fév 27

Sur le site de l’ADBDP je viens de tomber sur ce tableau comparatif des outils de récupération des notices de livres.

En passant, je vous signale que Scribd vient d’améliorer son lecteur exportable dans la même veine que Issuu. En effet Techcrunch rapporte que :

Aujourd’hui Scribd a lancé une version améliorée de son lecteur, qui s’appelle dorénavant iPaper, Scribd “streams” le PDF converti vers le lecteur Flash et propose trois façons différentes de voir le document; une fenêtre à dérouler, un effet livre avec des pages à tourner ou en diaporama.

Malheureusement, je ne met ici que le lien vers le document sur Sribd puisque le lecteur exportable n’est pas compatible avec Wordpress…

voilà donc le document sur Issuu:



L’occasion de découvrir Scribd mais surtout de remarquer cet intéressant travail réalisé par les BDP des Bouches-du-Rhône, de l’Hérault et de la Dordogne. Merci!

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jan 25

L’Enssib à publié un billet récent dans ses actualités dans lequel elle annonce un service de questions/réponses destiné aux professionnels de l’info/doc

Cette annonce (discrète, et relayée seulement par Bobobliblioblog, je n’ai trouvé aucin message sur biblio-fr) répond à un véritable besoin d’information sur les sciences de l’information et des bibliothèques.

Je me félicite de cette initiative que l’ENSSIB avait annoncé depuis quelques mois déjà, d’autant que j’en avais vraiment constaté le besoin lors de mon récent stage au Gds! D’ailleurs, le Guichet du savoir (Gds pour les intimes) avait affiché sa volonté de ne pas répondre à des questions posées par des professionnels de l’info-doc, devant l’augmentation de leur nombre!

Tout est bien expliqué dans la FAQ, les limitations me semblent logiques et le délai me semble très bien : 72h pareil que le Gds, il semble cela devienne un standard de qualité!

voici la FAQ qui présente le service:

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En revanche, on ne retrouve pas la valeur ajouté du Guichet du savoir: c’est à dire la publication de toutes les questions et de toutes les réponses de manière complète et leur indexation par thème. On peut néanmoins faire une recherche par mot dans la base de connaissance, qui renvoie pour l’instant des réponses de tous types, y compris celles qui n’ont pas été posées dans le cadre de ce service…puisque le service fonctionne grâce à Question Point. Il est annoncé sur le site que la recherche sera bientôt restreinte aux questions des Professionnels des sciences de l’information et des bibliothèques, ce qui permettra de mieux cibler les résultats.

Quatre questions me semblent se poser, mais il est vrai que le service est très récent:

  • Quelle articulation avec le Guichet du savoir? Il me semble que la mention du service de l’Enssib permettrait d’orienter vers ce service spécialisé le flux des questions acutellement refusées par le Guichet…
  • A quand un classement thématique des questions? Il me semble que ce serait là une base de connaissance vraiment nécessaire à la profession. C’est à mon avis le défaut de Question Point.
  • Quelles collaborations? l’ENSSIB a-t-elle choisi de faire cavalier seul sur ce coup là? Qu’en est-il d’éventuelles collaborations pour répondre aux questions? Est-ce un projet?
  • Le service écarte les questions et les réponses juridiques. Or elles sont très nombreuses à être posées sur Biblio-fr par exemple. Dans un contexte où le droit d’auteur et les droits voisins sont de plus en plus compliqués à respecter à faire respecter, n’est-il pas nécessaire, d’une manière ou d’une autre, de réfléchir à l’intégration de cette dimension juridique?

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jan 15

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ceci est un vrai serpent de mer…impressionnant hein! :-)

Bon ben je vais faire dans le serpent de mer de la profession pour commencer l’année.

Ma position : Il faut que les bibliothèques soient complètement gratuites pour tous les supports et pour tous les publics!

Bien sûr le prix de l’abonnement à la bibliothèque est un choix des élus (mais nous avons aussi une fonction d’aide à la décision…); bien sûr il est faible et beaucoup de gens sont exonérés. Justement.

En général les arguments en faveur du paiement sont assez idéologiques, au mauvais sens du terme ou alors vaguement psycho-sociologiques (du type : payer ça responsabilise…ah bon? les bibliothèques gratuites ont un taux de vols et de dégradations qui explose? qui l’a montré? où sont les chiffres?)

