fév 14

(Edit: je re-publie cet article car suite à un pb technique, l’url était fausse et envoyait une erreur 404. Voilà qui est réparé! J’attends donc vos réactions! merci à G pour le signalement!)

J’ignore pourquoi mais la blogosphère américaine adore les listes. Si vous allez y faire un tour, vous verrez que c’est bourré de 5 raisons pour ci, les 10 raisons pour faire ou ne pas faire ça…cette mode étrange à pourtant le mérite d’être très claire et pragmatique (surement la raison de son succès). Bon alors j’avais une idée en tête depuis quelques temps, et je ne savais pas trop comment la présenter efficacement.

L’idée était de montrer que les services aux publics, la co-création de contenus, la participation, ou la médiation numérique ne sont pas des idées en dehors d’un processus de politique documentaire…bien au contraire, malgré le constat de Nicomo sur le passage difficile de la théorie à la pratique en termes de poldoc. (mais pour être occasionnellement formateur en politique documentaire, je pense que les démarches de politique documentaires sont bien plus répandues qu’il ne l’affirme…dans toutes leurs complexités)

On conçoit souvent une politique documentaire comme une simple meilleure gestion des acquisition, voire du circuit du livre…en réalité c’est un processus bien plus global qui touche au management de l’ensemble de l’organisation qu’est la bibliothèque…

Une poldoc bien comprise est en fait fondamentale pour mettre en oeuvre toutes ces démarches de “médiation numérique”, entendues comme la manière de faire se rencontrer une offre et une demande documentaire au moyens d’outils numériques.

Voilà donc 5 raisons pour lesquelles…il est toujours nécessaire me mettre en oeuvre des politiques documentaires à l’ère de la médiation numérique!

1. La mise en oeuvre d’une poldoc se traduit le plus souvent par une organisation interne en département ou en pôles thématiques : c’est une base très précieuse non pas seulement pour gérer des collections, mais pour les mettre en valeur.

2. La mise en oeuvre d’une poldoc nécessite une réflexion globale sur les objectifs d’acquisition par domaine, elle implique plus l’acquéreur dans tous les aspects de la gestion d’un fond et favorise donc son implication dans les contenus qu’il gère.

3. La mise en oeuvre d’une poldoc se traduit par la formalisation des objectifs en interne et pour la tutelle, il est donc plus aisé de contractualiser avec les agents non seulement des objectifs de gestion mais des objectifs d’éditorialisation des contenus qu’ils gèrent.

4. La mise en oeuvre d’une poldoc se traduit par une réflexion sur les tâches et le temps qui leur est consacré (sur l’évaluation en fait). Elle s’accompagne d’une volonté d’éradication des tâches non intellectuelles de gestion pure : par exemple le catalogage. Les acquéreurs ont ainsi plus de temps disponible pour des tâches intellectuelles de mise en valeur des fonds ou d’animation d’une communauté thématique.

5. La mise en oeuvre d’une poldoc implique un positionnement de l’acquéreur en tant que très bon connaisseur des sources d’information dans son domaine. Elle se révèle donc très bien adaptée à une valorisation des outils d’acquisition et de veille à la fois en interne et vers les publics.

(voilà qui ferait un bien beau sujet de mémoire pour un étudiant…la poldoc à l’ère de la médiation numérique…quelqu’un l’a déjà traité?)

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avr 11


Trouvé grâce au fil RSS de @rchivesSIC cette étude d’un groupe de conservateurs de l’ENSSIB: Réflexions sur un angle mort de la bibliothéconomie : la notion de « Généralités » . Cette chouette étude
(très lyonnaise et orientée BU quand même) propose de remplacer l’impensé “généralités” (tour à tour références, usuels, etc.) par la notion de ressources d’intérêt général (rien à voir avec le service public à l’européenne…)

En substance; pour donner un corps
(un projet poldoc quoi) à une notion floue, les auteurs préconisent plusieurs alternatives dont en particulier la création d’un espace Clefs du savoir qui regroupe, outre les traditionnelles ressources à vocation encyclopédiques et celles destinées à favoriser l’interdisciplinarité, des ressources numérique.

