avr 23
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J’ai été pas mal intéressé très récemment par l’offre de Relay.fr. qui propose 400 magazines numériques pour la somme de 17.90 Euros /mois en téléchargement illimité. Cette offre s’adresse aux particuliers, il faut utiliser un lecteur spécial (uniquement pour PC encore une fois :-( et l’ensemble est enrobé d’une couche d’ecolo-marketing (voire de charity business). Vous pouvez voir l’ensemble des titres de magazines concernés sur cette page. Signalons qu’il existe des services similaires chez un concurrent : le Kiosque.fr

L’émergence de ce type d’offre illimitée va de paire à la fois avec le développement des moyens ergonomiques de feuilletage en ligne, comme Issuu ou plus récemment le français Calaméo. L’intérêt est également celui de la recherche d’information puisque ces magazines bénéficient de moteurs de recherche interne en plein texte, à comparer à une base d’archives comme Europresse que l’on paie fort cher et qui propose des archives sans mise en page et sans liens hypertextes dans les articles... Cette offre regroupe un éventails de titres plus large et propose au contraire des archives qui respectent la mise en page initiale. (par contre j’ignore s’il existe un moteur de recherche sur l’ensemble de la base de tous les magazines…)

De plus, le développement des livrels (ou lecteurs d’Ebook) rendra aussi à n’en pas douter la lecture sur écran plus agréable qu’elle ne l’est aujourd’hui. Car les éditeurs de livres tardent à construire une offre adaptée aux livrels alors qu’il semble qu’en matière de magazines, le contenu soit déjà là! Il est clair également que la lecture rapide des magazine est d’autant plus adaptée aux écrans électroniques…et c’est d’ailleurs sur ce segment que se positionne Orange qui vient de proposer à titre expérimental un terminal électronique baptisé Read and Go connecté en 3G et accompagné de cinq journaux partenaires de l’opération (Le Monde, Le Parisien, Les Echos, L’Equipe, Télérama) dont les contenus seront réactualisés heure par heure.

Alors que dans nos bibliothèques, les derniers numéros physiques des magazines ne sont jamais empruntables et souvent l’objet de toutes les convoitises et que nos bases d’archives sont chères et peu utilisées, je me demande si l’accès à des magazines numériques, en téléchargement gratuit et illimité ce serait pas une vraie valeur ajoutée…Pour les bibliothèques, il ne s’agirait donc pas du tout de remplacer le papier, mais de fournir un service complémentaire à nos usagers pour des magazines récents directement accessibles, pour ceux qui veulent lire sur écran et dans lesquels il est facile de retrouver un article.

Ainsi il pourrait être possible d’abonner à des conditions à définir la bibliothèque à un tel service. On pourrait imaginer négocier un accès sur place avec téléchargement possible par clé usb, par exemple sur grand écran 24 pouces dans un espace spécifique, ou alors sur l’ensemble des postes de la bibliothèque, dans l’emprise du bâtiment ou depuis l’extérieur. On pourrait imaginer également de prêter des terminaux et des contenus comme commence à le faire la bibliothèque d’Angers.

Il est aussi envisageable des accès pour les usagers à l’ensemble des 400 magazines ou à une sélection de manière distante, via le site de la bibliothèque. Reste à définir les conditions tarifaires… Quoi qu’il en soit, j’ai contacté Relay. fr pour en savoir plus et voir ce qu’il est possible de faire. On pourrait également imaginer une offre via Carel. J’ignore si des projets existent en France sur ce sujet…n’hésitez pas à le dire si vous en savez plus! En tout cas voilà une affaire à suivre!

Pour finir, en terme de médiation numérique et d’interfaces innovantes j’ai trouvé assez chouette la démonstration de la vitrine Interactive, la “Waou Window” au dernier Salon du livre, par la jeune start-up Immanens

Mais voyez plutôt : :-)

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avr 16
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Je suis tombé cette semaine sur ce billet de Benoît Descary présentant Ilitoo. Ilitoo est une entreprise canadienne qui vend une technologie permettant de faire du marketing de proximité. Voici ce dont-il s’agit :

Le marketing de proximité permet par exemple à l’organisateur d’un congrès de pousser l’horaire de la journée vers votre téléphone mobile. Lorsque vous recevez le message, vous pouvez l’accepter ou le refuser. Si vous répondez favorablement, l’information sera transmise vers votre appareil. Pour transmettre ces informations, ilitoo, utilise la technologie bluetooth. Aucun frais n’est imposé à l’utilisateur, car cette technologie n’utilise pas l’infrastructure des opérateurs téléphoniques.