Or J’avais retenu une démonstation d’un strict point de vue des sciences de la gestion, avancée par Thierry Giappiconi qui me semble très convaincante.

Dans la norme ISO 11620 “mesure des performances des bibliothèques” (sur laquelle dans un monde bien fait tout SIGB devrait se baser pour proposer des statistiques en un clic de souris, mais bon noël c’est fini…) figure l’indicateur suivant :

Indicateur : Coût par usager = dépenses de fonctionnement sur une année budgétaire/nombre d’usagers (efficience)

Cet indicateur mesure l’optimisation des moyens alloués en fonction du résultat qu’on veut obtenir (= efficience). Ici on dira que le résultat souhaité est un nombre d’adhérents élevés et des dépenses faibles. Autrement dit plus le coût par usager est faible et plus la bibliothèque est utilisée, donc plus l’argent public est bien utilisé, de ce point de vue.

Si l’on considère comme bien souvent que le nombre d’usager = nombre d’adhérents payants (même si l’on sait que c’est inexact, mais admettons), chacun reconnaîtra que les frais de gestion des inscriptions payantes sont élevés. En effet, il faut additionner le temps de travail passé par les bibliothécaires à inscrire les gens et à encaisser les recettes, le temps passé à gérer les caisses (faire les comptes pfffff), celui passé aux rendez-vous avec le trésor public, sans oublier le coût des primes consenties aux régisseurs et l’achat d’un coffre fort! Tout cela représente les charges de fonctionnement importantes. (et du temps passé à ne pas faire de médiation…)

Or on sera aussi d’accord pour dire que les recettes sont marginales puisque les sommes payées par chaque usager sont faibles et que beaucoup sont exonérés. (en moyenne, 30% des usagers paient si l’on retranche les exemptions)

Si l’on reprend notre indicateur d’efficience (rappel : l’efficience mesure l’optimisation des moyens alloués pour obtenir un résultat) en considérant qu’une partie des charges de fonctionnement est compensée par les recettes des insciptions, on obtient:

(charges de fonctionnement fortes) – (recettes des inscriptions faibles) = dépenses de fonctionnement fortes donc = coût par usager très important!

CQFD.

A l’inverse, si l’on supprime les coûts de fonctionnement des inscriptions et que l’on refait un calcul global : le coût par  usager est beaucoup plus faible, et la bibliothèque en tant qu’investissement d’intérêt général (et non d’intérêt municipal ce qui justifie souvent une discimination communale dans la tarification qui alourdit encore plus les coûts de fonctionnement) est utilisée par un nombre plus important d’usagers. (ce qui n’est pas une fin en soi hein, mais un bon début quand même!)

Voici des exemple issu de la liste biblio-fr lors d’un des innombrables débats sur ce sujet (mais je n’ai pas la référence exacte des messages)

  • La BM d’Autun est passée de la gratuité à la tarification en janvier 1988. Elle a perdu 30% de ses inscrits
  • BM de Tours (123 820 habitants, recensement 1999) : La municipalité a fait le choix de la gratuité totale à partir de janvier 2001. Le nombre d’inscrits adultes et enfants est passé de 25000 à 35000, (passage de 20% à 28% de la population), le nombre de prêts a doublé en 3 ans

Voilà qui sonne comme une sorte d’appel en ces temps de campagne municipale….:-) A bon entendeur.

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jan 09
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C’est le titre d’un article très intéressant publié sur le site laviedesidées.fr. L’article interroge de manière très fine le positionnement des dispositifs de politique publique que sont nos bibliothèques. A lire.

Les récents épisodes de révolte en banlieue ont confirmé que les bibliothèques étaient une cible privilégiée lors des émeutes. Les sociologues Denis Merklen et Numa Murard ont mené l’enquête sur la relation conflictuelle que certains jeunes entretiennent avec la culture de l’écrit. Ils nous livrent leurs premiers résultats dans un article inédit.

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avr 30




Voilà un serpent de mer de la profession….Vous trouverez ici une synthèse issue de la liste de diffusion de Images en Bibliothèques, parmi d’autres Questions fréquemment poséesbonne idée de faire une FAQ avec les serpents de mer…la même chose demain pour Biblio-fr?


