas coutume, je vais de ce pas critiquer les musées et pas les bibliothèques…

Les musées, leur “fonds de commerce” c’est la médiation entre des contenus et des publics. Les muséographes passent des heures à concevoir des expositions bien faites et pensées avec des dispositifs innovants : de plus en plus des objets audiovisuels et…des audioguides.

Ah les audioguides. Personellement j’adooore les audioguides, ça vous évite l’aspect mouton de panurge de la visite de groupe et vous maîtrisez le discours du guide à qui vous clouez le bec en mettant sur pause pour admirer une oeuvre peinard, ce qu’on ne peut malheureusement pas faire pour les humains. Bref vive les audioguides!

Le problème c’est qu’ils sont payants. Là j’ai du mal à comprendre. Alors que l’intérêt du musée est la qualité de sa médiation et que c’est son coeur de métier, pouquoi mettre une barrière tarifaire pour un élément qui connait un succès croissant ? (je parle de musées publics hein, pas d’usines à expos-spectacles pour touristes).

Un exemple: le tout récent musée public du Quai Branly à Paris:

tarifs audioguide (hors prix d’entrée) :
tarif individuel : 5 €
tarif duo : 7 €
tarif famille (à partir de 3 pers.) : 2,50 € / pers
tarif groupe (à partir de 20 pers.) : 2 € / pers
Location de l’audioguide à la billetterie et retrait de l’audioguide dans le hall d’accueil
Un audioguide ou un guide vidéo LSF supplémentaire est proposé gratuitement à l’accompagnateur d’un visiteur malvoyant ou non-voyant se procurant un audioguide. Pour bénéficier de cette offre, l’accompagnateur doit demander un billet gratuit pour l’audioguide lors de son passage en billetterie.

Tiens en écrivant ces lignes, je découvre le non sens absolu de l’audioguide en groupe… (on imagine le pauvre chef de groupe : “Vous êtes tous là? bon, ben mettez sur play!” ou alors : “Allez hop piste 2, Roger, règle le volume si t’entends rien!” ou encore : “Micheline, le casque c’est sur les oreilles pas dans la poche!”)

Notez aussi dans les tarifs ci dessus la préoccupation de tous les types de publics et notamment des malvoyants…ce qui est positif, évidemment.

Mais il faut savoir que dans ce musée l’exposition coût 8€50 plein tarif! La note finit par être salée si on y va à plusieurs…(le total dépasse d’ailleurs bien souvent le coût d’insription annuel à une bibliothèque, soit dit en passant). A la base on ne peut donc pas dire que cette préoccupation d’ouverture à tous les publics se retrouve dans la tarification. Mais bon, il paraît que c’est pas aussi simple cette histoire de la gratuité dans les musées (c’est comme pour les bibliothèques, faut éviter qu’il y ai trop de monde dedans, après c’est trop bruyant et puis si on a investit des millions, autant que ça serve au minimum de monde possible hein….soupir)

Vous ajoutez donc 5€ en plein tarif pour avoir quoi? Ben ce à quoi est sensée servir une exposition dont vous avez payé le droit d’entrée : vous apprendre des choses! Notez que si vous voulez aller apprendre des choses sur le thème de l’exposition vous pouvez toujours faire un tour à la médiathèque du musée APRES l’expo, c’est gratos, mais attention hein PENDANT l’expo, les information audios sont payantes! (mais gratuites lorsqu’elles sont imprimées sur les petits guides en papier…) Qui comprend la logique?

Je prends cette exemple éclatant, mais c’est le cas dans beaucoup de musée de faire payer les audioguides…(ok pas tous, je sais)

Bon en même temps si on fait un effort on peut comprendre : le coût d’entretien des audioguides, le salaire de la personne qui les distribue…(en faisant un gros effort hein). Mais là où ça devient carrément n’importe quoi c’est quand les musées ne font pas payer la location de l’audioguide mais le fichier mp3 de la visite audioguidée!