On a souvent parlé ici du fait que la médiation numérique est aussi à prendre en compte de manière contextuelle. Autrement dit, j’arrive dans la bibliothèque et si mon mobile a le bluetooth activé, je peux recevoir par exemple un message de bienvenue comportant les horaires ou l’annonce de la prochaine rencontre ou exposition à la bibliothèque. De même il est possible de diffuser via ce canal des messages audio et/ou vidéo.

Si on peut considérer légitimement que ce service est trop intrusif, il faut rappeler que son usage peut être assez ciblé (il ne s’agit pas d’arroser mais de diffuser des infos de manière très ponctuelle). Sans être pourtant convaincu de son intérêt réel, je pense que ce type de moyen marketing est intéressant, dans la mesure où nos messages ne vendent rien, mais invitent à la découverte…et l’envoi de messages est gratuit, contrairement aux SMS. Il faut pourtant rappeler que si vous activez le bluetooth en permanence, la batterie de votre téléphone va vite se vider…

Encore plus inquiétant et intrusif, ce projet (avorté semble-t-il) nommé Serendipity relevé par Internet Actu qui visait à développer une sorte assistance contextuelle à la rencontre humaine grâce au bluetooth…

Serendipity forme également la base d’un “logiciel social mobile” qui sera commercialisé par une société en création, SenseSix. Les utilisateurs de SenseSix possèderont sur leur mobile Bluetooth, un petit logiciel de mise en relation. Lorsque deux utilisateurs se trouvent à proximité l’un de l’autre, leurs mobiles communiqueront avec le serveur de SenseSix qui déterminera, en fonction de leurs profils respectifs, s’il convient de leur proposer de se rencontrer. Outre le fait de fonctionner sur un mobile plutôt qu’un PC, Serendipity dispose
d’un autre avantage, selon Nathan Eagle : “il ne se fonde pas uniquement sur le profil que vous avez vous-même entré, mais aussi sur vos comportements effectifs.” En contrepartie, les concepteurs ont prévu plusieurs manières de
protéger la vie privée de leurs utilisateurs - sans pour autant, visiblement, considérer le sujet comme particulièrement essentiel.

En attendant, au delà du Bluetooth, vous aurez constaté comme moi à la lecture de ce message de Biblio-fr que les bibliothèques de Montpellier  envoient des sms à leurs usagers pour les prévenir de l’arrivée des documents réservés. Voilà un premier pas intéressant dans la modernisation des services aux usagers! On avance! :-)

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avr 03

Il y a quelques temps, Kotkot remarquait avec raison que les réseaux sociaux ne sont pas intéressants en soi, mais surtout par ce que les bibliothèques peuvent y faire…Autrement dit, je pense qu’il faut plaider pour une identité et une stratégie numérique des bibliothèques.

En effet, la récente enquête du Crédoc pose le constat suivant :

Devant les progrès d’Internet, les bibliothèques ont perdu du terrain dans leur rôle de centre de ressources documentaires. Quand ils ont à chercher des informations pratiques, pour le bricolage, la cuisine, le jardinage, les Français citent d’abord Internet (26 %) plutôt que d’aller en bibliothèque (7 %) : celle-ci vient au quatrième rang des lieux et modes de recherche, après les grandes surfaces et le réseau relationnel. Il en va de même quand ils veulent aider leurs enfants dans leurs études (49 % privilégient Internet, 19% vont en bibliothèque).

Un tel constat, s’il interroge notre rôle, n’invalide pas pour autant l’importance de l’équipement public que représente la bibliothèque. Véritable lieu d’échanges, de rencontre et de sociabilité, la bibliothèque est bien plus qu’un établissement de prêt. En effet, la même enquête souligne que :

De 1989 à 2005, la part de la population allant dans les bibliothèques publiques est passée de 23% à 43 %, alors que dans le même temps, la fréquentation des cinémas et des musées est restée stable (50 % et 33 % respectivement). Au sein des bibliothèques publiques, ce sont les bibliothèques municipales qui occupent le premier plan : 72 % des Français de 15 ans et plus ont déjà eu l’occasion d’en fréquenter une.

Ainsi, la question est moins de savoir si les usages d’Internet vont faire baisser la fréquentation des bibliothèques que celle de positionner les ressources et les services des bibliothèques sur Internet pour que les publics puissent y faire appel.

Comme le montre l’évolution générale des pratiques numériques (L’institut de sondage ComScore indique que les principaux sites de réseaux sociaux auraient attiré plus de 13,2 millions de visiteurs uniques en juillet 2007, ce qui représentant un taux de pénétration de plus de 50% de la population ayant accès à Internet), les Français passent de plus en plus de temps sur Internet et en particulier sur des réseaux sociaux qui fonctionnent notamment grâce au principe de la « recommandation », bouche-à-oreille transposé sur Internet. Or le bouche-à-oreille est un vecteur central de diffusion de la culture. Une bibliothèque est donc susceptible de s’inscrire sur certains de ces sites afin d’y diffuser des contenus (avis, critiques commentaires, parcours de lectures, etc.) par ailleurs produits par les bibliothécaires et présents sur le site de la bibliothèque.