A ma droite Chambéry, pour le classement par titres

Nous avons toujours pratiqué et défendu le classement des fictions au titre des films :
- la très grande majorité des recherches "spontanées" et des demandes (y compris pour un public plus cinéphile) concerne un titre précis; au nom de quoi ignorer cette demande majoritaire qui tout en simplifiant les choses pour l’usager comme pour le bibliothécaire "de service" (pas forcément connaisseur…) n’est en rien réductrice? A nous quand c’est possible d’élargir le champ de la requête…
- le public dit cinéphile peut d’un simple clic (ou en interrogeant les bibliothécaires) prendre connaissance du catalogue par réalisateur (ou interprète, auteur de la musique…) et ne me semble donc en aucun cas lésé…


A ma gauche Jean-François Jacques, pour le classement par auteurs


Notre tendance, et le contenu des catalogues qui nous sont accessibles, font que nous tirons ces fonds dans une direction cinémathèque – disons : cinémathèque contemporaine, tendance art et essai élargie, cinéma d’auteur. Et de ces choix contraints, nous devons faire un choix tout court. Alors pourquoi vouloir dissimuler ces choix – et cette fonction essentielle de la bibliothèque – en préférant un mode de classement au titre du film, qui n’a que deux « avantages » : il laisse supposer que nous avons la même politique qu’un point de location de vidéos, et nous flattons le public qui, supposons-nous, ignore tout – ou veut ignorer – que chaque film a un auteur !

Ma position? Je suis tout à fait d’accord avec Jean-François Jacques sur un classement physique, c’est avant tout une question de poldoc. Et vous vous en pensez quoi? (renaissance du serpent de mer…c’est son destin)

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avr 19
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regardez bien ce téléphone…c’est du rétro-marketing, il est sans fil!

En ces temps de campagne électorale je souhaite soumettre à votre sagacité le fait suivant : France-inter (dont je suis un auditeur modeste et génial, et dont j’espère que vous savez qu’on peut podcaster toutes les émissions) s’est déplacé au total 5 fois à Marseille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Lille, pour son émission grand public et à une heure de grande écoute : “le téléphone sonne“, présenté par Alain Bédouet. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un forum radiophonique avec des appels et des mails d’auditeurs et des réponses des invités sur un thème. C’est une émission d’opinion qui me semble avoir son utilité.

Pourquoi ces déplacements? A chaque fois, il s’agit pour France-inter de se rendre visible et d’aller “au contact” des auditeurs.

Ce qui m’interroge c’est le lieu où sont effectués ces déplacements : dans les 5 cas France-Inter s’est déplacé dans des Fnac. En bon Bibliobsédé je me demande donc pourquoi, la Fnac a été choisie plutôt que les grandes bibliothèques de ces villes! Ca peut paraître bibliocentré comme question mais il me semble qu’à l’heure où on s’interroge sur notre place dans l’espace publique, ce genre d’opération est à même de rendre visible notre action d’une manière plutôt intéressante et de montrer que les bibliothèques sont aussi là pour aider à comprendre les enjeux du monde contemporain….

C’est vrai quoi: question technique j’imagine que c’est tout à fait gérable pour une grande bibliothèque comme l’Alcazar ou la Part-Dieu, ou la BPI non? Alors Radio France a-t-elle un accord d’exclusivité avec la Fnac? c’est probable, mais dans ce cas là, qu’est-ce qui justifie que ce soit la Fnac (critères), sur quoi porte l’accord et après tout pourquoi une radio de service public passe-t-elle de tels accords?