Un exemple? facile: les expositions du Grand Palais : 3€ le fichier mp3 du podcast de la visite! on croit rêver! Là qui m’explique l’argument? (c’est le salaire de la personne qui l’a mis en ligne? pfffff c’est n’importe quoi). Moralité : on peut toujours se targuer de médiation, tant que cette situation perdurera ça me semblera ridicule.

Bon pour finir sur une note positive qui n’a rien à voir avec les musées, mais avec “la médiation sonore”, (j’aime l’idée) connaissez vous le travail de Soundwalk, éditeur d’audio guides urbains payants mais de grande qualité? Une actrice vous raconte une histoire au creux de l’oreille en vous guidant à travers un quartier qu’elle vous raconte en détail…Rien de tel pour découvir une grande ville de manière ludique et originale. Pour Paris, souvent ya même des digicodes pour rentrer dans les petites cours…un vrai régal! Voilà une idée de cadeau sympa pour Noël non?

Autre initiative cette fois gratuite : sur ce site Cityzeum vous pouvez télécharger des audioguides sur plein de sujets et de lieux, en créer et les partager

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A quand des audioguides littéraires en bibliothèques? :-)

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oct 27




C’est la question simple que ce sondage d’un institut de marketing (comScore) a posé à un échantillon représentatif de la population du Royaume-uni. J’ai trouvé ces données sur
un site conseillé par Outils froids (un site en anglais) qui publie très régulièrement des résultats d’enquêtes marketing pour comprendre les comportement des internautes.

Que constate-t-on dans ce sondage?

D’abord qu’il y a 3 catégories d’internautes: les "Heavy" (une moyenne de 99.4 heures au mois de juillet 2007 passés devant internet, soit 20% de l’échantillon) et les "médiums" (30% de l’échantillon) les "Light" (les 50% restant)

Ce qui est intéressant c’est de voir les différences très marquées entre les deux groupes extrêmes : les light et les heavy. Comme vous pouvez le voir dans le tableau, les gens qui passent le moins de temps sur internet y vont d’abord pour les services pratiques : banque en ligne, services publics, organisation de voyages, etc. Notons que ces données portent sur les connexions à la maison et non dans des lieux publics comme les cybercafés ou les bibliothèques.



Alors que les Heavy sont ceux qui utilisent beaucoup plus les fonctions sociales de l’internet

Pourtant le défaut de telles études est bien le fait que les usages sont très difficiles à "interpréter concrètement", même si on a des tendances certaines, comme le montre par exemple via Kotkot cet article du monde sur les comportement des jeunes sur le web.

A l’heure où j’ai écrit cet article, je ne connaissais d’ailleurs pas l’existence du rapport d’OCLC dont j’ai parlé dans ce billet. C’est une excellente source pour avoir un panorama des usages en 2007 sur 6 pays dont la france, et le rapport est clair et bien illustré ce qui ne gâte rien! Je vous invite vivement à le consulter!

Enfin, dans ce passionnant article publié sur Internet Actu, on comprend mieux qu’au delà des enquêtes, l’observation et la définition même des usages est complexe tant il est vrai que les connexions sont permanentes et que la conscience d’être en réseau tend à s’effacer…

On a du mal à cerner le temps, à isoler un “usage” parmi de nombreux autres. Ce qui change dans nos habitudes d’achat, dans nos comportements, dans le temps et l’argent du quotidien, est parfois très lent, invisible, indicible, difficile à qualifier et à quantifier. Poser la question de notre quotidien numérique en termes de modes de vie et de consommation, et l’aborder délibérément sous les angles les plus ordinaires, c’est entrer au coeur des modifications sociétales, anthropologiques, que nous avons commencé à vivre : nos façons d’habiter et de nous transporter, nos achats et nos désirs, nos relations de voisinage et de famille, nos souvenirs et notre imaginaire se déplacent. Dès lors, à côté de l’observation des “usages”, des pratiques des usagers, il devient nécessaire d’entreprendre l’observation et la compréhension des “petites choses” que l’on ne peut pas toujours appeler usages et dont certaines s’apparentent à des habitudes, d’autres à des contraintes discrètes, d’autres encore à des améliorations insensibles, voire à de petites aliénations (on pourrait les nommer usages implicites, enfouis, omniprésents, invisibles, nano-usages).