Sous l’appellation « Clefs du savoir », on désigne les ressources à vocation encyclopédique, qui ont pour but de donner accès au Savoir, considéré comme un tout. (…) Mais c’est l’environnement numérique qui constitue certainement l’horizon le plus prometteur pour développer une collection « Clefs du Savoir ». L’encyclopédisme traditionnel, qui s’appuyait sur une organisation structurée et hiérarchique des savoirs, a été fortement battu en brèche par le développement disciplinaire des connaissances. Cependant, des outils se développent dans l’espace numérique, qui renouvèlent les modalités d’accès au savoir. On pense aux moteurs et métamoteurs de recherche, aux annuaires, et même à de nouveaux outils comme les wikis ou les fils RSS, qui permettent à chaque utilisateur de construire son propre parcours au sein du savoir en fonction de ses besoins. Une collection « Clefs du Savoir » pourrait ainsi comporter un prolongement virtuel, qui proposerait un accès raisonné à des ressources électroniques. Une telle brique documentaire pourrait contribuer à lutter contre le phénomène de « googlisation » de la société en favorisant des accès pluriels à la Connaissance.

Reste quand même à mieux définir ce domaine, qui relève à la fois des sciences de l’information, du droit, des techniques, de la sociologie, de l’économie…sans oublier les difficultés à définir la notion d’info-literacy. (d’ailleurs une nouvelle revue en anglais se lance sur le sujet)

Je note également la distinction bienvenue entre “généralités transversales” et les “généralités disciplinaires”, distinction qui pose des problèmes de gestion mais qui a le mérite de de tenter de clarifier la notion fuyante de “généralités”. A noter également la proposition d’un fonds “métier de l’étudiant” qui me semble particulièrement intéressant. Voilà pour plus je vous invite à lire cette étude!

Et pour vous c’est quoi des “généralités”? (hormis les programmes des candidats bien sûr…)

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fév 20

Petite expérience à laquelle je me suis livré: compter le nombre de formations du CNFPT dédiées aux politiques documentaires et les comparer à celles dédiées au catalogage…



Posons quelques éléments : qu’est-ce que la politique documentaire?

Définition (donnée en formation poldoc, merci Adèle Hibrustote):

Une politique documentaire est l’expression formalisée et cohérente qu’une bibliothèque de service public donne de ses choix et priorités en matière de développement et de gestion des collections, adaptée aux missions de la bibliothèque et conforme aux orientations et enjeux de politique publique de la collectivité.

Grosso modo il s’agit de répondre précisément aux questions Pourquoi? Pour  qui? Comment? A quel coût?

Au fond, l’enjeu est aussi de (ré)organiser nos établissements, en particulier pour diminuer le volume de temps consacré aux tâches techniques de catalogage et donner plus de place aux opérations de sélection et de médiation.

le Catalogage, c’est de notoriété publique désomais, est amené à reposer en paix. Par exemple, cette bibliothèque au conservateur bien connu pour ses positions sur le sujet n’en pratique plus, et il n’est pas le seul….

En quoi l’offre de formation du CNFPT reflète-t-elle cette tendance du métier?

L’idée était de quantifier le nombre de stages dédiés aux politiques documentaires, et de le comparer au nombre de stages dédiés au catalogage. Cela doit permettre de mesurer (en essayant d’être équitable) l’adéquation de l’offre CNFPT avec l’idée que je me fais (en toute abscence de neutralité ;-) de l’évolution de notre métier.

Une quinzaine d’années après l’émergence des poldocs en France j’ai pris en compte le principal organisme de formation qu’est le CNFPT pour les personnels de la fonction publique, financé il faut le rappeler en partie par une contibution de nos collectivités. J’ai volontairement limité ma recherche à cet organisme, mais j’évoquerai un autre exemple ensuite.

Le CNFPT est donc sensé trouver un équilibre entre l’offre nécessaire pour mettre en oeuvre des politiques publiques efficaces, et la demande des collectivités. Il est donc essentiel que cet organisme ne soit pas seulement du coté de la demande, mais aussi du coté de la promotion de thématiques jugées importantes par ses instances dirigeantes.