Bon ben comme j’ai envie d’en savoir plus, j’ai écrit un mail à Alain Bédouet. J’attends la réponse (sans trop me faire d’illusions hein) et que vous en tiendrai informé. (m’en fiche si j’ai pas de réponse, je met ma question sur le Guichet du savoir et ce sera à eux de chercher…mééé non je plaisante de tout façon il vont m’éjecter si je fais ça ;-) (j’ai eu une réponse elle est ci-dessous!)

voici en substance le mail envoyé:

Bonjour M. Bédouet

J’ai une question simple à vous poser. Je souhaite savoir en tant que simple auditeur de votre émission et par ailleurs bibliothécaire (et auteur d’un blog sur les bibliothèques) pourquoi les émissions qui ont eu lieu en province se sont déroulées dans des FNAC. Pourquoi la Fnac? s’agit-il d’un accord commercial avec eux? Sur quelles bases de donnant donnant avec France inter?
Avez vous pensez à organiser de tels forums dans des bibliothèques? de très beau lieux existent dans les villes où votre émission s’est arrêtée et auraient à mon avis été tout à fait à même (y compris techinquement) d’accueillir votre émission.
Symboliquement organiser votre émission dans les bibliothèques aurait été intéressant pour montrer que vous traitez de l’actualité chaude et des questions de société quand nous autres bibliothécaires proposons à nos publics les moyens de mieux comprendre et de s’informer. Nous sommes complémentaires et dans le domaine public…
Je vous remercie par avance de vos réponses à mes questions.

Bien cordialement et merci pour vos émissions.
Bibliobsession, un bibliothécaire blogueur

Mise à jour : Réponse d’Alain Bédouet, reçue par mail le 19/04/2006 à 14h15:

La décision (d’organiser des “Téléphone sonne” en public dans plusieurs grandes villes : Lille, Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Marseille) a été prise très vite. Les auditoriums des Fnac étaient disponibles, à la différences d’autres lieux selon les villes. Il ne s’agit pas d’un accord “commercial” avec la Fnac. Nous retenons l’idée de demander leur accueil aux bibliothèques municipales, sous réserve qu’elles puissent nous accueillir entre 19 et 20 heures, avec une surface nécessaire pour permettre la présence du public.
Cordialement
“Le Téléphone sonne”

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avr 11


Trouvé grâce au fil RSS de @rchivesSIC cette étude d’un groupe de conservateurs de l’ENSSIB: Réflexions sur un angle mort de la bibliothéconomie : la notion de « Généralités » . Cette chouette étude
(très lyonnaise et orientée BU quand même) propose de remplacer l’impensé “généralités” (tour à tour références, usuels, etc.) par la notion de ressources d’intérêt général (rien à voir avec le service public à l’européenne…)

En substance; pour donner un corps
(un projet poldoc quoi) à une notion floue, les auteurs préconisent plusieurs alternatives dont en particulier la création d’un espace Clefs du savoir qui regroupe, outre les traditionnelles ressources à vocation encyclopédiques et celles destinées à favoriser l’interdisciplinarité, des ressources numérique.

Sous l’appellation « Clefs du savoir », on désigne les ressources à vocation encyclopédique, qui ont pour but de donner accès au Savoir, considéré comme un tout. (…) Mais c’est l’environnement numérique qui constitue certainement l’horizon le plus prometteur pour développer une collection « Clefs du Savoir ». L’encyclopédisme traditionnel, qui s’appuyait sur une organisation structurée et hiérarchique des savoirs, a été fortement battu en brèche par le développement disciplinaire des connaissances. Cependant, des outils se développent dans l’espace numérique, qui renouvèlent les modalités d’accès au savoir. On pense aux moteurs et métamoteurs de recherche, aux annuaires, et même à de nouveaux outils comme les wikis ou les fils RSS, qui permettent à chaque utilisateur de construire son propre parcours au sein du savoir en fonction de ses besoins. Une collection « Clefs du Savoir » pourrait ainsi comporter un prolongement virtuel, qui proposerait un accès raisonné à des ressources électroniques. Une telle brique documentaire pourrait contribuer à lutter contre le phénomène de « googlisation » de la société en favorisant des accès pluriels à la Connaissance.

Reste quand même à mieux définir ce domaine, qui relève à la fois des sciences de l’information, du droit, des techniques, de la sociologie, de l’économie…sans oublier les difficultés à définir la notion d’info-literacy. (d’ailleurs une nouvelle revue en anglais se lance sur le sujet)

Je note également la distinction bienvenue entre “généralités transversales” et les “généralités disciplinaires”, distinction qui pose des problèmes de gestion mais qui a le mérite de de tenter de clarifier la notion fuyante de “généralités”. A noter également la proposition d’un fonds “métier de l’étudiant” qui me semble particulièrement intéressant. Voilà pour plus je vous invite à lire cette étude!