En outre, il est important de comprendre pourquoi, à l’image de nombreux autres de réseaux de bibliothèques, une partie des publics ne profite pas de l’offre mise à disposition. Une des hypothèses reconnue dans cette enquête nationale et souvent vérifiée par la suite tient à l’image de l’institution en tant que telle.

Pour des raisons culturelles, beaucoup de ceux qui ne fréquentent pas les médiathèques ont une idée très vague de ce que « la bibliothèque » peut leur proposer.

La présence des bibliothèques sur des réseaux sociaux, loin d’être une concession à l’air du temps, répond en réalité à un double constat :

  • Les sites institutionnels des médiathèques, si attractifs soient-ils ne s’adressent au fond qu’à des lecteurs déjà sensibilisés et/ou fréquentant les bibliothèques. Développer une diffusion de contenus produits par les bibliothécaires sur des sites non institutionnels et très fréquentés est susceptible de susciter des curiosités. Cela peut représenter la première étape de l’usage des services proposés et de la construction de parcours dans les collections.
  • Ces « réseaux sociaux » sur Internet étant ouvert à tous, ergonomique et attractifs, leur usage les bibliothèques est de nature à délivrer aux internautes une image moderne et attractive de l’institution. Inversement, la mention de la participation culturelle des bibliothèques à de tels sites auprès de nos usagers est susceptible de donner une image attractive. Enfin, le web 2.0 se caractérisant par une très grande facilité de l’échange de données, ces réseaux sociaux au-delà des contenus produits par les bibliothécaires, permettraient d’enrichir le site de la bibliothèque de manière en y intégrant des données sélectionnées en provenance d’autres sites. (via des widgets par exemple)

Concrètement, cela suppose de définir une identité numérique pour la bibliothèque. Les réseaux sociaux comportent en effet un profil propre à chaque membre se composant a minima d’un nom et d’une image. Celui d’une bibliothèque pourrait se composer du logo et d’un nom à définir, institutionnel ou non. Cette identité numérique peut permettre de diffuser de manière cohérente les contenus sur des sites prédéfinis.

Car le personnel des bibliothèques publiques (via des offices, ou pas) dans son ensemble émet déjà, chacun dans son coin, des “avis de bibliothécaires” sur une bonne partie de la production éditoriale française…Pourquoi ne pas capitaliser ces avis de manière globale ou par bibliothèque et les diffuser, à la fois sur son catalogue, mais aussi sur d’autres sites?

Ainsi, le choix des réseaux de diffusion des contenus produits par les bibliothèques est issu de la définition de la stratégie de médiation numérique de chaque établissement. Il s’agit dès lors de définir des critères de sélection des réseaux sur lesquels la bibliothèque souhaite intervenir. Le débat autour de Facebook peut être situé dans cette problématique, la bibliothèque pouvant choisir d’intervenir sur des réseaux à vocation strictement culturelle, ou pas. Une coordination et une modération des contenus diffusés doit bien sûr être assurée par un bibliothécaire.

Voici une liste de Réseaux sociaux auxquels une bibliothèque pourrait participer (liste indicative et non exhaustive):