J’ai donc interrogé le catalogue, région par région avec les termes "politique documentaire", dans tous les domaines et sous-domaines, à partir de Février 2007. Je considère que les stages sur ‘l’évaluation des collections’ sont très proches de la poldoc, je les ai donc compté. Par contre les stages sur "le désherbage", ou "l’indexation des images" relèvent d’une vision tellement partielle que j’ai décidé de ne pas les comptabiliser.

Pour le catalogage, j’ai fais la même procédure, en ne comptat que les stages "purs et durs" (du genre catalogage niveau 1, 2, 3), en excluant les stages sur le constitution de fonds partimoniaux, puisqu’un apprentissage est justifié dans ce cas. Je n’ai pas compté non plus les (rares) stages modernes dédiés explicitement à la réccupération des notices.

voilà le résultat: il me semble assez clair:






Je précise que j’ai eu d’autant moins de scrupules à faire cette petite enquête que je suis débutant-formateur au CNFPT, de manière ocasionnelle, en plus de mon activité de fonctionnaire. Mon intérêt à voir se développer l’offre en formations poldocs est donc limitée par le temps que je peux consacrer par an à faire le formateur…(autrement dit pas lourd…)

Cette structure de l’offre est confirmée par celle de Médiadix où il est facile de comparer d’un coup d’oeil l’offre en matière de poldoc et l’offre en catalogage….(il faut cependant souligner que ces stages sont fréquentés par des personnels d’Etat et notamment ceux de la Bnf qui sont bien inspirés d’apprendre le catalogage pour que le reste de la Francophonie ne l’apprenne plus…)

Notons que de manière générale, les fonctions poldoc (notamment acquisition/médiation) et catalogage sont en général confiées à des personnels de grades équivalents. L’argument de dire que le différentiel de l’offre est lié à un moindre public-visé dans un cas par rapport à l’autre ne me semble pas valide.

Les conclusions ne sont donc pas très optimistes…du moins en ce qui concerne mon hypothèse de départ. Si le CNFPT est un reflet des tendances du métier, tout cela n’est pas très positif ni pour le métier ni pour le CNFPT!

Cependant, il serait utile de faire cette étude sur plusieurs années, ce n’est qu’un petit indicateur que je présente ici, dans un domaine complexe il est vrai.

Je finirai par le détail de deux stages: un particulièrement intéressant en catalogage, et un particulièrement catastrophique en Poldoc:


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jan 24

On se pose très souvent cette question nous autres bibliothécaires non? hé ben arrêtons de nous la poser, STOP! Une bibliothèque, quel que soit ce qu’on met avant le -thèque (sauf ithèque! ;-) voilà ce que c’est :

C’est un outil au service d’une politique publique qui correspond à ces trois pliers, indissociables les uns des autres:



NB: D’après le Manuel théorique et pratique d ‘évaluation des bibliothèques et centres documentaires Thierry Giappiconi. Electre-Ed du Cercle de la librairie, 2001.-(Bibliothèques) p .46-48 (merci Adèle Hibrustote!)

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jan 23



Hubert guillaut dans  cet excellent billet sur Internet Actu,part du constat que les recommandations ne sont pas toujours pertinentes et proposent souvent des éléments que l’on aurait trouvé tout seul. Il en appelle à des outils véritablement pertinents permettant de mettre en oeuvre une véritable sérendipité.

Poursuivant la réflexion, Hubert Guillaut nous livre ensuite ce commentaire particulièrement intéressant:
 

Je viens d’avoir une très intéressante conversation avec Raphaël Labbé, l’un des développeur de U.lik, un moteur de recommandation justement, qui m’expliquait la différence entre le Collaborative Filtering (du type Last.fm) et le Content Based filtering (utilisé par Pandora notamment), qui sont un peu les 2 systèmes qui président aujourd’hui au monde de la recommandation. Il me racontait également que si les résultats d’Amazon sont aussi peu pertinents, ce serait dû au bridage volontaire du système : la recommandation doit servir un achat d’impulsion. L’utilisateur ne doit pas réfléchir, mais consommer. Il est donc plus simple en effet de proposer un autre titre de Michael Moore qu’un titre plus différent comme The Take de Naomi Klein par exemple, mais qui devrait plaire aux mêmes amateurs.