Et pour vous c’est quoi des “généralités”? (hormis les programmes des candidats bien sûr…)

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avr 05


J’ai beau détester le catalogage (ça m’a toujours rappelé le solfège ou le latin, beurk) je sais qu’un jour je vais déposer un cierge pour bénir l’inventeur du champ 856$u. Aujourd’hui, grâce à la numérisation des catalogues d’éditeurs il est possible d’enrichir vraiment nos catalogues. C’est ce qu’explique en substance Claudine Belayche dans ce message de Biblio-fr:

Un simple lien (856$u) de votre notice bibliographique sur la page web correspondante permettra à  vos lecteurs de choisir en connaissance de cause, pas seulement sur ce que dit le titre, mais aussi sur les véritables contenus .Une nouvelle façon  de concevoir les catalogues, car autant une notice descriptive ISBD est de lecture « codée », autant la facilité de lire quelques pages, de voir la couverture,  et/ ou le sommaire  s’adresse réellement à  tous, au moyen d’un lien vers "la notice"  repérée par son ISBN et incluant  table des matières, index,  et quelques pages  du texte.

 

En réalité, ce n’est absolument pas nouveau de passer par le 856$u pour donner accès au texte intégral de nos ressources. Les BU le font depuis 1999 au moins (souvenez vous c’était au temps du web 1.0!), comme en témoigne cet article du BBF intitulé Périodiques sur le Web, Vers une intégration des ressources électronique A voir la compétition féroce pour numériser les fonds des éditeurs, que ce soit par Google ou Amazon les bibliothèques publiques sont désormais plus que concernées par ces problématiques prises en compte par les BU il y a déjà quelques années…Précisons qu’il s’agit juste de pouvoir enrichir les catalogues, puisque dans tous les cas, les textes ne sont pas en ligne intégralement, sauf s’ils sont dans le domaine public.

Imaginons une bibliothèque souhaitant enrichir son catalogue. Elle peut a priori dès aujourd’hui :

  • Récupérer la notice bibliographique enrichie de l’ouvrage (auprès de la Bnf ou d’Electre ou d’Amazon, avec les premières de couv’ même si les conditions juridiques doivent évoluer)
  • Indiquer dans le champ 856$u (il est répétable) l’URL de la version numérisée de l’ouvrage, et même dans les opac libres comme cet exemple anglo-saxon, ou dans PMB qui vient d’annoncer une interface sous SPIP intégrer le champ de recherche dans l’interface
  • Indiquer des liens vers des URL d’autres notices (en 856$u aussi), par exemple sous la phrase: "Si vous avez aimé les bibliothécaires vous conseillent"

Pourtant, je n’ai pas connaissance d’OPAC vraiment riches dans les bibliothèques publiques francophones françaises aujourd’hui….(soupir) Heureusement ya les dessins de Claude Razanajao

10/04/2007 : Suite au commentaire de PabloG voici une mise à jour issue de cet article de la RESSI


La présence des URLs dans la notice (champ 856 mais aussi dans le champ du titre, des notes, du résumé…) est un pas important, mais il n’est pas tout. Pour être vraiment utiles à l’internaute, ces URLs doivent impérativement être transformés en lien hypertexte dans la page HTML de l’OPAC, faute de quoi ils seront affichés comme du simple texte qui ne peut pas « être cliqué », et l’utilisateur doit faire recours au copier/coller pour placer cet URL dans l’adresse du navigateur. Pour éviter cela, les logiciels de gestion tentent systématiquement d’effectuer cette transformation URL -> hyperlien en scrutant chaque champ au moment de l’affichage, à la recherche d’un URL. Certains le font mieux que d’autres, car si en principe il est simple pour une machine de trouver le début et la fin d’un URL bien formé au milieu d’une chaîne de caractères (commence par « http:// » et fini par un espace), il est plus complexe de tester toutes les autres variantes possibles (l’URL ne commence pas par « http:// » mais directement par « www. » ; ou ne finit pas par un espace mais par un point, une virgule ou la fin d’une parenthèse…). Ce problème, récurrent aussi dans le cas des courriels qui portent des URLs dans le corps du message, est de difficile solution sans l’utilisation d’un codage à priori comme ceux utilisés par les blogs et les wikis.