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oct 25

Hé ben ce serait celui-là! Il s’agit d’un "renseignement généreux" merci à la personne qui m’a envoyé le lien! :-)


Ce tout nouveau rapport d’OCLC intitulé : Sharing, Privacy and Trust in Our Networked World (disponible en intégral et en pdf) fait le point sur :

  • les pratiques liées au web social dans 6 pays : Canada, France, Allemagne, USA, UK, Japon
  • Les questions de protection des données personnelles (sujet très sensible en particulier aux USA.) (bon je n’en parle pas ici, c’est le sujet de mon billet de demain…ah zut, je peux pas faire de lien vers le futur!)
  • le nécessaire (re)positionnement des bibliothèques via les pratiques d’un certains nombre de directeurs de bibliothèques. Et devinez qui on y retrouve pour la France? hé ben on aura droit à des interviews de Nicolas Morin et de Pascal Krajewski! La preuve en image puisqu’il y a même des portraits d’eux:




oh les stars! c’est la classe quand même! Je serai presque jaloux si je n’avais le plaisir d’être bientôt publié et traduit dans une revue Russe nommée Mediateka pour ce billet sur la musique numérique! (bibliobsession en russe, on croit rêver non?, c’est môman qui va être fière….nan man ne met pas de commentaire stp! :-)

Bon blague à part ça vaut vraiment le coup de lire ce rapport en intégralité puisqu’il est clair et fait bien le point sur dans 6 pays dont la France.

Au final, on constate quand même que les USA, s’ils utilisent de plus en plus d’outils du web 2.0 ne sont pas encore non plus franchement orientés vers la bibliothèque vraiment ouverte que l’on peut imaginer en poussant vraiment loin le concept de library 2.0(voir citations ci dessous). Même si de nombreux obstacles se dressent encore…les rédacteurs en appellent à des bibliothèques véritables plateformes d’échanges avec la population.

(ce rapport est en anglais hein, et si vous n’avez pas le temps de tout lire, ben lisez la conclusion elle est PASSIONNANTE!)


Allez une note d’espoir:





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sept 16

Dans beaucoup de médiathèques, les postes en consultation sont interdit au "Chat" = messagerie instantannée (ou au "clavardage" comme disent nos amis canadiens, souvnet mieux inspirés que nous).

Voici comment contourner en quelques clics cette interdiction (une interdiction très 1.0 i.e obsolète). Concrètement, il suffit de se rendre sur Meboo, service en ligne qui permet, sans rien installer sur le PC de la bibliothèque, d’accéder, même à partir d’un navigateur sécurisé, à son compte MSN! (et cie!)



Au fond, pourquoi cherche-t-on à interdire cet usage du web dans les bibliothèques? Réponse: en vertu d’une vision "documentaire" d’internet. En réalité, c’est la diversité des usages du web qui en fait la richesse. Si l’on envisage le web d’un point de vue documentaire, en cataloguant des sites comme des livres, force est de constater que lesdits usages sont pourtant très divers…et vont bien au delà de l’acquisition d’informations…(jeter un oeil sur ce que les gens cosultent dans les espaces suffit à s’en persuader…)

Reste bien sûr à répondre à l’éternelle question : mais pourquoi offrir des accès internet en bibliothèque si c’est pour les voir squatter par des ados chatteurs (pardon clavardeurs).