  • Zazieweb : Ce site est d’échanges autour de la littérature contemporaine existe depuis 1996 et compte des dizaines de milliers de contributeurs. Il s’agit d’un site de critiques de livres particulièrement adapté à la diffusion, par exemple de critiques de livres dans le domaine de la littérature adulte. La création d’un profil est gratuite. De nombreux bibliothécaires interviennent mais très peu “officiellement” en tant que bibliothèque.
  • Librarything : Ce site permet de créer des « bibliothèques personnelles » sur tous les sujets de manière très simple. Une fois les titres indiqués sur le site, chaque membre est invité à ajouter une critique et à décrire les thèmes du livre. Lancé il y a 24 mois, ce site connaît un succès fulgurant et compte 20 millions de notices crée par les utilisateurs. D’ores et déjà de nombreuses bibliothèques anglophones publient leurs nouveautés sur ce site et participent à des groupes thématiques. Librarything est un site à vocation communautaire, il possède une version francophone en pleine ascension du point de vue du nombre de contributions. La création d’un profil est gratuite, mais une modique somme est demandée au-delà d’un seuil de notices intégrées dans un profil. Des webservices sont destinés aux bibliothèques, mais la base française étant trop limitée pour l’heure, il est plus efficace pour l’instant de créer un compte pour entrer par exemple les nouveautés. De nombreuses bibliothèques américaines le font déjà.
  • Babelio : Il s’agit d’un équivalent français de Librarything, particulièrement ergonomique, il représente une communauté plus restreinte (a fêté le 1984ème membre en février 2008) que Librarything mais en plein développement. Très à l’écoute des bibliothécaires, ses fondateurs sont tout à fait disposés à développer des services spéciaux pour les professionnels des bibliothèques.
  • Peuplades : Ce site est particulièrement intéressant puisqu’il fonctionne autour de l’idée du rapprochement entre le « global » et le « local ». Il comporte donc un aspect territorial rare dans le domaine des sites communautaires. A la création de leur profil, les membres sont invités à localiser leur domicile sur une carte puis à indiquer leurs centres d’intérêts. Le système rapproche les voisins en fonction de ces deux critères. Le projet repose sur la création de « communautés de quartier thématiques » appelées Peuplades (une peuplade polars, une peuplade cuisine, etc.). La bibliothèque pourrait créer un profil et utiliser ce canal innovant pour diffuser des contenus et communiquer auprès des habitants inscrits, en lien avec les projets d’actions culturelles développés sur le territoire.
  • Last-fm : Le domaine de la musique numérique est en plein bouleversement. De plus en plus l’écoute de musique dématérialisée permet des échanges communautaires autour de titres écoutables légalement en ligne. Sans s’opposer aux collections de CD, car les pratiques sont différentes, l’écoute en ligne séduit un public toujours plus nombreux. Ce site exploite tout particulièrement la notion de communautés par genres. Un profil de la bibliothèque permettrait d’explorer ces nouveaux moyens de diffusion et, par exemple, de mettre en avant des musiciens peu connus.

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mar 19

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(Comme je n’assisterai pas à la journée sur la médiation du 20 mars 2008 à la Roche-sur-Yon, voici un billet sur le sujet, ce sera ma modeste contribution au débat…)

Le bibliothécaire est-il un médiateur ?” C’est la très bonne question que pose Olivier Chourrot de la BPI dans le BBF Déjà commenté par Francis sur le biblioblog Un petit cabanon. Je ne peux que vous recommander la lecture de cet article intéressant et les commentaires sur le blog pré-cité…

Au final, Olivier Chourrot retient la médiation “moteur du désir” qui implique une relation différenciée aux publics. La médiation est alors une forme d’accompagnement, favorisée par exemple par l’aménagement intérieur de la bibliothèque:

À Birmingham, au Royaume-Uni, certains bibliothécaires ont été formés à l’accompagnement approfondi des usagers, dans le cadre de la requalification de la bibliothèque en « learning centre ». À Rotterdam, les bureaux d’information « face to face » ont été supprimés au profit de la généralisation d’un service public volant, « side to side », mettant l’accent sur l’accompagnement personnalisé. Dans les Idea Stores londoniens, l’offre documentaire s’enrichit d’un vaste programme de formation présentielle et d’autoformation, faisant de la bibliothèque un centre de vie ouvert sur tous les besoins de la vie quotidienne.

Si l’article est éclairant dans la typologie qu’il dresse des différentes formes de médiations, il ne parvient pas véritablement à éliminer le flou qui entoure la notion et à trancher la question de départ, refusant à la fois de “fonctionnariser” (entendre “institutionnaliser”) la médiation comme d’en rester à sa conception romantique…

Il me semble pourtant que la médiation est bien la recherche de dispositifs permettant de faire se rencontrer l’offre et la demande documentaire. A cet égard, je crois qu’elle fait partie intégrante de notre métier (tout comme l’action culturelle, dont elle est partie prenante). L’émergence d’Internet a d’abord fait croire que tous allions nous passer des médiateurs, puis ceux-ci sont revenus de manière très forte sous la forme de services numériques de recommandation plus ou moins automatisés. C’est l’ère du “si vous avez aimé cela, je vous conseille aussi ceci”, l’ère en quelque sorte de la dissémination des leaders d’opinion. Aujourd’hui, ce qui est valorisé, c’est le conseil, la proximité, la personnalisation et la recommandation, bien au delà des bibliothécaires.

La bonne nouvelle, c’est que dans ces mutations, nous, bibliothécaires et assimilés, sommes loin de “perdre” les valeurs essentielles de notre culture professionnelle, c’est à dire la conscience d’avoir un rôle à la fois en terme d’information de formation et de culture, soit d’un point de vue culturel en terme de “passeurs”, soit d’un point de vue plutôt informationnel en terme “d’assistant à la recherche de l’information”. D’ailleurs une des valeurs essentielles liée à l’économie de l’abondance repérée par Chris Anderson lui-même devient :

La trouvabilité. C’est-à-dire la capacité à rendre visible une copie, une oeuvre… Dans un océan de données, nous paierons pour les outils où les personnes qui vont rendre visible ou trouvable ce que l’on cherche. Les éditeurs, critiques, labels ont encore un rôle à jouer.