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fév 20

Petite expérience à laquelle je me suis livré: compter le nombre de formations du CNFPT dédiées aux politiques documentaires et les comparer à celles dédiées au catalogage…



Posons quelques éléments : qu’est-ce que la politique documentaire?

Définition (donnée en formation poldoc, merci Adèle Hibrustote):

Une politique documentaire est l’expression formalisée et cohérente qu’une bibliothèque de service public donne de ses choix et priorités en matière de développement et de gestion des collections, adaptée aux missions de la bibliothèque et conforme aux orientations et enjeux de politique publique de la collectivité.

Grosso modo il s’agit de répondre précisément aux questions Pourquoi? Pour  qui? Comment? A quel coût?

Au fond, l’enjeu est aussi de (ré)organiser nos établissements, en particulier pour diminuer le volume de temps consacré aux tâches techniques de catalogage et donner plus de place aux opérations de sélection et de médiation.

le Catalogage, c’est de notoriété publique désomais, est amené à reposer en paix. Par exemple, cette bibliothèque au conservateur bien connu pour ses positions sur le sujet n’en pratique plus, et il n’est pas le seul….

En quoi l’offre de formation du CNFPT reflète-t-elle cette tendance du métier?

L’idée était de quantifier le nombre de stages dédiés aux politiques documentaires, et de le comparer au nombre de stages dédiés au catalogage. Cela doit permettre de mesurer (en essayant d’être équitable) l’adéquation de l’offre CNFPT avec l’idée que je me fais (en toute abscence de neutralité ;-) de l’évolution de notre métier.

Une quinzaine d’années après l’émergence des poldocs en France j’ai pris en compte le principal organisme de formation qu’est le CNFPT pour les personnels de la fonction publique, financé il faut le rappeler en partie par une contibution de nos collectivités. J’ai volontairement limité ma recherche à cet organisme, mais j’évoquerai un autre exemple ensuite.

Le CNFPT est donc sensé trouver un équilibre entre l’offre nécessaire pour mettre en oeuvre des politiques publiques efficaces, et la demande des collectivités. Il est donc essentiel que cet organisme ne soit pas seulement du coté de la demande, mais aussi du coté de la promotion de thématiques jugées importantes par ses instances dirigeantes.

J’ai donc interrogé le catalogue, région par région avec les termes "politique documentaire", dans tous les domaines et sous-domaines, à partir de Février 2007. Je considère que les stages sur ‘l’évaluation des collections’ sont très proches de la poldoc, je les ai donc compté. Par contre les stages sur "le désherbage", ou "l’indexation des images" relèvent d’une vision tellement partielle que j’ai décidé de ne pas les comptabiliser.

Pour le catalogage, j’ai fais la même procédure, en ne comptat que les stages "purs et durs" (du genre catalogage niveau 1, 2, 3), en excluant les stages sur le constitution de fonds partimoniaux, puisqu’un apprentissage est justifié dans ce cas. Je n’ai pas compté non plus les (rares) stages modernes dédiés explicitement à la réccupération des notices.

voilà le résultat: il me semble assez clair:






Je précise que j’ai eu d’autant moins de scrupules à faire cette petite enquête que je suis débutant-formateur au CNFPT, de manière ocasionnelle, en plus de mon activité de fonctionnaire. Mon intérêt à voir se développer l’offre en formations poldocs est donc limitée par le temps que je peux consacrer par an à faire le formateur…(autrement dit pas lourd…)

Cette structure de l’offre est confirmée par celle de Médiadix où il est facile de comparer d’un coup d’oeil l’offre en matière de poldoc et l’offre en catalogage….(il faut cependant souligner que ces stages sont fréquentés par des personnels d’Etat et notamment ceux de la Bnf qui sont bien inspirés d’apprendre le catalogage pour que le reste de la Francophonie ne l’apprenne plus…)

Notons que de manière générale, les fonctions poldoc (notamment acquisition/médiation) et catalogage sont en général confiées à des personnels de grades équivalents. L’argument de dire que le différentiel de l’offre est lié à un moindre public-visé dans un cas par rapport à l’autre ne me semble pas valide.