Il a évoqué également le travail réalisé sur U.lik où le profiling permet de mettre en avant, quand vous êtes connectés, ce qui dans les profils des autres est le plus proche de ce qui vous plaît ou vous ressemble. Il évoquait également Findory, le moteur de recherche développé par Greg Linden, l’auteur du moteur de recommandation d’Amazon, qui personnalise ses résultats à mesure que vous l’utilisez. Et me racontait que celui-ci expliquait souvent l’importance de garder de l’ouverture dans un moteur de recommandation pour conserver de l’intérêt : et ainsi de ne pas hésiter à faire apparaître des informations qui n’étaient pas de votre opinion politique - même si vous l’aviez renseigné dans votre profil - pour laisser libre cours à la surprise et renouveler l’intérêt.

Dans les fonctionnements de ces moteurs, il y a aussi une dichotomie Actif/Passif : je renseigne mon profil vs. le moteur détermine mon profil en fonction de mes actions.

Tout cela me semble-t-il pose la question de la confiance que l’on peut accorder à des systèmes techniques de prescriptions de ressources. Que signifie la notion de pertinence? Quels critères permettent de la déterminer, et surtout vers quel but elle tend ?

Si ce qui est dit plus haut est vrai, les enjeux se déplacent-ils de l’opposition basique Tête de gondoles et best-seller vs biblio-diversité à des enjeux subtils du type sérendipité-sans-risque (on propose des titres très proches sans "faire découvrir" des éléments radicalement différents) / sérendipité-risquée (on fait découvrir des élements très différents ?

J’émets quant à moi quelques doutes sur la validité d’une telle opposition, il me semble que le moteur de recommandation efficace, surtout s’il repose sur la longue traîne, doit être un savant mélange des deux…

En tout cas,  si un jour les recommandations professionelles (c’est à dire entrée par le personnel qui acquière par domaines) du type "vous avez aimez vous aimerez" sont présente sur nos Opac, encore faudra-t-il clairement définir les objectifs poursuivis par ces recommandations puisqu’il s’agira d’un outil de  "médiation numérique des collections" (je reviendrai sur cette notion plus tard…). Cette activité sera donc liée très fortement aux politiques documentaires que nous aurons mises en place. Il nous faudra donc là encore répondre aux questions Pourquoi? et pour qui?

 

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oct 24

Le groupe Poldoc propose un nouvel outil aux acquéreurs et aux gestionnaires de collections en bibliothèque, WikiPoldoc !

Comme son nom l’indique, WikiPoldoc est un wiki, donc un site collaboratif permettant de mutualiser les différents outils que chaque acquéreur constitue et conserve par devers lui (parfois sous forme de notes) . Quels outils ?

- les titres de périodiques jugés essentiels dans une discipline
- les meilleures (et les pires !) collections dans une thématique
- les bibliographies courantes les plus utiles pour les acquisitions
- les meilleurs sites Internet dans un domaine
- le plan de classement adopté pour une discipline
- les lieux ressource sur un sujet précis
- les titres à lire lorsqu’on veut suivre l’actualité des contenus dans un secteur d’acquisition
- etc.

WikiPoldoc peut être ainsi la boîte à outils personnelle de chaque acquéreur qui y inclut ses notes, listes et réflexions, et ce peut également être le moyen de tirer parti des notes, listes, etc. des autres acquéreurs dans le même domaine, donc de partager et d’échanger.

Chacun peut écrire dans WikiPoldoc, mais 3 points méritent d’être soulignés :

L’objectif n’est en aucun cas d’aboutir à des références ou listes idéales : chaque outil est évidemment construit dans le contexte particulier de la bibliothèque où il a été élaboré. Il convient donc d’une part de ne pas modifier sur le fond les articles des autres (sinon à la marge : précision d’adresse, de prix, etc.) mais plutôt de proposer ses propres références dans un nouvel article, d’autre part de toujours expliquer en tête d’article le contexte dans lequel l’outil a été élaboré (type de bibliothèque, voire niveau de spécialisation ou nature de public, ou….).