Notre rôle se recompose donc au sein d’un écosystème dont nous ne serons jamais le centre. Force est de constater que les bibliothécaires ne sont pas au centre du jeu, il ne l’ont jamais été, il ne le seront sans doute jamais. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas un rôle à jouer, bien au contraire. Dans l’économie de la longue traîne, les médiateurs que nous sommes participent de la valorisation de niches culturelles, au même titre que n’importe quel amateur éclairé. (si,si)

La question est : quel est alors l’avantage (non exclusif) du bibliothécaire dans l’ère du Web 2.0? A mon avis il repose presque entier dans une ressource de plus en plus rare : le temps d’attention que le bibliothécaire peut consacrer à un domaine spécifique et la manière dont il peut le restituer à ceux qui en ont besoin.

D’où l’importance de comprendre qu’il nous faut passer de l’ère logistique, (je prête, je catalogue, etc.) à l’ère de l’édition de contenu et de la médiation (je crée des contenus, des évènements, des supports de médiation, je veille pour moi et pour d’autres, je participe ou anime des communautés thématique et/ou locales, je réponds à des questions, etc.) Attention, je ne dis pas que les bibliothèques ne font pas de médiation aujourd’hui, je dis que ce n’est pas leur activité principale…

En effet, à l’heure où l’information circule très vite, où l’actualité est prédominante, notre métier se distingue par une confrontation avec une offre thématique de manière constante et obligatoire (en tant qu’acquéreur, il nous faut veiller sur les parutions éditoriales et l’actualité de notre domaine). On perçoit ici toute la fécondité de l’approche par départements thématiques, promue dans les bibliothèques depuis les années 90 sur le mode “mettons en oeuvre des politiques documentaires”. (Merci Thierry Giappiconi et Bertrand Calenge!). Car les bibliothèques qui ont suivi ce mouvement sont celles qui ont des organisations et les compétences les plus efficaces pour transformer peu à peu les “pôles de gestion des collections dans un domaine documentaire” vers des “pôles de gestion, de production et de médiation de contenus dans un domaine documentaire”. C’est le chemin que suivent peu à peu deux des collectivités les plus avancées aujourd’hui dans le secteur de la lecture publique : le SAN Ouest provence et le réseau des bibliothèques municipales lyonnaises.

Ainsi, il nous revient de faire de la médiation une activité concrète, une tâche parmi d’autres de notre travail quotidien. Il ne s’agit pas ce faisant de la “fonctionnariser”, mais de se donner les moyens de valoriser et d’approfondir la facette la plus intéressante de notre métier. Car loin d’être des prescripteurs de documents-médicaments-pour-usagers-en-détresse, il s’agit toujours de faire des choix de documents et/ou de contenus culturels, mais aussi de les exprimer, les assumer. Ce faisant, les bibliothèques entreront par le contenu dans un jeu culturel plus global. Mais ce n’est qu’à condition de se montrer productrices d’information, qu’elle pourront susciter des interactions. Encore une fois : rien ne change, mais tout change…

Car il faut sans doute aussi considérer que la médiation n’est plus forcément une activité d’humain à humain de manière directe. Cette activité qui vise à guider, à donner envie, ou à faire découvrir ou tout simplement à trouver une information passe par de nombreux dispositifs. La médiation “moteur du désir” peut ainsi passer par un algorithme bien pensé (une des questions est alors de rendre le plus efficace possible les moteurs de recommandation), par le conseil d’un ami, par un site internet, un blog, par la participation à une communauté littéraire, ou encore par un conseil à la banque de prêt…toujours dans un rapport de proximité avec des usagers. Qu’elle soit numérique ou pas, la médiation repose sur une valeur essentielle : la confiance. (aujourd’hui, on peut aussi avoir confiance dans des services numériques de recommandation.)

Nous avons finalement un “double devoir” : celui de prendre le temps de veiller sur des ressources d’un domaine thématique (nous devons le trouver..) et celui de créer des dispositifs de médiation, à partir de contenus. En y réfléchissant, ces deux fonctions rapprochent singulièrement notre métier de celui de journaliste…si la bibliothèque reste bibliothèque, au fond, elle s’éditorialise.



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mar 17
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Contra Costa County Library est un réseau de 26 Bibliothèques aux USA, en Californie. Il a développé un projet original et qui me semble très intéressant. Il s’agit d’une e-carte de bibliothèque. (via Libsuccess)

En effet, on considère souvent les “usagers numériques” comme inexistants. La conception même de certaines solutions informatiques pour bibliothèques fonde toute l’approche d’identification sur les cartes de lecteurs, les non-abonnés sont très mal gérés, qui plus est les “usagers numériques”

Nous sommes ici dans une contradiction (apparente) entre la bibliothèque territoriale et la bibliothèque déterritorialisée..