Les conclusions ne sont donc pas très optimistes…du moins en ce qui concerne mon hypothèse de départ. Si le CNFPT est un reflet des tendances du métier, tout cela n’est pas très positif ni pour le métier ni pour le CNFPT!

Cependant, il serait utile de faire cette étude sur plusieurs années, ce n’est qu’un petit indicateur que je présente ici, dans un domaine complexe il est vrai.

Je finirai par le détail de deux stages: un particulièrement intéressant en catalogage, et un particulièrement catastrophique en Poldoc:


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fév 15

C’est quoi CODA? hé ben c’est un OBNI, une expérimentation aussi brillante qu’unique (tout comme Ln qui l’a étudiée ;-)

Il s’agit d’un plan de classement innovant destiné à faciliter les parcours dans la bibliothèque, alternative à la dewey et aux cotes validées.

En plus, cette innovation est née dans un terrain particulièrement défavorable aux innovations (si si je vous assure) : une bibliothèque de la ville de Paris!

au fait : ne loupez pas le mot de bilan, simple et limpide !


Vous voulez en savoir plus? En substance (à partir de ce site):

"Le système Coda a été mis au point par un groupe de travail, avec l’accord du chef du Bureau des Bibliothèques de l’époque, sous l’égide de Claudine Brochard, alors inspectrice des bibliothèques de la Ville de Paris. Il respecte, évidemment, cette règle du jeu de base de notre profession selon laquelle "la cote, c’est ce qui sert au classement". C’est donc dès 1991 que le système a été mis en œuvre à la médiathèque. Il se compose de trois signes (une lettre, un chiffre, une lettre) et dégage quinze "classes" désignées par l’initiale, laquelle, pour diverses raisons, ne peuvent être A, I et O (ces deux pour risque de confusion avec 1 et 0), J, P, Q, R. Les quinze classes ainsi obtenues ne concernent évidemment que la collection existante, et non, comme c’est le cas des classifications de type Dewey, l’ensemble des connaissances humaines (en fait, l’ensemble de ce qu’il est possible de classer) : c’est pour cette raison que Coda est un plan de classement.

D’un point de vue théorique, la première lettre désignerait l’armoire, le chiffre (de 2 à 9 seulement, voir ci-dessus) la travée de l’armoire, et le 3e signe la tablette de ladite travée. L’"unité de compte" de Coda se trouve être ainsi la "tablette", ou le "paquet". La "cote de base" ne comporte que trois signes. Lorsque la tablette est pleine, il faut considérer que le concept représenté par la cote est "trop large" et procéder à un "refoulement": soit en se penchant sur les ouvrages de la tablette pour les redistribuer ailleurs, soit en créant de nouvelles cotes pour absorber le trop-plein. Naturellement, pour certaines parts de la collection qu’il est impossible de faire tenir sur une seule tablette, on prévoit un sous-classement alphabétique-auteurs (ou tout autre, les ouvrages sur la peinture ou la photo sont sous-classés au nom du peintre ou du photographe) au moyen des trois premières lettres. On a pris le parti, ainsi, de classer ensemble les ouvrages de littérature d’un auteur et les textes d’histoire littéraire qui lui sont consacrés, (à l’exception des biographies proprement historiques).

La disposition découlant de ce parti (les refoulements) nous conduit naturellement à procéder périodiquement à la refonte de notre système, mais c’est aussi la garantie, pour nous, de connaître précisément notre fonds, l’existence d’indices signifiant définitivement toujours la même chose nous paraissant signe de sclérose mentale. En outre, étant propriétaires de notre système, il nous appartient d’en assurer la maintenance sans faire appel à des instances supérieures. Enfin, le système informatique des bibliothèques de la Ville de Paris nous permet des mises à jour assez simples (on rappelle une cote et on la renomme ; on neutralise l’ancienne ; les titres empruntés sous cette cote ne pourront pas être reclassés (et devront être revus un à un) ; les ouvrages de l’ancienne cote sont reversés dans la nouvelle ou répartis sur d’autres tablettes. Il ne reste qu’à éditer les étiquettes prenant en compte ces modifications. Pour une série d’ouvrages comme les guides touristiques, modification réalisée l’hiver 2001-2002, (dix-huit étagères) l’affaire n’a pris qu’une semaine pour trois personnes. Le système comporte environ une version par an. Le besoin réel d’un système qui a maintenant plus de dix ans serait sans doute une refonte importante, mais le temps nous a manqué, pour le moment, d’une vision suffisamment claire de la situation - et d’un peu de temps! - pour mener à bien cet objectif, qui demeure présent à mon esprit pour les années à venir.