D’abord, est-ce vraiment le cas? L’équation chat = ados = glandouille-dérangeante-dans-un-lieu-de-culture est-elle véridique? Et puis en favorisant des usages uniquement documentaires à l’exclusion d’autres
(hormis les illicites bien entendu), surtout de manière aussi imparfaite, à l’heure du tout-en-ligne, ne risque-t-on pas de scier la branche sur laquelle nous sommes assis? La bibliothèque ne doit-elle pas faire autre chose que d’exclure des usages comme le chat ou, pire, l’email?

Remarquons que de nombreux services, à commencer par les bibliothèques (Outre-Atlantique) ont compris l’usage communicationnel des logiciels de messagerie instantannées devenues un moyen comme un autre de contacter les bibliothécaires.

Voilà, c’était juste pour dire ça, en passant (et fournir le mode d’emploi pour chatter peinard dans sa médiathèque à tous ceux qui arriveront ici par hasard…gnark, gnark…;-)

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juin 06


[edit : ceci est la re-publication d’un billet publié il y a quelques semaines, suite à la réponse de l’ART, tranchant cette question.]

Vous en avez marre de faire à chasse aux sonneries de mobiles dans les bibliothèques? de demander de sortir aux récalcitrants? De vous faire allumer par ceux qui ne comprennent pas la règle? (ou alors vous vous en fichez, vous faites la même chose, mais en interne? ;-)

Hé ben va falloir le supporter! En l’état actuel du droit, il est illégal d’implanter un brouilleur pour rendre inopérants les mobiles dans une bibliothèque! Le plus frustrant c’est que c’est possible ailleurs, mais que la loi n’inclut pas explicitement les bibliothèques.

Selon les articles de loi très justement cités en décembre 2006 par le Guichet du Savoir (qui sait tout et se trompe jamais c’est bien connu, comme une sorte de dieu moderne de l’information…moi je dis Amen.). En fait c’est autorisé de brouiller les ondes mais seulement:

Dans les salles de spectacle [ainsi que] dans l’enceinte des établissements pénitentiaires, tant pour l’émission que pour la réception

La loi est très claire sur le fait que tout autre lieu n’est pas autorisé à installer de tels dispositifs : le contrevenant s’expose à six mois d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ! Bon la question est donc : une salle de spectacle c’est quoi pour le législateur? hé ben la loi le défini :

Les salles de spectacles sont tout lieu dont l’aménagement spécifique est destiné à permettre la représentation ou la diffusion au public d’une oeuvre de l’esprit.

Il faut donc sûrement comprendre aussi les salles de cinéma, de théâtre et de concerts, mais quid des bibliothèques? Hé ben c’est pas marqué, mais si on considère que la bibliothèque diffuse non pas une mais des oeuvres de l’esprit, ça semble possible non? non? hé ben non, comme le précise la réponse de l’Autorité de régulation des télécommunications dans ce dossier.

L’équipement des espaces autorisés à brouiller est sous la responsabilité des exploitants, la loi ne faisant qu’autoriser le dispositif. Précisons que ces appareils mettent en oeuvre un filtrage intelligent et laissent passer les ondes portant des appels d’urgence. A titre d’information, un brouilleur, ça coûte 429,36€ TTC et les fabricants ne s’embarrassent pas des subtilités d’interprétation de la loi lorsqu’on lit dans la promo de ce revendeur :

Convient à tout lieux ou l’usage du portable est déconseillé ou interdit tels que hôpitaux, centres médicaux, théâtres, cinémas, musées, galerie d’art, bibliothèque, établissements scolaires, salles de conférences, bureaux etc…stoppant l’utilisation du téléphone dans les 3 minutes qui suivent la détection. Portée efficace : un rayon de 5 à 15 mètres suivant le type et la localisation du système cellulaire.

On le voit les "oeuvres de l’esprit" nous entourent! D’ailleurs, la loi n’est mise de côté par les seuls fabricants mais aussi par les responsables politiques eux-mêmes! Dans cet article daté du 23 Janvier 2007 figure l’information suivante, proprement hallucinante au regard de la loi :

Il n’est plus possible d’utiliser son téléphone mobile dans la salle de réunion du bureau national du parti socialiste, situé rue de Solferino dans le 7e arrondissement de Paris. Après la publication de certaines "fuites" par le Monde, un système de brouillage qui empêche l’usage des mobiles y a été installé.