Nul n’est besoin de rédiger des articles soigneusement pesés et construits : de simples listes, des notes, voire des liens sur d’autres sources (articles, listes, etc.) font tout à fait l’affaire. Mieux vaut des notes rapidement jetées et tout de suite utilisables, plutôt que de merveilleux articles… jamais écrits faute de temps !

La structure de WikiPoldoc propose d’assigner à chaque ‘article’ deux ‘catégories’ (descripteurs sommaires ?), une catégorie désignant un Contenu et une catégorie désignant un type d’ Outil, de façon à disposer d’une double entrée pour accéder aux articles. Ces catégories sont listées en page d’accueil : elles peuvent être jugées insatisfaisantes dans leur précision, mais n’oublions pas qu’il ne s’agit que de ‘boites de rangement’, non d’indexation au sens strict (oublions les classifications pour une fois !) ; si certaines catégories vous semblent vraiment manquer ou être inadéquates, merci de lancer le débat dans l’onglet ‘Discussion’ de cette page d’accueil, sans effectuer des modifications à la hâte !

WikiPoldoc a été mis en place avec l’enssib. Nous espérons que cet outil rendra service à tous les collègues gestionnaires de collections (matérielles et numériques) !

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sept 21

En ce moment, je prépare une intervention directement liée à Bibliobsession dans une  prochaine journée d’étude…(vous en saurez plus bientôt, mais le buzz est lancé ;-))…ce qui explique l’irrégularité de la parution des billets.




La revue Vacarme à consacré un numéro aux bibliothèques joliement intitulé Bibliothèques, entre les lignes malgré une couverture pariculièrement laide. (bibliothèque = couverture triste?)

A noter ce bon article de Benoît Tuleu, Sélectionner, proposer, prescrire, qui est une introduction claire et complète aux politiques documentaires. (Bien que je reste toujours sur ma faim quant à la transposition de la notion de "collection" telle qu’elle est envisagée dans les espaces physiques, à très grande échelle et dans l’environnement numérique et hybride mais bon…j’y reviendrai) L’article s’adresse à des non-bibliothécaires (ou servira de révision à ceux qui préparent l’oral d’assistant qualifié ;-) (allez Julie on y croit!)

Je remarque cette chouette mise en relation de "l’économie de l’attention" et de l’économie de traîne" ce qui n’est pas sans faire penser à l’obsession du bibliobsédé, à savoir la longue traîne. (faut toujours que j’arrive à le placer, ça va devenir pathologique :-0)

citation :

Les bibliothèques oscillent ainsi entre une « économie de l’attention » (au marché, aux attentes du public) et une « économie de traîne » (valorisant les documents ayant un nombre restreint de lecteurs), auxquelles correspondent deux vitesses de renouvellement des collections : rapide dans l’économie de l’attention (ce que les bibliothécaires appellent aussi les « collections courantes »), plus lente et même immobile pour les collections de référence, d’étude et surtout les collections patrimoniales. Tension insoluble, sans doute, mais dans laquelle se met en œuvre le « pluralisme » cher aux bibliothécaires.

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juin 27

vu sur
Biblioforum ce qui risque d’arriver lorsque l’on a pas de politique documentaire dans sa bibliothèque:



Bonjour !

A la Médiathèque où je travaille actuellement, je suis chargé de créer un fonds de DVD.
J’ai donc tout naturellement passé une première commande… Il se trouve que mon élu à la culture a souhaité voir cette liste et a rayé des titres sous prétexte que soit disant ils n’avaient pas leur place dans une bibliothèque publique.
De plus il souhaite faire valider cette liste par le conseil municipal. La commande est actuellement bloquée chez le fournisseur.