Apparente, car on l’a déjà dit, ici, il est temps de considérer que les gens qui non seulement ne sont pas inscrits à la bibliothèque mais qui en plus ne le seront peut-être jamais et qui plus est n’y mettront jamais les pieds sont susceptibles d’utiliser quand même nos services! (surtout si nos sites sont de plus en plus “éditorialisés” et proposent des contenus en ligne…).

En France, le réseau de bibliothèque qui a compris ça, c’est le réseaux des bibliothèques municipales de la ville de Lyon, avec notamment le Guichet du Savoir ouvert à tous les internautes.

La e-carte de bibliothèque permet donc un accès sécurisé aux services de la bibliothèque : principalement aux bases de données payantes et au téléchargement de livres lus ou de contenus audios. Il s’agit en fait d’un certificat de sécurité géré de manière informatique qui est valable 3 ans sur inscription. Évidemment, l’idée est de faire en sorte qu’une partie des “e-usagers” deviennent des “full-access usagers” et puissent à terme obtenir une carte de prêt des documents physiques de la bibliothèque, ou pas.

Finalement on peut se dire que le traditionnel service de prêt et l’accès au lieu reste central et devient même valorisé par ce genre de pratique. En effet, il y a coexistence de 2 services un “service numérique de base” et un “service premium” intégrant le prêt ! (les deux peuvent même être gratuits hein…).

La bibliothèque comme lieu loin d’être dévalorisée est au contraire rendue plus attractive…et les chiffres le montrent. Selon cet article de Computer in libraries, après quelques mois (lancement en juillet 2006, les chiffres datent a priori de mai 2007) 3 500 personnes se sont inscrites pour avoir une e-carte et 25% a finalement opté pour une “full-access card”




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fév 14

Vu sur Saamarande, cette trouvaille : les fauteuils robotisés! (pour le site du projet c’est là!). D’après ce qu’on voit dans la vidéo les fauteuils vous suivent gentiment à partir du moment où ils sont activés par une carte probablement équipée d’une puce…

A la fin de la vidéo on découvre aussi l’avantage logistique que représente ce genre d’innovation! Blague à part, je pense vraiment que des réflexions peuvent être menées sur de tels objets communiquants, voir intelligents, ou du moins contextualisés….

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jan 31

Beaucoup de bibliothèques produisent des documents de communication et de médiation (le plus souvent des bibliographies). Certaines y passent beaucoup de temps, d’autres moins, et de plus en plus, les fichiers pdf sont téléchargeables sur les sites des bibliothèques.

Mais il existe des moyens simples de mettre en valeur de manière très convaincantes des pdf sur nos sites internet.

Car quoi qu’on en dise, le pdf c’est moche et peu lisible en ligne ou alors ça demande de télécharger le fichier pour le lire plus tard, ce qu’on ne fait en général pas.

Par exemple, la BPI propose aux professionnels que nous sommes un ensemble de bibliographies au format pdf : la bibliographie sur “comprendre la mondialisation” est un exemple parmi d’autres.

C’est moche, c’est du pdf et c’est pénible à lire en ligne. Hé bien Issuu vous permet de transformer n’importe quel pdf en livre viruel! Résultat : c’est plus attractif et il est ajouté au document des fonctionnalités supplémentaires! (même si ça manque toujours autant d’informations enrichies!)

Jugez par vous même:

voici un autre exemple pour montrer ce que cela peut donner avec un document plus graphique : ici le programme de la saison d’action culturelle du réseau de médiathèques qui m’emploie.

Après quelques tests, je pense vraiment que Issuu est le meilleur pour sa simplicité d’utilisation, sa gratuité totale et la rapidité de la conversion des fichiers !

Comment ça marche? Hé bien rendez vous Issuu, créez un compte, uploadez vos fichiers pdf en les décrivant dans le formulaire prévu à cet effet. Une fois cela fait : votre pdf apparaîtra quelques minutes après sous forme d’un livre virtuel, pourvu d’une URL. Pour l’insérer dans un site web, il suffit alors de copier/coller le code indiqué sous EMBED en bas à gauche de la fenêtre de votre document dans le code-source de la page web dans laquelle vous souhaitez l’intégrer. Il apparaîtra comme ci-dessus et un clic de souris fera arriver l’internaute sur le visionneur de Issuu, en plein écran. Vous pouvez aussi personnaliser l’apparence de votre document dans votre site.