ça laisse songeur…d’autant que si l’on considère une portée maximum de 15m et qu’on a mettons 1500m2 à brouiller, je vous laisse faire le calcul mais l’investissement est non négligeable, et puis bon c’est interdit alors…

Bon ok on peut aussi se dire qu’il faut inciter les gens à respecter leurs semblables et que c’est même notre rôle de faire en sorte que chacun utilise l’espace public en bonne intelligence…Et puis ce qui est gênant au fond c’est pas les conversations au téléphone en soi (c’est pas interdit de parler à la bibliothèque, c’est interdit d’HURLER dans son téléphone, vous pouvez comprendre ça bande d’usagers?) ce qui est gênant c’est plus les sonneries, toutes polyphoniques qu’elles soient…

Bilan : Parler-pas-fort + vibreur = le-bibliothécaire-est-mon-ami-et-tout-le-monde-est-content!


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mai 02


Pour ses 30 ans la
Bibliothèque Publique d’information a mis en ligne un site dédié. On y trouve diverses choses
(plus ou moins intéressantes…) et en particulier un film qui ne manquera pas rappeler des souvenirs à certains d’entre vous, voire à résonner avec votre quotidien…

Aussi courante soit-elle, pour ne pas dire banale aujourd’hui, la fréquentation des bibliothèques publiques a rarement fait l’objet d’images filmées. A la Bpi, nous sommes particulièrement fiers de disposer d’un film documentaire de 30 mn réalisé à l’automne 1997 par Jean-Michel Cretin, quelques jours avant la fermeture provisoire de la bibliothèque pour deux ans. On y voit l’établissement tel qu’il était avant la reconfiguration des espaces ; on y entend surtout certains de ses plus fidèles habitués qui témoignent spontanément et chaleureusement de leur attachement à la bibliothèque. Ces images accompagnent une enquête par entretiens réalisée à la même époque par le service Etudes et recherche de la Bpi publiée sous le titre Les habitués : le microcosme d’une grande bibliothèque aux Editions Bibliothèque publique d’information du Centre Pompidou en 2001. L’ouvrage est co-écrit par Christophe Evans, Agnès Camus, Jean-Michel Cretin et préfacé par Christian Baudelot.

Hé non je ne peux pas vous diffuser le film directement dans ce blog! La BPI le diffuse exclusivement sur son site et ne l’a pas mis sur Youtube ou Dailymotion(Hé Régis ce serait plus pratique pour le diffuser non?). Vous devez donc vous rendre sur ce site pour le voir…

Pour ma part, je n’ai pas connu l’ancienne BPI, mais après la réouverture j’y ai travaillé brièvement comme vacataire d’accueil…et je me souviens d’un homme surnommé "l’Indien" qui venait (vient?) tous les jours, avec ses cheveux longs détachés et ses éternels T-shirts (qu’il pleuve qu’il vente ou qu’il neige…).

Les habitués, pour nous bibliothécaires c’est un peu les âmes de nos lieux publics et c’est intéressant de se dire que nous contribuons à une sorte de bain communautaire permanent…favorisant l’apprentissage, (ou le flirt)

Citations d’habitués extraites du livre ci-dessous:

« Le fait de se trouver au voisinage de personnes qui souvent partagent les mêmes préoccupations que soi se révèle tout à fait motivant » page 174
« même si on est complètement isolé, on n’est quand même pas isolé, je ne sais pas, de sentir…, les gens sont là » page 206



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avr 25

Très intéressant billet sur Affordance. Je vous renvoie vers son billet pour des liens complémentaires et je reprends ici les résultats d’une enquête menée aux Etats-Unis sous forme d’un échelle particulièrement instructive sur qui participe et à quoi…

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