Le système doit dégager (ordre de grandeur) 400 cotes de base fonctionnant plutôt sur le principe des centres d’intérêt, ce qui permet des regroupements intéressants et moins dispersés qu’en Dewey : les ouvrages de et sur Victor Hugo sont ainsi rassemblés sous la cote B2B HUG, et non répartis, comme ce serait le cas en Dewey, entre 840, 841, 842, 844, 845 etc…

Il n’a pas été prévu, pour les ouvrages de fiction, de sous-classement par genre (poésie, théâtre, correspondance, policier etc.) mais la chose serait parfaitement possible : il reste des cotes disponibles ; la démarche, là, tient à une position volontaire des fondateurs du système de ne pas opérer ce genre de distinction. On a cependant prévu de classer à part les ouvrages pour la jeunesse (cotes à l’encre rouge) et d’adapter le classement à ce type d’ouvrages (premières lectures, albums, contes etc.). Les vidéos, elles, sont présentées sous le système Coda : les fictions classées par les 3 premières lettres du réalisateur du film, les documentaires selon les cotes Coda. La discothèque, elle, classée selon le système dit "de la Discothèque de France" ne nous a pas paru relever de Coda parce que l’efficacité du classement y est suffisante en l’état. Enfin, une collection de "livres lus" vient d’être mise en place, fin 2002, au rez-de-chaussée : elle a fait l’objet d’une création de cote spécifique et s’intègre - pour le moment -, en "tête de gondole" au milieu de la littérature. Enfin, les ouvrages strictement professionnels sont, par dérogation à ce qui vient d’être dit, classés sous la cote FP (deux signes seulement) sans autre sous-classement (mais ce serait possible) et tenus à disposition des lecteurs derrière le comptoir de renseignements du premier étage. La médiathèque ne comportant pas de "salle d’étude" les usuels sont classés à leur place en rayon avec la mention "uniquement sur place" affichée au dos et comportant, au niveau du système informatique, un code qui en interdit le prêt à domicile.

L’établissement compte 1 860 mètres carrés de plancher, quatre niveaux, emploie trente personnes physiques pour 26,4 équivalent plein temps et réalise annuellement environ 500 000 transactions depuis son ouverture (un peu moins la première année). La collection s’établit comme suit : 70 000 ouvrages adultes, 15 000 ouvrages jeunesse, 16 000 disques laser, 6 000 vidéos, 900 méthodes de langues, 1 000 partitions, 1 850 titres de périodiques. L’introduction du DVD est prévue pour le 1er semestre 2003 ; ce support est destiné à remplacer, à terme le VHS et ne fera pas l’objet d’un traitement différent. Quant aux cédéroms, ils ne sont guère représentés, pour le moment, que dans les méthodes de langues : le classement de cette collection fait, au sein du réseau, l’objet d’une réflexion visant à uniformiser la présentation de ce type de documents. On a constaté en effet que la vingtaine d’établissements qui en proposent ont chacun établi un système dont la lisibilité et la cohérence (en terme de réseau) manque d’unité. Si le support cédérom devait être proposé, je pense qu’il serait mis en place en rayon sur la tablette de la discipline concernée et traité en Coda comme n’importe quel ouvrage.

Le système Coda, dans l’esprit de ses fondateurs, ne devait pas avoir d’autre représentant au sein du réseau parisien des bibliothèques. Il a été exporté, à ma connaissance à la satisfaction générale, à Saint-Apollinaire, à côté de Dijon.

Et un mot de bilan : les lecteurs sont contents du système

Michel Breton /micheljacques.breton@libertysurf.fr

Réf. biblio
Mémoire ENSSIB de Gérard Barthélémy sur "L’innovation à
Edmond-Rostand". 
Rapport de stage Hélène Morice à l’IUP de Saint-Cloud.

(ces deux références sont introuvables sur le web et ailleurs en tout cas por la première….hélas)

 

 

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