Le marché du livre viruel se développe sous l’impulsion des catalogues commerciaux en ligne. Rien ne nous empêche d’en profiter, bien au contraire! D’autres outils existent néanmoins comme ceux répertoriés dans cet article d’un site dédié à la photographie

- Acroflip (gratuit)
Démo

- LogZine (payant, mais la première utilisation est gratuite).
Démo 1
Démo 2

- Page Flip
Un logiciel à installer sur son PC pour créer des livres virtuels.
Il va bien plus loin que la simple importation de fichiers PDF.
Démo

Via Lafeuille qui m’a coiffé sur le poteau pour sortir cette news dans la biblioblogosphère :-) et vu initialement sur l’excellent Accessoweb

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jan 18

Vous le savez peut-être mais nous menons une réflexion sur les bibliothèques du futur. Comme souvent il est utile de se tourner vers nos voisins nordiques qui conçoivent des bibliothèques beaucoup plus ouvertes, dans tous les sens du terme (sur la ville et en terme d’horaires d’ouverture).

Le numéro récent de la revue de l’ABF Bibliothèques mentionne une expérience finlandaise fort intéressante. La bibliothèque Kirjasto qui fait partie du réseau d’Helsinki est je crois un bon exemple de la manière donc il possible de concevoir des “bibliothèques hybrides” pour reprendre ce terme à la mode.

Voici la présentation effectuée par la directrice au récent congrès de l’ABF en juin 2007. Le fichier pdf est disponible ici mais j’ai trouvé plus lisible de le publier directement ci-dessous, grâce au lecteur exportable de slideshare. (d’ailleurs, je me demande encore pourquoi tous les supports du congrès de l’ABF ne sont pas sur slideshare ou son équivalent francophone slidéo…).

J’attire votre attention bien sûr sur l’impressionnante plage horaire d’ouverture hebdomadaire : 78 heures! Sans oublier la non moins conséquente dotation en personnel.

Remarquable aussi le nouveau concept d’ordinateurs portables sur roulettes (et non pas mobiles, puisque ça crée la confusion avec les ordinateurs mobiles qui commencent à voir le jour…). J’aime bien l’idée.


By rob

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jan 17
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Je suis un tout nouvel acquéreur pour les 300 (sciences sociales) et l’informatique. Je cherche en ce moment des moyens pour me faciliter la vie en terme de veille pour les acquisitions. Outre l’invévitable plateforme netvibes par domaines, que nous mettons en oeuvre en ce moment (j’y reviendrai…), il ne faut pas oublier que les acquisitions c’est aussi des visites en librairies.

Lorsqu’on se déplace en librairie, il est essentiel de trouver un moyen efficace de relever les titres intéressants. Pendant longtemps, pour ma veille personnelle, j’ai fait des photographies des premières de couvertures avec mon téléphone portable…pas génial comme solution : autant la saisie est rapide (une photo) autant il faut la prendre lisible et resaisir le titre lorsqu’on arrive devant son PC, à la bibliothèque ou à la maison. C’est là que je me suis dit qu’une solution évidente existe! LA DOUCHETTE!

Aujourd’hui il existe des lecteurs de code-barre très performant, comme celui-ci qui se connecte en bluetooth à votre PDA ou téléphone et dispose même d’une mémoire embarquée qui stocke les codes-barres! Si vous utilisez Electre, il est très simple d’y uploader une fois de retour à la bibliothèque le fichier avec les codes-barres pour retrouver les titres….Bon il faudra peut-être affronter le regard interrogateur du libraire si on se balade dans la boutique en scannant pleins de titres! Pour être plus discret, savez-vous qu’il existe aussi des téléphones mobiles avec lecteur de code-barre intégré? (bon c’est une option destinée aux professionnels de l’industrie)

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Je me laisserai bien tenté par l’acquisition de ce matériel…et vous?:-)

En écrivant ce billet, je me dis aussi qu’en réfléchissant un peu, on pourrait aussi transformer les douchettes en dispositifs de médiation. Par exemple, on pourrait prêter des douchettes aux lecteurs pour scanner des titres dans le bibliothèque, sous la forme un scan = un titre + des données supplémentaires de médiation (résumé, avis, des bibliothécaires, des lecteurs, etc.). Une fois scanné, le titre serait mis en mémoire dans m’appareil et les usagers pourraient retrouver leur sélection dans le catalogue de la bibliothèque…plus simplement, je me suis toujours demandé pourquoi on ne met pas des lecteurs de code barre sur les postes de recherche dans l’OPAC. Comme au supermarché pour vérifier le prix d’un article, il suffit alors de scanner le livre pour retrouver des informations enrichies et choisir de l’emprunter ou non…

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jan 08

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Une récente étude, publiée par le Monde et commentée par Sophie montre que :