Voici une petite liste des films à titre d’exemple que je dois supprimer :
- Coup de foudre à Bollywood
- Crocodile Dundee
- La Firme
- Coup de foudre a Notting Hill
- Les films de Stanley Kubrick
- Kill Bill


Ma Directrice cautionne les choix de l’élu et me demande de revoir ma commande.

Pour ma part je trouve tout d’abord que c’est un non respect de mon travail. J’ai fait preuve du plus grand pluralisme pour établir la liste et d’une très grande déontologie.

Quel est votre avis sur la question ???
Que dois-je faire ? Je n’ai personnellement jamais été confronté à ce genre de problème !


Attention hein je dis pas qu’une Poldoc formlisée c’est la panacée ! Mais il faut reconnaître que dans un cas comme celui-là, on peut rapeller utilement les élus aux choix effectués dans une Charte des collections ou un Plan de développement qu’ils ont eux-mêmes validé….

Et puis il n’y a pas si longtemps (environ 10 ans) , ce sont des ingérences similaires (quoique plus idéologiques) d’élus frontistes dans quelques tristes villes du Sud qui ont incité la profession à mettre en place des politiques documentaires.

Même si celles-ci sont de plus en plus mises en oeuvre, il est quand même parfois utile de rappeler qu’aujourd’hui en 2006 il est encore nécessaire d’expliciter et de formaliser nos choix et nos pratiques. Ca ne règle pas tous mais bon sang que ça fait du bien de faire le point à un moment donné!






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mai 23


La British library a décidé de lancer une grande réflexion/consultation autour de sa politique documentaire. La principale idée du document sobrement (!) intitulé “The British Library’s Content Strategy – Meeting the Knowledge Needs of the Nation” présente le passage d’une stratégie de "développement des collections" à une "Content strategy" que je traduis par "une politique d’accès à des contenus", définie à partir du contexte actuel de modifications des pratiques et de développement de bases de données dans de nombreux domaines.

Quelle est la rupture soulignée? La collection disparaît-elle au profit de "contenus"? S’agit-il d’un nouveau paradigme pour la politique documentaire? Après lecture attentive de ce document, je pense quant à moi que la vénérable institution prend la mesure de la nécessité d’acquérir des nouveaux supports et de s’orienter vers l’usager. Mais selon moi la notion de collection reste essentielle, les acquisitions électroniques et les accès sont l’une de ses composantes (preuve en est d’ailleurs l’adoption du Conspectus dans la démarche de la BL).

Parler de rupture est donc pour le moins exagéré, je préfère parler de l’adjonction des notions de services et d’accès à celle de constitution des collections; les deux points de vues se nourrissant l’un l’autre.

Plutôt que de commenter les choses trop longuement  j’ai réalisé une carte heuritique de ce que j’ai compris du document pdf livré par la BL aux commentaires de tous (et même avec des questions style Lagarde et Michard genre "commentez ce paragraphe là en répondant à cette question là"…).

Soyez indulgent, c’est ma toute première carte heuristique et j’y prend goût ma foi. (réalisée avec MindManager). (au fait c’est quoi une carte heuristique?)

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fév 10


Et on reparle de politiques documentaires dans le dossier "
acquérir aujourd’hui" du BBF! ça faisait longtemps, apparemment depuis 2001 que le thème n’avait pas été abordé dans le dossier de la revue.

Alors ne boudons pas notre plaisir (enfin pas moi en tout cas) :

Je vous conseille tout particulièrement l’article de Bertrand Calenge, le Prophète de la poldoc en France, (sans caricaturer) ainsi que celui de Jérôme Pouchol que j’ai le plaisir de connaître personellement et qui fait partie disons de la nouvelle génération de manager dans les bibliothèques.

Jérôme Pouchol est formateur sur les questions de politiques documentaires, il est un des (rares) professionnels de la lecture publique à avoir été aussi loin dans l’application au sein d’un réseau du lien entre poldoc, management  et gestion des ressources humaines.

Ne manquez pas non plus le panorama du web où j’ai le plaisir d’être cité à plusieurs reprises. (Merci au rédacteur!)

Je réfléchis d’ailleurs à quelques billets sur les questions de poldoc…à suivre!

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