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Des "généralités" aux "ressources d’intérêt général"


Trouvé grâce au fil RSS de @rchivesSIC cette étude d’un groupe de conservateurs de l’ENSSIB: Réflexions sur un angle mort de la bibliothéconomie : la notion de « Généralités » . Cette chouette étude
(très lyonnaise et orientée BU quand même) propose de remplacer l’impensé « généralités » (tour à tour références, usuels, etc.) par la notion de ressources d’intérêt général (rien à voir avec le service public à l’européenne…)

En substance; pour donner un corps
(un projet poldoc quoi) à une notion floue, les auteurs préconisent plusieurs alternatives dont en particulier la création d’un espace Clefs du savoir qui regroupe, outre les traditionnelles ressources à vocation encyclopédiques et celles destinées à favoriser l’interdisciplinarité, des ressources numérique.

Sous l’appellation « Clefs du savoir », on désigne les ressources à vocation encyclopédique, qui ont pour but de donner accès au Savoir, considéré comme un tout. (…) Mais c’est l’environnement numérique qui constitue certainement l’horizon le plus prometteur pour développer une collection « Clefs du Savoir ». L’encyclopédisme traditionnel, qui s’appuyait sur une organisation structurée et hiérarchique des savoirs, a été fortement battu en brèche par le développement disciplinaire des connaissances. Cependant, des outils se développent dans l’espace numérique, qui renouvèlent les modalités d’accès au savoir. On pense aux moteurs et métamoteurs de recherche, aux annuaires, et même à de nouveaux outils comme les wikis ou les fils RSS, qui permettent à chaque utilisateur de construire son propre parcours au sein du savoir en fonction de ses besoins. Une collection « Clefs du Savoir » pourrait ainsi comporter un prolongement virtuel, qui proposerait un accès raisonné à des ressources électroniques. Une telle brique documentaire pourrait contribuer à lutter contre le phénomène de « googlisation » de la société en favorisant des accès pluriels à la Connaissance.

Reste quand même à mieux définir ce domaine, qui relève à la fois des sciences de l’information, du droit, des techniques, de la sociologie, de l’économie…sans oublier les difficultés à définir la notion d’info-literacy. (d’ailleurs une nouvelle revue en anglais se lance sur le sujet)

Je note également la distinction bienvenue entre « généralités transversales » et les « généralités disciplinaires », distinction qui pose des problèmes de gestion mais qui a le mérite de de tenter de clarifier la notion fuyante de « généralités ». A noter également la proposition d’un fonds « métier de l’étudiant » qui me semble particulièrement intéressant. Voilà pour plus je vous invite à lire cette étude!

Et pour vous c’est quoi des « généralités »? (hormis les programmes des candidats bien sûr…)

Silvae

Je suis chargé de la médiation et des innovations numériques à la Bibliothèque Publique d’Information – Centre Pompidou à Paris. Bibliothécaire engagé pour la libre dissémination des savoirs, je suis co-fondateur du collectif SavoirsCom1 – Politiques des Biens communs de la connaissance. Formateur sur les impacts du numériques dans le secteur culturel Les billets que j'écris et ma veille n'engagent en rien mon employeur, sauf précision explicite.

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