“… Plus de la moitié des Américains disent s’être rendus dans une bibliothèque l’an dernier, la plupart pour l’accès internet qu’elles proposent plus que pour les livres”

Il me semble de ce genre de résultat montre bien que beaucoup de gens considèrent les bibliothèques comme des cybercafés, ni plus ni moins. Le constat dérangera surement certains d’entre nous, mais je pense réellement que nous devons sortir d’une vision de l’internet en bibliothèque qui soit purement documentaire. J’avais abordé la question en évoquant le clavardage ou chat dans les bibliothèques, qui loin d’être une nuisance est un véritable outil de communication pour beaucoup. J’avais essayé de montrer que nous ne devons pas limiter la palette des usages mais au contraire ouvrir un maximum les possibilités. Oui la bibliothèque n’est pas seulement un lieu documentaire, c’est aussi un lieu social, un lieu où on se connecte, un lieu où l’on s’informe, un lieu public ouvert.

Dans la bibliothèque publique où je travaille, notre prestataire informatique (Archimed, produit Ermès) a conçu un produit qui commence (timidement) à prendre en compte cette tendance. Sur tous les postes, figure une barre d’outils paramétrable à partir de laquelle on peut lancer des outils bureautiques (nous on a choisi des logiciels libres : le traitement de texte et le tableur d’Open office). Chaque utilisateur dispose en plus d’un mini espace de stockage pour enregistrer ses documents. En réalité, il s’agit d’une déclinaison dans les bibliothèques publiques de ce que proposent les BU depuis longtemps: des ENT (espaces numériques de travail).

A l’usage nous constatons que beaucoup de personnes ne viennent à la bibliothèque POUR les accès à internet, ou bien, d’un point de vue plus positif (qui reste à démontrer) PAR internet.

L’idée est bien d’offrir à l’utilisateur un espace de travail personalisé l’accès à ses données ainsi qu’à des logiciels de base permettant des usages variés (navigateur, chat, bureautique, lecture de fichiers multumédias, etc.). Or il existe un marché très similaire pour ce type d’offre qui commence à se développer sérieusement : les cybercafés justement. Récemment je lisais dans Techcrunch qu’ il y a 500 millions de personnes qui se connectent chaque jour depuis un cybercafé.

Les offres qui pointent leur nez ne sont plus seulement des espaces numériques, mais des web OS. Autrement dit, il ne s’agit plus d’offrir un petit espace personnalisé mais carrément un bureau virtuel complet en ligne ouvrant totalement la palette des usages. L’intérêt pour l’utilisateur est qu’il ne retrouve pas seulement ses données ou une page mais tout un espace de travail paramétré selon ses besoins, où qu’il se trouve.

Cela permet en outre de contourner le problème de l’ergonomie du navigateur sécurisé. Concrètement, les bibliothèques offrent en général des navigateurs sécurisés, qui sont en général très mal fichus d’un point de vue ergonomique…En se connectant à un web OS, l’utilisateur passe par ce navigateur uniquement pour se connecter à son espace de travail puisque pour le reste il passe par le navigateur virtuel qui ne nécessite pas du tout de paramétrage sécuritaire faisant lui-même partie d’un environnement lui sécurisé.

Par exemple Jooce (start-up française) citée dans l’article de Techcrunch entend bien conquérir ce marché, considéré par l’auteur de l’article comme très conccurentiel.

L’intérêt pour les bibliothèques et les cybercafés est aussi stratégique : tisser un partenariat avec des entreprises qui gèrent des webOS revient à externaliser bon nombre des tâches qui nous incombent aujourd’hui : gestion du serveur et de l’espace de stockage, mise à jour des applications, sécurisation des postes, etc. Les bureaux virtuels représentent ainsi un marché très intéressant à suivre pour nous bibliothécaires.

Bien sûr une entreprise qui ferait affaire avec une bibliothèque devrait adapter son produit pour intégrer l’offre documentaire de la bibliothèque de manière incitative, par exemple via des îcones placés par défaut sur le bureau virtuel et donnant accès à des offres sélectionnées. De même on peut imaginer un bureau au design adapté à la charte graphique de la collectivité ou de la BU qui le finance.

Car rappelons nous aussi que si les cybercafés sont payants, en général l’accès à internet le moins cher voire en général gratuit sur nos territoires se trouve dans la grande majorité des cas dans les bibliothèques! Il y a là un atout en terme de service (et de communication) que nous n’exploitons pas assez.

En attendant, voyez vous-même et allez donc tester Jooce, Goowy ou d’autres référencés dans cet article en anglais. Il est aussi très intéressant de constater en outre l’émergence prochaine de projets proposant Open office entièrement en ligne comme Ultéo

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